Titre : Chapitre 2 : Recherche, histoire et questions.

Bonjour, voici mon deuxième chapitre, je m'excuse encore pour les fautes ! Le n°3 est en marche et j'essaie de le publier le plus vite possible !

Disclaimer : Les personnages ne m'appartiennent pas et sont l'unique propriété de Justin LIN. Le personnage de Jenifael Soran est de ma création. Cette suite de Fast and Furious 6 ne suit pas le cours de l'histoire : Han reste avec l'équipe et ne part pas pour Tokyo et Gisèle ne meurt pas.

Rating : Cette histoire est une relation Yuri (FxF) donc homosexualité féminine. Les homophobes ne sont pas acceptés sur cette page et sont prié de lire les fanfictions de Dom et Letty ou Brian et Mia si cela leur chante. – La relation exposée ici est Gisèle Harabo et Jenifael Soran. – Classé K et K+.


- On doit prévenir Dominic que Gisèle est encore en vie, On doit la retrouver Obbs, formula-t-elle.

- On va le faire, et on va la retrouver, Dit-il de manière sûre.


Obbs et Elena venaient d'arriver devant la maison des Toretto. Dominic et Brian sortirent de la maison après avoir entendu un véhicule s'arrêter devant la résidence. Elena sortit en première, très vite suivie de l'agent surpuissant. Ils avancèrent sans un mot vers les habitants de la petite maison. Brian sentait que quelque chose n'allait pas comme le baraqué le voulait, Dominic le sentait aussi mais ne laissait rien paraître. Les deux agents s'arrêtèrent devant les deux conducteurs chevronnés avant de prendre la parole.

- Toretto, on peut te parler à toi et ton équipe ? demanda calmement Obbs.

- Ouais, amène-toi, on faisait un barbecue, dit l'intéressé.

Les deux agents parvinrent à l'extérieur de l'habitation. Là, tout le monde était réuni autour d'une table blanche. Elena était mal à l'aise. Dans le plan de son coéquipier, elle devait garder le silence sauf si un membre de l'équipe lui posait une question personnellement. Annoncer à Han Lue que Gisèle était encore en vie serait surement dur à avaler pour lui, de plus, il se poserait beaucoup de questions. Les policiers s'étaient préparés à répondre avec le plus de détail possible.

- Nous avons fait une enquête sur le tarmac, commença Obbs. Vous avez fait un beau bordel. Dom nous a fait part de la perte d'une femme, Gisèle Harabo. Nous avons fait des recherches sur elle, toute sa vie se trouve dans ce dossier, annonça-t-il en montrant une enveloppe beige qu'il posa sur la table. Sur le papier était inscrit en lettre noire « Gisèle Harabo ».

- Quel rapport avec sa mort, demanda Mia qui ne comprenait pas la raison de ces recherches.

- Selon les indications, votre amie serait tombée à deux kilomètres du crash. Plusieurs de nos scientifiques ont ratissés le terrain, commença-t-il en faisant une rapide pause. Il n'y avait aucun corps.

Han sortit de sa torpeur lointaine et sembla se reconnecter à la réalité. Il se leva d'un bond et regarda l'agent tatoué avec une incompréhension totale. Dominic était songeur, tout comme sa sœur qui fronçait les sourcils. Tous étaient en train d'assimiler l'information.

- Nous avons retrouvé très peu de sang sur la piste. Les analyses montrent qu'il a été exposé à l'air ambiant quelques minutes après le commencement du brasier, annonça-t-il.

- Ce qui veut dire que le sang a été libéré de la chaleur d'un corps, en clair quelque chose a été déplacée, dit l'ancien flic.

- En effet, il y avait aussi un cheveu ondulé de couleur marron clair. L'analyse ADN des deux prélèvements donne le même résultat, termina-t-il en prenant un deuxième dossier dans les mains d'Elena.

Il le posa retourné sur la table à côté de celui qui y était déjà. C'était la même enveloppe, un peu plus volumineuse. Han retourna le dossier d'une main tremblante pour révéler le nom inscrit de la même couleur que sur le premier contenu. « Gisèle Yashar ». Dominic, qui avait comme d'habitude croisé ses bras sur sa poitrine, libéra ses mains et s'avança vers le dossier qui portait un nom Israëlien.

- Nous allons organiser une recherche avec nos équipes spécialisées, mais si vous voulez en faire part, je pense que ce serait légitime, proposa-t-il.

- Je viens, dit Han au quart de tour.

- Je suis aussi de la partie, on n'abandonne pas un membre de la famille, annonça Roman.

- Moi je vous suis, enchéri Tej.

- Je voudrais être tenu au courant de la situation, annonça Mia avec regret.

- Je n'ai jamais beaucoup aimé les familles brisées, alors je viens dit Letty en regardant Dom.

- Je pense qu'on viendra, dit Dom approuvé par O'connor.

- Bien, nous vous tiendrons au courant pour des recherches, dit Obbs avant de partir vers le hummer.

Han n'osa manger et préféra plutôt lire le dossier non-officiel de sa disparu. Gisèle Harabo restera toujours celle qu'il a connu et l'autre dossier ne pouvait être qu'une erreur.

Quelque part en Amérique, non loin de la frontière mexicaine…

Deux soldats courraient dans du sable, fuyant des rebelles Africains. L'un d'eux s'effondra sur le sol. Le plus gradé le releva et le hissa sur ses épaules pour l'amener derrière un arbre décharné. Une balle était logée entre la plaque de kevlar et la poitrine du soldat. Le capitaine enleva son casque et laissa apparaître deux yeux doré. Elle enleva la plaque de kevlar et laissa la balle dans la chair de son subordonné. Elle sortit une flasque d'alcool fort et l'ouvrit tout en sortant une compresse d'une de ses poches. Le lieutenant prit un morceau de sangle qu'il mordit fort et attrapa la main de la femme devant lui. Elle lui fit un signe de tête, il y répondit. Le petit récipient fut vidé sur la plaie tandis que le soldat mutilé grognait tout en enserrant avec force la main de son bourreau. La plaie était cautérisée, mais ses yeux se révulsèrent…

Gisèle s'éveilla en sursaut. Elle avait de nouveau fait ce rêve, ce flash-back de sa vie qu'elle aurait déjà dû oublier. Elle resta immobile quelques seconde et mit sa main sur sa poitrine pour sentir un petit soulèvement linéaire. La marque de la balle, et le jour de sa mort. Elle entendit des bruits de métal frapper à intervalles réguliers venant de l'extérieur de sa chambre plongée dans le noir. Elle se leva et atteignit la porte qu'elle ouvrit doucement. La lumière était faible, il devait déjà être tard. La chaleur était assez élevée, elle devait donc se situer non loin de la frontière mexicaine. Une fois ses yeux habitués à la lumière du soleil, elle fit quelques pas pour enfin avoir un visuel sur l'origine de tout ce vacarme. Deux poutres en fer parallèles, chacune pourvue de trente crochets épais éloignés de quarante centimètres les uns des autres, soutenaient une barre de métal gris. Sur celle-ci était accroché une femme en position de traction qui donnait de grosse impulsions pour gravir un à un les paliers.
Elle était mince, musclée, mais néanmoins très féminine. Sa peau mate s'accordait avec ses cheveux bruns châtains foncés, totalement lisse et attachés en queue de cheval pour éviter une quelconque gêne durant ses exercices. De dos, on ne pouvait voir que son tee-shirt très moulant se déformé selon les muscles actifs, son treillis militaire noir au-dessus de rangers de marque Magnum. Elle lâcha sa barre pour atterrir doucement sur le sol. Elle prit une serviette et s'essuya le cou tout en sachant la brune arriver dans son dos et la détailler.

- La vue te plait ? demanda la sportive d'un ton taquin.

- Assez, affirma Gisèle en appuyant sa réponse d'un mouvement de la tête. Je me disais que tu t'étais encore embelli.

Jenifael ne rétorqua pas par des paroles mais émis un sourire en coin tout en se retournant vers son interlocutrice. Dans la capitale Israëlienne, tous les gens qui les avaient croisées ensemble les avaient confondus comme des sœurs jumelles. La seule différence avec son ex-coéquipière était ses yeux dorés, cette couleur étant plus représentative que l'ambre, trop sombre. Ses cheveux étaient toujours plus foncés que les siens bruns clair. Elle détailla à son tour la jeune femme devant elle. Elle avait quitté l'habit militaire et s'était intégrée depuis longtemps à la société américaine. Elle avait un débardeur blanc surmonter d'un plus large de couleur noir. Un jean de coupe slim était rentré dans des bottes noires et lui saillait parfaitement. Elle avait pris l'habitude de laisser ses cheveux détachés, comme elle le lui avait conseillé aux nombreux repas militaires de Tel-Aviv.

- Tu as fait une chute de quatre mètres, ta vie n'étais pas menacée, lui apprit-elle en retrouvant son calme impassible.

- J'ai été surprise de te voir au-dessus de moi alors que je te croyais encore en mission pour le Mossad, confia sérieusement la brune.

- Le Mossad n'a plus de commandant Ahabdyn, dit-elle d'un ton neutre.

Devant l'incompréhension de son ancien lieutenant, elle sourit et s'expliqua plus en détail.

- J'étais en mission à Moscou pour éliminer un trafiquant d'arme qui marchandait avec des terroristes. On était en train d'intervenir quand le bâtiment à côté a explosé. J'ai été protégée par un sergent qui s'était couché sur moi. Je n'ai rien eu, mais lui n'a pas eu autant de chance. J'ai doc mis en scène ma propre mort. J'ai enlevé mon uniforme et l'ai brulé pour le mettre sur celui qui serait ma liberté, puis ai broyé ses os pour empêcher une identification. Puis je suis arrivée au Mexique. J'ai acheté ce hangar à cinq kilomètres de la frontière américaine, lui apprit-t-elle. Maintenant, je suis Jenifael Soran, femme d'affaire du genre requin et célibataire ! s'exclama-t-elle d'un ton cliché.

- C'est vraiment faible comme identité ! s'offusqua Gisèle face au faible choix de son amie.

- C'est justement ça le piège ! Je fais partie du commun des mortels ! partagea-t-elle.

Elles rirent une bonne heure durant à se raconter des anecdotes de leur ancienne et nouvelle vie. La brune avait toujours été attirée par cette femme jugée comme étant son « sosie ». Elle était l'une des rares à garder un brin d'humanité au sein du Mossad qui leur enseignait à garder leurs sentiments et émotions sous clé. Pourtant, combien de fois l'avait-elle vu réconforter ses soldats, supérieurs ou même elle, juste avec un regard, un caresse dans le dos ou des paroles aussi douce que du satin ? Celle aux yeux jaunes se leva et lui tandis la main qu'elle s'empressa de saisir. Elles marchèrent vers l'opposé du hangar et s'arrêtèrent devant une porte blindée.

- Je me rappelais il y a encore quelques mois qu'une fois que tu aurais tes vingt ans, tu te payerais des centaines de motos roadster. Tu m'as fait un lavage de cerveau jusqu'à maintenant, confessa-t-elle en tapant un code à douze chiffres et lettres sur le métal brossé.

La porte épaisse de soixante centimètres s'ouvrit en deux et disparu dans les murs sur hangar. Poussé par la curiosité, elle entra dans la grande pièce entièrement plongée dans le noir. D'un seul mouvement, une lumière à led s'alluma, puis deux autres plus loin. C'était un garage immense qui servait aussi de parking pour des voitures et des motos. Elle marcha dans l'allée centrale et regardait de tous les côtés. Sur sa droite, seulement des deux roues étaient exposées dont des Honda et des Kawasaki. L'autre côté était uniquement constitué de voiture tel qu'une Lexus LFA ou sa Porsche Cayman Techart qu'elle avait laissé dans un entrepôt prêt de chez elle au Mexique. Elle fit encore quelques mètres et se statufia devant une moto qu'elle rêvait d'avoir depuis trop longtemps. C'était une Ducati Streetfighter noir mate de 2013, entièrement customisée. À côté d'elle, une identique trônait.

- Elles sont pour toi et moi, lui confia Jenifael tout en souriant à pleine dent.

Elle n'osait pas toucher le bolide de peur de se brûler les doigts sur la carrosserie. Elle tourna sur elle-même et fixa son amie. Cette dernière était heureuse de voir ses efforts de recherche récompensés, ces machines n'avaient pas été de tout repos à dénicher. En plantant son regard doré dans le sien presque noir, elle sut ce que lui criait son cœur depuis qu'elle l'avait retrouvée. Ce n'était plus une simple relation professionnelle qu'elle voulait entretenir, ni même amicale, mais bien plus que ça. Pourtant, elle ne pouvait pas lui exposer ces sentiments de la sorte, elle voulait la préservée d'une vie aussi difficile.

- Tu es libre de partir quand tu le veux, et de revenir à n'importe quelle heure du jour ou de la nuit, lui annonça-t-elle. Les clés sont toujours cachées dans le montant de la porte principale sur un petit crochet.

- Attends, l'interrompit-elle en la voyant se retourner pour partir.

Elle la rejoint et s'arrêta dans son dos. Jenifael se retourna mais ne put contenir ses émotions plus longtemps. Elle les laissa se diffuser dans ses yeux qui devinrent brillants de désirs et d'envie, comme alimentés pas un brasier géant. La brune ne put échapper à ce regard et en fut stupéfaite. Elle se rendit compte que plus elle essayait de comprendre sa « sœur jumelle », plus elle éprouvait des sensations étranges qui lui picotaient les reins.

- Tu devrais appeler tes amis, ils doivent s'inquiéter, se ressaisit la sportive.

Elle sortit de sa poche cargo un téléphone portable et le lui donna. D'une main, elle prit l'appareil que son amie. Elle posa l'autre sur la joue chaude de son ancienne supérieure et embrassa l'autre face de son visage.

- Merci, dit-elle reconnaissante.

- Je vais continuer mes puissances, tiens moi au courant, lui dit Jenifael en sortant de la pièce blanche.

Elle la regarda partir, sans dire un mot. Elle était plus qu'heureuse de la revoir, mais elle sentait aussi que le capitaine qu'elle avait abandonnée deux années plus tôt pour sa nouvelle vie avait autant changée qu'elle. Elle lui produisait une sorte d'attraction magnétique et se sentait toujours en sécurité en sa présence. Elle interrompu ses pensées et regarda le téléphone qu'elle tenait dans ses mains. Elle se dirigea vers des petits escaliers et s'y assis. Elle hésitait à appeler Dominic. Elle pouvait retrouver sa famille mais elle s'était faite enlevée pour eux. Que diraient-ils s'ils savaient qu'elle vivait avec son ravisseur qui se trouvait être son sauveur et de plus une amie fidèle ? Elle mit fin à ses tracasseries, composa le numéro et appuya sur le bouton vert.

À des kilomètres de là…

Dominic, Brian et Tej s'affairaient à réparer les dégradations de la maison tandis que Roman se prélassait sur un transat. Dom se retourna, outrer de l'attitude du frimeur. Il croisa le regard de Tej qui revenait de l'intérieur de la maison avec des outils de bricolages. Les deux hommes n'eurent besoin de parler, ils se comprirent aussitôt. L'informaticien prit la bouteille d'eau à côté de la chaise longue ou dormait Roman et le lui versa tout le contenu. Il se leva d'un bond et s'examina les bras écartés tout en laissant couler l'eau de ses vêtements. Il lança à son tour un regard outré pendant que les trois autres rigolaient de son état. Le téléphone de Dom sonna à l'intérieur de la maison. Il entra dans la bâtisse, regarda le numéro inconnu et décrocha non sans méfiance sans dire un mot.

- Allo ? Dom ? Dit une voix féminine qu'il reconnut immédiatement.

- Gisèle ? Demanda-t-il pour confirmer son identification.

- Oui, répondit-elle d'une voix calme.

Han était apparu près du comptoir à l'entente du nom de sa bien-aimée. Letty et Mia arrivèrent à la suite de Tej Roman et Brian. Dom prit un morceau de papier qu'il griffonna avec un morceau de crayon avant de le donner à Brian qui s'empressa d'exécuter le service de son beau-frère.

- Est-ce que tu vas bien ? demanda-t-il inquiet en mettant le haut-parleur.

- Oui, je vais très bien, répondit-elle en laissant un soupir de soulagement éclater entre les membres de la famille.

- Où es-tu ? demanda Tej avec enthousiasme.

- Je suis…S'interrompit-elle pour réfléchir…Je suis en sécurité.

- Gisèle, qui est l'enfoiré qui t'as enlevé ? Questionna Han en besoin de vengeance.

- On ne m'a pas enlevé Han, lui répondit-elle en parlant pour tous. C'est une ancienne connaissance qui m'a sauvé la vie.

Brian revint avec son téléphone qu'il mit lui aussi sur haut-parleur pour que les personnes de part et d'autre de la conversation puissent entendre.

- Gisèle Harabo ? Demanda une voix que tous connaissaient bien.

- Obbs, ravie de vous entendre à nouveau, dit-elle au travers du combiné. Vous voulez me retrouver ? demanda-t-elle de façon plus rhétorique qu'interrogative.

- Nous vous avons déjà localisée via votre signal téléphonique, à moins de dix kilomètres de la frontière Mexicaine, leur appris l'agent au bout du fil.

- Envoyez l'adresse aux autres, et Dom, l'interpella-t-elle, frappe avant d'entrer.

- Ce sera fait, répondit-il en même temps qu'il recevait l'adresse du hangar.

Dès que les communications furent terminées, Dominic s'appuya sur le comptoir. Il réfléchissait à la situation. Elle avait une bonne voix et ne semblait pas maltraitée. Une étincelle de vengeance brillait dans les yeux de Han.

- En voiture, on y va, dit le chef Toretto. Mia, tu vas appeler la voisine pour qu'elle vienne te tenir compagnie.

Gisèle ne savait pas si elle avait bien fait d'appeler Dominic, et de le faire venir. Elle se leva, retourna dans le hangar et regarda quelques instant Jenifael donner de puissantes impulsions pour gravir chaque crochet. Elle s'arrêta, fit une traction et se hissa avec une souplesse raffiné sur la barre de métal, face à la brune trois mètre en bas. Celle-ci sur le sol se sentait comme une enfant qui s'apprêtait à dire à ses parents qu'elle avait fait une bêtise. Elle se tournait les doigts dans tous les sens, cherchait les bons mots tout en essayant de ne pas la regarder totalement. Agacé par tous ces raisonnements, elle se lança.

- J'ai appelé mais amis, dit-elle hésitante. Ils sont en route.

La femme aux yeux d'or parut s'effacer. Elle avait rêvé tant de fois de retrouver la compagnie de Gisèle, tout s'effondrait tout à coup. Le seul agent de police capable de la localiser était Luke Obbs. Ce dernier avait essayé de l'inculper pour meurtre avec préméditation après la découverte du corps d'un mafieux mexicain. Son avocat avait réussi à faire abandonner les charges contre elle, et Obbs avait juré qu'il la retrouverait un jour ou l'autre. Elle descendit de son perchoir pour retomber agilement sur ses pieds. Elle s'approcha de son amie mais resta à bonne distance.

- Ils viendront tous ensemble. Eux et la police, lui apprit Jenifael.

- Comment le sais-tu ? Questionna la brune.

- J'avais déjà rencontré Obbs auparavant. Il va essayer de me renvoyer en Israël. Le connaissant, il aura surement ton parcours dans le Mossad, lui dit-elle calmement.

- Je ne vois pas où tu veux en venir, commenta celle aux yeux noirs.

- La carte de l'illusion était notre meilleure attaque. Je vais me faire passer pour toi si ça tourne mal, expliqua-t-elle. Toi tu resteras là, en tant que Gisèle Harabo, et moi je retournerais au Mossad comme Gisèle Yashar.

- Je refuse que tu retournes là-bas ! s'offusqua-t-elle.

- Alors donne-moi des arguments qui vont me pousser à arrêter, dit la supérieure d'un ton de défi.

Gisèle n'en avait pas, elle soutenait pourtant le regard de son amie. Elle ne l'abandonnerait pas encore une fois, pas une de plus. Elle se rapprocha d'elle et l'enlaça doucement autour de son torse quand elle sentit un défaut sous sa peau. Elle recula sa tête et demanda des explications par ses yeux.

- Lorsque je suis arrivée ici, on m'a proposé une course. J'y ai participé et j'ai gagné. Mais mon adversaire n'était pas de cet avis. Il m'a frappé sur le devant de sa voiture, confia-t-elle en levant son tee-shirt. La grille de ventilation s'est enfoncée dans ma peau sous ses coups.

Giselle était immobilisée par ce qu'elle voyait. Trois grandes griffures paraient son flanc gauche, partant du haut du dos jusque sur sa hanche. Elle osa s'approcher des cicatrices et y posa ses doigts pour les parcourir avec douceur. Elle essayait d'imaginer la douleur qu'elle avait pu avoir quand elle sentit ses abdominaux se contracter sous le passage de ses doigts. Ces derniers avaient continués leur chemin sur son ventre, sans même qu'elle s'en rende compte. Elle releva les yeux et capta de nouveaux cette flamme sauvage et indomptable dans ceux dorés de son amie. Cette fois, elle sentit un désir profond monté dans ses reins et savait que le même regard était aussi dans ses yeux. Jenifael n'avait jamais aimé les hommes, sauf pour un rôle de couverture. Secrètement, Gisèle s'était déjà imaginée dans ses bras à la place de ces hommes. Aujourd'hui elle avait une occasion d'avoir sa réponse. Elle passa son bras autour de sa taille, ignorant les balafres qu'elle caressa doucement au passage, et plaça sa main sur son épaule. Elle se souvint que c'était la première fois qu'elle était aussi entreprenante dans une relation comme celle-ci. Elle se rapprocha d'elle un peu plus pour être coller à son corps. Leur visages n'étaient plus qu'à quelques centimètre, mais ne se rapprochaient pas. Ce silence était un échange silencieux, tout aussi précieux qu'un premier baiser. Juste des regards, pas un seul mot, ni un geste. Jenifael posa son front sur celui de son amie et ferma les yeux tout en enlaçant des bras autour de son cou.

- Tu oublies ton compagnon, dit-elle dans un souffle qui passa comme une supplication pour arrêter cette douce torture.

- Je voulais savoir ce que ça faisait d'être dans tes bras, confia Gisèle la voix rauque par ce qu'elle vivait. Je dois avouer que c'est au-delà de ce que j'imaginais. Même Han ne pourrait t'égaler.

Elle inclina un peu plus la tête et pouvait à présent sentir le souffle chaud de son amie qu'elle savait bien plus au-dessus de cette simple estime. Jenifael, dans un effort qui ne tenait pas de l'humain, repoussa très doucement l'approche furtive de sa protégée et s'empressa de s'expliquer.

- Pas maintenant, dit-elle d'une voix cassée par le regret.

- Alors j'attendrais, déclara la brune avec un large sourire.

Elle déposa un baiser sur sa joue, à la commissure de ses lèvres, et se décolla d'elle pour aller se ravitailler. Avec tous les événements, elle avait oublié de manger. La sportive souffla pour essayer de se ressaisir. Elle alla dans sa chambre mitoyenne à celle de Gisèle, et prit une douche à peine tiède très revigorante. Elle savait que les ennuis arriveraient dans la nuit et devait au moins être à peu près présentable.


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