Titre : Chapitre 3 : Rencontre sauvage décisive.

Bonjour à tous, je suis contente de voir que ma fiction continue d'être lue et ce, de plus en plus. Ça donne du baume au cœur =) J'espère que ce remake vous plait, parce que le chapitre 4 est en route ! Enjoy !

Disclaimer : Les personnages ne m'appartiennent pas et sont l'unique propriété de Justin LIN. Le personnage de Jenifael Soran est de ma création. Cette suite de Fast and Furious 6 ne suit pas le cours de l'histoire : Han reste avec l'équipe et ne part pas pour Tokyo et Gisèle ne meurt pas.

Rating : Cette histoire est une relation Yuri (FxF) donc homosexualité féminine. Les homophobes ne sont pas acceptés sur cette page et sont prié de lire les fanfictions de Dom et Letty ou Brian et Mia si cela leur chante. – La relation exposée ici est Gisèle Harabo et Jenifael Soran. – Classé K et K+.

Elle savait que les ennuis arriveraient dans la nuit et devait au moins être à peu près présentable.


Obbs était devant le hangar depuis déjà dix bonnes minutes. Lui, tapotait impatiemment sur le volant de son SUV tandis qu'Elena vérifiait le chargeur de son arme, calmement. Du coin de l'œil, l'agent en chef regardait les gestes minutieux appliqué par sa coéquipière. Lui aurait juste vérifié les balles et remit le chargeur dans l'arme. Elle, les étudiait minutieusement, les insérait une à une puis chargeait son colt, visait puis modifiait les réglages si elle les jugeait non adaptés. Il faisait nuit noire. Seules les lumières intérieures du hangar donnaient une visibilité des alentours, mais pas assez pour voir la route située cent mètres plus loin. Il avait une nouvelle mission et avait amené le dossier. Il le prit et feuilleta les pages tout en gardant à l'esprit qu'il fallait être prudent.

- Vous comptez leur dire quand ? Demanda Elena.

- Owen Shaw est mort, mais comme souvent, la famille proche veut se venger, lui apprit-il. Ian Shaw a un beau palmarès à son compte tour, je leur dirais le plus vite possible, fit-il en entendant des moteurs.

Cinq bolides de courses arrivèrent au pas. Ils se garèrent en rang d'oignon, sans bruit pour ne pas alerter les habitants du hangar. Dominic sortit en même temps que Brian et suivit de Tej, Roman et Han. Les deux agents de police sortirent à leur tour et virent à leur rencontre. Han était nerveux, il mangeait un chewing-gum tout en tortillant ses mains dans son dos.

- C'est ici, annonça Obbs, on fait quoi comme plan ?

- Gisèle nous a demandé de toquer avant d'entrer, précisa Han à une vitesse fulgurante.

- Alors on va faire ça, décida Dom. On va toquer et on va entrer, et pas de dégâts s'il n'y a pas de menace, rappela-t-il plus à l'intention de Han.

Les sept visiteurs s'approchèrent des grandes portes de métal et s'arrêtèrent devant une issue plus petite. Dom frappa quatre fois puis appuya sur la poignée pour ouvrir le pan de fer. Tous entrèrent dans le bâtiment, ni silencieusement, ni discrètement. Au milieu de la bâtisse aménagée, la machine à tractions improvisée était entourée de caisses vertes kaki et d'autre en bois beige clair. Dix autres étaient disposées en cercle autour d'une plus grande qui servait de table improvisée. Sur celle-ci, les dossiers de chacun des membres étaient étalés. Tous étaient entièrement écrits, rien n'était censuré. Obbs était impressionné par tous les équipements mais aussi par l'acquisition des documents de l'équipe. Une haute accréditation avait dû être requise pour avoir les dossiers originaux, accréditation que même lui n'avait pas. Un bruit de pas attira l'attention des intrus et tous se tournèrent vers l'objet de leur mission. Ils furent surpris devant l'état impeccable de Gisèle, mais surtout devant son sourire charmeur. Han sauta sans attendre dans ses bras et lui accorda une longue et puissante étreinte. Il n'avait jamais pensé la revoir vivante, et maintenant elle était dans ses bras et bel et bien vivante. Chacun leur tour, hormis Obbs, la saluèrent par une rapide étreinte et quelques commentaires réconfortants.

- Alors, où est donc ton mystérieux sauveur ? Demanda Obbs qui voulait éclaircir l'affaire.

- Là, répondit une voix féminine tandis qu'une silhouette sortait de l'ombre.

Elle avait mis un débardeur noir moulant accompagné de son légendaire treillis et ses rangers de la couleur de son haut. Ses cheveux étaient attachés mais elle avait laissé ses yeux dorés à la lumière, seule vraie différence entre son amie. Roman cligna plusieurs fois des yeux pour savoir s'il ne rêvait pas. Tej passait de l'une à l'autre et semblait jouer aux différences. Brian et Elena fronçaient les sourcils tout en les regardant à tour de rôle et essayaient de chercher un leurre quelconque. Obbs et Dom détaillaient la nouvelle venue et constataient sans difficultés qu'elles devaient être sœurs jumelles.

- Je suis Jenifael Soran, vieille connaissance de Gisèle, et son amie, leur apprit-elle.

- Vieille du genre familial ? demanda Roman avec une pointe de moquerie.

- Je la connais depuis près de vingt ans, révéla-t-elle neutre.

- Et où vous êtes-vous rencontrées ? demanda Brian qui se méfiait de plus en plus de la nouvelle arrivante.

- Ça n'a pas d'importance, répondit Gisèle, las de toutes ces questions sur son amie.

Obbs ne cessait de regarder la jeune femme en noir devant lui. Elle était sa copie conforme, au féminin. Elle était aussi le sosie de Gisèle, mais plus troublant encore, elle était encore devant lui alors que trois mois plus tôt il aurait pu la mettre derrière les barreaux. La tension montait entre les deux adversaires et tout le monde s'en rendit compte. Dom regarda cet échange silencieux et comprit qu'ils avaient dû se rencontrer à un moment, et pas dans la meilleure des situations.

- Jenifael Soran, répéta le mastodonte. Tu es une criminelle, accusa-t-il.

- Dans ce cas, donnez des arguments pour me mettre derrière des barreaux, rétorqua-t-elle aussi sec.

- Vous avez tué un homme de sang-froid, enlevé et séquestré une personne et monté de fausses preuves pour vous disculper de tous ces crimes, récita-t-il en se rapprochant à hauteur de son ennemie.

- Je n'ai pas tué cet homme et ne le connaissait même pas. Gisèle n'a été ni enlevée ni séquestrée, elle avait carte blanche pour partir et revenir quand elle le voulait. Si je lui avais fait le moindre mal, elle se serait sûrement enfuie et je ne serais pas devant vous en ce moment, dit-elle d'un ton menaçant.

Elle avait décroisé ses bras, auparavant dans son dos, et les avait légèrement mis en avant en signe de défi. Gisèle connaissait à la perfection la gestuelle de son ancienne supérieure et savait qu'elle ne se rendrait pas avant d'avoir gagné le combat. Obbs tenta de se jeter sur elle mais une esquive bien placée lui fit rater son coup. Il enchaîna directement avec un uppercut que Jenifael para avec son bras gauche et le lui rendit sans difficulté de son poing droit. L'agent spécial recula sous l'effet de surprise et voulu repartir à la charge quand Dom donna l'ordre d'arrêter.

- Ça suffit ! Cria-t-il.

- Jenifael, interpella Gisèle.

La guerrière des sables se ressaisit aussitôt et alla s'assoir sur l'une des caisses autour de la table tapissée de dossiers. Les autres la suivirent et regardèrent leurs papiers tandis qu'Obbs sortit trois autres documents apportés de sa poche. Il les jeta sur les autres et défia du regard celle qui avait répondu à son attaque. Han regarda les nouvelles enveloppes et fut interpellé, tout comme Dom et Brian, par deux noms de type arabe.

- Alors, des explications sont au menu maintenant, annonça Obbs.

L'ancienne capitaine prit l'un des documents et l'ouvrit. Toute sa vie était racontée à l'intérieur, bien que les dossiers de missions aient été effacés. Elle n'avait pas de vraie famille à part son père qui était un très haut dirigeant d'Israël. Pas de sœur, pas de mère ni de cousin. Elle était entrée au Mossad à l'âge de neuf ans sous ordre de son père, avait eu un entraînement d'élite qui tenait du suicide, puis était monté en grade jusqu'à être capitaine à vingt-cinq ans. Elle avait été assignée à des missions de sauvetages, de contre-espionnage et d'anti-terrorisme. Elle tourna les pages et vit la fiche de ses aptitudes et capacités. Elle avait été la meilleure de sa promotion depuis treize ans. Elle atterri ensuite sur les rapports de ses supérieurs qui décrivaient ses missions, des missions qu'elle aurait aimé ne jamais revoir dans son esprit. Des combats sanglants, des actes de brutalité bestiale sans précédents, un regard de tueuse née sans aucun remords. Elle parcourait les observations, la mâchoire serrée à s'en briser les dents.

- Je n'ai rien à vous dire, dit-elle simplement.

Gisèle lui prit l'enveloppe et la lu. Au fur et à mesure que les pages défilaient, elle semblait découvrir une autre capitaine, une autre Jenifael. Elle posa le dossier et fixa son amie dans les yeux. Elle voulait avoir des réponses elle aussi, pourquoi s'était-elle faite une fausse identité ? Une fausse personne ? Pourquoi n'était-elle pas simplement elle.

- Je suis Jenifael Ahabdyn, capitaine de l'unité trois d'intervention d'élite du Mossad, révéla-t-elle. J'ai quitté mon poste en me faisant passer pour morte dans un attentat à Moscou. Personne dans mon équipe n'a survécu.

- Pourquoi êtes-vous en vie ? Demanda Elena calmement.

- Un officier s'est jeté sur moi pour me protéger de la bombe. Il n'a pas eu autant de chance que moi, répondit-elle.

- Pourquoi avez-vous déserté ? Demanda Obbs qui s'ennuyait du manque d'action.

- Je ne pouvais retourner en Israël en annonçant que mon équipe entière avait succombée et que la mission passait sur les chaînes de télévision, se rebella-t-elle. J'ai donc prit le nom de jeune fille de ma mère, Soran, puis suis arrivée au Mexique et pour être la plus près possible de la frontière des deux pays, j'ai acheté ce hangar pour une bouchée de pain, raconta-t-elle.

- Pourquoi être venue sauver Gisèle ? Demanda Brian qui toucha une corde sensible.

Jenifael chercha ses mots sans même pouvoir en sortir un seul. Elena réussi à capter son regard et, en n'ayant nul besoin de lui poser une autre question, comprit la raison de ce silence. Obbs observa cet échange et comprit le deuxième ce qui avait poussé l'Israëlienne à secourir son amie.

- Comment l'avez-vous trouvée ? Demanda Dom pour couper le silence.

- Pendant des années j'ai compris qu'avoir des relations dans le monde entier serait sûrement un bon moyen de retrouver une personne. J'en ai contactée une qui avait eu vent d'une intervention sur un tarmac. J'ai foncé sans hésiter, répondit-elle.

- Et si ça n'avait pas été la bonne intervention ? Demanda Roman incertain.

- Avez-vous déjà eu ce pressentiment ? Que quelque chose vous pousse, vous attire vers cette personne ? demanda-t-elle au nom de l'assemblée toute entière. J'étais sûr que c'était votre équipe sur ce tarmac, juste par instinct.

- Qui est Ian Shaw ? Demanda Obbs d'un ton dur.

Jenifael bougea nerveusement sur sa caisse tout en perdant son regard dans le vide. Cet homme avait été l'un des bourreaux de Gisèle lors d'une mission en Iran. Elle refoula ses souvenirs en voyant que son amie ne réagissait pas et se calma pour regarder Obbs.

- C'est le frère d'Owen Shaw, l'homme que vous avez abattu sur le tarmac, répondit-elle.

- Que vient faire cet homme dans notre interrogatoire ? Questionna Tej.

- Il a demandé vengeance pour la mort de son frère, leur apprit-il. J'ai un ordre de mission qui me demande de l'arrêter, et nous avons deux agents du Mossad hyper entraînés, Une occasion rêvée.

- Je marche, dit Jenifael qui commençait à raviver la flamme de haine pour cet homme.

- Quoi ? S'exclama la brune en se levant.

Elle prit la capitaine par le bras et l'emmena plus loin. Elles se retrouvèrent dans un coin sombre et insonorisé. Gisèle tournait dans tous les sens et ne disait mot, pourtant elle dégageait une chaleur de frustration. Jenifael s'appuya contre un pan de béton et respira calmement, fit le vide dans son esprit et prépara un speech vit fait pour justifier son choix. La brune s'arrêta devant elle et la sonda pour essayer de découvrir ses faiblesses. Elle se heurta plutôt à un mur, comme si elle était incapable d'éprouver le moindre sentiment.

- Pourquoi tu veux faire cette mission ? Demanda-t-elle durement.

- Je dois me venger de lui, répondit la supérieure aussi simplement.

- Qu'est-ce qu'il t'a fait ? Enchaîna-t-elle.

Jenifael serra ses mâchoires pour combattre son envie de lui dire la vérité. Gisèle, sachant qu'elle n'obtiendrait rien d'elle, opta pour une stratégie bien différente. Elle se rapprocha d'elle et l'enlaça. Elles étaient très proches l'une de l'autre. Gisèle oublia son plan à la seconde où elle planta ses yeux dans ceux de son amie. Elle était parfaitement bien dans ses bras et ne voulait pour rien au monde s'en décoller. Elle vint caresser sa joue tendrement tout en voyant ses yeux dorés briller d'une lueur jusque-là inconnue. La brune posa son front sur le sien, faisant fermer les deux billes solaires en face d'elle. Elle pouvait déjà sentir le rythme rapide qu'avaient pris leur cœur, et encore plus le souffle irrégulier de son objet de convoitise. Elle prit ses bras et les emprisonna dans son dos pour éviter qu'elle ne la repousse, puis s'approcha d'elle encore plus.

- Qu'est-ce que Ian Shaw t'as fait, demanda Gisèle qui ne semblait pas se souvenir de son agression.

Jenifael se fit violence pour ne pas regarder de nouveau la jeune femme devant elle. Elle la poussa doucement et se détacha de son étreinte pour marcher un peu. Elle ne voulait pas en parler maintenant, mais si Gisèle voulait savoir, elle se devait de le lui dire.

- C'était une mission que mon père nous avait assignée. Infiltrer un camp de terroriste était simple, mais Ian Shaw t'as prise en otage, je ne sais comment ni pourquoi. Il t'a obligé à lui révélé tes ordres de missions, pourtant tu n'as rien dis. Nous sommes arrivés après son départ pour un rendez-vous urgent à Los Angeles, mais je pense qu'il nous avait repérés. Nous t'avons retrouvé, inconsciente et presque morte, c'est pourquoi je dois me venger de lui, raconta la militaire.

Gisèle, sous le choc de cette révélation, ne s'était pas rendue compte que les autres avaient aussi entendu son récit. Elle s'écarta de son ancien capitaine et s'isola pour réfléchir. Pour attendre son retour, Jenifael revint avec les autres qui la dévisagèrent. Obbs ne savait quoi penser de cette femme. Elle était une criminelle mais aussi une haut gradée du Mossad, ou alors l'un ou l'autre. Il ne savait faire la différence pour le moment.

- Peut-importe ce qu'a fait ce type, il faut l'arrêter, dit le mastodonte en croisant le regard enragé de la brune.

- Et si on l'arrête pas il ferra quoi ? demanda Roman sur la défensive.

- Ian Shaw est un traqueur, confia la jeune femme. Il vous cherchera sans relâche, quand il vous aura trouvé, il vous tuera et passera au suivant.

- Bon, claqua-t-il des mains, on part quand ?

- On part demain, dit Obbs en sortant des informations sur le recherché.

De l'autre côté du hangar, Gisèle était assise, seule. Elle pensait que Jenifael, sa supérieure en tout point, était la perfection. Aujourd'hui, elle voyait une autre femme et se disait qu'après l'attentat de Moscou, elle avait dû changer. Elle imagina la jeune brune, sa sœur jumelle, son sosie, se faire torturée devant elle. Elle imagina la douleur du souffle de l'explosion qu'elle avait dû subir en Russie. Elle imagina la scène à l'origine de ses griffure sur son corps si parfait. Les larmes lui montèrent aux yeux lorsqu'elle entendit des pas derrière elle. Elle se releva vivement avant d'apercevoir le débardeur moulant de son amie. Elle se retourna et commençait à bouillir intérieurement.

- L'équipe repars dans quelques minutes, vas avec eux, lui dit la brune aux yeux dorés.

- Je ne peux pas le croire, dit Gisèle à voix haute.

Elle se retourna rapidement et plaqua la capitaine sur le mur derrière elle. Gisèle ne se reconnaissait plus, elle était possédée par la rage et la tristesse. Elle fixa son regard dans celui étincelant de sa prisonnière et y décela quelque chose qu'elle ne savait pas existant sur la femme devant elle. Elle y vit du remords et de la tristesse. Des larmes de rages se mirent à couler sur ses joues.

- Pourquoi tu ne m'as pas laissé dans ce désert, rien ne serait arrivé ainsi ! grogna-t-elle

- Parce que je…Essaya la prisonnière avant d'être interrompu.

- Pourquoi tu m'as sauvé la vie quand Ian Shaw me torturait ! continua-t-elle.

Elle appuyait de plus en plus sur le cou entre son bras et le béton. Jenifael ne semblait pourtant pas atteinte par la douleur, ou du moins, n'en montrait pas de signe. Gisèle n'était plus elle-même et se sentait faiblir à mesure que les yeux en face d'elle se fermaient sous ses actes, comme pour ne pas voir la suite.

- Pourquoi ne m'as-tu pas laissé sur cette piste de l'armée ! termina-t-elle presque à bout de force.

- Parce que je tiens à toi, répondit la supérieure devant elle d'une voix étouffée.

Elle lâcha prise sur la gorge de son amie et se recula. Elle avait osée dire tout haut ce qu'elle aussi pensait out bas. La rage s'était muée en blessure profonde dans son cœur. Elle venait de retrouvée une amie, mais aussi une ancienne commandante avant de la voir différente mais identique à la fois. Ses yeux étaient embués de larmes et sous le coup de la tristesse, elle fit une chose qu'elle voulait absolument accomplir, maintenant. Elle fonça sur le corps de Jenifael et écrasa ses lèvres sur les siennes, échangeant un chaste baiser mais rempli de fougue alors que les gouttes salées tombaient de ses yeux. Elle rompit le baiser et enlaça la gradée en cachant sa tête dans son cou. Sous le poids de la douleur, Gisèle s'effondra sur le sol, rattrapée par son amie qui la serra dans ses bras pendant plusieurs minutes. Dominique avait assisté à la scène mais n'osait les interrompre. Il ne comprenait pas comment la petite brune avait pu céder à autant de rage. Cela était presque contre nature pour son visage habituellement charmeur. Jenifael avait entendu les pas lourd de Toretto mais ne fit pas attention à sa présence. Elle releva le visage de son amie et la regarda dans les yeux.

- Tu dois y aller, je vous retrouverais demain, fit-elle d'une voix faible.

Elle la remit sur ses jambes alors que la jeune femme devant elle s'agrippait à son débardeur. Elle planqua son visage dans son cou pour sentir ses fragrances parfumées, un goût fruité doucereux. Elle fut pourtant décollée et vit pendre devant ses yeux une paire de clé. Elle regarda le trousseau avec interrogation en attendant l'explication de sa supérieure.

- Prend ta Porsche, ce sont ses clé, lui dit-elle pour la rassurée. Et celle-ci, dit-elle en sortant un trousseau noir, c'est pour la Ducati, fit-elle en le plaçant dans la poche arrière de son pantalon moulant.

- Promet-moi d'être prudente, dit Gisèle consciente du danger que représentait sa fausse mort.

- Je le ferais, de même pour toi, fit-elle en sortant de la pièce pour aller vers les autres.

Gisèle vit les yeux de Han s'illuminer au fur et à mesure de son approche. Elle culpabilisa instantanément pour le baiser qu'elle avait donné à la femme devant elle. Cette dernière vint se camper devant la nouvelle équipe. Gisèle alla dans les bras de Han et, sans même adresser un regard au couple, elle donna son commandement à Obbs.

- Je n'ai jamais été faite pour obéir aux ordres, mais plutôt pour en donner, dit-elle à l'intention du tatoué. Mais je n'existe plus et j'ai découvert quels liens puissants vous unissaient. Je ne veux pas avoir une étiquette de meneuse, juste être l'une des vôtres.

Obbs s'approcha d'elle et la regarda, ou plutôt la transperça. Il ne disait mot mais la tension pouvait se sentir monter au fur et à mesure du silence qui s'installait. Les yeux dorés de la brune semblaient eux aussi sonder les moindres intentions dans le regard du colosse.

- Je ne peux pas oublier dans quel camp tu es Soran, mais tu pourrais nous être utile, lâcha-t-il.

- Je n'oublierais pas, moi non plus, mais si vous pouvez me faire confiance sur cette mission, vous pourrez peut être voir que je dis la vérité, dit-elle en tendant sa main vers lui.

Sans même la lâcher des yeux, il empoigna sa main et la serra brièvement avant de se reculer. Dominique avait déjà échafaudé un plan de diversion. Han s'avança d'une lourde démarche vers l'ancienne gradée et s'arrêta devant elle. Il ne la quittait pas des yeux et semblait se perdre dans ses pensées.

- Tu peux être sa sœur, son amie, son supérieur ou son ennemie, je ne pourrais pas te remercier de l'avoir privé de moi, dit-il sèchement.

- Alors ne le fais pas, dit-elle simplement. Je n'ai aucune gloire à l'avoir enlevée puisque vous l'auriez retrouvée. Seulement, n'oublie pas que je suis de votre côté, pas de l'autre.

L'équipe se réuni dehors et établis les règles et le point de rendez-vous selon les informations reçue.

- On se rejoint tous à Tokyo dans quatre jours, annonça Obbs qui comptais rassembler assez d'informations sur Ian Shaw. Les coordonnées d'un hangar vous seront communiquées dans deux jours.

- Alors c'est reparti ? Demanda Han qui serrait un peu plus la main de sa belle.

- Ouais, dit lentement Brian.

- On y arrivera jamais, lança Roman en baissant la tête.

- On est une famille, on ne s'abandonne pas, rappela Dominic.

Tous montèrent dans leur bolide. Gisèle entendit le bruit de sa Porsche et la vit sortir du hangar, conduite par son sosie parfait. Elle se sentait belle dans son regard, mais se rappela Han et quitta le visage envouteur de sa supérieure. Lorsqu'elle sorti de sa voiture, elle osa tout de même poser son regard sur l'emplacement de ses cicatrices. Elle arriva à sa hauteur et se plaça devant elle tout en remettant son regard dans le sien.

- Ne soit pas triste pour ce qui m'est arrivé, dit doucement celle aux yeux dorés.

- Pas d'imprudences, répondit Gisèle en passant sur le côté et monter dans sa voiture.

Elle partit en même temps que les autres, laissant Jenifael dans ses pensées. Elle repartit à l'intérieur du hangar et parcouru la grande salle jusqu'aux caisses vertes. Elle l'ouvrit et redécouvrit des vêtements moulants et aguicheurs, tout en restant acceptable. Elle prit la boite sur son épaule et l'amena à l'intérieur de sa chambre pour tout préparer.