Dans le chapitre précédent:

Si Harry l'invitait, maintenant, alors il pourrait aller et venir à sa guise en dépit des barrières de protections magiques de la maison, ce qui était indéniablement une perspective assez plaisante.

Au lieu de cela, il fut déçu lorsqu'Harry s'arrêta, juste au niveau de la porte d'entrée, pour se tourner vers lui.


« Et vous pensez que vous êtes quelqu'un sur qui je peux compter ? On se connaît à peine. » Dit Harry

Oh, si seulement il savait…


« Tu penses que c'est là le désir de Voldemort ? Te corrompre ?" Demanda Tom.

« Je sais pas. Mais les papillons sont signe de métamorphose, pas vrai ? Vous l'avez dit vous-même.'" répondit le jeune homme.


Barty Croupton Junior était caché près du 12, Place Grimmauld. Il savait qu'il voulait voir cet indigne morveux souffrir pour avoir insulté son Lord de la Mort."


« Une corruption potentielle » « Harry Potter doute de lui-même » « un célèbre psychiatre plaide le meurtre » « Que fait Tom Riddle dans la maison d'Harry Potter ? » « Le Garçon qui a survécu a-t-il finalement craqué ? ».

Rita Skeeter !


Tom Riddle se dirigea vers on bureau, et à peine avait-il fait quelques pas qu'une main l'étrangla, et qu'une baguette s'enfonça dans son abdomen.

Il rencontra une paire livide d'yeux vert émeraude.


Chapitre huit

Harry était assis dans le Bureau des Aurors du Ministère de la Magie, et c'était comme s'il pouvait sentir une pierre lourde et froide, au fond de son estomac.

Il se passa une main dans les cheveux, tandis que l'autre enserrait sa troisième tasse de café de la journée.

Il se sentait tellement idiot de ne pas avoir remarqué la présence d'une personne près de sa maison – car sinon, comment aurait-on pu être capable de savoir que Tom était là, et comment aurait-on pu entendre leur conversation ?

Ça aurait pu être Voldemort ou l'imitateur ; il était presque chanceux de réaliser que ça n'était que Rita Skeeter.

Presque, parce que c'était une salope, et que ça vie commençait vraiment à ressembler à ses cauchemars (qui étaient déjà bien assez remplis par sa vie réelle et un certain tueur en série), encore plus que ce qui avait été le cas jusqu'à présent.

Mais, tout de même, si ç'avait été quelqu'un d'autre, alors il aurait vraiment été foutu.

Le Bureau des Aurors était en pleine ébullition autour de lui, et on lançait plusieurs appels téléphoniques successifs pour contacter la Gazette du Sorcier et censurer la polémique. Les gens parlaient, mais leurs mots lui passaient par-dessus la tête, ils lui arrivaient comme un message brouillé par de l'eau, flous et étouffés.

Il pouvait sentir les regards que les gens lui donnaient, des regards de travers qui ne faisaient absolument rien pour le réconforter.

C'était juste ridicule, mais il se sentait tellement…Seul. Aliéné. Et encore plus à ce moment précis. Ils faisaient de leur mieux pour s'accommoder de ses… Compétences, et sa déconcertante faculté à pouvoir marcher sur l'une des scènes de crimes de Voldemort et à en tirer avec précision tous les détails et les motivations concernant le meurtre.

Il s'était habitué à se sentir différent, et honnêtement, depuis la période alarmante de ces quinze ans, il ne voyait pas l'utilité de geindre ou de se plaindre à ce propos. Ce n'est pas comme si ça aidait à arranger quoique ce soit, n'est ce pas ?

Il aurait juste souhaité qu'on puisse arrêter de douter de lui comme ça, même s'il savait que c'était l'hôpital qui se moquait de la charité. Il était en pleine thérapie, bordel de merde, et la grande majorité du Bureau en était déjà consciente.

Pas bon du tout.

Rita Skeeter n'était qu'une vieille sorcière, une commère de seconde zone, mais elle n'en demeurait pas moins immensément populaire, en dépit de ses mensonges, et de ses commentaires scandaleux, qui se révélaient généralement faux, elle tombait aussi parfois sur des vérités assez troublantes.

Il pouvait comprendre l'idée qui était en train de se former à son sujet, et en particulier sachant qu'il ne pouvait pas nier sa propre inquiétude en ce qui concernait son état de santé mental et sa stabilité ; il ne pouvait pas non plus réfuter ses propres mots, qu'elle avait si bien cités.

Il suffisait d'une idée, parfois, une seule idée –une graine du doute-, et alors les gens commençaient à le considérer complètement différemment, parce que, et si c'était vrai ? Et si c'était vrai, après tout. On ne lui tournait pas immédiatement le dos, bien que certains le fasse, mais la plupart ne le faisait pas_ mais la graine était déjà semée.

Il avait essayé de l'ignorer, vaguement conscient du sourire compatissant que Ron lui envoyait, des efforts de Tonks pour le réconforter, et même des gênantes pressions sur l'épaule dont Scrimgeour le gratifiait.

Mais peut-être était-il conscient de ses propres problèmes et de la fragilité de ces moments où il se réveillait, son sang et ses émotions s'entremêlant dans un confus mélange au sein des de sa mémoire. Il serra son poing, sa main sèche, calleuse, et légèrement bronzée, tandis qu'il fixait les photos de la scène de crime amassées tout autour de lui.

Il ne voulait plus les regarder.

Mais il le devait.

Il avait filtré les victimes pour ne garder que celles liées au Bureau, et jusqu'à présent il y avait eu le meurtre de Bones, quelques temps auparavant, ainsi que la mort de Barty Croupton.

Aucun des deux ne semblait prometteur, mais la plupart des meurtres de Voldemort ne semblaient pas pouvoir être liés à son département, de toute façon.

Même s'il avait accès à ses pensées, il ne comprenait toujours pas comment Voldemort choisissait ses victimes. Il y avait toujours quelque chose dans la méthodologie de Voldemort qui lui échappait, et il était incapable d'en deviner la teneur.

Peut être que la clé se trouvait dans les différences entre les scènes de crimes.

Dans les deux dernières, celles de l'imitateur et de Voldemort, un cœur avait été volé, et un papillon avait été épinglé à la place. Une autre fois, les poumons avaient été enlevés et un papillon avait été épinglé sur le cœur, sa présence mis en valeur par les deux trous formés. Ça variait.

Il supposait que c'était une forme de souvenir malsain.

Il se frotta les yeux. Des images virevoltaient dans les ténèbres de ses paupières, et lui souillaient la vue de par leur persistance lorsqu'il les soulevait.

Ca ne pouvait pas être Croupton, ils étaient tous morts- le fils était mort à Azkaban- mais il ne pouvait pas imaginer Susan Bones comme l'imitateur non plus. Il avait été à Poudlard avec elle, et c'était une personne douce, adorable. Elle ne pouvait pas faire quelque chose comme ça.

Il pouvait supposer qu'on pouvait dire la même chose pour tout le monde, après tout.

La seule personne qu'il pensait capable d'exécuter une telle chose était Snape, et c'était seulement par ce qu'il détestait ce salaud aux cheveux gras qui avait le don de donner la chair de poule.

Il retint un soupir et essaya de réfléchir. Il avait tellement été sûr de trouver quelque chose, mais il était tombé sur une impasse, finalement.

Il était temps de retourner à ses photos de scènes de crimes une nouvelle fois.


Tom étudia le petit homme en face de lui, le temps d'une seconde, et ses sourcils se froncèrent.

Il ne sentait pas…Juste.

Quelque chose n'allait pas. Il n'hésita pas, néanmoins, avant de se tourner dans un mouvement rapide, afin que le sosie d'Harry soit celui des deux piégé contre le mur.

« Le Polynectar est une potion intéressante » Il murmura, tout en observant tandis que les pupilles des yeux verts se dilatèrent sous l'effet de la panique. Et malgré tout, tant de possibilités lui traversèrent l'esprit… Quelqu'un qui ressemblait exactement à Harry, mais n'était pas Harry. Bien sûr, il y avait quelques incohérences, comme son odeur, qui le démangeaient de manière la plus irritante possible. « qui imite directement une apparence, allant jusqu'à affecter les cordes vocales et la voix dans une certaine mesure, mais même dans notre monde il est extrêmement difficile d'obtenir une exacte copie de l'original, et en particulier dans le cas de, oserais-je le dire, notre connaissance mutuelle, .

- Je sais pas ce que tu me chantes là, Riddle » commença l'imposteur, en rétrécissant ses yeux, et sa baguette se trouvait sur le sol, de sorte qu'il ne pouvait confirmer s'il se trouvait là d'une baguette de trente centimètre, en houx. « Mais écoute, je sais que c'est toi qui a dit aux journaux… -

- Ne te moque pas

de ma patience. » Il inclina la tête, tout en examinant l'homme, homme présumé, essayant de comprendre la raison d'une attaque aussi évidente. Il, ou du moins cela restait à confirmer, ne s'attendait pas à être pris sur le fait, c'était évident. Il avait eu l'intention d'utiliser l'avantage que lui procurait l'apparence d'Harry pour le maîtriser, mais pourquoi en le piégeant contre le mur ? En l'épinglant ?

Pour le pouvoir, le contrôle. L'imposteur souhaitait voir un semblant de peur dans ses yeux. Un sadique. Un lent sourire se dessina sur ses lèvres. Dommage que cet escroc soit tombé sur un plus gros prédateur sur son chemin.

Il devait visiblement avoir besoin de cacher sa véritable apparence, et pas seulement pour la surprise, peut-être parce qu'il n'avait pas le physique de quelqu'un qui pouvait déambuler à son aise en publique ?

Intéressant.

« Je présume que toi et moi allons avoir une petite discussion, n'est ce pas ? Pourquoi ne pas rentrer dans mon bureau ? »

Ça promettait d'être amusant.


« Tom ? »

Il fit une pause lorsqu'il entendit la voix en provenance de l'autre pièce_ et c'était là toute la beauté de ses barrières de protection. Il pouvait tout entendre de son bureau depuis son emplacement, mais rien de ce qui pouvait se passer ici ne pouvait être entendu dans son bureau. Ce qui était parfait.

Il se débarrassa gentiment de ses gants collants et ensanglantés, tout en ignorant le regard vitreux et agonisant des deux yeux verts.

Il ne voyait pas l'intérêt de le forcer à révéler son identité alors que le Polynectar_ il était certain que c'était du Polynectar- allait au bout du compte s'atténuer. Il y avait tant de choses amusantes à faire en attendant.

Il avait acheté une bouteille de l'aftershave de premier prix qu'Harry utilisait- c'était presque poisseux, et c'était comme si on avait collé une image sur une bouteille à la place d'une présentation plus raffinée et élégante, et il en avait versé sur sa victime pour la simple et bonne raison qu'il voulait masquer ce contraste frappant entre son apparence et tous les marqueurs erronés.

Bien qu'il puisse comprendre ce concept qui faisait que des tueurs en série utilisaient des substituts de leur « victime-ticket d'or », le trophée final, il n'en comprenait pas l'intérêt alors que les différences étaient d'une évidence criante, ce qui en brisait l'illusion.

S'il allait devoir s'amuser ainsi, alors autant fallait-il que cela soit fait correctement.

Cela, et il avait toujours été fasciné de voir les effets de la mutilation et des blessures et des dégâts infligés lorsque quelqu'un était sous l'influence du Polynectar.

Est-ce que les blessures se transposeraient directement sur sa véritable forme, au même endroit que cela était apparu lorsqu'il était sous sa forme factice ? Est-ce que les mutilations changeraient de place ? Seraient-elles même présentes ?

D'un point de vue scientifique, c'était tout à fait fascinant.

Néanmoins, il posa les gants de côtés, donna à sa victime un sourire satisfait, se déshabilla de son sur-vêtement plastifié, vérifia qu'il n'y avait aucune projection de sang sur son costume (bien sûr que non), et se dirigea en direction de la pièce adjacente après un dernier regard appréciateur.

L'imposteur aurait peut être pu récupérer sa forme initiale entretemps, alors il s'assura de commettre le crime de mémoire.

Si cela n'avait pas été Harry à la porte de son bureau, le véritable Harry, il aurait définitivement prétendu être absent.

Il passa la porte au moment où le jeune homme semblait sur le point de partir, gêné.

« Harry », l'appela-t-il. L'autre fit volte-face et cligna des yeux par surprise avant que ses yeux ne se déplacent sur la porte que Tom ferma en passant derrière lui.

« Oh, désolé. Vous étiez avec un patient ?

- J'étais juste en train de nettoyer après une séance avec l'un d'entre eux. Ta présence ne me gêne aucunement » Il répondit en étudiant le jeune homme avec attention.

Harry hocha la tête et fourra ses mains dans ses poches.

Et une autre raison pour laquelle l'imposteur avait été si facilement décelable : bien qu'Harry puisse attaquer par nécessité, et, il en était assuré _ impitoyablement, avec audace et précision _ il était Auror.

Il n'aurait jamais recherché a peur dans les yeux de son opposants, il aurait attaqué avant même que quelqu'un sache qu'il fût présent. Les aurait stupéfié, ou quelque chose dans ce sens là.

Tom l'observa un moment, avant de se rapprocher, et laissa ses doigts glisser puis s'établir au creux du dos d'Harry.

« Viens, assis-toi. Je vais mettre la bouilloire en marche » Il murmura. « Je suis sûr que tu as eu une journée éprouvante à force de faire face aux diffamations de Miss Skeeter.

- Je suis désolé, à propos. » Dit Harry, en levant les yeux vers lui après s'être assis volontairement, pour une fois. Il ne répondit pas immédiatement à cela, et prépara un peu de thé avant de tendre une tasse à Harry et de prendre place dans son propre siège.

« As-tu l'impression que ceci est ta faute ?

- Ce n'est pas le cas ? » Harry lui lança un regard noir « Et vous m'analysez encore une fois. Je vous ai déjà dit d'arrêter.

- Je n'ai également aucune intention de me soumettre à cette demande, que cela soit aujourd'hui ou dans un futur proche. » Il rétorqua calmement. « Pourquoi cette culpabilité, et pourquoi ressens-tu le besoin de t'excuser à mon égard ? »

Il y avait une sorte d'e sensation noire et intime, exquise, à alterner entre le rôle du meurtrier d'Harry et celui du psychologue d'Harry.

La mâchoire d'Harry se serra par frustration, et il prit soin d'absorber chaque détail, chaque oscillement de ses émotions et chaque mouvement de muscles et d'os.

Il avait pensé qu'utiliser un substitut lui aurait permis de satisfaire ses désirs, son désir de l'atteindre, de dessiner avec ses doigts et ses lèvres chaque mouvement saccadé de cet esprit frénétique, fragmenté, tellement lié au sien.

Cela n'avait fait que s'amplifier.

Un imposteur, bien que déguisé, n'était pas assez. Il savait que ça n'était pas réel, que seulement Harry le satisferait à la fin de ce jeu particulier.

« Et bien, vous avez été traîné dans tout ce bazar à cause de moi » Murmura Harry « Et ça crée un scandale sur moi qui intéresse Skeeter. Sans vouloir vous offenser, mais vous étiez juste là.

- Je possède ma propre réputation, tu sais, qui n'est pas uniquement lié à la tienne » Il déclara sèchement. Harry rougit et serra le poing.

« Ouai, je sais. C'est juste que- vous pouvez pas tout simplement accepter cette saleté d'excuse et en finir avec ça ? «

Tom inclina sa tête de côté.

« Te sens-tu peut être coupable du fait que tu ais survécu l'attaque de Voldemort, au contraire de tes parents ?

-Je-Quoi ? Qu'est ce que ça à avoir à faire avec quoi que ce soit ? » Harry demanda, une tension dans les épaules.

« Le syndrome du survivant » Tom répondit. « Cela pourrait être une explication pour l'origine de ton complexe de héro et de martyre, et de ce besoin de prendre toute responsabilité sur tes épaules. »

Harry cligna des yeux, et semblait essayer de déterminer si ce commentaire était offensant ou non.

Il retint un sourire.

« Bois ton thé, Harry. Quelle est la raison de ta venue ? »


Harry ne savait pas depuis quand exactement Tom était devenu un conseiller aussi important à ses yeux. Il supposait qu'il devait en avoir marre de se sentir comme une anormalité, au travail, à force d'être traité soit comme une pièce de porcelaine fragile, soit comme l'incarnation de Lord Voldemort.

Putain de monde sorcier, toujours pareil en cas de scandale.

C'avait été la même chose avec la débâcle de la Chambre des Secrets.

Peut être qu'il voulait juste se sentir normal, ou, au moins- bon- être normal avec un psychiatre devait être un oxymore, n'est ce pas ?

Si jamais il avait été normal, il n'aurait jamais connu Tom Riddle.

Son ancien malaise lui noua les tripes.

Mais Tom devait probablement connaître au moins des gens beaucoup plus tarés qu'il ne l'était, alors il avait de la marge à ce niveau.

« J'ai filtré la liste des victimes probables » il déclara, après un moment. « Vous savez, concernant l'idée comme quoi l'imitateur sentait qu'il devait quelque chose à Voldemort ? Les deux personnes dans mon département qui semblent le plus liées à l'imitateur sont les Bones et et les Croupton, parmi toutes les victimes de Voldemort.

Tom répondit par un « mmh », tout en l'étudiant.

« Le problème est, …» il continua- et peut être qu'il était venu ici parce qu'il voulait que quelqu'un lui fasse confronter ses idées, pour les dire à haute voix, quand son département était toujours occupé et en pleine effervescence. Ce n'était pas comme si Voldemort était le seul psychopathe dans les alentours, ou le seul problème qu'ils avaient à régler.

Voldemort était simplement celui avec qui on l'associait.

« Le seul problème est que… » Il répéta une nouvelle fois, en humectant ses lèvres « beaucoup de personnes n'aimaient pas Barty Croupton. Il a enfermé pas mal de gens et accusé les autres. Ça ne limite absolument pas la liste des suspects. Le choix le plus évident serait le fils de Croupton, mais il est mort à Azkaban bien avant que Croupton soit assassiné.

- Un dilemme, en effet. » Murmura Riddle. « As-tu vérifié la possibilité d'autres éventuelles évasion ? Peut-être en trouverait-on une qui coïnciderait avec l'imitateur, tôt ou tard.

- Il n'y en a pas. » Harry secoua la tête. « J'ai déjà vérifié.

- Aucune personne ne possédant un membre de la famille qui se serait retrouvé en prison en raison des actions de Croupton ?

- Peut-être que je pourrais juste accuser tout les sorciers sang-purs de notre société de meurtriers » Harry répondit sèchement. Un petit sourire narquois se marqua brièvement sur les lèvres de Tom, avant de disparaître tout aussi promptement.

Personnellement, Harry tendait plus vers l'idée d'appâter le tueur en pleine lumière, parce qu'il était en train d'avoir une chance vraiment pourrie dans sa quête de l'imitateur.

Il était certain qu'il allait le trouver, au final, l'attraper finalement ; ce qui l'embêtait était de savoir combien de personnes mourraient avant ça.

Il se frotta les yeux par fatigue et posa sa tasse de thé sur la table avant de faire une pause.

« Est-ce que, euh, ça vous gêne si je viens de temps à autres parler de cette affaire avec vous ? Je veux dire, c'est pas comme si c'était votre travail ou quoique ce soit, est-ce que je suis sensé vous payer pour le temps que-… »

Tom laissa échapper un rire après la dernière question, et Harry le regarda encore un peu de travers ; et l'autre ne put s'empêcher de s'approcher de lui, laissa ses doigts effleurer sa nuque, puis y posa sa main.

« Tu peux venir à moi quelque soit le besoin ou la raison. Il n'y a pas d'horaires. Je suis heureux de t'assister de toutes les manières possibles. »

Pour la première fois, bien que Tom l'eusse déjà touché en passant auparavant, Harry fut conscient de la chaleur concentrée dans les doigts de Riddle contre sa peau froide, presque comme un picotement, presque comme si- non. Il offrit un sourire à son psychiatre, et libéra son cou et ses épaules de cette légère emprise dans un mouvement désinvolte, tandis que Tom retirait sa main promptement.

« Merci » dit-il. « Grandement apprécié. Je vous revaudrai ça avec du café et ma charmante compagnie, ou quelque chose dans le genre ».

Tom hocha la tête.

« A noter que nos séances actuelles sont toujours d'actualités, et tu es toujours tenu d'y assister. »

Génial. Encore plus d'analyse psychologique et de gens pour essayer de rentrer dans son cerveau

Harry le regarda, immobile, et soupira.


Une fois le départ d'Harry, Tom se glissa de nouveau dans l'autre pièce. Harry lui avait demandé s'il pouvait jeter à coup d'œil à cette autre partie du bureau, mais il avait facilement reporté la requête à une autre fois.

Il n'y avait plus ' Harry ensanglanté, souffreteux et frénétique, sur sa table.

Il pencha légèrement la tête de côté tandis qu'il fit un pas en avant, et s'inclina sur l'homme, tout en enlevant le bâillon (les commentaires n'étaient pas suffisamment « Harry » à son goût, ils étaient ennuyeux, fous et inutiles), un intérêt grandissant pour la victime, désormais.

« Et bien », il ronronna « Vous a-t-on déjà fait remarquer que vous ressembliez comme deux gouttes d'eau à votre père ? »


Note de l'auteur : Fin des examens ! Ecrivain est liiiiiiiiibre ! *étreint son ordinateur portable, ses livres, et autres machins choses par adoration*

Note de la traductrice : J'ai… trouvé ce chapitre étrangement long à traduire… Intéressant, néanmoins. Les chapitres de cette histoire, tous autant qu'ils sont, sont intéressants… Sinon, vous avez vu le dernier épisode de la saison 2 de Hannibal ? J'ai pleuré, regardé, pleuré, reregardé, me suis assommée à forcer d'analyser les moindres détails des scènes…