Hello!

Voilà la deuxième et avant-dernière partie de cette histoire. Voilà voilà. Il n'y aura pas de lemon, je n'y tient pas ici. Peut-être si je fais une séquelle mais pas dans A J.

Donc, le second opus, je ne pense pas qu'il soit plus long que le premier mais il est beaucoup plus violent. Donc tenez compte des avertissements et ne me frappez pas la gueule à coup de bourrin okay. Warn: alllusions superficielle à un viol, paroles déplacés, persos fricotant (mon dieu, c'est malsain dit comme ça) avec la mort...

Breffons, on peut dire que je me suis lâchée, sauf dans les détails. Bref, bonne lecture et je remercie encore toute les personnes qui me review, qui me follow et qui me fav, YOU ARE CUTE AS A BUTTON ahah.

Bonne Lecture.

Teen Wolf ne m'appartient pas mais l'UA si. (& Bim!)


Chapitre 2: 1, 2, 3 swing little thing. 1, 2, 3 move little doll.

« Allez Stiles, on va prendre tes affaires. »

« Non, Derek je ne vais pas emménager ici. »

« Pourquoi ? » dit-il d'un ton bourru.

« Il faut que je rentre sinon tu auras aussi des ennuis. »

Derek le regarda, fronça les sourcils et le prit par le bras, doucement mais fermement. Il l'amena à sa suite dans un parking sous-terrain et déverrouillait la Camaro noire en face de lui.

« Monte Stiles et dis-moi ton adresse. »

« 667 Aberdeen Street, Bronx 5e district. »

« Voilà quand tu veux. »

L'homme aux cheveux de jais monta et démarra. Il tourna à l'angle et le chemin fut rapide et calme. Seuls les bruits que faisait Stiles perturbaient ce silence.

« Stiles, arrête. »

L'adolescent arrêta et baissa les yeux… pour recommencer la minute d'après. Le conducteur ne dit rien mais ses mains se crispèrent sur le volant. Arrivés après un quart d'heure de route Derek descendit, l'adolescent à sa suite. Il vit l'immeuble délabré qu'il occupait. Il resta en bas et intima Stiles à monter chercher ses affaires.

5, 10 minutes passèrent en silence et un cri déchira l'air. Derek reconnu la voix de l'adolescent et monta quatre à quatre les marches en bois grinçantes de l'immeuble. Il vit Stiles recroquevillé par terre les mains le protégeant. Il vit un homme imposant, les cheveux gras en bataille, des vêtements trop grand pour lui.

« Espèce de pute. T'étais où ? T'es parti écarter les jambes c'est ça ? T'es qu'un moins que rien ! »

Il n'en suffit pas plus à l'avocat pour s'élancer, pousser l'homme et lui coller un pain. Il le maintint à terre et lui remis un coup de poing.

« Ayez honte de ce que vous faites. Stiles, va chercher tes affaires et attends-moi dans la voiture. »

« Mais-»

« Stiles, tu la ferme et tu fais ce que je te dis. »

L'adolescent se releva chancelant et ouvrit la porte de l'appartement. Il récupéra une valise, y mit toute les affaires qu'il possédait. Il prit son sac à dos, y glissa sa boîte en carton, son carnet brun et son stylo bleu. Il n'oublia pas la photo qu'il glissa rapidement entre les pages d'un carnet. Il ressortit et vit que Derek avait son portable scotché à l'oreille.

« Alors Stiles, t'es plus puceau ? T'as laissé le gentil monsieur te baiser comme la catin qui te servait de mère ? Oh Stiles pauvre petit enfant qui a perdu ses parents, que c'est triste ! T'es inutile, un déchet de plus sur cette planète. »

Derek qui lui avait fait une clé de bras resserra sa prise. Stiles avait le visage défait, livide. Il n'osa pas bouger.

« T'avais besoin d'un prince pour venir te sauver hein ? En échange tu lui as donné quoi hein ? Eh mon pote, t'as bien baisé son cul ? Si tu savais à quel point il est serré… »

« Quoi ? » Derek avait grogné, ses traits se durcissaient au fil des divagations de l'ivrogne.

« Stiles a oublié comment je le baisais chaque soir. Oh ouais que t'aimais ça. »

« Stiles, va dans la voiture » le coupa Derek.

L'adolescent ne bougea pas et regarda le tuteur effaré.

« Va dans cette foutue voiture Stiles putain ! » Grogna l'homme aux cheveux jais. Mais les jambes de l'adolescent refusèrent de bouger.

« C'était avant que t'achètes ce foutu carnet de mes deux-là. Mais comment je prenais mon pied. T'étais bien serré p'tite pute. »

Derek ne tint plus et par respect pour l'adolescent il cogna la tête de l'individu par terre. Il s'évanouit. Derek se leva et s'approcha doucement de Stiles. Celui-ci était amorphe, insensible et vide. Il regardait seulement le corps assoupi de son tuteur, celui qui abusait de lui.

Et soudain il se sentit sale, dégoutant, répugnant. Et à ce moment, tout dégénéra. Il fit une crise de panique si violente qu'il donna sans le vouloir un coup à Derek qui grogna suite à la vive douleur. L'adolescent s'empêcha de respirer et sombra dans une inconscience.

« 15 mai 2014, un adolescent ayant subi de fortes émotions psychologiques avait succombé à une crise de panique. »

Il faisait froid et chaud à la fois. La pièce était blanche et aseptisé, complètement stérile de gens et d'ustensile. Il se sentit encore plus sale qu'auparavant.

Derek était de l'autre côté de la porte avec son ami et associé Scott McCall. L'adolescent avait bien des lésions. Le tuteur Hank venait d'être arrêté et Scott lui colla un procès sans l'accord de Stiles oui il violait l'éthique pour aider une personne qui en avait besoin.

Stiles se leva, la tête lourde et le cœur au bord des lèvres. Il marcha jusqu'à la porte et entendit une voix inconnue.

« Derek, ils vont placer l'gamin dans un foyer. »

« Je m'en porterais garant. »

« C'est à cause de… »

« Ouais. »

« Je vois. On ferra arrêter ce salaud mon pote. Un batteur d'enfant et un violeur… »

« D'après les examens, ça a été fait à plusieurs reprises. »

Stiles se décolla de la porte et vacilla, ses jambes cotonneuses ne le portais plus. Il ferma les yeux et ses mains se crispèrent un peu plus sur son crâne. Il poussa de petits gémissements en essayant de se calmer mais des images lui brouillèrent l'esprit.

Il revoyait Hank, la nuit dans sa chambre. Il voyait ses mains partout et ses mouvements agressifs. Il se voyait crier à l'aide sans que personne ne l'entende. Il se voyait souillé par son tuteur et il voyait son corps se contorsionner de douleur. Il ouvrit les yeux, des larmes rendait flou sa vision. Un long petit cri plaintif se fit entendre.

Derek entra et trouva l'adolescent, recroquevillé sur lui-même, poussant de petits gémissements de terreur. Il ressemblait à un animal blessé, tout n'était que peur chez lui. L'adulte se baissa et fit ce qu'il savait faire. Il entoura le corps de ses bras et lui caressa doucement les cheveux. Il ne disait rien, il ne voulait pas de superflu.

Scott qui avait assisté à la scène se réveilla et appela une infirmière. L'adolescent fut mis sous sédatifs et il se rallongea un peu groggy sur son lit. Il regarda l'homme à la barbe de trois jours et éclata en sanglots.

« Alors c'est vrai ? Tout ce qu'il a dit est vrai ? »

« Oui. Je… Enfin, désolé. » L'homme grogna et détourna les yeux.

Les larmes revinrent de plus belles et à travers ses sanglots le petit être demanda son carnet brun. Derek se leva et le lui apporta ainsi que son stylo bleu.

« Je m'appelle Stiles Stilinski, j'ai 17 ans, je suis un enfant battu et abusé sexuellement par son tuteur légal et suites à des révélations traumatisantes j'ai atterrit à l'hôpital avec Derek.

Le pire est que je me souviens de tout. Enfin non, mais ce sont des bribes, des passages flous ou en clair ça dépend. J'ai eu deux crises de panique en un cours laps de temps. J'aimerais tellement que mon cœur me lâche dans ces moments. La vie serait plus facile et puis je verrais papa et maman. J'en peux plus de cette vie, je suis sale, immonde, faible… Je ne mérite pas la vie. Je préfère la délivrance. C'est mieux ainsi.

Plus personne n'auras d'ennuis ni quoi que ce soit et je pourrais enfin prendre ma liberté. Je pensais que j'allais sortir la tête de l'eau mais finalement je continue à me noyer dans mon propre désespoir… »

L'adolescent ferma son cahier et les yeux.

« J'ai besoin de me reposer, tu peux me laisser seul ? »

« Mais. »

« Non, j'en ai vraiment besoin. »

L'adulte acquiesça et se leva lentement et à contrecœur. Il sortit de la chambre d'hôpital et souffla.

[**] Derek venait de tomber dans le sol déjà boueux de la ville. Il se releva difficilement et courut à en perdre haleine. Il venait d'avoir 18 ans.

Il arriva devant le grand bâtiment qui fut jadis son collège et entra. Il avança directement dans le bureau du directeur. Sa sœur n'y était pas, Cora n'y était pas.

Le directeur lui lança un regard grave.

« Mr Hale, veuillez-vous asseoir. Cora va mieux maintenant. »

« Quoi maintenant ?! Elle a été agressée bon sang ! »

« Derek » souffla le proviseur « Cora n'a pas été agressée de façon physique ou verbale. Elle a été victime d'un viol par un des senior. »

Derek resta abasourdi. Il regarda l'homme en face de lui et se mit à rire jaune. « Vous mentez » dit-il pince sans-rire.

« Derek, crois-tu que je rigolerais avec ça ? »

« Non… » Derek trembla « Qui ? »

« Je ne peux rien te dire fiston.

« Deaton, qui ? Je veux savoir qui bordel. »

« Non, Derek. Elle a besoin de toi. Va à l'infirmerie. Des policiers ont déjà pris sa déposition et elle t'attend, elle veut juste rentrer. »

« Pourquoi nous ? » L'adolescent se mit alors à pleurer, il n'avait pas pleuré depuis l'incendie qui a tué toute sa famille. Cora avait été brûlée en partie au dos mais Derek l'avait sortie des décombres. Il avait été spectateur impuissant il y a deux ans du plus sinistre opéra. Cora n'avait que douze ans. Et là, elle en a quatorze.

Les larmes ne tarissaient pas et il lui fallut une dizaine de minutes pour reprendre ses esprits et essuyer toute trace de larme sur son visage.

Il se leva et lança un regard empli de je ne sais quoi qui faisait froid dans le dos. Il prit le couloir de l'infirmerie et ouvrit la porte. Sa sœur avait la lèvre explosée, les vêtements à moitié déchirés et elle semblait vidée. Il la contempla et prit place à côté d'elle avant de la serrer dans ses bras et de lui murmurer de la façon la plus douce qu'il connaissait que tout ce cauchemar était fini.

Malheureusement tout empira.

Cora ne dormait plus, elle faisait des crises de panique dès qu'on la touchait et elle s'était enfermée dans un mutisme malsain.

A ses 16 ans, Cora se suicida. Derek n'avait que 20 ans. [**]

Il ne pourrait pas avoir la mort de cet ado sur la conscience comme il avait celle de sa sœur.

Il s'avança dans le couloir et prit un café bien noir. Il toqua à la porte et retrouva Stiles fixant un oint invisible devant lui. Derek prit une chaise et se posta près de lui.

« T'inquiètes pas Stiles, toute cette histoire est finie maintenant, tout ira bien. »

L'adolescent ferma si fort les yeux que son visage pâlit. Non, il ne voulait rien entendre.

Les jours suivants se passèrent dans un brouillard intense et épais pour Stiles. Scott l'ami de Derek faisait ce qui était en son pouvoir pour aider le jeune homme et ils étaient d'ailleurs devenus amis par la force des choses.

Stiles se confiait régulièrement à l'homme à la mâchoire de biais et trouvait ça rafraîchissant. Il le rassurait un peu plus sur l'issue des procédures et sur le fait que la vie réservait des surprises.

Stiles sortait de sa torpeur au bout de deux semaines. Il vit le psychologue un certain Christopher tous les jours pendant 1 mois. Derek passait le voir chaque semaine, pendant des heures et des heures. Il lui ramenait des BD de Batman qui semblèrent appartenir à une autre époque et quelques livres notamment sur la génétique, les organismes vivants en mutation et un livre de Sci-Fi, Uglies.

Chaque jour qui passait redonnait un peu plus d'énergie à l'adolescent qui souriait alors de plus en plus. Ses cernes violacés avaient disparu et son teint était à nouveau frais. Les multiples cicatrices sur son corps n'avait par contre pas disparues mais il n'en avait cure. Il rit de ses idées complètement farfelues lorsqu'il voulait se tuer, il relisait son petit carnet brun et il s'auto-flagellait sans cesse.

Peur.

Il ne pouvait pas, il n'avait pas assez de tripes. Il ne pouvait pas car maintenant il avait la vie devant lui. Il ne pouvait pas car ses parents ne seraient pas fiers ainsi. Il ne pouvait pas car il voulait entendre des grognements. Il ne voulait pas car la mort lui faisait peur.

Séquelles.

Stiles arrivait à vivre normalement, pas après ces événements. Mais ses nuits étaient ponctuées de cauchemars, ses journées de crises de panique. Derek aussi lui faisait peur, lorsqu'il s'énervait ou lorsqu'il grognait pour le plaquer contre le mur et le lâcher la seconde d'après car il en faisait des crises. Il avait développé un sens incomparable pour la conversation et il lui arrivait d'avoir des tics, comme se masser la nuque en baissant les yeux où en se protégeant lorsqu'un geste trop brusque se faisait. Oui, il avait beaucoup de problèmes. Cependant ses séquelles se calmèrent avec le temps

Liberté.

Il songeait à se laisser aller car il n'allait pas vivre aux crochets de Derek. Il lui en serait éternellement reconnaissant mais il ne pouvait pas rester ainsi. Alors il songea à chercher un appartement puis il constata qu'il n'oubliait presque plus rien alors il brûla son carnet de cuir brun qui ne serait rien de plus qu'une entrave. Il avait cherché bon nombre d'offre lorsqu'une porte de sortie s'offrit à lui. De là pouvait réellement commencer son émancipation.

En effet, un notaire était venu le voir il y a une semaine peu ou prou et lui avait alors parlé du testament de John & Claudia Stilinski.

Stiles étant leur seul enfant hérita de la maison à Beacon Hills et de tous leurs avoirs et liquidités.

« 5 juillet 2014, un homme encourra la peine de mort. Un adolescent retourna sur les traces de son passé. »

Scott avait fait du très bon travail en réunissant assez de preuves pour envoyer Hank derrière les barreaux pour y finir sa vie.

Stiles en avait fini avec ses épreuves douloureuses enfin il ne lui en restait qu'une. Cette épreuve se nommait Derek Hale.


Voilà, le chapitre est fini. J'espère que je ne vais pas trop vite ! Bon, sinon qu'en pensez-vous? :)

Bisous, Harlequins.