Salut Aliena Wyvern ! Tu aime bien l'idée d'un Happy End visiblement x) Pour Nymeria, j'ai hésité à la faire apparaitre, mais eh, c'est ma fic et G.R.R.M. est déjà assez sadique comme ça, donc je fait ce que je veux, nah u_u Et moi aussi, j'ai été traumatisée par l'épisode du combat de la Montagne (yeark)...

Hey Tinette ! M'en fous, les écris de Eve, Zod'a et King et toi m'ont donné les meilleurs fous-rires de mon passage sur , alors voilà, tu fais parti des Maîtres pour moi ! xD Sinon... Alors SPOILER : Sandor ne meurt pas, normalement il est recueilli par les moines (comme dans ma fic) qui le sauvent, et reste avec eux, pour replacer leur fossoyeur qui est mort. Et sinon, oui, cette fic aurait pu continuer, franchement, c'est une fin ouverte en plus, mais... Voilà, manque d'inspi, d'envie, tout ça. Je m'y remettrait peut-être un jour, je n'en sais rien. J'ai assez envie de confronter Thalia à son père, Arya à un danseur d'eau, et Sandor à un emmerdeur qu'il pourrait découper en rondelles x)

Hello bc130woody ! C'est une fin ouverte, j'espère que tu n'es pas trop déçu xD Et oui, Thalia est privée d'une partie de sa beauté maintenant. Heureusement, pour certaines personnes, c'est pas le plus important. N'empêche, c'est un rude coup pour elle, elle s'était toujours reposé sur ça en guise de "dernier recours"...

Salut Kervana ! Contente que cette fic t'ai plu x) Dans le doute, mets-la en "alerte" parce qu'un jour j'écrirai sans doute des bonus en guise de suite. J'ai déjà quelques idées.

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Voilà donc l'épilogue (publié avec une semaine d'avance, he oui) Ce fut un plaisir d'écrire cette fic, de la publier, de recevoir vos commentaires, de délirer en y répondant. Thalia va me manquer...

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Chapitre 17

Epilogue

– Que veux-tu, enfant ?

C'était la dixième, peut-être la centième fois que l'homme plein de gentillesse posait cette question à Arya. Il lui avait parlé d'apprentissage chez un marchand. De devenir une courtisane. De lui trouver un époux qui lui ferait des enfants.

Arya ne savait pas. Elle rêvait de loups, chaque nuit, parfois même le jour, en fermant les yeux. Elle rêvait qu'elle était louve et qu'elle aspirait à un but. Qu'elle avait peur pour un membre de sa meute qui s'était perdu. Elle rêvait qu'elle était Nymeria et qu'elle cherchait sa maîtresse disparue.

Elle rêvait d'odeur de chevaux et de sueur humaine. De voix rauques qu'elle avait connues jadis, dans une autre vie peut-être, qu'elle avait haïes mais qui lui semblaient bizarrement réconfortantes à présent. Elle rêvait de voyages, de ciel étoilé, de vent froid, de faim, de chasse parfois. Un jour elle avait rêvé d'une femme familière aux yeux d'or et à la voix aux accents gorgés de soleil et de défiance, et dans son rêve, elle l'avait suivie. Au matin, elle avait toujours envie de la suivre.

Depuis quelques jours, elle rêvait d'enfermement et de mal-être, d'odeur salée et écœurante de poisson et d'algue, et elle sentait le malaise de ses compagnons de voyages. Elle sentait l'excitation et l'envie de la silhouette crasseuse qui s'était approchée de la couchette de la Femme. Elle avait retroussé ses babines et avait grondé, et l'homme qui sentait le poisson et la saleté avait couiné et disparu. Le lendemain, l'Homme –elle ne l'aimait pas, celui-là, elle l'acceptait parce qu'il était de la meute de la Femme– lui avait donné plus de viande que d'habitude. Elle rêvait des discussions à mi-voix de l'Homme et de la Femme, et de certains sons qui lui semblaient familiers. Elle savait qu'ils correspondaient à un être aimé. Un être qu'elle devait rejoindre avant qu'il ne disparaisse.

Chaque nuit les rêves étaient plus forts. Ce qu'elle voulait ? Arya n'en était pas sûre. Elle voulait se fondre dans ces rêves et ne jamais se réveiller. Elle voulait tuer ces hommes dont elle murmurait les noms chaque soir avant de dormir. Elle voulait que son père la serre dans ses bras, que sa mère la console. Elle voulait retourner à Winterfell et que rien ne soit jamais arrivé. Elle voulait que le sang coule, elle voulait devenir plus forte, plus brave, plus dangereuse, pouvoir regarder n'importe qui dans les yeux et voir la peur parce qu'on verrait qu'elle pouvait tuer. Elle voulait sombrer dans ses rêves et ne jamais se réveiller.

Elle voulait se réveiller un jour et découvrir que ses rêves de loup étaient vrais.

– Je veux apprendre, mentit-elle. Et servir.

L'homme plein de gentillesse la regarda avec lassitude, et soupira :

– Tu mens. Encore. Dis-moi ce que tu veux.

Arya hésita. L'homme attendit. Finalement, elle avala sa salive, et espéra que les mots qu'elle s'apprêtait à prononcer n'auraient pas l'air aussi fou que quand elle les prononçait dans sa tête.

– Si un jour une grande louve vient me chercher, je veux partir avec elle.

L'homme plein de gentillesse sourit :

– Si c'est ce que tu désires. Où penses-tu qu'elle t'emmènera ?

Arya haussa les épaules, sur la défensive :

– Je ne sais pas. Mais nous serons ensemble.

L'homme hocha la tête et n'insista pas. Arya reprit sa tâche. Il ne la dérangea plus. Par la suite, il cessa même de lui demander ce qu'elle voulait. Quand il lui demandait qui elle était et qu'elle répondait « personne », il disait toujours qu'elle mentait, mais il ne semblait plus déçu. Il ne faisait que le dire. Comme s'il s'y attendait.

Les jours passèrent, et les nuits d'Arya continuèrent à être remplies de roulis, d'obscurité et d'odeur de la mer et de sa Meute. Quand est-ce que l'Homme, la Femme et leurs deux chevaux étaient devenus sa meute ? Elle ne savait pas. En tous cas, ils étaient à elle, désormais. Lorsqu'un des hommes qui sentait le poisson descendait pour s'approcher d'eux, elle montrait les crocs. Une fois, plusieurs hommes descendirent avec des couteaux, et parlèrent fort et avec colère à l'Homme et à la Femme, faisant de grands gestes en direction de la louve qui grondait. L'Homme et la Femme parlèrent encore plus fort, et lorsque l'Homme porta la main à l'épée passée à sa ceinture, les hommes s'en allèrent. La louve sentit une satisfaction primaire réchauffer son ventre. C'était la Meute.

Les rêves étaient de plus en plus intenses. Parfois, elle se demandait ce qui était réel. Peut-être qu'elle était une louve, en vérité, une louve qui dormait le jour et rêvait qu'elle était Arya Stark ?

Elle savait, au fond d'elle-même, que ce n'était pas vrai. Elle était Arya Stark. Elle n'était pas une louve. La louve, la vraie louve, était sur un bateau quelque part, et elle la cherchait.

Alors un jour, quand Nymeria apparut sur les marches de la Maison du Noir et du Blanc, Arya ne fut pas si surprise que ça.

La louve était immense, encore plus grande que dans ses souvenirs. Les oreilles droites, le pas tranquille. Elle était efflanquée et sa fourrure était hirsute et sale, mais elle avançait comme si elle avait tous les droits d'être là, comme si les humains terrifiés qui s'écartaient de sa route n'existaient même pas.

Arya se leva du banc de pierre où elle était assise, et s'avança vers elle. L'homme plein de gentillesse n'était pas là. Arya se demanda ce qu'il aurait dit. Puis elle cessa de se le demander, parce qu'elle se tenait devant Nymeria à présent, et que les yeux de sa louve étaient à la même hauteur que les siens, et qu'ils la fixaient, impassibles. Arya tendit la main avec lenteur.

– C'est moi, dit-elle doucement. Arya. Arya de la maison Stark.

Cette fois, elle ne mentait pas.

La louve géante accepta sa caresse avec un petit gémissement, et Arya sentit son cœur se gonfler d'amour et de douleur. Elle jeta ses bras autour du coup de Nymeria et la serra contre elle, le nez enfoui dans la fourrure qui sentait la mer et le fauve, et c'était tellement bon, tellement rassurant, c'était quelque chose qu'elle avait cru perdu à jamais, c'était… C'était comme d'être serrée dans les bras de son père.

Elle collecta ses maigres affaires en quelques secondes. En quittant la Maison du Noir et du Blanc, elle vit l'homme plein de gentillesse la regarder depuis une alcôve avec un sourire rempli de bonté et de compréhension. Elle se tourna brièvement vers Nymeria, se retourna vers l'alcôve… L'homme avait disparu.

Elle ne le chercha pas. Elle ne lui dit pas au revoir. Elle se contenta de quitter la Maison du Noir et du Blanc aux côtés de sa louve, et elle se sentait davantage à sa place qu'elle ne l'avait été depuis son départ de Winterfell.

À sa grande stupéfaction, le Limier et Thalia étaient deux rues plus loin, menant leurs chevaux à la bride tout en se disputant au sujet de Nymeria qui leur avait visiblement faussé compagnie. Sandor avait une barbe de trois jours qui changeait radicalement de la toison rêche qui avait poussé sur son visage lors de leur périple à travers les Sept-Couronnes, et Thalia avait une nouvelle balafre, qu'Arya se souvenait avoir recousu elle-même, au niveau de son cou. Ils avaient l'air en bien meilleure santé que quand elle les avait laissés…

En voyant revenir la louve accompagnée, Clegane poussa un grognement incrédule, et Thalia éclata de rire avant d'ébouriffer affectueusement les cheveux de la petite Stark. Arya ouvrit de grands yeux, mais la Dornienne ne lui laissa pas le temps de protester :

– C'est donc là que tu te cachais, petite louve !

– Qu'est-ce que vous faites là ? parvint à dire Arya.

– Ta bête nous a adoptés je crois, sourit l'archère. Elle s'appelle bien Nymeria, non ?

Muette, Arya hocha la tête, puis lança un regard noir au Limier, qui le lui rendit bien. Nymeria ne broncha pas, et la jeune Stark réalisa que c'était eux, l'Homme et la Femme des rêves, ses compagnons de route.

Ça aurait pu être pire, songea-t-elle, blasée. Thalia est une bonne guerrière, quelqu'un digne de faire partie de ma meute. Et le Limier… Le Limier fait un loup acceptable après tout.

– Où allez-vous ? demanda-t-elle.

Clegane haussa les épaules :

– Chercher du boulot et tuer des gens.

– C'est très résumé, sourcilla Thalia. Mais oui, en gros, c'est ça.

– Vous pouviez très bien faire ça à Westeros…

– Pas avec ma tête petite louve, ricana Sandor. Personne ne veut d'un chien sauvage dont on connait les anciens maîtres ! Ici, ils seront moins regardants.

Ça se tenait. Soudain, tout en caressant la crinière de Vol-de-Nuit, Thalia se tourna vers Arya et lui posa négligemment une question qui donna à Arya l'impression que son cœur venait de bondir à l'intérieur de sa poitrine :

– Tu veux venir ?

– Quoi ?! gronda Sandor.

La Dornienne l'ignora royalement :

– Il y a de meilleurs endroits qu'ici pour vivre.

– Qu'est-ce que tu en sais ? se défendit Arya.

L'archère haussa un sourcil, guère impressionnée :

– Je suis à demi-Braavienne, tu sais. Je prie le Dieu Multiface et je connais son prix. On n'échange la mort que contre la vie. La Maison du Noir et du Blanc… Tu peux y apprendre à tuer, mais si tu dois abandonner ta faim de vivre et ta soif de vengeance, tu perds au change petite louve.

Elle le savait. Elle le savait depuis que l'homme plein de gentillesse lui avait dit qu'elle n'était personne. Elle le savait depuis qu'il lui avait demandé si c'était par vengeance qu'elle voulait apprendre à tuer, et qu'elle avait esquivé la question. Elle le savait depuis qu'il lui avait demandé ce qu'elle voulait, et affiché sa déception quelle que soit la réponse. Elle le savait. Elle en avait peur.

Elle se borna à répondre :

– Vous reviendrez à Westeros, un jour ?

Clegane émit un grognement vaguement négatif, mais Thalia hocha la tête :

– Sûr. Il y a deux trois personnes à qui je dois casser la gueule. Et je dois reprendre du service auprès d'un petit prince de Dorne, un jour. Alors, petite louve ?

Le choix n'était pas difficile. Était-ce même un choix ? Arya avait appris à être discrète, à parler le braavien, à mentir, à voler, à comprendre, à se taire, à composer un poison, à paralyser avec une aiguille. Elle avait failli perdre son nom pour tout ça. Si pour apprendre plus, il fallait qu'elle se dépossède de sa vengeance, ça serait sans elle.

Le Limier et l'archère comprenaient la vengeance. Ils comprenaient la haine. Ils savaient tuer : ils pourraient lui apprendre. Thalia avait même déjà commencé. Et en attendant, le Limier les protégerait, toutes les deux, comme sur le bateau. Le choix était si facile que ce n'était même pas un choix.

– Je viens.

Thalia esquissa un large sourire.

– Bien. Tu connais un coin où on pourrait remplir nos bourses ?

Arya connaissait les tavernes où il y avait le plus de rixes, les ruelles où on tuait et dépouillait les gens ivres, les auberges les moins chères, les tripots où on faisait des paris. Elle sourit largement, et ça lui fit presque mal, de sourire après tout ce temps : mais c'était une bonne douleur, dont elle ne se serait passé pour rien au monde.

– Suivez-moi.

Ils la suivirent. Et c'était une drôle de meute qui parcourut les rues de Braavos. Un guerrier immense au visage brûlé tenant son destrier de guerre, une jeune femme balafrée aux yeux d'or juchée sur une jument noire, suivant une gamine dépenaillée, et suivis par une louve de la taille d'un poney.

Eh bien, c'était toujours un début. Après tout, ils n'avaient pas l'intention de rester à Baavos éternellement…

FIN

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(Et ils vécurent heureux pour toujours et… Oh, attendez. Non, ils n'ont pas fait ça. Parce qu'on parle du Trône de Fer après tout, et peut-être qu'un jour j'aurais l'inspiration pour écrire une suite sanglante et horrible et douloureuse. Gloire a George R. R. Martin, le Maître).

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Et c'est avec une pointe de nostalgique que je vous dis au revoir, tout le monde x) En espérant que cette fic vous ai plu, et que, si vous aimez le fandom d'Harry Potter, ou celui de Bleach, ou celui de Star Trek ou des Avengers ou... Enfin bref, en espérant vous retrouver sur une autre de mes fics !

Bye !