D'abord, il y a l'attente.
Ce moment magique où tout est possible.
L'anticipation de l'acte, le désir qui monte, peu à peu, les pupilles qui se dilatent, le cœur qui s'emballe, les mains qui se font moites, la gorge qui s'assèche.
Puis arrive le frôlement. Des mains qui effleurent, doucement, patiemment.
Le trop plein de salive qui tout à coup monte à la bouche, la langue qui se souviens, qui veut tout, tout de suite, mais la volonté s'en mêle, alors le désir deviens frustration.
Puis, quand les mains s'activent, l'effeuillement commence, doucement, un bruit de soie quand le déshabillage se fait, révélant l'objet du désir.
Les mains se font tremblantes, hésitantes, mais déterminées.
Mis à nu, l'objet de la passion n'a plus qu'à se laisser faire.
La bouche se rapproche, des lèvres effleurent, un coup de langue, et l'excitation est à son paroxysme.
Un grondement dans la gorge se fait entendre, car le moment est enfin arrivé. La prise en bouche est immédiate, le désir était trop fort, la volonté n'a pas résisté.
Les neurones de la raison grillent tous les uns après les autres, ne restent plus que ceux du plaisir.
La langue se met en mouvement en même temps que la succion délicieuse, le plaisir est sans fin.
La langue tourne, caresse, enlace, le ballet est une pure merveille, le bonheur n'a jamais été aussi fort.
Ce court moment d'éternité, cet instant où l'humain et le divin se côtoient et se tutoient, ce moment où l'homme comprend enfin quelle est sa place dans l'univers.
La langue accélère, les dents effleurent mais sans jamais mordre, la succion se fait plus forte, le plaisir aussi.
Le moment est presque finit, le cerveau est complètement déconnecté du monde extérieur, pourtant on voudrait que ce moment dure toujours.
La fin est proche, le plaisir est trop grand, les instincts rentrent en action, cout-circuitent le reste.
La gorge avale, trop tôt, bien trop tôt.
Merlin ! N'arriverait-il donc jamais à finir de sucer un bonbon au citron en entier sans craquer et l'avaler ?
Hi hi, c'est rien, petit délire...
