Et...
Voici le premier chapitre !
Je remercie ceux qui m'ont mis des reviews, ça fait toujours plaisir, surtout quand on commence une nouvelle fanfic. Sinon juste pour information, je vais d'abord écrire la suite de ma première fiction ( Les yeux verts ) avant de poster le chapitre deux de celle-ci.
Et encore pour information, je ne sais pas si j'aurais un rythme de publication, car je suis assez irrégulière à ce niveau là, et en plus avec les cours et tout le tralala... Enfin, j'essayerais de poster le plus souvent possible.
Voili, voilou.
Bon, je vais pas vous embêter plus longtemps, donc bonne lecture !
By Oxum, divinité brésilienne ( hé ouais ;p )
Chapitre 1 : Dérapage inattendu
Les deux premiers pas. Elle avait à peine fait deux pas à l'intérieur de l'immense bâtiment que le même rituel cruel recommençait, comme chaque jour de la semaine.
- Alors l'intello, tu as essayé de te maquiller ce matin ? On dirait une sorcière.
Les autres membres de l'équipe de foot éclatèrent de rire, alors que la jeune fille baissait résolument la tête, essayant de paraître le plus détaché possible.
Elle traversa le hall d'un pas rapide, une petite pile de livres pressée contre sa poitrine. Elle évitait tous les regards qui pouvaient se poser sur elle, sachant pertinemment que si elle les croisait par mégarde, une pluie d'insultes plus horribles les unes que les autres tomberaient pour écraser le peu de confiance en elle qui lui restait.
Elle avait le sentiment d'être une moins que rien, une de ces personnes que les gens prenaient pour leur punching-ball, et que le pire dans tout ça, c'est que cela leur paraisait le plus normal. Ils l'avaient prise pour cible, et jusqu'à la fin de l'année, elle devrait encaisser les coups, elle devrait encaisser la douleur. Elle avait tout le lycée à dos.
La jeune fille arriva dans le couloir menant aux salles de sciences. Elle longea le mur, le collant tellement qu'elle aurait pu disparaître à l'intérieur si elle le voulait.
Ce fut presque une petite victoire quand elle arriva en salle de physique : de tout le long du trajet elle n'avait eu droit cas une seule insulte. La journée commençait plutôt bien.
Elle alla jusqu'à sa place, sous le regard de son voisin de table, qui souriait d'un air narquois, l'air de dire : « cool, on va enfin pouvoir s'amuser ».
La jeune fille posa ses livres sur la table et laissa tomber son sac au sol.
Le cours commença comme d'habitude par un long discours de la professeur sur l'importance qu'avait la chimie dans la vie de tous les jours, et à quel point la physique-chimie était une matière entièrement indispensable du collège jusqu'à la terminale. Et comme d'habitude – à croire que c'était toujours la même chose – , son regard survola toute la classe, pour atterrir sur la blonde du dernier rang.
- Chase, au tableau.
Annabeth Chase, dix-huit ans tout rond, soupira.
La blonde aux yeux gris descendit de son tabouret, et son coeur rata un battement, quand elle vit une foule de jambes lui barrer le chemin, prêtes à se soulever à chaque instant pour avoir le privilège de la faire tomber, ou minimum de la faire trébucher.
Vaillamment, elle franchit tous les obstacles, et avec un sourire triomphant sur le visage, elle tendit la main pour attraper le gros stylo feutre bleu. Mais alors que ses doigts le frôlaient presque, son pied buta contre quelque chose d'inconnu, et elle eut juste le temps de baisser les yeux pour comprendre qu'ils avaient osé jeter une trousse juste devant elle, comme barrage ultime.
Annabeth trébucha lamentablement et eut le réflexe stupide de se raccrocher au bureau de la professeur, son front cognant violemment contre la bordure grise de la table. Pendant quelques secondes, elle ne vît que la pièce tournant autour d'elle, et les rires à peine étouffés de ses sois-disant camarades.
Quand elle reprit un peu ses esprits, Annabeth comprit qu'elle était en route vers l'infirmerie, accompagné par une des élèves de sa classe. Elle entra dans la pièce sans fenêtre et minuscule, et une bonne femme vêtue de blanc leva les yeux de son ordinateur, lui lança un regard dédaigneux.
- Encore vous !
Ainsi était la magnifique vie de Annabeth Chase. Oh, en dehors du lycée, tout allait pour le mieux, et elle n'était le souffre-douleur de personne ; ce qui créait d'ailleurs un contraste énorme entre ce qu'il se passait pendant les cours et ce qu'il se passait à l'extérieur.
Toujours le même rituel qui ressemblait à un cauchemar sans fin : Cours. Insulte. Cours. Insulte.
Et parfois, dans ses rêves, elle s'imaginait torturant ses bourreaux un par un, et qu'ils la suppliaient à genoux de leur laisser la vie sauve, et qu'en échange ils seraient ses esclaves pour l'éternité. Et elle bien-sûr, en reine impitoyable, ne leur faisaient espérer aucune chance de survie.
C'est après plusieurs heures que Annabeth pu se libérer de ses chaînes ; la sonnerie avait annoncé la fin des cours. Légère comme une plume, elle dévala à vive allure les marches devant l'entrée, et dépassa le lourd portail avec pour inscription Brooklyn's High-School.
Elle commença seulement à ralentir en arrivant dans les vieux quartiers de New York, avec ses rues grises et délabrées, qu'elle adorait pourtant. Elle flânait maintenant tranquillement, au milieu du trottoir, la tête tournée vers les vitrines colorées des magasins.
Annabeth s'arrêta sur une qu'elle appréciait particulièrement, celle de la seule boulangerie à des kilomètres à la ronde, tenue par un couple de frenchy évidemment. Après tout, elle subissait les moqueries des gens de son âge vingt-quatre heures sur vingt-quatre, alors n'avait-elle pas le droit de noyer sa peine dans quelques douceurs ? Et non, ce n'était pas une excuse pour pouvoir s'offrir des petits gâteaux.
Elle ressortit, une boîte rose remplie de macarons sous le bras. Elle en donnerait à ses demi-frères au retour.
Annabeth continua encore quelques mètres sur la rue, et elle descendit dans les couloirs du métro, toujours bondé, sauf aujourd'hui : il y avait des travaux sur la ligne. Elle n'attendit pas sur le quai et pu monter dans le train dès son entrée en gare. La rame étant presque vide, elle décida de s'asseoir sur une petite banquette rabattable. Pour une fois, elle n'était pas compressée entre deux personnes, la joue collée contre la vitre.
Elle adossa sa tête sur cette même vitre, et ses épaules se relâchèrent. Elle laissa ses pensées divaguer, ne faisant plus attention aux autres personnes qui l'entouraient. Lentement, et sans qu'elle ne s'en rende compte, elle tomba dans le sommeil, bercée par le tangage régulier du train.
Quand ses paupières se rouvrirent, le premier réflexe qu'eut Annabeth se fut de regarder l'heure. Elle sursauta en comprenant que sa petite sieste n'avait pas été aussi courte, et qu'elle était maintenant en retard pour rentrer chez ses parents.
Elle regarda autour d'elle, et se rassura un peu : il ne restait que quelques stations de métro avant celle qu'elle prenait toujours après les cours.
Annabeth vérifia que rien ne lui manquait, et que l'on ne lui avait pas volé son portefeuille durant son sommeil. C'est seulement quelques minutes après qu'elle remarqua qu'une personne assez étrange c'était assise en face d'elle.
Vieille et bizarre. C'est deux adjectifs correspondaient parfaitement à la dame d'une cinquantaine d'années fripée comme une harpie, et barbouillée de rouge à lèvres et de poudre pour paraître bronzée. Ses vêtements s'accordaient parfaitement avec son visage : une sorte de manteau rose et velu, ressemblant vaguement à un peignoir, par-dessus un pantalon à fleurs sur fond blanc. Et pour coroner le tout, sur ses grosses cuisses fleuries, se trouvait une saucisse sur pattes, alias un chihuahua.
Le chihuahua, plus féroce qu'il en a l'air, regardait Annabeth en soulevant les babines, montrant les crocs. La vieille en peignoir lui tapota la tête d'une main.
- Calme-toi fiston.
Fiston ? D'accord. Annabeth se trouvait en face d'une folle qui était l'exact opposé de sa grand-mère et qui appelait son chien fiston. Elle pria silencieusement pour pouvoir sortir et s'échapper le plus vite possible de cette dame plus qu'étrange.
Ce fut un véritable soulagement quand elle entendit le conducteur annoncer d'une voix complètement incompréhensible sa station de métro. Elle se leva en essayant de paraître naturelle, en se dépêchant quand même un peu plus que si elle avait été dans une situation normale.
Le reste du trajet se passa sans encombres, et Annabeth réussit à inventer une excuse pour son père et sa belle-mère en arrivant à la maison. Comme promis, lors du dîner, elle sortit la boîte de macarons de son sac, et comme prévu, ses deux demi-frères se jetèrent dessus.
Et c'est complètement lessivée qu'Annabeth remonta dans sa chambre, retrouvant ainsi son univers adoré, sans les cris parfois énervant de ses cadets. Elle s'étendait sur son lit, bras et jambes en étoile.
Elle tâta son matelas d'une main, cherchant la télécommande qui était toujours coincée entre deux coussins. Annabeth appuya sur le bouton du haut, et la radio s'alluma.
Elle resta quelques secondes les yeux fermés, toute son attention étant concentrée sur le titre qui passait.
Soudain, Annabeth eut une drôle d'impression, le genre de pressentiment qui en général, ne vous trompe pas. Elle se redressa de son lit, et d'un seul coup, toutes les lumières s'éteignirent.
Elle entendit son père descendre dans le sous-sol, sûrement pour essayer de rallumer le disjoncteur.
Annabeth se releva entièrement, et elle se traîna jusqu'à sa fenêtre. Dehors, la pluie battaient les carreaux, et le tonnerre grondait au loin. Toutes les maisons du quartier n'avaient plus de lumière. Elle resta longtemps devant la vitre, observant la pluie tomber en abondance, et comptant les secondes entre l'apparition d'un éclair et le grondement de son impact au sol. L'orage était proche.
Alors qu'un énième filet de lumière déchirait le ciel, Annabeth cru voir en contrebas, dans son jardin, une silhouette se mouvant entre les buissons. Mais la seconde d'après, elle avait disparue, et Annabeth mit cette apparition sur le compte de son imagination.
Elle aurait encore pu croire que c'était son imagination qui lui jouait des tours si cette même silhouette n'avait pas sauté sur le rebord de la fenêtre.
Annabeth recula d'effroi et elle se plaqua contre sa porte, le plus loin possible de la chose, qui semblait-il était humaine.
L'ombre féminine, entièrement vêtue de noir et le visage caché dans l'ombre, la jaugeait du regard, perché sur la minuscule surface de béton qui dépassait du mur. Le sang d'Annabeth ne fit qu'un tour, et elle se jeta dans le couloir, claquant violemment la porte de sa chambre.
Elle descendit en trombe les escaliers, manquant plusieurs fois de se casser la figure, et elle tomba sur son père, qui venait de sortir du salon.
- Annabeth, qu'est-ce qui se passe ? Je t'ai entendu crier.
- Dehors... commença-t-elle, essoufflée. Il y a une personne qui...
Au même moment, la sonnerie de la porte d'entrée retentit, la faisant sursauter. C'est sans même attendre qu'on lui ouvre la porte qu'un jeune homme blond entra, trempé jusqu'aux os, des mèches de cheveux plaquées sur son front.
Annabeth dévisagea son meilleur ami et voisin, et qui ne lui avait plus donné signes de vie depuis des semaines.
- Luke !
Luke Castellan, grand blond aux yeux bleus et âgé de deux ans de plus qu'Annabeth, ressemblait à un clochard avec ses vêtements tachés de boue et son sweat déchiré par endroit, dont deux grandes fissures au niveau de son t-shirt, étant parfaitement parallèles et de même longueur.
Annabeth remarqua derrière lui, à l'extérieur, sa voiture qui dans la précipitation, avait été garé à moitié sur le trottoir.
Elle vit alors que Luke la fixait, une lueur presque féroce dans les yeux.
- Annabeth, il faut que tu partes. Maintenant.
Elle entrouvrit les lèvres pour protester, mais elle sentit alors quelque chose de froid et dur contre sa gorge.
- Ne m'oblige pas à te traîner jusqu'à la voiture.
Luke avait pointé une épée sur elle.
Finish !
Pour écrire ce chapitre j'ai écouté... du rock en faite.
Allez, à la prochaine !
