Voici le chapitre 3 de ma fiction !

Alors, dans ce chapitre, l'histoire commence petit à petit à prendre forme. Il n'y a pas beaucoup d'action dans celui-là, mais c'est surtout un chapitre narratif. Bref, j'espère qu'il vous plaira !

Désolé s'il reste quelques fautes d'étourderie ou d'orthographe !

Allez, bonne lecture !

By Oxum divinité brésilienne


Chapitre 3 : De l'autre côté

Bureaux de l'Entreprise Dare, New York, 23 heures

Dans la pièce entièrement plongée dans la pénombre et seulement éclairée par les lumières de la grosse pomme qui filtraient à travers la baie vitrée, une personne se trouvait, au centre de la salle, assise sur un étrange tabouret à trois pieds. Au milieu de ce désordre où était éparpillés des tableaux et des livres à même le sol, la silhouette féminine peignait consciencieusement, donnant des coups de pinceaux avec légèreté, et elle déclara à voix haute, reposant l'ustensile sur le chevalet.

- J'ai terminé, murmura-t-elle, avant de se retourner et de faire face à la fenêtre.

Son visage fut dévoilé à la lumière, et ses yeux verts clairs brillaient dans l'obscurité. Son visage pâle et parsemé de tâches de rousseurs était encadré par de longues boucles rousses qui lui donnait un air un peu plus jeune, et plus espiègle, aussi. La simple robe blanche qu'elle portait frôlait le sol, et elle dû la relever afin de pouvoir marcher sans être embêtée.

La jeune femme rousse se leva, faisant quelques pas vers son mentor, debout devant la baie vitrée, et dont l'ombre coupait en deux le bureau qui se trouvait derrière lui.

- Grâce à mes visions et aux informations que nous avons pu récolter, j'ai pu établir un portrait parfait de la fille que nous cherchons...

Elle se rapprocha un peu plus de la silhouette masculine, posant doucement une main sur son épaule, le ton de sa voix changeant brusquement.

- Ce n'est plus qu'une question de temps avant qu'elle ne soit capturée...

Ses doigts glissèrent le long de sa nuque, farfouillant dans ses mèches brunes, tout en cherchant à trouver son regard.

- Tu es encore perdu dans tes pensées ?

Il ne lui répondit pas, ses yeux virées vers l'immeuble qui se dessinai au loin, et ses pupilles remontèrent la façade de l'Empire State Building, avant d'arriver au sommet. Il ferma les paupières quelques secondes, et les rouvrit aussitôt, l'Olympe apparaissant un bref instant au-dessus de la tour, surplombant New York.

Il s'apprêta à lui répondre, quand un bruit se fit entendre, à l'autre bout de la pièce.

La porte à double battant s'ouvrit lentement, laissant apparaître une autre silhouette, qui s'avança jusqu'à eux.

C'était l'ombre qui quelques heures plus tôt chevauchait un pégase noir, tout en essayant, en vain, d'arrêter la route à deux demi-dieux qui se dirigeaient vers la colonie des Sang-mêlés. Elle enleva la cagoule qui recouvrait sa tête, et lâcha un soupir retentissant, qui troubla le silence ambiant.

Ayant presque le même âge que les deux autres personnes présentes dans la salle, elle semblait pourtant être plus vieille, notamment à cause de ses cheveux noirs coupés courts et striés de mèches bleues électriques, de la couleur de ses yeux. Deux piercings trônaient sur son arcade droite, et d'autres longeaient le contour de chacune de ses oreilles, lui donnant un look punk.

Sa tenue également complètement sombre la rendant invisible au milieu de la nuit noire, lui permettant de se camoufler et d'espionner qui elle voulait.

- Tu as réussi à les arrêter, Thalia ?

La dite Thalia secoua négativement la tête, essoufflée.

- Non. Ils ont été trop rapides, et ce fils d'Hermès a réussi à s'enfuir avec elle grâce à ses sandales ailés. Je n'ai pas pu les suivre, à cause de la barrière magique qui entoure leur colonie.

La silhouette masculine se retourna vers la fille de Zeus, plantant ses yeux dans les siens, ce qui la déstabilisa.

- Tu étais sûre que c'était elle ? demanda-t-il.

Thalia garda le silence un court instant, avant de continuer.

- Je pense oui. Et vue la réaction de Luke Castellan, je n'ai plus aucun doute.

- Très bien. Dans ce cas, nous mettrons notre plan à l'exécution dès demain.

- Mais... et leur barrière magique ? Comment allons-nous la traverser ?

Un sourire s'afficha sur le visage du demi-dieux, qui échangea un bref regard avec la jeune femme rousse à côté de lui.

- Un de nos espions est déjà sur le terrain. Il nous aidera à infiltrer la colonie.

La fille de Zeus fronça soudainement les sourcils.

- Ne me dis pas que tu as fait appel à « zombie mean » ! Ce mec est bien trop jeune, et en plus, il nous a rejoint tout récemment...

- Thal's... C'est la meilleure personne que nous pouvions choisir. Et il nous sera d'une très grande aide pour la suite.

- Mouais...

La silhouette masculine s'approcha d'elle, et Thalia essaya de cacher son trouble quand une envoûtante odeur salée envahit ses narines. Elle continua cependant à le fixer, impassible et entièrement immobile.

- De toute façon, tu feras aussi partie de l'intervention, alors si tu veux, tu pourras garder un œil sur lui.

Il l'observa, ses pupilles émeraudes cherchant comme à lire dans son âme. La fille de Zeus désigna ensuite la jeune femme rousse qui était restée en retrait, à quelques mètres d'eux.

- Et toi Rachel ? Tu as eu de nouvelles visions ?

Rachel Elisabeth Dare indiqua le chevalet appuyé contre le mur, où était la toile qu'elle venait de finir de peindre.

- Assez pour pouvoir faire un portrait précis de la fille d'Athéna.

D'un même mouvement, ils tournèrent tous la tête vers le tableau représentant celle qui cherchait depuis des jours, la dernière fille de la déesse de la sagesse, les cheveux blonds attachés en queue de cheval, portant un t-shirt orange de la colonie et un poignard à la main, regardant les monstres autour d'elle avec ses yeux orageux, prête à en découdre.


C'est avec un soupir de mécontentement que Annabeth ouvrit les yeux, tout en balançant ses jambes à l'extérieur du lit. Elle resta un instant à contempler le plafond, qui consistait à un lit juste au-dessus du sien, dont les draps n'avaient pas été défait depuis des mois.

La fille d'Athéna écouta le silence dans le bungalow où elle avait été assignée, à cause de sa descendance divine, comme Luke avait essayé de lui expliquer hier. Elle avait d'abord cru qu'elle avait atterri dans un asile de fou complètement accro à la mythologie grecque, mais les événements surnaturels de la veille avaient vite dissipé ses doutes. Ce qu'elle avait vu la nuit dernière était réelle, et la fille qui se trouvait sur ce pégase avait bien tenté de la tuer en lui balançant des éclairs.

Annabeth se leva entièrement, debout au milieu de la pièce remplie d'étagères et de tables d'architectes, où aucun bruit, à part celui de sa respiration et ceux extérieurs, ne venait troubler le calme et l'ambiance studieuse qui émanait de cet endroit. Elle était arrivée ici seule, avait passée la nuit seule, et se réveillai maintenant seule. Le bungalow d'Athéna était résolument vide, et elle se demanda pendant une seconde si les lits autour d'elle avait été un jour occupés.

La jeune femme blonde décida de ne pas rester une minute de plus ici, et elle sortit en trombe de la cabine.

Ce qu'elle vit à l'extérieur la laissait figée. La nuit dernière, elle avait bien remarqué des bâtiments alignés et semblant former une sorte de " U " inversé, mais le fait qu'il n'y ai aucune similitude entre ces bâtiments la rendait perplexe. Annabeth les observa plus attentivement, et ses connaissances de la mythologie permirent de trouver finalement une signification : chaque bungalow représentait un dieu, et elle identifia assez rapidement celui qui se trouvait en face du sien, grâce à la forte odeur de parfum qui en émanait et la toiture rose.

Les filles de la déesse de l'amour la reluquaient de haut en bas, et Annabeth en était sûre, elles murmuraient des choses à son sujet. La fille d'Athéna eut alors une douleur dans le bas ventre, comme à chaque fois qu'elle retournait au lycée, et que des filles sur-maquillées et allumeuses l'entouraient, lui crachant des insultes.

Elle utilisa sa meilleure attaque, l'ignorance, et elle se dirigea en courant vers le grand corps de ferme aux volets bleus, là où Luke lui avait dit qu'ils se retrouveraient.

Quand la fille de la déesse de la sagesse arriva sur le perron de ce que les demi-dieux appelaient " La Grande Maison ", elle marqua un temps d'arrêt, entendant des voix provenant de l'autre côté de la porte. Annabeth reconnu aussitôt celle de son meilleur ami blond, et une autre inconnue, plus chevrotante.

- Il a aussi rejoint leur côté, soupira l'autre personne. Ils nous on prit de court, comme d'habitude.

- Au point où on en est, un demi-dieux de plus ou de moins... ça ne change pas grand-chose.

C'était Luke. Annabeth posa son oreille sur le pan de bois, écoutant attentivement.

- Depuis la Grande Guerre et la mort de Chiron, les pensionnaires désertent la colonie. Nos ennemis doivent maintenant être largement en supériorité numérique par rapport à nous, et ce qu'on fait les dieux n'arrange pas la situation... Tu as quand même réussi à repérer d'autres sang-mêlés ?

L'autre personne lâcha un bêlement, et Annabeth sursauta de surprise. La porte céda brusquement, et trois têtes posèrent des yeux écarquillés sur la fille d'Athéna, qui se tenait immobile, debout dans l'embassadure de l'entrée. Elle avait en face d'elle une salle recouverte de lambris sur les murs et de parquet au sol, avec une grande table au centre et une cheminée à l'est. Les flammes crépitaient, alors que son meilleur ami était assis dans un vieux fauteuil et que deux inconnus s'étaient placés sur des chaises autour de la table, tournés vers Luke.

Un silence désagréable s'installa, que le fils d'Hermès s'empressa de briser.

- Ah, justement, j'allai venir te chercher, Annabeth.

Il s'interrompit de lui-même, affichant soudain un sourire gêné.

- Au faite... encore désolé pour ce qu'il s'est passé avec l'Oracle, hier soir. Je... je ne pensais pas qu'elle tenterait de t'agresser.

Le souvenir de la momie aux orbites vides revint à la fille d'Athéna, et un frisson lui parcourut l'échine.

- Ce n'est pas grave, répondit-t-elle. Je suis habitué à voir des choses bizarres, maintenant.

Elle reportait son regard sur un adolescent en t-shirt vert qui tenait des béquilles entre ses jambes. Ses cheveux bouclés roux lui tombait sur les yeux, et une casquette de rasta avait été négligemment mise sur sa tête. A côté de lui, une jeune fille assez petite l'observait, intriguée. Le teint mat et les yeux sombres, elle était assez intimidante, et la barrette en forme de tête de mort qu'elle avait dans les cheveux n'aidait pas.

Luke se leva de son siège, désignant les deux adolescents.

- Je te présente Grover et Bianca Di Angelo. Bianca est une pensionnaire de la colonie et Grover un...

Le Grover en question se redressa subitement, poussant un nouveau bêlement qui fit encore une fois agrandir les yeux d'Annabeth. Il s'approcha d'elle tout naturellement et lui serra la main.

- Salut ! Je me présente, Grover Underwood, chef du conseil des Sabots Fendus et également satyre de haute renommée dans le monde olympien. Je suppose que tu es la fameuse Annabeth ? La dernière fille d'Athéna, c'est ça ? Tu sais, depuis que Luke est revenu, il n'arrête pas de parler de t...

Une main se plaqua violemment contre sa bouche.

- Tu peux pas la fermer de temps en temps, Biquet ? Ça ferait du bien à tout le monde.

Le fils d'Hermès enfonça ses mains dans les poches de son jeans.

- Excuses-le, Anna, mais les nouveaux pensionnaires se font tellement rare, que dès qu'il en voit un, il perd les quelques neurones qu'il possède.

- Hey ! protesta Grover.

Bianca se retint de sourire face à la réaction du satyre. Luke et lui ne pouvait pas s'empêcher de se charrier dès qu'ils en avaient l'occasion. Alors qu'une ambiance détendue régnait à présent, le cerveau d'Annabeth buta sur un détail.

- Attendez... vous avez dit un satyre ? Donc ça veut dire que...

Elle regarda Grover d'un œil nouveau, son regard descendant vers ses jambes.

- A moitié bouc ? Ouais, tu as tout compris, approuva l'adolescent à la casquette de rasta. Oh faite, Luke, tu lui as fait visiter la colonie ?

- Non, je dois aller m'entraîner à l'arène aujourd'hui. C'est Bianca qui va se charger de ça.

Il jeta un regard entendu à l'adolescente brune et sortir précipitamment de la Grande Maison, saluant le petit groupe d'une main avant de disparaître de leur champ de vision. Bianca se tourna vers Annabeth :

- Alors, on y va ou pas ? demanda-t-elle.

Le soleil était déjà à son zénith quand ils retournèrent à l'extérieur, et les quelques demi-dieux de la colonie étaient presque tous à leurs activités. Grover avait finalement décidé de les suivre, et Bianca expliqua en détails la signification de chaque bungalow, et les autres signes mythologiques présent dans la colonie. Ils visitèrent le terrain de tire à l'arc, la forge, les bords du lac et les écuries. Annabeth en oubliait cependant pas les regards suspicieux des pensionnaires, malgré l'enthousiasme dont faisait preuve le satyre et Bianca. Alors que Grover avait réclamé une pause et qu'ils s'étaient assis sur la plage, une question brûla les lèvres de la fille d'Athéna.

- Et toi Bianca, qui est ton parent divin ?

L'adolescente devint brusquement blanche, secouant ses mains recouvertes de sable, enlevant la barrette à tête de mort de ses cheveux.

- Dieu des Enfers, dit-elle simplement. Je suis la fille de l'un des Trois Grands.

- Hadès ?

Un éclair retentit au loin, et Annabeth leva automatiquement la tête, alors que des nuages menaçant s'amoncelaient au-dessus de New York.

- Évite de prononcer leurs noms, déclara le satyre en désignant le ciel qui s'assombrissait. Ils n'aiment pas trop ça.

- Je doute qu'ils s'intéressent à ce que nous disons d'eux de toute façon, murmura Bianca, et elle lâcha un soupir, ce qui lui attira un regard lors de reproches de la part du satyre.

La fille d'Athéna comprit qu'elle venait de toucher un sujet sensible, mais la curiosité l'emporta et elle décida de pousser la conversation un peu loin, tout en évitant de surveiller le ciel trop souvent.

- Il n'y a pas d'autres enfants des Trois Grands ?

Cette fois, le satyre et Bianca lui répondirent en même temps, beaucoup trop vite pour que cela puisse paraître vrai.

- Non.

Devant la tension qui émanait d'eux et leurs visages renfermés, Annabeth sentit clairement que si elle continuait à leur poser des questions, elle allait déclencher de nouveau la foudre ou un autre événement surnaturel du genre.

Le reste de la journée s'écoula lentement, et la nuit était tombé depuis plusieurs heures quand elle put retourner à son bungalow, après avoir assisté au feu de camp et s'être fait présenté par Luke, le chef de la colonie, à tous les pensionnaires.

Le début de la fête avait alors débuté, et devant les chants des enfants d'Apollon et provocateur de certains sang-mêlés survoltés, la fille d'Athéna avait préféré s'éclipser.

Elle se laissa tomber sur le lit de camp, épuisée par cette journée et la soirée de la veille. Elle laissa ses pensées divaguer sur l'étrange attitude de Grover et Bianca, et malgré le fait que chaque adolescent présent dans cette colonie était un demi-dieu et avait un parent Olympien, elle n'en avait pas vraiment appris plus sur les dieux que ce qu'elle savait déjà.

La conversation qu'elle avait surprise entre Luke, le satyre et la demi-déesse tournait aussi en boucle dans son esprit, et Annabeth avait beau la tourner et la retourner dans tous les sens, elle n'y trouvait aucune signification, à part le fait que la plupart des demi-dieux avaient quittés la colonie des Sang-mêlés.

Il c'était passé quelque chose. Et cette sois-disant guerre dont elle avait entendu parler était certainement la cause principale. D'ailleurs, l'ambiance lourde et pesante qui régnait à la colonie ne devait pas aider, et Annabeth se demanda soudain ce qu'elle faisait ici.

La dernière enfant d'Athéna. Celle qui s'était faite agresser par l'Oracle. La petite nouvelle qui était amie avec le chef de la colonie. La fille qui posait des questions gênantes sur les dieux. C'est ce qu'elle était aux yeux de tout le monde, et même de Luke.

A part le fils d'Hermès, elle ne connaissait personne ici. Mais connaissait-elle véritable Luke ? Non.

Annabeth n'avait aucune raison d'être là.

A ce moment-là, son regard se posa sur la seule chose qu'elle avait pu prendre avec elle la nuit dernière : son téléphone portable, qu'elle gardait toujours dans sa poche. Elle l'alluma, et une photo de ses deux demi-frères s'afficha sur l'écran.

Elle se souvenait de ce jour-là, quand ils étaient tous allés au nouveau parc d'attraction qui avait ouvert en banlieue de New York. Bobby et Mathew avaient passé les trois heures suivantes a crié comme des demeurés sur les montagnes russes.

Annabeth se leva, remis son portable dans sa poche, et elle regarda la porte fixement devant-elle. Elle inspira profondément, eut une dernière pensée pour le fils d'Hermès, et elle sortit du bungalow d'Athéna.

Cette nuit, elle retournerait à Brooklyn, chez elle.


Fin du chapitre !

Pour l'écrire, j'ai écouté une chanson des Black Eyed Peas.

Alors, si jamais vous avez des questions sur ce chapitre, ou si vous voulez tout simplement donner votre avis et que je puisse le lire, c'est review !

A la prochaine pour le chapitre 4 !