Voici le chapitre 6 de ma fanfiction Safe and Sound ! :)
Alors, tout d'abord, je tiens à m'excuser pour le retard ENORME que j'ai pris sur mes deux fanfictions, et je sais à quel point cela est chiant, car je lis des fanfictions d'autres auteurs régulièrement, et je déteste attendre la suite ! :/ Mais pour ma défense, je suis arrivée dans un nouveau collège pour l'année de troisième, et je suis donc passée de l'enseignement public à celui du privé, et évidemment, il faut que je bosse beaucoup plus que l'année dernière. En plus, avec la préparation du brevet, les contrôles, et toutes ces leçons merdiques que je dois apprendre chaque soir, je n'ai pas le temps de souffler.
Bref : tout ça pour vous dire que j'ai eu le temps d'écrire seulement quand j'étais malade, clouée dans mon lit, obligée malheureusement à rester à la maison. Et je tiens aussi à préciser que, au moment où j'écris cette phrase, je suis encore malade ( je vous passe les détails pas ragoûtants ;D )
Alors, parlons un peu de ce qui nous intéresse vraiment maintenant !
Dans ce chapitre, comme dans le précédent, il y a un flash-back en introduction. Et qui dit Flash-Back, dit retour sur image plusieurs années en arrière. On en apprendras un peu plus sur le passé de Luke, même si tout reste encore assez mystérieux. Ensuite, je vous fais cadeau d'une deuxième rencontre entre Percy et Annabeth ! Cette fois, elle sera un peu plus longue et se prolongera dans le chapitre suivant. Il n'y a pas beaucoup d'actions dans ce chapitre, mais ne vous inquiétez pas, ce sera compensé dans le prochain !
Allez, bonne lecture ! :D
By Oxum, divinité brésilienne
Chapitre 6 : Echidna
POV Auteur
6 ans plus-tôt, New-York
La poussière voletait dans l'air, avant de retomber lentement sur les décombres de l'ancien entrepôt. La nuit était tombée depuis plusieurs heures, et la lune éclairait le tas de gravats d'un halo bleu, à peine masquée par les nuages orageux qui s'amoncelaient dangereusement dans le ciel. Le bâtiment n'était à présent plus qu'un immense tas de pierres et de plaques de métal, tous les murs s'étant effondrés un à un, comme un château de cartes. Malgré le bruit de l'effondrement de l'entrepôt, rien n'avait troublé le calme apparent de cette rue reculée de Brooklyn, où la plupart des maisons et autres bâtiments étaient abandonnés.
Seuls rescapés de l'attaque des cyclopes, deux adolescents, dont un satyre, observaient les ruines silencieusement. Leurs vêtements étaient déchirés par endroit, et leurs bras recouverts de poussières tranchaient avec la couleur orange de leur t-shirt, où on arrivait encore à lire les lettres CHB.
Le plus jeune des deux se jeta sur les décombres, cherchant désespérément au milieu des gravats.
- Thalia... murmura-t-il.
Il s'enfonça dans l'ombre des ruines, ses yeux fouillant chaque recoin, espérant voir une crinière noire striée de mèches bleues sortir de nulle-part.
- Thalia !
Son cri se répercuta sur les murs des immeubles voisins.
- Luke.
Le jeune garçon blond se retourna brusquement, et ses yeux bleus se posèrent sur le satyre, sur son protecteur, âgé d'à peine un an de plus que lui. Ils avaient beau être dans l'obscurité totale, Luke l'entendait pleurer.
- Je suis désolé.
Luke baissa la tête.
- Ils l'ont emmenée, Grov'.
Le fils d'Hermès tomba à genoux, étouffant un sanglot.
- Ils ont emmené Thalia.
Luke se recroquevilla au sol, fermant les yeux, serrant contre lui le dernier souvenir de la fille de Zeus : une barrette pour les cheveux en forme de tête de mort, celle que Thalia avait oublié dans son sac à dos.
Une sensation de froid s'empara brusquement d'Annabeth, et celle-ci fut aussitôt balayée par une autre, une douleur lancinante au niveau de sa tempe gauche. Contrairement à sa tête, tout son corps était entouré d'un halo de chaleur, et elle était parfaite détendue, comme quand elle se réveillait les matins de weekend, dans son lit. Annabeth était maintenant totalement consciente, mais elle garda les yeux fermés, écoutant les bruits autour d'elle.
Il y avait quelqu'un dans la pièce : la fille d'Athéna en déduis automatiquement qu'elle n'était pas chez elle, car aucun membre de sa famille n'avait le droit de rentrer dans sa chambre, sauf autorisation exceptionnelle.
Dans un ultime effort, elle ouvrit lentement les paupières. Annabeth lâcha un grognement quand elle fut éblouie par la lumière dans la pièce, et après plusieurs secondes d'adaptation, sa vision floutée redevint peu à peu normale. Elle resta alors statufié en découvrant où elle se trouvait, et avec qui.
Elle était allongée dans un grand canapé d'angle, dans un salon qui lui paraissait plus que familier. La lumière de l'aube filtrait à travers les fenêtres de la petite cuisine attenante, donnant au séjour un halo orangé.
Deux yeux bleus se posèrent sur elle, tandis que la fille d'Athéna réussit enfin à articuler quelque chose de compréhensible :
- Luke... ?
Le fils d'Hermès garda un visage impassible, son regard perdu dans le vide.
- Ne t'inquiètes pas, Annabeth : tu es en sécurité.
A cette phrase, les souvenirs de la nuit dernière frappèrent la fille d'Athéna comme un coup de poing en plein visage.
Son départ de la colonie durant le sommeil des autres demi-dieux, la créature aux yeux jaunes fluorescent qui l'avait poursuivie dans les rues de son quartier, son retour à la maison de son père, Bianca se faisant enlevée par les monstres de son propre frère, et le trou noir. Comme pour confirmer ses souvenirs, la douleur à sa tempe recommença, et Annabeth posa ses mains sur chaque côté de son crâne.
- Tu t'es pris un sacré coup sur la tête, expliqua Luke. Tu as eu de la chance, connaissant les monstres qui t'ont attaqué, ça aurait pu être bien pire.
La fille d'Athéna avala sa salive, fronçant les sourcils.
- Bianca, est-ce qu'elle...
Le regard du jeune homme blond se perdit à nouveau dans le néant.
- J'ai envoyé un groupe de demi-dieux à sa recherche. Mais pour l'instant, on ne sait pas où elle peut se trouver.
- Les squelettes l'ont enlevée, ajouta Annabeth.
- Je sais, murmura le fils d'Hermès.
La fille d'Athéna fixa la moquette beige au sol, une angoisse sourde et une vague de culpabilité s'emparant soudainement d'elle.
- C'est de ma faute, marmonna Annabeth. Si je n'étais pas partie de la colonie...
Mais c'est justement en prononçant ces mots qu'Annabeth se rappela les raisons qui l'avaient poussée à s'enfuir du camp : l'absence de réponses de la part de son meilleur ami, le doute, l'impression d'évoluer dans un monde complètement fou et où elle n'avait absolument pas sa place.
« - Ah, Castellan ne t'a pas encore expliqué qui nous étions ? »
Le visage du mec aux yeux verts apparut dans l'esprit de la fille d'Athéna, alors que les paroles qu'ils avaient échangés hier soir défilaient clairement dans sa tête.
« -Je te promet de répondre à chacune de tes questions. Sur le camp de la colonie et l'autre, et même celles sur les dieux. Et je sais que c'est ce que tu veux, car comme tous les enfants d'Athéna, tu dois être avide de savoir, non ? »
Elle avait dû mal à l'admettre, mais il y avait des choses de vraies dans ce que cet inconnu lui avait dit. Certes, Annabeth ne voulait pas se mêler de ses histoires de dieux car elle n'avait pas l'impression de faire partie de ce monde, mais c'était surtout parce qu'elle ne connaissait rien de cet univers. Et si elle acceptait de combattre aux côtés de Luke, comment savoir si elle se trouvait dans le camp des gentils ou des méchants ?
Mais la fille d'Athéna le sentait : c'était bien plus compliqué qu'une simple guerre entre le bien et le mal.
Annabeth fut brusquement tirée de ses pensées par le fils d'Hermès.
- Tu me dois une explication, Annabeth. Pourquoi t'es-tu enfuie de la colonie ?
La fille d'Athéna dévisagea celui qui était son meilleur ami depuis l'enfance. Et elle réalisa une seconde fois, qu'en réalité, elle ne savait rien de lui.
- Une explication ? Je crois que c'est plutôt toi qui m'en doit une, Luke, déclara Annabeth, le regard sombre.
Luke semblant surpris quelques instants, haussant un sourcil.
- Moi ? demanda-t-il.
Annabeth se redressa subitement, se mettant en position assise sur le canapé, face à lui.
- Oui, toi. Luke Castellan, fils d'Hermès et chef de la colonie des sang-mêlés, récita la fille d'Athéna, rapprochant son visage du sien.
Luke la regardait toujours sans comprendre, et Annabeth continua sur sa lancée.
- D'abord, ça fait des années que nous sommes amis, et tu ne m'as jamais dit une seule fois que tu étais un demi-dieu, ni que j'en étais une moi-même. Ensuite, tu me captures littéralement pour m'emmener dans une colonie dont je n'ai jamais entendu parler, et j'apprends en plus que tu es leur chef.
Le fils du dieu des voleurs tenta de répliquer quelque chose, mais la fille d'Athéna l'interrompit.
- Là-bas, je me fais attaquer par la momie vivante que vous appelez « l'Oracle », et le lendemain je surprends une de tes conversations qui parle de la mort d'un certain Chiron, et d'une guerre entre les demi-dieux. Et quand j'essaye d'en savoir plus, tout le monde m'ignore.
Annabeth sentait la colère monter en elle, sans qu'elle puisse l'arrêter.
- On me dit qu'il y a qu'un seul enfant des Trois Grands, et pourtant, Bianca a un frère, qui est lui aussi un fils d'Hadès. Et j'ai beau être une demi-déesse, et toi un demi-dieu, je n'ai rencontré aucun dieu olympien pour l'instant.
Un orage retentit au loin, mais la fille d'Athéna l'ignora. Le visage de Luke s'était fermé, et il écoutait Annabeth silencieusement.
- Alors oui, je pense que c'est toi qui me dois une explication, termina-t-elle dans un souffle.
Annabeth attendit, mais seul le silence lui répondit. Le fils d'Hermès gardait la tête obstinément baissée, et c'est au bout de plusieurs secondes d'une attente qui parut interminable pour la fille d'Athéna qu'il se décida à parler.
- Je ne peux rien te dire.
La fille d'Athéna écarquilla des yeux, s'attendant à tout sauf à cette réponse.
- Très bien, déclara-t-elle.
Annabeth se redressa complètement, se levant du canapé. Une fois debout, elle commença à se diriger vers l'entrée de la maison. Luke l'a rattrapa alors qu'elle s'apprêtait à ouvrir la porte.
- Annabeth !
La fille d'Athéna se retourna.
- Si tu veux vraiment avoir des réponses, va à l'Empire State Building, expliqua le fils d'Hermès. C'est là que se trouve l'Olympe.
Et avant qu'il ait pu ajouter quelque chose d'autre, Annabeth se retrouvait déjà dehors.
Annabeth descendait lentement les marches qui menaient aux couloirs du métro new-yorkais, slalomant entre les hommes d'affaires pressés qui allaient s'entasser dans leurs bureaux.
Avant de se diriger vers l'Empire State Building, la fille d'Athéna avait décidé de passer chez elle pour rassurer son père et sa belle-mère : ils avaient été incroyablement compréhensifs et malgré la situation, étonnamment peu surpris. Annabeth avait compris pourquoi : depuis le début, toute sa famille était au courant pour sa descendance divine. Et depuis toutes ses années, ils savaient qu'un jour ou l'autre, Luke viendrait la chercher pour l'emmener à la colonie, en sécurité.
Annabeth s'en rendait compte maintenant : peu à peu, le monde qu'elle connaissait tombait en morceaux.
La fille d'Athéna arriva sur le quai, et elle monta dans la rame du métro, toujours en ignorant les autres passagers.
L'intérieur de la rame était presque vide, et Annabeth n'eut aucun mal à trouver une place assise. Elle se plaça près de la vitre du métro, et elle se plongea de nouveau dans ses pensées alors que le véhicule démarrait et qu'une voix off incompréhensible annonçait la station de métro suivante.
La fille d'Athéna observait distraitement ses pieds posés sur le siège en face d'elle, ses jambes étendues et croisées l'une sur l'autre bougeant au rythme de la rame. Après quelques minutes, le métro s'arrêta devant un quai où les mots « York Street Station » étaient inscrit en majuscules blanches, en contraste avec le mur de briques noires de la station, ce qui permettait à Annabeth de les lire parfaitement, sans que les lettres se mélangent devant ses yeux.
Elle rejeta sa tête en arrière et soupira : à cette vitesse là, elle était encore loin d'arriver devant l'Empire State Building.
La voix du conducteur résonna une seconde fois dans la rame, et les portes automatiques du métro s'ouvrirent pour laisser entrer d'autres passagers. La plupart restaient debout au milieu de l'allée entre les sièges, s'accrochant aux barres métalliques, et Annabeth ne remarqua pas une personne s'approchant lentement d'elle.
- Je ne te pensais pas aussi matinale, Bethy.
Annabeth, surprise, retira ses jambes du dossier du siège, et l'inconnu en profita pour s'asseoir en face d'elle.
La fille d'Athéna se souvenait parfaitement de lui, mais c'était la première fois qu'elle le voyait clairement en pleine lumière, et elle fut troublée durant une seconde quand leurs regards se croisèrent. Elle se rappela alors qu'il avait encore écorché son prénom, et le bref moment d'égarement qu'elle avait eu se dissipa totalement.
- C'est Annabeth, Anna-beth ! articula la fille d'Athéna, détachant exagérément chaque syllabe.
Le mec aux yeux verts semblait ne pas l'avoir entendue, et continua, penchant la tête légèrement sur le côté.
- Où est-ce que tu vas, comme ça ? lui demanda-t-il, comme s'il s'intéressait véritablement à elle, et Annabeth fronça les sourcils.
- Ça ne te regardes pas, répondit la fille d'Athéna, le visage impassible.
Le faux dieu croisa les bras, observant les autres personnes autour de lui. Puis il tourna la tête vers l'extérieur de la rame, les yeux fixés sur le quai.
- Empire State Building ? proposa le mec aux yeux verts, ce qui surprit Annabeth.
- Comment est-que tu...
Il s'enfonça un peu plus dans son siège, les yeux toujours dans le vague.
- Tous les demi-dieux veulent aller à l'Olympe, affirma-t-il.
Le visage d'Annabeth changea brusquement d'expression, affichant maintenant une curiosité à peine dissimulée.
- Tu l'as déjà vu ? demanda la fille d'Athéna, baissant la voix. Tu as déjà vu le Mont Olympe ?
Le mec aux yeux verts hocha la tête.
- Plusieurs fois. Mais c'est assez dur d'y accéder maintenant : l'ascenseur qui monte au six centième étage tombe souvent en panne. Et même si tu as la chance d'arriver au sommet, en général, les portes du palais des dieux sont fermées.
La fille d'Athéna soupira.
- Tu comptes me décourager ?
Le faux dieu esquissa un léger sourire.
- Peut-être, commença-t-il, avant de reprendre un air sérieux. Enfin, si c'est toi qui y va, je pense que les dieux t'accueilleront à bras ouverts.
Annabeth croisa les bras, dévisageant le jeune homme brun en face d'elle.
- Et pourquoi feraient-ils ça ?
- Parce que tu es la dernière fille d'Athéna, expliqua le mec aux yeux verts, et Annabeth se figea. Tu es une demi-déesse puissante, tu es la fille de la sagesse et de la stratégie guerrière...
La fille d'Athéna ferma les yeux.
- Une demi-déesse puissante, vraiment ? Je ne sais même pas me battre...
Le souvenir de l'attaque des squelettes de la nuit dernière et de l'enlèvement de Bianca passa dans l'esprit d'Annabeth. Elle comprenait maintenant qu'elle avait été complètement paralysée par la peur cette nuit-là, alors que la fille d'Hadès affrontait seule les monstres que son propre frère avait fait sortir de terre.
Annabeth serra les poings, ses oncles s'enfonçant dans sa peau.
- Il faut juste que tu t'entraînes et que tu apprennes les bases : le reste viendra naturellement.
La fille d'Athéna rouvrit les paupières, souriant malgré elle. Bizarrement, elle appréciait la compagnie de cet inconnu.
- Tu as l'air de savoir beaucoup de choses sur les dieux et l'Olympe... commença-t-elle.
Le mec aux yeux verts fronça les sourcils.
- Et ? demanda-il.
- Et je me demandais...
Annabeth fit une pause, cherchant ses mots.
- Est-ce que tu es... immortel ?
Le jeune homme brun écarquilla les yeux, la bouche légèrement entrouverte.
- Attends, ne me dis pas que tu as cru que... que j'étais...
La fille d'Athéna se mordit la lèvre, regrettant presque sa question.
- Un dieu ?!
Annabeth leva les yeux au ciel.
- Ne me regardes pas comme ça ! Je n'ai jamais rencontré de dieu de toute ma vie, je ne sais pas à quoi ils ressemblent ! se justifia la fille d'Athéna.
A cette remarque, le mec aux yeux verts éclata de rire, et plusieurs passagers se retournèrent vers lui.
- Je ne suis pas un dieu, déclara-t-il, une lueur d'amusement passant dans ses prunelles vertes.
- Mais tu n'es pas humain.
- Pas entièrement.
Le jeune homme brun se pencha vers Annabeth, et elle fit de même. A présent, leurs visages n'étaient plus séparés que par une dizaine de centimètres. La fille d'Athéna attendait, immobile.
- Je m'appelle Persée Jackson, mais je préfère qu'on m'appelle Percy. Je suis un demi-dieu.
Il avait dit ça tout simplement, mettant le cerveau d'Annabeth en ébullition.
- Attends... Persée ? Comme le fils de Zeus ? Celui qui a coupé la tête à Méduse ?
La fille d'Athéna avait beau le regarder de près, elle avait du mal à imaginer que ce type pouvait avoir plusieurs centaines d'années. Mettant fin à ses doutes, le dit Percy secoua la tête.
- Non, celui-là est mort il y a longtemps. A part le prénom, on n'a rien en commun lui et moi.
- Et qui est ton parent divin ?
Le jeune homme brun s'éloigna d'elle, s'adossant au dossier de son siège. Son regard s'était soudainement assombrit.
- Je te laisse deviner.
Annabeth réfléchit quelques secondes.
- Ce n'est pas Zeus, répondit-elle, le dévisageant de haut en bas. Apollon peut-être ?
- Je suis sûrement le mec le plus nul au tir à l'arc qui ait jamais existé.
- Donc on oublie Apollon.
La fille d'Athéna continuait de le fixer intensément, et Percy pouvait presque voir les rouages de son cerveau tourner à plein régime.
- Hermès ? proposa-t-elle.
- Non.
- Arès ?
- Il me déteste. Je crois que s'il pouvait me tuer, il le ferait.
Annabeth soupira.
- Héphaïstos ?
Percy secoua de nouveau la tête. La fille d'Athéna serra les dents : elle n'arrivait pas à déterminer de qui il pouvait bien être le fils, et cela l'énervait.
- Je peux au moins avoir un indice ?
Le métro venait de rentrer en gare, et les passagers autour d'eux se levaient les uns après les autres.
- Nos parents se détestent, expliqua le mec aux yeux verts, sa voix s'élevant au-dessus du brouhaha ambiant.
- Comment ça ?
- Ils se sont battus pour avoir le contrôle d'une ville, je ne sais plus laquelle, raconta Percy, et Annabeth roula des yeux. Ensuite, il y a eu toute cette histoire avec la guerre de Troie et...
Il s'interrompit brusquement, les yeux dans le vide. Les portes automatiques de la rame s'ouvrirent, les new-yorkais se bousculant pour trouver une place dans le métro. Le train était maintenant bondé, l'ambiance devenant plus lourde qu'il y a quelques minutes.
- Percy ?
Il ne lui répondit pas, fixant un point derrière elle. La fille d'Athéna tenta de se retourner, mais il l'en empêcha.
- On descend, ordanna-t-il.
- Quoi ? Maintenant ?
Avant qu'Annabeth n'ait pu rajouter quoi que ce soit, il la força à se lever, l'entraînant avec lui. Il lui agrippa fermement le poignet, et ils se faufilèrent jusqu'aux portes de la rame, évitant tant bien que mal toutes les personnes autour d'eux. A un moment, la fille d'Athéna percuta ce qui ressemblait à une grosse boule rose fuchsia.
Elle eut tout juste le temps de relever la tête pour s'excuser, mais les mots restèrent coincés dans sa gorge.
- Ce n'est rien, petite fille sage, siffla une vieille dame habillée d'un manteau à plumes roses et barbouillée de maquillage.
Elle caressa le dos du chien qui se trouvait dans ses bras. Le chihuahua observait Annabeth en grognant.
- Fiston n'a rien senti, murmura-t-elle, assez bas pour que la fille d'Athéna soit la seule à l'entendre.
Elle passa sa langue sur ses lèvres, observant Annabeth avec une expression affamée. Cela n'avait duré que quelques secondes, mais la fille d'Athéna avait eu l'horreur de voir que la langue de la vieille femme était fendue en deux, comme celles des serpents. Le chihuahua grognait de plus en plus fort. Si Percy ne l'avait pas tirée en avant, elle serait probablement restée figée sur place.
Ils descendirent rapidement sur le quai, suivant le flot de passagers qui se dirigeaient vers les sorties. Annabeth se laissa guider, avançant tel un automate. C'est seulement quand ils arrivèrent dans un couloir peu fréquenté, qu'elle s'arrêta, forçant l'autre demi-dieu à faire de même.
- Qu'est-ce que c'était ? La vieille dame avec son chien...
Percy se retourna, la regardant silencieusement. Il n'avait pas besoin de lui dire, elle l'avait compris d'elle-même.
- C'était des monstres. Des monstres qui veulent s'en prendre à moi, c'est ça ?
Elle venait à peine de finir sa phrase que, derrière eux, retentit un aboiement. Une voix nasillarde s'éleva du fond du couloir.
- La fille d'Athéna doit mourir.
Fin du chapitre ! ^^
Pour l'écrire, j'ai écouté la chanson " Hall of Fame "
J'espère que ce chapitre vous a plu et que vous n'avez pas été trop déçus !
Alors je n'ai qu'une chose à dire : REVIEWS ! :p
A la prochaine pour le chapitre 7, et bonne vacances !
