Et voila le chapitre 02. J'espère qu'il vous plait, parce que sinon je risque de plus vous "revoir" lire ma fiction (-_-')
En tout cas sachez que si il y a des fautes, je m'en excuse, je suis TRES LOIN d'être parfaite, mais en tout cas j'espère que ça ne gène pas votre lecture !
Dites moi ce que vous en pensez, et bonne lecture !!
Chapitre 02: La fuite.
Point de Vue de Bella.
Je ne savais pas exactement pourquoi, mais je ne parvenais pas à éloigner mon esprit d'Edward. Je ne savais pas non plus pourquoi je vidais mes cartons. Je trouvais sa stupide, mais j'en avais envie. La grande horloge de chez les Cullen sonna. Je me tournais une dernière fois vers ma chambre bien rangée, avant de m'engouffrer au dehors. Quand je sortis de la villa Blanche, je vis Gwendoline et Rosalie, en train de discuter avec animosité. Emmett et Alexandro étaient juste derrière. Alice dévala les marches d'une démarche dansante, pour finalement arriver à côté de moi.
-Allez, on y va, sinon nous allons être en retard ! Chatonna-t-elle
Rosalie grogna, et rentra dans ce qui devait être sa voiture, une décapotable rouge. Alice soupira, et répartit les groupe, comme une petite cheftaine.
-Rose, Emmett, vous monterez avec Mathieu, Jasper et Moi. Je pense que vous avez assez discuté avec Gwendoline. Lâcha-elle en fixant Rosalie. Alexandro, Gwendoline, vous monterez avec Edward, et avec toi. Finit-elle, en me regardant.
Je fus instantanément partagée entre la curieuse joie de rester un peu plus en la compagnie d'Edward, et la tension qu'allait procurer un trajet, aussi court fut-il, avec Alexandro. Gwendoline ne me parlerait pas, mais Alexandro serait bien capable de me rabaisser un fois de plus. Je soupirais, et suivis Edward. Celui-ci sembla contrarié par quelque chose. En bon « gentleman » qu'il était, il m'ouvrit la porte avant de sa voiture, avant de partir à sa place de conducteur. Gwendoline me toisa, furieuse, pour une raison que je ne sue identifier, et je m'assis.
Point de vue d'Edward.
J'étais, pour une raison que j'ignorais totalement, tendu. La jeune fille brune, petite dernière des Bleed, hantait mon esprit. Elle m'intriguait. Elle ne parlait pas, et je n'entendais pas ce qu'elle pensait. Sa voix m'était totalement inconnue. Et, aussi étonnant que cela puisse paraître, elle était merveilleusement attirante. J'avais remarqué la profondeur de ses yeux, et j'aimais m'y plonger... J'y avais tout de suite trouvé plusieurs réponses à mes questions muettes . Par exemple, son regard montrait qu'elle n'était pas heureuse. Ses pupilles étaient ternes, sans vie. Ensuite, elle était facilement gênée. Humaine, elle devait beaucoup rougir. Ma plus grande preuve, était le regard désolé qu'elle avait offert à Esmée, très joliment orné d'un sourire forcé.
Son sourire. Il était magnifique. Je n'avais qu'une envie, le revoir sur son visage emprunt de tristesse.
Il était 8h, aussi, je me rendis dehors. Là, je vis Rosalie qui fulminait. Ses pensées étaient confuses et embrouillées. Elle semblait s'être disputée avec Gwendoline, dont les pensées étaient empruntent à une rage sans précédent. Alice arriva rapidement, mettant un terme aux facéties de Rosalie. Elle répartit les gens à sa manière de cheftaine, ce qui exaspéra Gwendoline. Elle lui lança un regard dédaigneux, et j'entendis les pensées de Jasper hurler. Alice me répartit avec Alexandro, Gwendoline et la fille. J'en fus d'ailleurs curieusement heureux. J'allais passer un peu plus de temps avec elle. J'allais la connaître un peu mieux. Je l'entendis soupirer, en regardant ma voiture. Cette réaction me glaça le sang -si c'était encore possible- : Ne voulait elle pas être avec moi ? L'énervais-je ? Je lui jetais un petit regard, vexé, et la vis regarder anxieusement Alexandro, sans trop s'en rendre compte. Je pus clairement voir dans ses yeux que c'était lui qu'elle ne voulait pas voir. Cette réflexion me fit plaisir, avant de me donner nature à réfléchir: Pourquoi ne le voulait elle pas ? Il était son frère après tout. Les pensées d'Alexandro me revinrent finalement en mémoire: il ne la supportait pas. Elle et son silence. Il éprouvait une haine totale envers elle, sans trop de raison apparente. Je ne su pas exactement pourquoi, mais cela m'énerva grandement.
D'un geste rapide, je me dirigeais vers ma volvo, suivi par la fille. Je lui ouvris la porte côté passager, et m'engouffra dans la voiture. J'entendis les pensées rageuses de Gwendoline, et du me retenir pour ne pas rire. Comment une si petite personne pouvait contenir autant de jalousie ? Même Rosalie en contenait moins au plus profond d'elle même. Gwendoline était vexée que j'apporte plus d'attention à la fille plutôt qu'à elle. A côté d'elle, Alexandro réfléchissait à la meilleure manière de rabaisser encore plus la fille. Décidément, aucun d'eux ne l'aimait. Le seul être de leur famille à ne pas montrer de dégout pour elle était Mathieu. Il la voyait comme une petite cousine. Il ne voulait pas la laisser tomber comme ça. Il l'aidait, mais ne s'impliquait pas plus que ça. Le mutisme de la fille l'avait un peu freiné, et il se montrait beaucoup moins protecteur qu'au début. Selon lui, elle semblait plus être un zombie qu'autre chose. Mais il ne pouvait pas l'abandonner. Il s'en était fait un devoir. Je tournais la tête vers elle. Elle me regardais. Je plongeais mes iris dans les siens, une habitude que je venais d'avoir, à chaque fois que nos regards se croisaient. Étrangement, ses yeux pétillaient, ne la rendant que plus attirante. Je lui souris. Alexandro coupa alors le silence qui c'était installé.
-T'es en quelle classe ? Me lança-t-il.
-Première. Comme, Alice, Mathieu et ta sœur.
Il n'aimait pas que je la désigne comme étant sa sœur. Je jetais un regard en biais à la fille. Elle se mordillait la lèvre, et avait caché son visage derrière ses cheveux, comme par reflex. Cela me frustra. Je ne pouvais plus distinguer ses yeux profond et son visage merveilleusement harmonieux.
-Ah. Et vous avez déjà fauté dans un lycée ? Demanda-t-il déçu. Je perçus vaguement une idée de conversation lui et moi, mais il sembla tout d'un coup désireux de trouver un sujet, qui nous mènerait à l'inévitable: la fille.
-Non. Répondis-je, froidement.
-Nous si. Mathieu. Il y arrivait, il arrivait à ce qu'il cherchait désespérément à atteindre depuis qu'il était entré dans la voiture, l'intégrité et la normalité de la fille. Un peu avant qu'elle n'arrive. Finit-il. Après elle est arrivée, et nous avons passé plus de cinq ans sans contact. Elle était trop dangereuse. Elle avait les yeux constamment noir... C'est pour ça qu'elle n'a jamais fauté d'ailleurs, elle...
D'un seul coup, elle ouvrit la porte rageusement, et sortit de la voiture en marche, sans prêter attention à ce qui se passait aux alentours. Elle s'engouffra dans la forêt. J'arrêta la voiture, et Rosalie vint se placer au niveau de ma fenêtre.
-Qu'es qu'il y a Ed' ? Lâcha Rosalie. Pourquoi elle est sortie comme ça ?! Tu imagines si il y avait eut des humains ?!
Elle était en rogne. Moi aussi, mais pour des raisons bien différentes. Alexandro l'avait provoqué. Il l'avait blessé. Je dus me retenir pour ne pas lui sauter dessus. J'avais entrevu le visage de la fille alors qu'elle avait ouvert la porte, et il m'avait semblé bien plus triste que d'habitude.
-Qu'es ce que t'as foutus Alex' ?! Grogna Mathieu, qui lui aussi semblait très énervé.
-J'ai raconté une anecdote à Edward, et visiblement, ça ne lui a pas plus... répondit-il dans un sourire.
-Il a parlé du début de sa transformation. Lâchais-je, d'une voix aigre.
-Crétin ! Siffla Mathieu. Il vaudrait mieux que j'aille la chercher.
-Je viens avec toi. Dis-je, à l'adresse de Mathieu.
Il parut d'abord étonné, mais accepta finalement et descendit de la voiture. Je l'imita, et Alice prit ma place au volant, murmurant un petit « Cette journée finira mieux que ce qu'elle n'aura commencé. », un sourire au lèvre. Curieusement, elle se concentra sur l'hymne du Lycée. Elle me cachait sa vision. Je me demandais ce qui pouvait bien la mettre d'aussi bonne humeur, quand je m'engouffra finalement sur les traces de la fille, en compagnie de Mathieu, et ne pensais plus qu'a une chose: Elle.
Elle ne s'était pas ménagée. Elle avait couru très vite, et sans s'arrêter. Mais la confiance d'Alice avait quelque peu calmé mes inquiétudes, je décida alors d'entamer la conversation .
-Pourquoi s'est elle enfuie ?
-Elle... A eut un temps d'adaptation à son état. Marmonna-t-il. Je compris que ce n'était pas un terrain sur lequel je devais m'aventurer.
-Ça lui arrive souvent ?
-Quand elle est avec Alexandro, c'est presque une obligation. Ironisa-t-il.
-Et Gwendoline ? Demandais-je, sur un ton détaché.
-Elle ne lui parle pas. Et c'est mieux comme ça.
-Et vos « parents » ?
-Marie-Jane s'efforce tant bien que mal de la supporter, mais elle n'est pas toujours facile à vivre. Et Pitt... Disons que nous appartenons tous à Pitt, ayant tous été transformé en vampire par lui. Et... Elle a... peur de lui. Du moins je crois... elle ne me l'a pas dis... évidemment.
La rage montait en moi. Elle lui appartenait ? Qui était-il pour dire ça ?! Elle n'appartenait à personne. C'était un être à part entière. Et son père lui faisait peur ?! Je ne pus retenir un grognement, qui n'échappa pas au oreilles de Mathieu.
-Elle est spéciale... justifia-t-il
Je ne répondit rien. Il n'y avait plus rien à dire. Rien. Nous allions à une vitesse bien moins rapide que la sienne, et avions quelques minutes de retard, aussi, nous arrivâmes finalement près d'un chemin qu'elle avait apparemment pris deux fois, mais jamais dans le même sens. Nous nous séparâmes alors. Je décida d'accélérer le pas, l'ayant intentionnellement ralentit, histoire qu'elle reprenne ses esprits. Mais cela faisait déjà deux heures qu'elle était partie. Cela n'avait d'ailleurs choqué aucun des Bleed, qui trouvaient cela presque normal. Je me demandais la réaction qu'aurait Pitt le soir en rentrant, quand je la vis.
Elle était recroquevillée contre un arbre, les yeux enfouis dans ses bras. Elle due me sentir arriver, mais ne bougea pas. J'entendais son souffle heurté s'aligner de façon régulière. Je m'approcha d'elle. Je ne savais pas trop quoi faire, aussi, je lui murmura à l'oreille:
-Ça va aller... Calme toi...
Elle daigna relever ses yeux vers moi. Sa condition de vampire l'empêchait de pleurer, mais si elle avait put, elle aurait sans doute fait coulé toutes les larmes de son corps en deux heures. Ses yeux étaient ternes et triste. Je lui caressais maladroitement le bras. Elle ne semblait pas dérangée par ce contact. Ses pupilles me fixèrent, d'un air désolé. J'en eu mal au cœur. Elle s'excusait ? Elle ? Ce n'était pas sa faute, mais celle de son frère ! Mais c'était elle qui se montrait désolée.
-Je ne vois pas pourquoi tu t'excuse. Répondis-je, en lui souriant.
Comment ne pas lui sourire ?
Elle sembla soudain se rendre compte de quelque chose, puis devint vaguement étonnée. Elle me questionna du regard. Je compris où elle voulait en venir. Elle était étonnée que je sois venus voir comment elle allait. Après tout, je ne la connaissais pas depuis très longtemps...
-Je me suis inquiété. Tu es partis, et tu avais l'air vraiment mal. Mathieu est venu lui aussi. Il ne devrait pas tarder.
Elle opina faiblement. Je m'assis à côté d'elle, retirant ma main de son bras à contre cœur. J'étais bien décidé à lui parler même si elle ne me répondrait pas. Je devais essayer...
Curieusement, elle prit ma main entre les siennes, et évita soigneusement mon regard. Elle serra ma paume entre ses doigts. J'en fus heureux, pour une raison inconnue. Elle me voulait près d'elle. C'était tout.
Je souris.
