Voila , voila, le chapitre 03 ! Tout d'abord un très grand merci à tous ceux qui ont lus ! Je suis RAVIE que cela vous plaise ! Un gros merci aussi au 33 personnes qui m'ont mies des Reviews ^_^ Je suis Très contente que mon histoire vous ai plut. Je sais, je sais, moi aussi Alexandro m'énerve au plus haut point, et les Bleed sont vraiment = en plus, je sais à peu près comment va se passer la suite alors... Enfin bref ! Voici un chapitre que j'ai beaucoup aimé écrire, et que j'ai en grande partie écrit pendant le cour d'Histoire ^^ Comme quoi, l'éduc Civique, ça m'inspire beaucoup... Donc, voila ce chapitre ! Encore Merci, et n'oubliez pas de me dire ce que vous en pensez !!

Chapitre 03: Un sourire crispé.

Point de Vue de Bella.

Je sanglotais. Je voulais arrêter, mais je n'y parvenais pas. C'était stupide. Je devais m'y attendre. Dans une voiture avec Alexandro... Je savais que je n'aurais pas dû réagir comme ça. Je n'aurais pas dû m'enfuir. C'était stupide. Je causais plus de problèmes qu'autre chose. Et j'étais ridicule.

Accoudée contre un arbre, je me laissais glisser contre le tronc. Je me roulais en boule. Entourant mes jambes de mes bras, cachant mon visage. Je sanglotais. Je ne pouvais pas pleurer. Si j'avais pu, toutes les larmes de mon corps y seraient passées.

Quand, je le sentis. Celui qui hantait mon esprit depuis mon arrivée, était là, près de moi. Je l'entendais à peine. Il se pencha près de moi. Je cachai encore plus profondément mon visage dans mes bras. Je ne voulais pas qu'il me voit dans cet état là. Pas lui. Curieusement, j'avais trop peur de sa réaction. J'avais gâché sa journée. Je tentais de ramener mon souffle heurté à sa vitesse naturelle. Sans trop de succès.

-Ça va aller... Calme toi...

Il me rassurait ? Je levai mes yeux vers lui, le priant presque de m'excuser. Je ne savais pas si il comprenait mon regard. Il avança sa main vers moi, et me caressa le bras. Si mon cœur battait encore, il aurait eut un raté. Mais son touché ne me dérangeait pas le moins du monde. Je me sentais bien.

-Je ne vois pas pourquoi tu t'excuses. Me répondit-il dans un sourire.

Son sourire était éblouissant. J'aurais voulu lui répondre par un des miens. Mais il aurait fais pâle figure face au sien.

Soudain, je me rendis compte d'une chose: Pourquoi était-il ici ? Il n'y avait apparemment que lui. Pourquoi être venu ici ? Je n'étais rien pour lui. Non, vraiment rien. Je ne pus retenir ce flot de question dans mon regard. Et, à mon grand étonnement, il les comprit:

-Je me suis inquiété. Tu es partie, et tu avais l'air vraiment mal. Mathieu est venu lui aussi. Il ne devrait pas tarder. Me répondit-il

J'opinai faiblement. Mathieu était là lui aussi. Tant Mieux. Tant Pis. Je ne serais pas seule avec lui. Je ne savais pas si c'était une bonne chose, ou une mauvaise... Sans trop s'en rendre compte, il s'était agenouillé en face de moi. Il retira sa main de mon bras. Je sentis la tristesse m'envahir. Il voulait sûrement que nous nous en allions. Retrouver les autres. Passer une journée normale, arrêter de jouer à cache-cache avec une vampire stupide et mal dans sa peau. Mais, je crus défaillir quand il vint se poser à côté de moi, assis, adossé au même tronc d'arbre. Je ne sus alors pas trop pourquoi, mais je lui pris la main. Mon envie de le sentir près de moi n'en fut que plus forte. Je serrai sa paume entre mes doigts, tout en évitant ses yeux. Il lisait trop facilement en moi en les regardant. Je ne voulais pas qu'il comprenne ces sentiments que je venais à peine de comprendre moi même: je l'appréciais. Bien plus qu'hier. Bien moins que demain. Bien plus qu'il ne l'aurait fallu.

-Ça fait combien de temps que tu connais ta famille ? Me questionna-t-il

Sa voix de ténor raisonna merveilleusement bien dans mes oreilles. J'haussai les épaules, sans pour autant lâcher sa main. Il fixa nos doigts entrelacés. Je me tournai vers lui, le regardant droit dans les yeux. Plus par curiosité que par nécessité. Il me fixait de ses pupilles dorées, étrangement envoutantes. On aurait dit qu'il cherchait une réponse à toutes ses questions dans mes yeux. Il me sourit derechef. Je ne sus pas pourquoi, mais j'y répondis. Un petit sourire crispé et désolé. Une étrange lueur brilla dans ses yeux. Je ne pus m'en détacher.

-Juste une question, dit-il, rompant le silence, pourquoi Alexandro t'en veut autant ?

Mon regard devint vague. Je le compris en voyant l'incrédulité du sien. Il semblait se perdre dans ses hypothèses. Une petite moue narquoise naquit sur ses lèvres.

-Ça ne va pas être facile, si je n'ai pas plus d'indice...

Sa bouche s'étira en un petit sourire en coin, furieusement séduisant. Je souris. Curieusement, je n'eus aucune difficulté à le faire. Ses yeux parurent pétiller d'autant plus. Pour la deuxième fois en deux jour, je voulus ôter mon bouclier et lui faire entendre les réponses à ses questions. Mais je me retins: si Pitt venait à être au courant, s'il apprenait que je lui avais caché cette faculté, s'il apprenait que je lui avais menti... Non. Il ne le prendrait pas bien. Même pire... Je lui appartenais. Nous lui appartenions. Il nous a créé, nous ne devions rien lui cacher. Et puis, je ne savais pas pourquoi Alexandro m'en voulait. Il ne m'avait jamais aimé. C'était tout.

-Qu'es qu'il y a ? me demanda Edward soucieux

Je ne m'étais pas rendue compte que malgré le fait que je n'ai pas bougé, mon regard m'avait une fois de plus trahit face à lui... Mes expressions avaient dû l'alerter. Le renseigner sur le mal-être qui me tiraillait... Je baissai les yeux. Je ne voulais, et ne pouvais pas lui expliquer ce qui me torturait au plus profond de moi. Je ne voulais pas qu'il fuit. Je ne m'en serais pas remise. Je le savais.

-Désolé. S'excusa-t-il.

Je relevai vivement la tête, en proie à la panique et l'incrédulité. Il s'excusait ? C'était à rien n'y comprendre ! Il n'avait rien fait de mal. Au contraire. Sa seule présence m'aidait à un point qu'il n'imaginait même pas. Le fait qu'il puisse ne serait-ce que se reprocher mes étranges sautes d'humeur m'étais impensable. Je lui souris. Encore une fois, cela fut bizarrement facile. Très facile. Son visage s'étira une fois de plus en ce sourire en coin qui me plaisait d'autant plus, si c'était possible.

-Ce sourire te va très bien. Me fit-il remarquer, sans préambule.

Si ma nature le permettait, les battements de mon cœur se seraient précipités, et j'aurais piqué un fard. Mes yeux s'ouvrirent aussi grand que des soucoupes. Son compliment m'avait plu bien plus qu'il ne l'aurait dû. Bien qu'il n'eut surement été qu'un compliment de galanterie pour lui. J'eus soudain l'étrange envie d'entendre le son de sa voix. Peu m'importait ce qu'il dirait, du moment qu'il parlerait. Je relevai la tête, plongeant mes yeux dans ses pupilles sombres, merveilleusement entouré des éclats dorées de ses iris. J'attendais. Il sembla comprendre mes intentions rapidement, et un petit rire s'échappa de sa gorge, ne le rendant que plus attirant.

-Ce n'est pas juste. Je suis le seul à parler. Répondit-il narquoisement

Il avait raison, certes, c'était loin d'être juste qu'il se plie au quatre volontés d'une femme qu'il ne connaissait même pas. Mais peu m'importait à cet instant. Entendre le doux son velouté de sa voix était presque devenus une obligation. Un besoin vital. Je lui souris derechef. Toujours aussi facilement. Il y répondit instantanément. Je m'en réjouis.

-Je m'appelle Edward Anthony Mansen Cullen. Je suis un vampire créé par Carlisle Cullen. Mon père. Il a aussi créé sa femme, Esmée, ainsi que Rosalie et Emmett. Nous avons tous un point commun, nous avons été transformé, alors que nous allions mourir. C'est une règle que s'est imposé Carlisle.

Voilà bien une grande différence entre lui et moi. Transformé pour vivre. Pas pour le plaisir... Un plaisir sadique... Un destin tragique.

Voyant mon regard redevenir vague, il sera un peu plus fort ma main, qui entourait la sienne, restée dans ma paume. Je réajustai ma vision sur lui, et le laissai continuer son monologue apaisant.

-Alice et Jasper ne sont venus qu'après. Ensemble. Alice s'est montré être une très gentille fille, mais aussi très exaspérante avec ses visions et sa facilité à me les cacher... Jasper s'est tout de suite bien entendu avec Emmett. Esmée ne vivait plus à force de les voir se battre pour s'amuser. Nous nous sommes vite tous entendus. Notre clan est assez ouvert, et nous nous entendons très bien. Nous sommes vraiment une grande famille.

Je souris encore une fois. Ce geste me paraissait désormais vraiment facile. Je voyais la fierté émaner d'Edward quand il parlait de Carlisle ou Esmée. Je ne perdais pas une de ses paroles. Il parlait de tout et de rien. Sans jamais me mettre au centre de la conversation. Ce qui était bien. Je ne voulais pas parler de moi. Je n'aimais vraiment pas ça.

L'odeur de Mathieu se manifesta finalement, interrompant le monologue d'Edward. Mon frère arriva, et sembla étonné, puis, reprit rapidement contenance. Il s'approcha de moi, alors qu'Edward m'aidait -bien que cela fusse inutile- à me relever. Mathieu me toisa, et je crus, l'espace d'un instant -surement de pur délire- voir les traits d'Edward se figer en de la fureur.

-Franchement... marmonna Mathieu à mon adresse.

Je lui adressais un sourire d'excuse.

-Garde tes excuse pour Pitt, cela te sera plus serviable, crois-moi. Bougonna-t-il

Je soupirai. Je savais ce qui m'attendait. C'est à contre-cœur que je repris le chemin, très lentement , vers la villa Blanche des Cullen. Je ne courais pas. Je ne m'impatientais vraiment pas de revoir Pitt, Alexandro, Gwendoline et Marie-Jane.

Une fois arrivés à la grande maison, Edward semblait horrifié et en état de fureur constante. Je me demandais pourquoi, j'aurais aimé lui demander, mais son regard refusait de me répondre, et je compris qu'il ne le dirait pas. J'avançai vers la porte d'entré, et l'ouvris. Je savais ce qui allait ce passer. Mais l'éviter aurait rendu les choses encore bien pire. Fendant l'air à une vitesse subjugante, la main de Pitt me gifla, avant même que j'eus le temps de rentrer dans la pièce.

-Viens. Je crois que tu me dois des explications. Lâcha-t-il d'un ton aigre.

Esmée affichait une grimace horrifiée. Carlisle était sans aucune expression. Emmett affichait un dégout palpable, et Rosalie semblait rageuse. Alice se retenait pour ne pas grogner de dégout. Jasper surplombait l'affaire. Alexandro arborait un sourire narquois, identique à celui de Gwen. Marie-Jane fulminait. Je suivis Pitt tout en tentant vainement d'ignorer Edward, mais mon regard dériva inévitablement sur son visage figé par la fureur. J'étais la cause de ce remue ménage. Les yeux étaient braqués sur moi. A cet instant, j'étais très loin du sentiment de bien être que j'avais ressentis avec Edward. Très, très loin.