Salut ! Je suis très contente de "voir" que vous continuez à lire ma fiction ! Je vous remercie de TOUT vos Reviews, et franchement ça me fait très très très plaisir !! D'ailleurs j'ai eue le temps d'écrire ce chapitre vite fait, je sais qu'il n'est pas génial, moi je me suis un peu déçue ! Mais bon j'espère que vous aimerez quand même ! En attendant, merci, bonne lecture, et n'oubliez pas la reviews à la fin ,ça me fait super plaisir, et je les lis TOUTES !! ='D
Chapitre 04: L'appartenance.
Point de vue d'Edward.
Je ne savais pas ce qui m'énervait le plus: le sadisme d'Alexandro ou le statisme de Mathieu. J'évitais du mieux que je pouvais d'écouter les pensées des Bleed. Sans trop de succès évidemment, étant donné la force avec laquelle ils pensaient des choses déplaisantes sur elle. Quand, les pensées d'Alice me parvinrent, et je me focalisai dessus: elle voyait ce qui allait se passer entre la fille et Pitt. Je me plongeai dans sa vision.
Elle avançait le long de la lisière de la forêt. Suffisamment loin pour que personne n'entende. Le visage de la fille montrait clairement qu'elle avait peur. Très peur. Ses pupilles si lumineuses dans la forêt étaient désormais ternes et suppliantes. Mais Pitt ne semblait pas y porter un quelconque intérêt. Il s'arrêta finalement, et se tourna. Elle se figea. Il la fixa, ses pupilles noires remplies de haine. Une deuxième fois, il leva la main vers elle, et la gifla. Elle ne réagit pas. Elle fixait le sol avec attention. D'un regard menaçant, il entama un monologue endiablé.
-Comment oses-tu ? Tu me fais honte ! C'est mon honneur, auquel tu fais du tord. N'oublie pas que tu m'appartiens !
J'avalais péniblement ma salive. Elle lui appartenait ? Je dus me retenir pour ne pas courir aller tuer Pitt sur le champ. Mais, me rappelant que ça lui ferait plus de tord que de bien, je renonçai.
-Je te préviens, à la moindre récidive de ce genre de chose, je te ferais regretter d'être de notre famille. Nous qui t'avons recueillis. Tu me dois obéissance, et tu recommence à n'en faire qu'à ta tête et à t'enfuir ? Je te promet que si un jour tu oses recommencer...
Il s'interrompit, suggestif. Elle acquiesça. Son regard était de plus en plus triste. Elle était comme détruite, se déchirant aux yeux de son bourreau. Mais celui-ci ne fit rien pour la rassurer. Rien. Je sentais la rage bouillonner en moi. Alice interrompit sa vision, et me lança un regard en biais.
"Il faut aller la voir. J'y vais, ou tu y vas ?" Me demanda-t-elle, mentalement. Je ne pris pas la peine de lui répondre, et m'engouffrais au dehors. Edward, ne va pas la voir tant qu'il y a Pitt... me prévint elle. Je le savais, je n'étais pas stupide: si je me trouvais face à Pitt, cela finirait en combat. Je ne savais pas pourquoi, mais je voulais protéger à tout prix cette fille. J'en avais besoin. J'avais besoin de la protéger, mais par dessus tout, j'avais besoin d'elle. Qu'elle soit là, face à mes yeux, que je puisse la voir, que je puisse lui parler. Qu'elle me réponde ou pas, cela m'importait peu. Du moment qu'elle était là. Près de moi.
J'avançais à une allure assez lente vers le chemin où ils se trouvaient, Pitt et la fille. Je finis tout de même par tomber sur Pitt, seul, qui revenait en courant vers la villa. En me voyant, il s'arrêta. Il me toisa quelques secondes, puis prit la parole d'un ton léger.
-Edward. Que fais-tu ici ?
-Je vais aller chasser. Répondis-je. Je n'avais pas trouvé meilleur mensonge.
-Oh. Alors bonne chasse. Répondit-il, alors que je le saluais poliment.
Une fois qu'il fut à perte de vue, je me précipitai vers l'odeur de la fille. Pour deux raisons bien distinctes: Les pensées de Pitt m'énervaient bien plus que de raison. Je parvenais encore à les entendre. Il rageait. Il avait pensé deux secondes y retourner et la tuer. Mais s'était ravisé. Carlisle m'aurait dit que c'était bien la preuve qu'il n'était pas totalement cruel. Mais comment un homme qui osait assurer la possession de plusieurs personnes pouvait être quelqu'un de bien ? Comment quelqu'un qui osait imaginer ne serait-ce qu'un instant la tuer, pouvait être quelqu'un de bien ? Et, deuxièmement, j'avais vu le visage apeuré et perdu de la fille. Face au visage souriant de cet après-midi, il y avait une énorme différence. Je voulais revoir ce sourire merveilleusement attachant. Je voulais la revoir elle. Plus que toutes les autres raisons qui pouvait me parvenir, mon obsession maladive pour elle était la plus forte. J'accélérai le pas. Je courus de plus en plus vite, maudissant ce parcourt ridiculement long qu'ils avaient parcouru. Quand, pour la deuxième fois de la journée, je la vis, seule.
Elle était debout, immobile, le regard perdu vers le sol. Je me rapprochai d'elle. Arrivais à quelques pas. Quand, elle se rendit compte de ma présence. Elle était distraite. Pas que maintenant, de nature. Je m'amusais depuis le matin a lister ses traits de caractère. Elle était quelqu'un de très distrait, et de remarquablement maladroit, même après sa condition de vampire. Je réprimais un sourire en pensant ce que ça devait être durant sa vie d'humaine. Je m'avançai un peu plus vers elle. D'un réflexe étrange, bien en contradiction avec un peu plus tôt, elle s'éloigna rapidement, le regard apeuré. Elle avait peur de moi. Elle ne savais pas comment j'allais réagir, ce que je voulais. Je me figeai sur place, et lui servis un petit sourire en coin rassurant.
-Je ne te veux rien de mal... Je veux juste savoir comment tu vas.
Elle baissa un peu plus la tête, haussa les épaules, le regard toujours aussi vague, et partit s'assoir sur un rocher. Je l'observais. Sa démarche gracieuse -comme pour tous les vampires- démontrait un autre de ses traits de caractère, elle était timide. Je m'approchai d'elle. Je me tins, debout, face à elle. Elle sembla hésiter. Puis, elle releva les yeux vers moi. Je faillis retourner sur mes pas, et tuer Pitt de mes propres mains. Mais je me ravisais vite: mon plan impliquait de la laisser seule. Et ça, j'en étais incapable. Ses yeux était suppliants et emprunts de tristesse. Elle semblait prête à se briser à tout moment. Sans plus attendre je m'agenouillai près d'elle, mes yeux arrivant à sa hauteur. Elle sembla étonnée par mon geste, mais ne bougea pas. Je saisis sa main, posée négligemment sur ses jambes. Elle sembla d'autant plus étonnée, mais ne bougea toujours pas. Elle resserra mon emprise sur sa main.
-Ça va ? Demandais-je.
Évidemment, je connaissais la réponse, mais je ne savais pas quoi lui dire. Elle acquiesça faiblement. Autre trait de caractère, elle n'aimait pas ce montrer faible. Aussi, elle avait du mal à me faire confiance. Quoi de plus normal pour quelqu'un qui vit avec les Bleed ? Je lui souris derechef. Elle me rendit un petit sourire crispé et désolé.
-Je ne vois toujours pas pourquoi tu t'excuse. Ce n'est pas de ta faute.
Elle sembla septique. Mais je n'allais pas me laisser démonter. Je vrillai mes yeux dans les siens. Elle ne détourna pas le regard. Ses pupilles restaient ternes. Je décidai alors de lui faire penser à autre chose. J'eus alors une idée. Je me levais, sans pour autant lâcher sa main.
-Viens. Dis-je, en lui souriant.
Elle hésita l'instant d'une seconde, mais pour une raison autre que le fait de me faire confiance. Une raison que je n'arrivais pas à saisir. Elle fixait mes yeux, étrangement béate. Si elle n'avait pas été un vampire étonnamment belle, j'aurais crue qu'elle me "reluquait". Je fus légèrement déçus que ça ne puisse être la cas, et qu'elle reprenne si vite contenance. Elle se leva finalement, et me sourit légèrement, les iris toujours aussi ternes, mais les pupilles légèrement scintillantes. Elle me questionna du regard -elle était prudente- et je ne pus retenir un sourire.
-Fais moi confiance. Viens. Répondis-je
Elle se laissa facilement convaincre, et me suivit. Je lâchai à contre cœur sa main. Je savais où j'allais la mener. Elle me détaillait du regard, alors que nous courions le plus vite possible vers là-bas. Quand elle vit que je la regardais, elle me sourit légèrement. Elle semblait moins triste. Mais sa peur persistait à la trahir dans ses iris pétillants. Quand nous arrivâmes finalement à l'endroit où je voulais l'emmener. Je ralentis. Elle m'imita. Je me tournais vers elle, et lui souris. Nous avançâmes alors à une vitesse humaine. Quand, nous entrâmes dans la clairière.
L'épais nuage brumeux de Forks n'avait pas laissé passé le soleil aujourd'hui. Mais l'endroit était tout de même magnifique. Elle sembla être d'accord avec moi. Elle observait tout ce qu'il y avait autour d'elle avec beaucoup d'intérêt . Elle semblait s'émerveiller par tout ce qu'elle voyait. Cela me fit sourire. Elle se tourna vers moi. Ses yeux brillaient. Elle me regarda en souriant elle aussi. Le même sourire que plus tôt dans la journée, toujours aussi magnifique. Elle m'attirait toujours autant. Je lui repris la main, et l'emmenais vers le centre de la clairière. Elle me suivis docilement, sans me lâcher des yeux. Toujours en souriant. Elle s'assit alors dans l'herbe fraiche, et je l'imitais rapidement. Une légère brise faisait bouger ses cheveux dans un rythme régulier... Elle s'allongea finalement, fermant les yeux, et se laissant bercer par le doux bruit des feuilles. Je tenais toujours sa main dans la mienne. Réalisant ça, je fis mine de la lâcher, mais elle ne sembla pas d'accord avec ça, et resserra son emprise. A cet instant, je me sentais bien. Très, très bien, même. Je contemplais son visage. Je ne sais pas combien de temps. Je ne savais pas jusqu'à quand. Mais j'étais avec elle. Et j'étais bien.
Elle réouvrit finalement les yeux, et se releva à ma hauteur. Elle ne semblait pas savoir elle non plus depuis combien de temps nous étions là. Elle avait peur de m'avoir ennuyé. Elle me fit un petit sourire d'excuse. Toutes traces de peur avaient disparu de ses yeux. Elle avait confiance en moi. J'en fus heureux.
-Si tu veux rentrer... lui dis-je
Elle acquiesça faiblement. Elle ne voulait pas plus que ça rentrer avec tout le reste de sa famille, mais elle le devait. Nous nous levâmes, et partîmes en courant vers la villa. Elle semblait de plus en plus gênée au fur et à mesure que nous nous approchions. Une fois sortis de la forêt, elle se tendit. Je pouvais entendre les pensée de toute la famille, ce qui m'énerva une fois de plus.
La sale peste n'est toujours pas revenue... Alexandro.
Quand Edward revient, je me débrouille pour être seule avec lui, je fais jouer mon pouvoir sur lui ! Cette sale peste... Comment peut-il être plus intéressé par elle que par moi ?! Gwendoline.
Pfff... Cette Gwendoline est une vrai... Rosalie.
Je me demande si je pourrais me battre contre un Bleed... Juste pour changer un peu de Jasper ! Emmett.
La pauvre petite... J'espère qu'Edward est allé la voir... Esmée.
Saleté de Bleed ! Saleté de Pitt ! Saleté d'Alexandro ! Il faudra que je demande à Jasper de faire attention à ce qu'Edward ne leur saute pas dessus... Alice.
Qu'es ce qu'elle fait encore ? Elle n'en fait qu'a sa tête ! Pitt va surement s'énerver si elle continu comme ça ! Mathieu.
De tous les Bleed, c'était lui qui m'avait le plus dégouté. Il se faisait passer pour un des alliés de la fille, mais en vérité, il pensait que Pitt avait tout à fait raison. Pitt était pour toute sa famille un modèle de choix. Sauf pour elle. Elle le craignait. Elle en avait peur. C'était la seule raison qui la forçait à rester. Ça et l'idée stupide qu'elle puisse lui appartenir.
Mathieu m'avait beaucoup énervé dans la clairière. Je me souvenais encore de ses pensées comme si elle résonnaient dans ma tête en continus. « Elle est stupide. Se faire si facilement provoquer par Alexandro. Lui aussi est stupide d'ailleurs. Ils bafouent l'honneur de Pitt. D'abord Marie-Jane, qui ne cesse de commettre des erreurs, puis Alexandro et elle. Seul Gwen et moi nous montrons fort. Et digne de lui. Pfff... Elle est pathétique. Mais je me dois de l'aider. Elle fait partie de la famille... ». Des pensées purement hypocrites.
Nous passâmes sans encombre la porte de la salle à manger. A cet instant, tous les regards furent tournés vers nous.
-Eh ben ! Vous en avez mis du temps ! Fit Alexandro
-Je suis contente que vous soyez là. Je vous attendez pour partir chasser. Pitt, Carlisle et Jasper sont déjà partis. Je voulais savoir si vous veniez. Dit Esmée, soulagée de me voir avec elle.
-Non, c'est bon. Répondis-je
Elle hocha la tête. Apparemment, elle non plus ne voulait pas aller chasser.
-Bon, et bien tant pis. Alexandro, Emmett, Rosalie vous venez ? Dit Esmée, en se levant du fauteuil.
Les trois acquiescèrent, et ils sortirent de la grande maison. Alice me dévisageait. Je ne te savais pas si romantique Edward ! Se moqua-t-elle. Je l'ignorais. La petite tornade brune qui me servait de sœur sautilla jusqu'à la jeune fille.
-Viens avec moi, je voudrais te dire deux mots ! Son ton était accusateur. Je lui lançai un regard noir. Edward ! S'écria Alice, outrée. Tu n'as pas vu sa penderie ! C'est... c'est...
Ma soeur s'intérompie, cherchant un mot d'assez horrible pour définir sa garde-robe. Elle sourit et accepta de suivre Alice, qui me tira la langue au passage. Tu ne la monopoliseras pas Edward ! Se moqua une fois de plus Alice. Je sourcillai. Elle ricana, puis monta les escaliers qui montaient aux chambres.
Mathieu vint finalement vers moi. Il me dévisagea puis m'intima de le suivre, il voulait me parler. Il me mena jusqu'à sa chambre. J'y entrais sans préambule. Je savais à peu près ce qu'il allais me dire, mais cela m'était assez vague.
-Je voudrais te parler d'elle. Dit-il, de but en blanc, se tournant vers moi.
-Pour ? Demandais-je méfiant. Des images du début de la journée défilait dans sa tête.
-Je suis étonné qu'elle te face autant confiance.
-Pardon ? Demandais-je, perdu, alors qu'il se remémorait tout les instants où il m'avait vu la toucher.
-Tu lui as pris la main, tu l'as aidé à se relever... Et ton contact ne l'a pas dérangé. Alors qu'en temps normal... Enfin, elle est plutôt du genre insociable... dit il Et le fait qu'elle accepte de rester avec la petite Alice est tout aussi étonnant. Ajouta-t-il pour lui même, mentalement. Elle t'apprécie. Elle te fait confiance. Je voulais juste que tu le sache.
-D'accord. Acquiesçais-je, étonné par le fait qu'il n'ai aucune arrière pensée derrière ça.
Je sortis de sa chambre, sans me faire prier. Gwendoline était en train de monter les escaliers. Je me figeai. Elle allait surement mettre son plan d'« attaque », comme elle l'avait appelé, et je ne savais pas comment me battre contre son pouvoir.
-Oh ! Edward. Dit-elle, d'une voix aguicheuse, au limite du vulgaire.
-Gwendoline. Saluais-je, poliment.
-Je suis contente de te voir, je voulais justement te parler. Dit elle, sussurant presque à mes oreilles chaque mots.
Quand la fille sortit finalement de la chambre d'Alice, coupant sa sœur dans son élan. Elle nous observa avec étonnement. Elle nous salua finalement. Gwendoline la fusillait du regard. Elle baissa la tête. Gwendoline rageait toujours autant.
J'y crois pas ! Elle le protège avec son stupide bouclier ! S'écria-t-elle mentalement, avant de sortir du couloir, dévalant presque les marches en courant. Elle l'imita, rentrant dans sa chambre assez rapidement. Je ne comprenais pas. Elle m'avait protégé avec son bouclier du pouvoir de Gwendoline ? Pourquoi ? Serait-elle ...
Non. Je m'imaginais des choses totalement impossibles.
-Alors mon cher Edward, cette journée ne finit-elle pas mieux qu'elle n'a commençé ? Me demanda Alice, en rigolant.
Négligemment appuyée contre un mur, Alice me regardait, les yeux pétillants de malice. J'ai tout vu Edward. En plus d'être un grand romantique, tu as choisi une très gentille fille. Elle ne parle pas beaucoup, mais on devrait arriver à arranger ça ! Pensa-t-elle, avant de me faire un clin d'œil et de s'engouffrer dans sa chambre.
Oui, cette fin de journée n'avait pas été trop mal. Elle avait même était plutôt bien...
*
Alors oui, je sais, les Bleed n'ont pas trop "morflé" dans ce passage, mais bon, ne vous inquiétez pas, je suis loin d'être une passifiste dans l'âme !! Je ne sais pas si ce chapitre vous a déçu, moi oui, un peu, mais bon, je vais essayer de me rattrapper !! Sur ce, à la prochaine !! =')
