Salut ! Je suis enfin là avec ce chapitre ! Je suis très contente de vous voir toujours aussi fidèle à ma fiction, et sachez que même si je ne vous répond pas systématiquement, je lis TOUTES vos reviews sans exeption, et avec le même plaisir ! Ce chapitre poursuit un peu sur la lancée du 06, mais c'est moi mieux entamer les suivants, plus riches en intrigue et histoire. Justement, avec Platiiiiiiiiiiiiiiiiiiinette Roronoa (Alias ma bêta reader que je remercie^^), j'essayais de mettre au point quelques détails sur la suite de ma fiction ! Alors j'espère que ce chapitre vous plaira, parce que j'ai pleiiiiiiiiiiiiiiiiins d'idées pour la suite, et ça serait bien si j'avais toujours des lecteurs pour me dire leur point de vue ;)

Sur ce je vous souhaite une bonne lecture, et une petite review à la fin ne serait pas de refue ='D

Note: Pour le bien de mon décors, j'ai placé Seattle près de la mer, alors que je ne sais pas si ça la touche, et je ne crois pas d'ailleurs... Mais bon on a qu'a imaginer ! Désoler pour ça, mais bon c'est pas bien grave que le lieu ne soit pas exacte non ?

Chapitre 07: Seattle.

Point de vue d'Edward.

Nous marchions dans la rue bondée. Elle était à côté de moi, et elle laissait son regard aller et venir dans toute les parties de la ville que sa vision pouvait atteindre. Apparemment, elle ne voulait pas croiser mon regard. Cette constatation me frustra. Je voulais la voir. Ses yeux dorés, profonds, brillants... Je soupirais sans trop m'en rendre compte. Elle retourna alors vivement la tête vers moi, un petit air affolé et déçu sur le visage. Elle avait l'air de croire qu'elle m'ennuyait. Cette constatation me peina, et je m'empressai de lui sourire. Le simple fait qu'elle puisse croire qu'une toute petite partie d'elle m'ennuyait était totalement absurde. Elle m'intriguait. Elle m'attirait. Je l'appréciais. Plus que de raison... Plus qu'elle ne m'appréciait, sans aucun doute. Je la connaissais depuis deux jours, et elle était très importante dans ma très longue vie... Très, très importante. Elle me rendit mon sourire, avec une pointe de soulagement dans les yeux.

Nous arrivâmes rapidement à la boutique d'Alice. Jasper nous vit, et me questionna mentalement sur sa remarque faite il y avait quelques instants à peine. « Alors, pas trop draguer frérot ? Tu t'es conduit en parfait gentlemen j'espère ! ». Jasper avait remarqué que je vouais une attirance constante pour cette fille, et ne se privait pas de se moquer ouvertement de moi à ce sujet.

Alice arriva alors, en parfaite tornade brune qu'elle était, et tira la fille avec entrain jusqu'à un petit présentoir de chaussure. Alice avait décidé de recommencer toute sa garde robe à zéro, et elle ne pourrait pas y échapper... Quand Alice avait une idée dans la tête...! Je me contentais donc de rester en arrière, avec Jasper, regardant Alice se démettre pour rendre la fille de mes songes encore plus attirante dans sa nouvelle garde robe.

[...]

Il était 17 heures 30 et la nuit commençait à tomber. Alice n'avait pas arrêté son marathon ne serait-ce qu'une seule seconde, et bien que les vampires ne puissent pas se fatiguer, elle était en train de saturer.

Depuis le début des hostilités, elle n'avait pas affiché la même mine enthousiaste qu'Alice, et elle se contentait d' hocher la tête aux questions de ma sœur. Mais, même si elle ne voulait rien laisser paraître pour ne pas vexer Alice, son regard reflétait vaguement une certaine lassitude et envie d'en finir, que je n'eus aucun mal à distinguer. J'étais amusé par sa manière de mimer l'enthousiasme. Elle souriait souvent, mais de manière qui reflétait très bien son jeu de mauvaise actrice.

Alerté par son envie d'en finir, je lançai un appel à l'aide à Jasper, qui se leva rapidement pour aller stopper la tornade qui lui servait de petite amie. Au début réticente, elle accepta tout de même d'arrêter. Dans sa tête tournait vaguement la soirée de ce soir, qu'elle avait tout entièrement programmée. Alice la saisit par le bras, et l'emmena au dehors. Nous nous dirigeâmes vers ma volvo. Alice s'installa aux mêmes places qu'à l'aller, me laissant de nouveau seul avec elle devant.

Elle contemplait la ville dont les réverbères se reflétaient dans le contour de la baie. Elle semblait émerveillée par ce décors. Elle avait l'air de se sentir bien. Elle avait perdu ce petit éclat de peur qui persistait dans ses yeux avec la proximité de sa famille. Elle souriait avec aisance...

D'un seul coup, elle se tourna vers moi. Elle dut se rendre compte que je la détaillais. Je lui souris, et elle détourna le regard rapidement. Le téléphone d'Alice vibra. Elle le saisit avec hargne, et décrocha. Apparemment, c'était Rosalie qui l'appelait.

-Oui ? Demanda-t-elle, méchamment.

-Du calme Alice. Rétorqua froidement Rosalie à l'autre bout du combiner.

-Qu'es ce que vous voulez ? Cracha Alice.

-Savoir à qu'elle heure on doit se tenir prêt. Répondit Rosalie sur le même ton.

-8 heure 30. finit Alice avant de raccrocher, rageusement.

Jasper tenta d'apaiser sa femme, mais sans trop de résultat cependant. Elle, observait Alice dans le rétroviseur. Elle semblait étonnée et quelque peu attristée que les échanges soit aussi froid entre Alice et Rosalie que dans sa famille. Je me promis intérieurement de corriger le tir, et de tout lui expliquer, de peur qu'elle ne redevienne la jeune femme apeurée du premiers jour.

-Et si on allait au bal de charité où a été invité Carlisle ? Demanda, de nouveau enthousiaste Alice, me cachant délibérément le fond de sa pensée.

-Pourquoi pas... répondit Jasper, bien qu'Alice n'en attendait pas moins, vu qu'elle avait apparemment décidé de la suite de la soirée.

-Parfait ! S'exclama Alice.

Le fait qu'elle me cache ouvertement sa vision me frustra légèrement. La dernière fois qu'elle avait fait ça, j'avais découvert une personne dont je ne parvenais pas à lire les pensées. Je jetais un rapide coup d'œil à la jeune femme à côté de moi. Elle était tétanisée. Alors qu'Alice discutait avec enthousiasme, je la questionnais:

-Qu'es qu'il y a ?

J'essayais de donner à ma voix, le plus de douceur que je pouvais. Elle se tourna vers moi. Elle n'était pas effrayée, mais plutôt gênée. Elle se mordilla la lèvre inférieure, et hocha la tête. Elle tentait -vainement- de me convaincre que tout allait bien. J'haussai un sourcil. Quelle piètre menteuse elle faisait ! Elle se mordilla la lèvre de plus belle, et jeta un petit regard rapide à Alice. J'émis un petit rire. J'avais compris ce qu'elle avait.

-Tu ne sais pas danser ?

Elle grimaça. Apparemment, elle trouvait que je lisais trop facilement en elle. Ah ! Trop facilement... ça avait beau être facile, je me démenais plus que d'habitude, ses pensées étant hors d'atteinte...

-Ce n'est pas bien grave. Tout est dans le cavalier. Répondis-je.

Qu'es ce qui m'avait prit de lui dire ça ? Je lui lançais un petit regard en coin. Elle semblait animée d'une étrange lueur de joie dans les pupilles, mais aussi de réflexion. Elle se tourna vers moi, et haussa un sourcil, qui semblait vouloir signifier si je me qualifiais de bon danseur pouvant sans problème la guider. Elle me défiait ? Très bien, nous serons deux.

-Hum... Je dois avouer que pour un vampire, et même pour une humaine, tu es incroyablement maladroite . Non, sérieusement, combien de fois n'a tu pas manqué de tomber en t' embronchant dans tes propres pieds ? Mais je pense tout de même que j'y parviendrais, je suis plutôt bon danseur.

Elle me lança un regard noir, et plissa le nez. Elle sourit ensuite, et releva le sourcil signifiant cette fois qu'elle me demandait si j'étais toujours aussi "modeste", ou si c'était juste au niveau de la danse.

-Ma modestie est sans limite. Rigolais-je, alors qu'elle grimaçais.

Nous arrivâmes finalement à l'hôtel où Alice nous ordonna de nous préparer. Alors que nous étions dans l'ascenseur, elle nous donna à chacun des recommandations bien précises. Elle ordonna finalement à la fille de mettre la "tenue bleu nuit" qu'elles avaient achetées l'après midi. Elle acquiesça, et rentra dans sa chambre, dans un geste presque synchronisé avec Alice, qui tirait Jasper par la manche. Je me rendis alors dans la mienne, la démarche trainante, et toutes mes pensées tournées, comme par habitude, vers cette jeune femme dont je ne connaissais ni le nom, ni les antécédents, mais dont j'avais la furieuse envie de me rapprocher...

[...]

Comme je m'y attendais, Alice vint toquer à ma porte avec entrain, vers les 8 heures 20. Elle m'ordonna de sortir, et je m'exécutais, peu désireux de la rendre encore plus furieuse qu'elle ne l'était. Je portais un smoking noir simple, ainsi qu'une chemise blanche, sans cravate et les cheveux que je n'avais pas pris la peine de coiffer plus que ça,

Esmée m'aurait surement ordonnée d'aller rajouter une cravate immédiatement, et de me coiffer par la même occasion. Mais Alice ne dit rien, et se contenta de penser, de bonne humeur « ça te donne un petit côté décoiffé séduisant. ». Je la dévisageais, étonné de sa remarque. Depuis quand je devais être séduisant ?! Elle me sourit, et partit comme une fusée taper à la porte de la fille. Celle-ci sortie rapidement, arborant un air gêné.

Mon sang ne fis qu'un tour, et je dus garder tout mon self-controle, pour ne pas perdre mon visage impassible. Mais ma bouche se tordit tout de même en un sourire, malgré moi, et j'espérais qu'elle ne remarquerait pas dans quel état elle me mettait. Elle portait une robe bleu nuit unie, lui arrivant juste au dessus des genoux, dans un style mal taillé. Le haut de la robe était un bustier légèrement décolleté, et une petite chaine d'argent à laquelle était raccrochée un pendentif finissait la tenue. Ses cheveux étaient regroupé en un chignon, dont quelques mèche vinrent se déposer sur son visage. Alice avait aussi utilisée son maquillage sur elle apparemment: ses yeux étaient finement entouré de noir, et ses paupières était de la même couleur que la robe. Elle portait aussi un rouge à lèvre rouge, qui la rendait affreusement tentante.

Alice l'encouragea d'un sourire, et Jasper envoya ses ondes de calme dans tout le couloir. Elle était apparemment aussi gênée que son visage le montrait. Humaine, elle aurait surement rougie très fortement, ce qui ne l'aurait rendus que plus attirante. Ce qui en un sens, était mieux, je n'étais pas sûr de pouvoir me retenir si elle se montrait encore plus belle qu'elle ne l'était déjà. Ma sœur se pencha alors vers elle, et saisit le petit médaillon qui finissait sa tenue.

-Qu'es ce que c'est ? Demanda Alice.

Son visage se figea. La jeune femme recula d'un pas, et récupéra le médaillon des mains d'Alice, se mordant les lèvres frénétiquement. Sa réaction m'étonna. Elle servit un sourire d'excuse à ma sœur. Celle ci y répondit par un des siens, et nous descendîmes tous au salon. Rosalie et Emmett nous y attendrez surement, pour ne pas prendre le risque d'énerver encore plus Alice. Une fois dans la cage d'ascenseur vide, mes pensées revinrent sur le petit médaillon dont elle ne voulait pas que l'on s'approche. Je l'observait furtivement. Délicatement taillé, pendant a une chaine d'argent unis avec le pendentif, il montrait une petite rose, sur laquelle on pouvait lire les indications « R.S. ». R.S. ... des initiales. Peu être les siennes ? Peu être un souvenir de quand elle était humaine. Elle avait l'air de beaucoup tenir à sa vie d'avant. La regretter...

Le petit ''Ding'' habituel des ascenseurs se fit entendre, et nous trouvâmes Rosalie et Emmett, confortablement installé dans le fauteuil du salon de l'hôtel. Alice fulminait. Elle récitait dans sa tête tout un tas d'insulte plus ou moins grossières, sur ce qu'elle avait vu du déroulement de leur après midi à eux.

-Pas trop de courbatures ?! Lança-t-elle ironiquement à Rosalie.

-Non, Emmett peu être très sensuel quand il veut. Rétorqua ma sœur, rentrant dans son jeux.

-Et toi Emmett ? Ta comparaison de Rosalie avec une tigresse était plutôt exacte si je me fis avec ce que j'ai pus voir. Cracha Alice, à l'adresse d'Emmett qui pouffait de rire.

-Aujourd'hui elle ma plutôt fait penser à une lionne... Sauvage. Répondit Emmett, en lançant des regard langoureux à Rosalie qui ronronna de plaisir.

Je remarquais à peine les gens qui nous observaient idiotement, mais elle semblait vouloir se cacher au plus profond de l'hôtel. Elle se reculait machinalement du groupe, sentant les regards se poser sur nous. Elle n'aimait pas être le centre d'attention, et la discution de mes frères et sœurs ne passaient pas inaperçus. Je lui lançai un petit sourire d'excuse, et Jasper, alerté par les émotions de la jeune femme, appela sa femme à lui, et nous partîmes tous à la voiture, dans le silence pesant de Rosalie et Alice qui se fusillaient mutuellement du regard.

La voiture filait à grande vitesse. Alice s'était installée derrière, vite rejointe par Jasper. Elle fulminait, et je n'osais pas imaginer ce que pouvait ressentir Emmett avec Rosalie, qui ne devait pas se retenir d'injurier sa sœur à haute voix. Jasper, quand à lui, faisait tout ce qui était en son pouvoir pour calmer sa femme, mais sans trop y parvenir cette fois encore. A côté de moi elle regardait au dehors.

Son regard était vague, et on voyait très bien qu'elle était perdue dans ses pensées. Ses pupilles étaient empruntes à la nostalgie, et une vague tristesse. Elle tremblotait légèrement. Je songeais à ce qui aurait put la mettre dans cet état de transe si semblable à celui dans lequel elle était à son arrivée, et d'un seul coup, tout s'éclaira. Elle devait surement repenser à son passé. Un passé qu'elle regrettait, et qu'elle aimerait retrouver. Elle avait l'air de détester sa condition. De détester sa vie. Elle avait peu être déjà essayé d'y mettre un terme... Et à la manière de Carlisle, elle se trouvait toujours là. Les vampires ne mouraient pas si facilement.

A cet instant, j'avais l'impression que si je la touchais, elle s'effondrerait. Se casserait en des milliers de petits morceaux. Le plus délicatement possible, j'avançais ma main vers son visage, et replaçais une mèche rebelle derrière son oreille. Elle se tourna vers moi. Je lui servis un petit sourire en coin, puis, un regard inquisiteur, quémandent de savoir ce qui la perturbait. Elle hocha vivement la tête -trop vivement pour que cela soit vrai- pour démentir le fait qu'il y ait quelque chose. Je relevais un sourcil, loin d'être convaincus par ses mauvais talents d'actrice. Elle se mordilla la lèvre. Elle sembla hésiter un instant. Son regard se porta une fraction de seconde sur Alice, pour revenir sur moi, et elle baissa les yeux. Apparemment, elle ne voulait pas que la discution se poursuive.

Mais pourquoi ? Ne me faisait-elle pas confiance ? Ou était-ce une simple pudeur ? Une raison trop floue ? Trop intime ? Trop embarrassante ? Ou était-ce par ce qu'elle ne voulait pas que quelqu'un d'autre l'entende ? Juste Moi... ?

Non. Ma dernière hypothèse était stupide. Pourquoi me ferait elle confiance, et pas à Alice. Poussé par mes fantasme les plus ridicules où j'importais à ses yeux, je me fourvoyais en pensant qu'elle me dirait tout. J'étais stupide.

Mais il était inutile d'essayer de m'enlever cette fille de la tête, aussi, je me mis à réfléchir à toute sorte de choses, des plus impensables aux plus rationnelles, sombrant parfois dans ma désillusion totale... Mon esprit voleta finalement vers ces initiales, sur le médaillon. « R.S. ». Surement les siennes. Mais je ne savais pas si je pouvais tenter de le lui demander. Après tout, elle ne renseignait personne sur son nom. Je n'en tirerais surement pas plus...

Mais la partie stupide et qui ne cessait d'espérer de mon esprit se promis d'essayer. Cette fille était mon mystère. Elle me perturbait, m'attirait, et me donnait envie de la connaître. En savoir plus sur elle que quiconque. Je désirais, plus que tout, que cette jeune femme qui hantait mes pensées, aime autant ma présence, que moi la sienne.

L'espérance était vraiment une chose idiote.

Quand, nous arrivâmes au bal de charité où Alice nous avait amenée. Excité par le fait qu'elle allait se trouvait dans une réception dansante où elle jugeait -selon ses visions- que la soirée serait réussie, elle en oublia d'être amère avec Rosalie et Emmett.

Nous entrâmes tout ensemble dans la salle, où une multitude de personne dansaient dans une lumière tamisée. Rapidement, nous nous installâmes sur une banquette. Mais il ne fallut pas très longtemps à Alice pour nous fausser compagnie. Elle entraina Jasper dans un slow langoureux, dans lequel Rosalie et Emmett s'élancèrent eux aussi, désireux de se retrouver encore une fois dans leur intimité à eux deux. J'avais toujours admiré mes frères et sœurs, et leurs passions fusionnelles. Ils avaient tous des caractères très différents, mais ils coïncidaient parfaitement ensemble. Comme un puzzle. Sans l'autre pièce, ils étaient incomplets.

Je détournais mon regard de ma famille, leur laissant le peu d'intimité que je pouvais leur laisser. Mon regard se reporta immédiatement sur elle. Elle observait tout autour d'elle, et ne se sentait pas bien. Pas dans son élément. Cela se voyait à sa manière de se recourber sur elle même, ou bien d'observer tout ce qui l'entourait. Elle était meurtrit par son passée. Par sa famille. Par tout ce qui l'avait emmené jusqu'ici. Je ne voulais plus la sentir aussi triste et fragile, aussi, je décidai de la rassurer le plus que je pouvais. Je déplaçai ma main vers ses doigts posés sur la table, et les saisis. Elle se tourna vers moi, et je lui servis un petit sourire en coin, auquel elle répondit par un des siens. Un merveilleux sourire, qui ne la rendait que plus belle à cet instant. Je me rapprochais de son oreille, et lui murmurai gentiment:

-Veux tu danser ?

Elle parut étonnée par ma question, et moi aussi d'ailleurs. Aussi je lui sortis l'excuse la plus plausible qui me vint en tête.

-Je devais te prouver que je pourrais arriver à te faire danser non ? Répondis-je, moqueur.

Elle sourit, mais parut hésiter, apparemment pas -et j'en fus heureux- parce qu'elle ne me voulais pas moi, mais plutôt parce qu'elle portait des talons plutôt haut, et qu'elle avait du mal à tenir sur ses deux pieds avec des chaussures totalement plates. Je lui souris, et l'emmenai vers la piste de danse. Elle sembla hésiter une nouvelle fois quand elle dut se rapprocher de moi, mais j'ignorais sa gêne, et la saisit par la taille, laissant aller mes mains vers son dos. Elle plaça les siennes autour de mon cou, et me fixa, une lueur étrange que je ne pus déterminer dans les yeux.

Nous dansâmes un premiers slow, puis, à la fin de celui-ci, bien que sa présence près de moi m'étais merveilleuse, je décidai de tester sa réaction. Mais elle resta là, collée à moi, durant la deuxième danse, ses yeux dans les miens. Arrivée au troisième, elle déposa sa tête sur mon épaule, et je sentis son souffle chaud sur ma nuque. Elle avait perdu toute défense ou barrière. J'étais merveilleusement bien, la tenant dans mes bras. Dans un excès d'égoïsme, je me disais, heureux, qu'elle m'appartenait, à cet instant. Elle était avec moi, et pas avec un autre. Elle était dans mes bras.

Une fois le troisième Slow fini, elle se dégagea un peu de mon étreinte, et me fixa dans les yeux. Je compris qu'elle voulait s'arrêter, aussi, je m'apprêtais à retourner vers la table. Mais elle saisit ma main, et, dans un petit sourire, me conduit dehors, loin du son assourdissant de la musique.

Le lieu de la réception bordait la mer, et elle alla s'assoir sur l'herbe fraiche, face à celle-ci. Je m'assis à côté d'elle. Son regard se perdait vers l'horizon. Elle semblait bien à cet instant.

Et j'étais à côté d'elle. Elle avait voulu ma présence.

A cette pensée, je ne pus m'empêcher de sourire. Elle se tourna finalement vers moi, m'incitant à lui parler. Je lui rendis son sourire une nouvelle fois, et engagea la conversation, le ton léger, ma main toujours dans la sienne.

-Tu vois. J'ai réussi à te faire danser. Ce qui prouve que ma soit disant vantardise était méritée.

Elle eut un petit rire. Une musique merveilleuse, et douce. Musique que mon piano ne pourrait jamais rejouer. Une musique unique, et envoutante. Comme elle.

Mon regard se reporta vers son médaillon. Mes questions. J'allais lui poser ces questions qui me brûlaient les lèvres, mais revint alors dans ma mémoire son regard triste et nostalgique qu'elle avait dans la voiture, ainsi que celui qu'elle avait à cet instant. Non. Je ne pouvais pas. Je ne voulais pas lui revoir ce regard.

Plus Tard.

Ces questions devaient être posées. Elle me brûlaient les lèvres et, en parfait égoïste possessif que j'étais, je voulais lui en tirer les réponses, moi.

[...]

Nous arrivâmes à l'hôtel. Je fulminais encore contre Alice. Ses pensées m'avaient irritées d'une manière extrêmement offensante. Je me souvenais encore de ses ''paroles'' quand elle avait intérompue ma ''discution'' avec elle ! « Franchement Ed' ! Tu es resté plus de deux heures ici, et vous n'avez discuté de rien d'intéressant ! Tu aurais pût lui demander pour le médaillon ! Je suis sure qu'elle te l'aurait dis à toi ! ». Et elle avait déboulé en courant et avait lancée de sa petite voix chevrotante que l'on devait y aller.

Non seulement elle avait détruit mon moment de bien être avec elle, mais en plus elle m'avait reproché mes bonnes résolutions. Emmett et Rosalie sortirent en gloussant de la voiture de Rosalie, et se précipitèrent dans leur chambre, en écoutant d'une oreille distraite les recommandations d'Alice sur ce qui risquait de leur arriver si ils arrivaient en retard le lendemain. Je soupirais. La journée de demain risquait de se finir comme celle d'aujourd'hui.

Elle se tourna vers moi, et releva un sourcil. Elle se demandait ce que j'avais. Je lui fis un sourire résigné. Elle me sourit elle aussi. Alice et Jasper s'éclipsèrent rapidement.

-Et après elle parle de Rose et Emm'... marmonnais-je.

Je supposais très bien ce qu'ils allaient faire tous les deux dans leur chambre... Elle sourit. Nous montâmes dans nos chambres respectives. Je la raccompagnai jusqu'à la sienne. Sur le seuil, elle s'arrêta, et se tourna vers moi.

Je lui souris, elle m'imita, et, sans trop savoir pourquoi cette fois encore, j'approchais ma main de son visage, et lui caressai la joue, de la tempe au menton. Elle sembla gênée, mais pas dérangée par mon toucher. Ce qui me fit curieusement plaisir.

-A demain... lui murmurais-je

Elle acquiesça, les pupilles brillantes, et son sourire merveilleusement attirant sur les lèvres. Je lui souris, et retournai dans ma chambre.

A cet instant, je ne désirais qu'une seule chose, arriver au lendemain, et revoir ce visage souriant qui me hantait depuis quelques jours. Sur ce, je m'allongeai sur mon lit et repensai à ces trois dernières heures, mes discutions avec elle, et enfin ces trois danses avec elle, sa tête reposée sur mon épaule. Son sourire.

Je ne la connaissais que depuis trois jours, et tout mon monde gravitait autour d'elle. Alors que je ne connaissais, ni son nom, ni sa vie.

Mais ça, ça allait changer.