Salut ! Me re-voila avec un petit chapitre. Je susi désoler de tant vous avoir fait attendre pour cette toute petite chose assez légère en texte, mais c'est un chapitre de transition. Il nous emmène vers l'autre partie de la fiction. Je pense pouvoir affirmer que je suis à mi-chemain :)
Donc j'espère qu'il vous plaira, le prochain est en cour d'écriture, et je m'amuse énormément à l'écrire ! Et, comment dire... J'ai l'impression que je suis dans une phase... sans sadisme ?
N'oubliez pas de me dire ce que vous en pensez :) Et Merci pour vos Reviews, elle me touchent toutes autant les unes que les autres !
Note: Oui, oui, j'ai utilisé les Ferry Boats dans un chapitre antérieur car une review de Elo m'y a fait repensé, et je me suis souvenus que dans un Épisode de Grey's Anatomis (Waah la culture... Une série TV... ) On parlait d'un accident de Ferry à Seattle. Donc... Enfin, oui Elo, c'est bien toi qui m'a soufflé l'idée... XP
Chapitre 09: Murmure.
Point de vue d'Edward.
Nous arrivâmes à la villa avant l'aube. Rien d'étonnant, mais nous nous étions peut-être emporté trop vite. Mais nous ne pouvions décemment pas laisser seule Esmée avec les Bleed, alors que les Quilleutes allaient arriver. Nous sortîmes calmement de la voiture, et Esmée vint rapidement nous enlacer, un par un. Puis, elle se dirigea vers Alice, en quête d'information. Carlisle ne pouvait pas rentrer avant la date de leur arrivée, alors il était complètement inutile de le faire venir. Autant qu'il finisse son voyage.
Lascivement, nous allâmes ranger nos affaires dans nos chambres. Sur le seuil, Alexandro enlacé Gwendoline d'une manière assez provocatrice. Ses pensées ne l'étaient pas moins, et n'étaient qu'insulte pour la jeune fille. Je lui lançais un regard menaçant, et montai les marches rapidement. Je lançai mon sac sur le lit, énervé par ses propos. Il était d'ailleurs étonnant qu'il me fâche autant, car il n'était pas différent de d'habitude... Toujours aussi insultant, et provocateur. Toujours aussi sadique et meurtrier... Je grognai sans trop m'en rendre compte, et décidai donc de penser à autre chose.
Je laissais mon esprit vagabonder dans tous les sens, quand Alice percuta la porte de ma chambre et y entra, l'air vraiment énervée.
-Qu'es qu'il y a Alice ? Demandais-je, blasé.
Surement encore quelque chose de stupide... J'avais du mal accorder les couleurs de mes vêtements dans sa vision de mon lendemain... Mais au lieu de partir dans son explication plus que douteuse qu'elle me servait habituellement, elle ouvrit et ferma la bouche plusieurs fois, avant de se passer dans l'esprit une vision très précise, de la fille, étendue sur le sol, recroquevillée sur elle même, sanglotante.
Je me levais d'un bon du lit, mais Alice me rattrapa. Elle me saisit par le bras, et me fixait, l'air sévère.
-Ed', tu ne peux pas toujours arriver à ces moments précis pour l'aider, ça ne ferait qu'aggraver la situation ! Répondit-t-elle
-Qu'es qu'il a fait ?! Rageais-je, incapable de me retenir.
-Ed'...
-QU'ES QU'ALEXANDRO A ENCORE FOUTUS ?! Hurlais-je à l'adresse de ma sœur. Mais celle-ci me cachait sa vision avec une force remarquable.
-Edward ! Que tu te mettes en rogne ne l'aidera pas. Alors tu te calmes, et tu vas la voir, sans passer par Alexandro, parce que tuer ce pauvre crétin n'est pas ce qui lui rendra le plus service.
Retissant, mais finalement trop préoccupé par la santé et le bien être de la jeune fille, j'acquiesçai, et contournai ma sœur, pour aller la voir. J'ouvris doucement la porte de sa chambre. Elle était recroquevillée contre elle même, sanglotante. A ses pieds, jonchait le petit médaillon, dont la chaine était brisée de toute part. Seule la petite rose d'argent était encore intacte.
-Ça va ? Murmurais-je, tentant vainement d'insuffler le plus de tendresse possible dans ma voix.
Elle releva la tête vers moi. Son regard perdu m'indiqua trois choses: Elle ne m'avait pas vu arriver. Elle était bouleversée. Et la dernière était que si Alexandro avait été dans la même pièce, il serait surement mort, tué par mes soins.
Je jetais un derniers regard vers le médaillon, cherchant mes mots, mais, avant que je n'ai pu réagir, elle se leva, le saisit, et sauta par la fenêtre, d'où elle partit en courant. Mais je ne pouvais pas la laisser partir si facilement. Je la suivais donc, n'ayant aucun mal à la rattraper, courant bien plus vite qu'elle. Je remerciai à cet instant le ciel de m'avoir offert cette facilitée à courir aussi vite.
Rapidement, je me calai à sa hauteur, et la forçai à s'arrêter.
Son visage était décomposé. Tristesse. Désolation. Abandon. Désillusion. Solitude. Peur. Angoisse. Rejet. Encore de la peur. Toujours de la tristesse. Tous ces sentiments passaient dans ses yeux à une vitesse effarante, pour finalement y élire domicile.
-Excuse moi... murmurais-je
Elle ne cessait de sangloter, tremblante, et terrifiée. Je n'arrivais pas à la voir comme ça. Je ne pouvais pas. Elle était détruite. J'allais saisir sa main, en proie à la panique. Je ne n'aimais pas la voir comme ça. Je ne savais pas pourquoi.
-Qu'es qu'il y a ...? murmurais-je une nouvelle fois, en tentant de m'approcher d'elle.
Son regard était toujours rivé sur sol. Quand, elle leva finalement la tête vers moi, et se jeta dans mes bras, sanglotant de plus belle, son visage contre mon torse. Dans un geste presque naturel, je caressais ses cheveux, essayant tant bien que mal de la calmer. Je lui murmurai les paroles les plus réconfortantes que je pouvais, la sentant toujours aussi détruite entre mes bras.
Sans trop que je m'en rende compte, nous étions accroupis par terre. Je ne sais pas combien de temps nous étions restés ici, mais le soleil commençait à percer à l'autre bout de la forêt.
Elle releva finalement la tête, le regard légèrement hagard, mais visiblement calmée. Elle me servit un faible sourire d'excuse. Je lui rendis son sourire. Elle n'avait en rien à s'excuser. Je replaçai une de ses mèches folles derrière son oreille, alors qu'elle me fixait, en se mordillant la lèvre. Je me penchais vers elle, plaçant mes yeux au niveau des siens.
-Ça va ? Demandais-je.
Je n'avais pas fait dans l'originalité, mais la voir ainsi m'avait retiré temporairement tous mes moyens, et je luttais contre moi-même pour les récupérer rapidement. Elle opina d'un geste tremblotant de la tête, et je lui souris. Elle sembla quelque peu gênée en réalisant qu'elle était dans mes bras. Je lui souris de plus belle, et elle tenta de me rendre l'appareil, sans trop de succès.
Elle était abattue par les derniers évènements. C'était visible sur son visage. Dans ses yeux qui étaient redevenus ternes. Je devais lui changer les idées. Je ne savais pas quoi faire pour cela, mais je le devais. C'était une obligation. Un impératif. Pour moi. Pour elle.
Je me relevai doucement, et elle m'imita, sans augmenter la distance entre nous, ce qui me convint parfaitement. Je scrutai ses pupilles à la recherche d'une idée. Observer ses yeux m'aidait à me calmer. J'aimais les contempler.
-Suis moi. Lui murmurais-je à l'oreille
Elle acquiesça brièvement, et nous partîmes à une vitesse effarante vers l'endroit où je voulais l'emmener. Je voulais qu'elle le voit. Je désirais par dessus tout être avec elle là bas. Elle me suivait sans rien trouver à redire. Nous arrivâmes finalement dans la clairière. Elle était toujours aussi somptueuse les rares jours de beau temps à Forks. Un fin rayon de soleil illuminait l'herbe tendre. Je me tournai vers elle, pour voir sa réaction. Je fus amusé de la voir, une étincelle d'émerveillement dans le regard. J'émis un petit rire, sans trop m'en rendre compte, et elle se tourna vers moi, étonnée.
-Rien... C'est juste que... J'aime bien voir cet éclat d'admiration dans tes pupilles. Ça leur donne une manière de scintiller particulièrement attachante.
Je ne savais pas trop pourquoi je lui avais dis la vérité, mais elle sembla tout d'un coup gênée, mais -j'osais à peine le croire- contente ? Je lui souris, alors qu'elle détourna le regard vers le centre de la clairière, où elle alla s'assoir. Le seul rayon de soleil qui parvenait faisait scintiller sa peau, ne la rendant que plus ravissante. Je la rejoins rapidement, sans la lâcher des yeux. J'en étais bien incapable.
Elle se tourna vers moi, et, en me saisissant la main, elle me questionna du regard. Elle voulait que je lui parle. Je ne savais pas pourquoi, mais elle désirait -elle aimait ?- m'entendre parler. De tout, de rien... Elle m'écoutait toujours, jamais désintéressé d'aucun sujet. Et il était plaisant de la voir boire mes paroles, avec une étrange lueur dans ses pupilles. Dans ces instants, je savais qu'elle pensait à moi. Que j'étais le seul à occuper son esprit... J'avais beau savoir que c'était du pur et simple égoïsme, je ne pouvais m'enlever ce sentiment de bien être que m'apportait sa proximité. Son toucher. Ma main était entourée des deux siennes, comme si elle avait peur que je m'en aille. Cette pensée me fit sourire: j'importais assez à ses yeux pour qu'elle ne désire pas mon départ. Qu'elle en ai peur.
J'avançai ma main vers sa joue, et la caressai doucement, cherchant dans ses yeux un sujet sur lequel je pourrais parler. Je décidai alors d'aller vers le plus anodin de tous.
-Tu aimes le soleil ? Demandais-je.
La pluie et le beau temps. Le sujet le plus banal. Mais elle semblait tout de même intéressé par ce que je racontais. Elle acquiesça, les yeux redevenant de leur magnifique couleur dorée pétillante peu à peu. Je lui souris.
-Forks ne dois pas être le meilleur endroit sur Terre pour toi alors... répondis-je.
Elle sourit, puis sembla soudainement prise dans une réflexion qui la fit sourire de plus belle. Je relevai un sourcil, interrogatif à cette cause soudaine de gaité. Elle sembla légèrement gênée, et je n'insistai pas. Ma conversation alla de la pluie et du beau temps pour arriver à d'autres sujets aussi ennuyeux, trouvant toujours une manière détournée de lui soutirer des informations sur elle. Manière assez perverse d'en savoir plus sur elle, certes, mais j'avais appris à son contact, qu'elle n'aimait pas parler d'elle, ni être le centre d'attention.
La quiétude qui m'entourait fut soudainement coupée par le vibreur de mon téléphone. Lascivement, je le saisit, et faillit l'envoyer valser contre un arbre quand je vis celui qui m'appelait. Emmett devait le faire exprès, il n'y avait pas d'autres raison. Je décrochai furtivement.
-Quoi ? Grognais-je à l'adresse de mon frère.
-Hey ! Ed' ! Bougon ? Je te coupe dans un moment décisif ? Rigola-t-il à l'autre bout du combiné.
-Ferme là ! Qu'es que tu veux ? Crachais-je
-Rien, je voulais juste savoir comment vous alliez. Alice aussi se pose la question...
Sa voix moqueuse était bourrée de sous entendus. J'entendis le petit rire flué de ma sœur. Ils avaient apparemment décidé de m'énerver. Je soupirai, et raccrochai. J'arrêtai aussi mon téléphone, histoire de ne plus être déranger. Leur humour mal placé m'avait refroidi, et elle le remarqua rapidement. Elle vrilla son regard dans le mien, curieuse, et légèrement apeurée par mon énervement soudain.
-Ne t'inquiètes pas, c'est juste... Emmett et Alice sont assez... exaspérants quand ils veulent.
Je jetai un regard à ma montre, et vis à regret qu'il était déjà près de midi. Je devais être à la villa à 12 heures pour que l'on parle du traité avec tout le monde. A regret, je me relevai. Elle m'interrogea du regard, soucieuse. Apparemment, elle semblait attristée par le fait que cette entrevue ce termine aussi ''rapidement''.
-Nous devons discuter du traité avec vous... Et nous avons rendez-vous à midi. On est presque déjà en retard.
Je commençai à partir vers le bord de la clairière. J'étais aussi attristée qu'elle, peu être -surement- même plus. Je m'étais senti vraiment bien. Elle était à côté de moi. Avec moi. Sans rien pour faire s'assombrir ce tableau qu'elle embellissait par sa seule présence, à mes côtés...
-Edward...?
Un murmure. Juste un son, presque silencieux. Mais merveilleusement mélodique. Magnifiquement harmonieux.
Elle venait de prononcer mon nom. Et il sonnait à merveille dans sa bouche. Elle me regardait, un sourire délicieusement charmeur dont elle ne semblait pas se rendre compte sur les lèvres.
