Voila voila, ce chapitre que vous attendez avec les premiers mots de Bella est là !! J'espère qu'il sera à la hauteur de vos espérances ! Beaucoup m'ont dis que j'étais une grande sadique de vous le couper juste maintenant, mais ce chapitre la est assez long comparé à l'autre, et je ne pouvais déçament pas le couper ! Alors me voila avec le chapitre 10 !!
Tout d'abord un grand merci à ceux qui m'ont souhaitaient un bon Anniversaire, ça ma fait très plaisir. Ensuite je suis très contente de vous annoncer que je suis arrivée à 224 Reviews de votre par, et ça me fait très plaisir !! J'en suis à mon Dixième Chapitre pour cette fiction, et je suis toujours aussi contente de voir autant de reviews et de story Alert ou favourit story ^^ Je n'avais jamais espéré en avoir autant ! J'espère que ce chapitre ne vous décevra pas, j'ai l'impression que j'ai éguaré mon côté sadique en l'écrivant... Mais je pense que je ne vais pas tarder à le retrouver pour la suite ! Après tout, une fiction où totu va bien... C'est légèrement ennuyeux !
Sur ce je vous souhaite une bonne lecture, vous remercie d'être toujours aussi fidèles, et espère que vous me laisserez une petite review, histoire de savoir ce que vous en pensez !! =')
Chapitre 10: Premiers mots.
Point de vue de Bella.
Je ne savais pas ce qui m'avait pris. Au du moins, je savais pourquoi je l'avais fait, mais je ne savais pas d'où m'était arrivée cette assurance. Je venais de mettre un nom sur ce sentiment qui montait dans ma poitrine depuis que je l'avais vu. Depuis que je lui parlais. Je l'aimais. Je ne savais pas si cela avait un rapport avec mon bonheur, mais je voyais une très nette différence entre le sentiment de bien être qui m'accompagnait quand il était à proximité de moi, et celui de malaise, de détresse, quand il s'éloignait... Depuis mon arrivée chez les Cullen, quel que soit le membre de leur famille qui était à proximité, je me sentais mieux. Mais avec lui, j'étais bien. Le bonheur ? Surement.
De l'autre bout de la clairière, il ne bougeait pas. Ne bronchait pas. Il était comme sonné. Je lui souris. En 28 ans de silence, la première chose que j'avais prononcé, c'était son prénom. Edward. Bien que ma voix n'avait été qu'un murmure, j'étais sure qu'il l'avait entendu. Il me fixait, les yeux ouverts par l'étonnement. Le vent léger qui nous parvenait dans la clairière faisait remuer ses cheveux d'une façon merveilleusement envoutante. Vivifiante.
Mais une étrange vérité s'imposa alors à moi. Il était trahi. Je n'avais pas dit un mot depuis que je l'avais rencontré, et là, je me mettais à lui parler, comme si la chose était normale. Logique. J'étais stupide. Il devait désormais me détester, resongeant à tous les efforts qu'il avait dû faire pour me comprendre, alors que ce n'était qu'un caprice de ma part, ce silence falsifié...
Je baissai la tête, en proie à la panique. Il allait tout raconter. A Alexandro, à Pitt, à Gwen... Je croisais mes bras autour de mes genoux, paniquée, sentant les tremblements me revenir peu à peu. Je luttais pour maintenir en moi mes sanglots qui ne tarderaient pas à refaire surface.
Quand il se rapprocha. Il déposa sa main sur mon bras, et rapprocha son visage de mon oreille.
-J'aime beaucoup le son de ta voix. Me murmura-t-il doucement. Et je suis désolé. Tu m'as pris de court. Je ne m'attendais pas à ça. Mais je dois avouer que je ne suis pas déçus...
Je relevai ma tête vers lui. Ses yeux ne dégageaient que de la tendresse et de la joie. Ainsi qu'une certaine effervescence, sur laquelle je ne pouvais pas mettre de nom. Il me caressa doucement la joue, et me sourit tendrement. Je lui rendis son sourire. Il ne m'en voulait pas. Et il aimait le son de ma voix...? Non, surement un compliment en l'air pour me calmer. Me rendre moins revêche. Je m'approchai de son oreille, et je murmurai, avec un de ses sourires qu'il m'avait appris à faire depuis peu, et qui retransmettait tout le bonheur que je gardais au plus profond de moi.
-Je m'appelle Isabelle Marie Swan.
Rien qu'un murmure. Mais je sentis son visage s'étirer en un sourire alors j'enfouissais le mien dans son cou, trop désireuse d'une proximité avec lui. Il rigola, et dit calmement:
-Enchanté Isabella.
-Je préfère Bella.
Il rit derechef.
J'étais bien. J'étais avec lui. J'étais Heureuse.
Point de Vue d'Edward.
Je sentais son souffle frais dans mon cou alors qu'elle me murmurait d'une voix magnifiquement harmonieuse qu'elle préférait Bella. Isabella Marie Swan. Je connaissais son nom. Et c'était à moi qu'elle avait parlé. Pour la première fois depuis 28 ans, c'est à moi qu'elle avait adressé la parole. Cette pensée me fit furieusement plaisir. Mais le désir plus grand d'entendre encore une fois le son de sa voix s'imposa brutalement à moi, et je lui murmurais le plus calmement possible, pour ne pas lui montrer l'effervescence dans laquelle elle me mettait:
-Alors Bella, puis-je en connaître un peu plus sur toi ?
Elle sembla peser le pour et le contre, et me répondit faiblement:
-Tout dépend de ce que tu veux que je te dise.
-N'importe quoi... Par exemple, quel est ta couleur préférée ?
Elle sourit, et me dit en baissant les yeux.
-Le marron.
-D'où viens tu ?
Elle garda un instant le silence, puis murmura calmement, avec une légère tristesse dans la voix:
-Je ne sais pas.
Ce soudain élant de tristesse me fit regretter mes paroles, aussi, je décidais de changer totalement de sujet.
-Tu as quel âge ?
Elle releva ses pupilles vers moi, et me dit dans un petit rire.
-Exactement...? Ou... Humainement ?
-La deuxième solution.
-J'ai 17 ans.
Elle reposa sa tête sur mon épaule, et je pouvais sentir son souffle frais dans mon cou. Je la serrais un peu plus contre moi et lui murmurais:
-Et pour ce médaillon...?
Elle releva légèrement la tête de mon cou derechef, me faisant face de ses pupilles brillantes.
-Je croyais que tu devais chercher ? Se moqua-t-elle.
Elle sortit de sa poche les restes du médaillon, et les déposa entre mes mains. Elle me fixait avec malice. Et me murmura rapidement alors que je faisais tourner le médaillon entre mes doigts. « Je pense que tu pourras trouver si tu es aussi intelligent que tu le laisse paraître... ». Elle avait utilisé un ton de défi. Je revis les initiales, et l'hypothèse qui m'était parvenue la veille me revint en mémoire.
-Un ancien petit ami ? Marmonnais-je.
Ma voix avait légèrement trahi ma nonchalance à l'idée de cette hypothèse. Elle hocha vivement la tête négativement, et releva un sourcil.
-Tu es plutôt mauvais détective. Je t'ai donné un indice assez imposant pourtant.
Je grognai légèrement, ce qui la fit sourire. J'étais plutôt content du fait qu'elle ne porte pas autour du coup une preuve de son amour perdu, et pour une fois, le fait que je me trompe ne me gêna pas. Me revint alors en tête les choses qu'elle m'avait dite de vie voix, et la réponse fusa dans mon esprit.
-S comme Swan ?
-Oui. Répondit elle en souriant.
-Une personne de ta famille ?
-Oui. Répéta-t-elle.
-Tu pourrais te montrer plus explicite... bougonnais-je face à son mutisme au sujet de ces informations.
Elle avait beau reparlé, elle se montrait assez peu coopérative, et semblait réfléchir a toutes ses paroles. Elle sembla soudain se vexer, et me balança d'une traite:
-Je ne vois pas pourquoi je le serais alors que tu as très clairement dis que tu devinerais ce que cachait ce médaillon ! Je ne voix donc pas pourquoi je prendrais la peine de t'expliquer très clairement ce que tu étais censé deviner. Ce n'est donc pas ma faute si tu n'est pas aussi perspicace que tu croyais l'être !
C'était la plus longue phrase qu'elle m'avait dite, et cela me fit sourire de la voir aussi butée et vexée.
-Tu as mauvais caractère, hein ?
Elle grimaça, et je reportai -du moins essayai- mon attention sur le pendentif. Je le fis tourner plusieurs fois entre mes mains.
-Ta mère, non ? Je voix mal un homme avec ça autour du coup... Et... Et bien, disons que c'est ou ta mère ou ta sœur alors...
-Mon père la offert à ma mère à leur mariage. Me répondit-elle, sa voix redevenant le murmure apaisant qu'il était au début. Il l'avait acheté à un de ses amis qui taillait de magnifiques bijoux. Et il avait fait graver ses initiales sur ce bijou. Mes parents ont finalement divorcé. Ma mère a gardé le pendentif, et, à mes 10 ans, elle me l'a offert. Depuis, je l'ai gardé... répondit-elle, ses yeux trahissant la nostalgie qu'elle ressentait en parlant de sa mère.
-Désolé. Murmurais-je.
-Ce n'est pas de ta faute... répondit elle, sachant très bien que ses yeux la trahissait tout le temps face à moi.
Elle soupira. J'haussai un sourcil. Elle m'offrit un sourire légèrement amer. Et me dit alors dans un nouveau soupir.
-Je viens de me souvenir que tu as très clairement dis que nous devions retourner à la villa...
Aie ! J'avais oublié Alice. Mais compte tenu des circonstances, je pensai qu'elle ne nous en voudrait pas beaucoup. Après tout, elle avait surement elle aussi eut la vision de ces derniers instants, et elle devait elle aussi être au courant du nom de Bella. Ainsi que de tout le reste.
-Je pense qu'on devrait y aller. Marmonnais-je à son adresse.
Elle acquiesça, et se leva. Quand, elle trébucha malencontreusement dans ses pieds, et tomba en avant. Je la rattrapai de justesse. A quelques centimètres de moi, son visage me faisait face. Je pouvais sentir le parfum fruité de son haleine. Je pouvais voir son visage encore plus près que je ne l'avais jamais espéré. Je ne savais pas pourquoi, mais je n'étais pas totalement maitre de mes moyens. Je m'approchai dangereusement près de son visage. Elle imita mon geste, s'approchant de plus en plus.
Je me levais d'un bon. Elle se releva rapidement, et s'excusa faiblement. J' hochai la tête. Non, elle n'avait vraiment pas à s'excuser.
Nous partîmes en courant vers la villa, mais d'une allure qui laissait très clairement voir que nous étions loin d'être pressés de retrouver les autres, et de retomber dans le grand fracas de notre vie en communauté.
Quand, elle s'arrêta soudainement. Je me tournai vers elle, étonné. Elle semblait soucieuse, et angoissé. Elle s'avança vers moi.
-Edward... Tu...
Je déposai un doigt sur ses lèvre, sachant très bien où elle voulait en venir, et lui souris.
-Je ne dirais rien à personne, Bella. Ni sur ton nom, ni sur ton mutisme.
-Merci... murmura-t-elle.
Je lui souris, et m'apprêtais à recommencer notre course jusqu'à la villa, quand une question me revint en tête.
-Excuse moi, mais, pourquoi avoir reparlé aujourd'hui ?
Elle se figea. Mais pas de manière effrayée, mais plutôt gênée. Elle se mordillait la lèvre -signe de gêne ou de réflexion chez elle- d'une manière assez insistante. Bien décidé à ne pas lâcher le morceau si facilement, je me rapprochai quelque peu d'elle. Elle me fixait, puis baissa finalement les yeux, et dit d'une voix faible.
-Je m'étais jurée de ne parler qu'une fois que je serais heureuse. Et... Et bien disons que depuis quelques jours j'y réfléchis, et... Enfin...
-J'ai compris l'idée. Lui répondis-je, la dévorant des yeux.
Humaine, elle aurait surement rougi. Elle était encore plus magnifique quand la gêne prenait son contrôle. Elle semblait réfléchir à tout ce qu'elle pouvait dire, pour ne rien laisser échapper. Comme si elle me cachait quelque chose de bien plus important que le reste.
Je lui souris gentiment, et l'intimai à continuer le chemin qui nous séparait de la villa. Non qu'Alice serait énervé de notre retard, car nous avions de bonnes raisons, mais Alexandro risquerait de le voir d'un très mauvais œil, et je ne voulais pas revoir ce regard terrorisé et meurtri que j'avais vu ce matin sur le visage de Bella.
Nous arrivâmes à la villa, et c'est sous les commentaires acerbes des Bleed que nous pénétrâmes dans le salon. Alice rayonnait, comme je m'y attendais, et Emmett semblait en pleine dispute avec Rosalie. Esmée s'approcha de nous, et nous intima d'aller nous assoir. Bella acquiesça, et je ressentis une pointe au cœur en me rendant compte que je n'entendrais peut-être plus sa voix de la journée. Cette pensée me rendit mélancolique, et je ne pus m'empêcher de me perdre dans mes pensée, où je revoyais clairement ma discution avec elle, son visage dans mon cou, sa main dans la mienne. Ainsi que sa chute en se relevant, et le baiser que nous avions faillis échanger. J'eus une nouvelle pointe au cœur en me remémorant ce ''faillis'', et je me maudissais intérieurement de m'être relevé d'un bon à cet instant. Elle semblait partante non ? Elle ne semblait pas rechigner... Mais, à cet instant, j'avais eus peur qu'elle me rejette, et ne veuille plus me parler. Me revoir. Si j'aurais pu accepter son rejet ? Je me rendis compte à cet instant, que je n'aurais pas pu l'accepter, ni même survivre à son départ. Cette vérité s'imposa à moi. Sans elle, je ne pouvais plus vivre. Elle était essentielle dans ma vie.
-Edward ! Bon sang ! Répond ! S'exclama Emmett.
Je relevais la tête, et vis Emmett en train de ruminer, face à moi, l'air contrarier. Il se rassit sur la chaise d'où il s'était levé, et me fusilla du regard. « Bordel Ed' ! Qu'es ce qu'il s'est passé pour que tu sois ailleurs comme ça et qu'Alice soit encore pire que d'habitude ?! » pensa-t-il, alors que Rosalie lui tapotait la cuisse de manière réconfortante.
-Qu'es ce qu'il y a ? demandais-je, à Alice.
-Il y a qu'Alexandro est en train de se demander si il ne ferait pas mieux de tuer tous les Clebs, histoire qu'il ne se face pas lapider si l'un deux... comment disent-ils déjà ? ''Faillis'' ...
-Certainement pas ! Rétorquais-je, en lançant un regard assassin à Alexandro.
-Parce qu'il ne vous arrive jamais de faillir, vous ? Cracha Gwendoline.
-On sait se retenir. Rétorqua Emmett.
-Peu être, mais comme vous le savez, on ne peut pas savoir ce qu'elle veut ou pense, alors allez savoir si elle ne va pas fauter ? Elle est imprévisible et instinctive, et je ne veux pas me faire tuer à cause d'elle !
-Toi, Ferme la ! Répondis-je en me levant du fauteuil, ou Esmée m'avait dit de m'assoir.
Comment pouvait-il réellement penser que Isabella les conduiraient à leur perte ?! Comment pouvait-il être aussi méprisant de cette jeune femme, qui ne réagissait jamais de manière excessive ni violente. Elle était juste une personne torturée et maltraitée, aussi bien physiquement que mentalement.
-Maintenant vous arrêtez de jouer à ce petit jeu et vous signez cette saleté de traiter sans rien dire, sinon vous dégagez ! Répondis-je, en montant les escaliers le plus rapidement possible, avant de retourner tuer Alexandro, qui bouillonnait dans son fort intérieur.
Alors que je me rendais dans ma chambre, fulminant à moitié, j'entendis Mathieu rétorquer à son frère que de toute façon, c'était ce qu'avait décidé Pitt, donc ils le feraient tous. Sans rien dire. La réunion se termina.
D'un geste vif, je fis démarrer le disque que contenait la stéréo de ma chambre, et m'allongeai sur mon lit, alors que la musique de Debussy se jouait dans un silence complet. Je ne pouvais m'empêcher de penser à Bella. De me rappeler toutes ses paroles. Et par dessus tout, le son mélodique de sa voix. Ni trop aiguë, ni trop grave. Harmonieux. Comme elle.
On tapa à ma porte. J'allais y ouvrir, sans trop d'empressement, ennuyé par ce dérangement soudain. Mais mon intérêt revint soudainement, quand je la vis dans l'entrebâillement. Elle me sourit faiblement, et je l'invitai à entrer. Elle s'avança, et détailla la pièce avec attention. Son regard passa du simple divan blanc qui me faisait office de ''lit'', pour finir sur la collection de CD qui prenait une grande partie de la pièce. Elle s'arrêta près de la stéréo, et sourit.
-Debussy ? Demanda-t-elle, dans son habituel murmure.
Je lui souris pour toute réponse. Elle détailla avec attention toutes les boites de CD que contenait ma chambre, puis se tourna vers moi, un sourire d'excuse assortis à ses yeux sur le visage.
-Désolée pour tout à l'heure pendant la réunion d'Alice...
Je ne mis pas longtemps à comprendre de quoi elle parlait. Je lui souris.
-Ne t'en fais pas. Ce n'est pas à toi de t'excuser je pense....
-Mais Alexandro ne le fera jamais... murmura-t-elle.
-Mais pourquoi il t'en veut autant ?! M'exclamais-je, sans pouvoir me retenir.
-Je ne sais pas trop...
Elle se tue un instant, puis dit dans un murmure:
-Et il n'a pas l'air de le savoir lui même... Je crois... Que c'est mon silence qui le gêne.
Son regard s'était perdu dans le vague, en un point à côté de moi. J'approchai ma main de sa joue, et la lui caressai doucement. Elle se tourna vers moi, et me sourit faiblement. Apparemment, la tournure de la conversation l'avait attristé, et je me maudissais d'être en quelque sorte la cause de cette perte de gaité.
-Excuse moi.
-Je ne vois pas pourquoi. Me répondit-elle, étonnée.
Je descendis mes mains vers sa taille, et la serrais quelque peu contre moi. Elle se colla contre mon torse, et s'agrippa à ma chemise. Je me rapprochai de son oreille, et lui murmurai tendrement:
-Je n'aime pas quand tu perds ce sourire que tu as sur les lèvres. En particuliers quand je ne sais pas quoi faire pour que tu le retrouves.
La fin de ma phrase était devenu bien plus silencieuse. Elle se serra un peu plus contre moi, et je l'entendis murmurer mon prénom. Je souris. Elle se dégagea finalement, et me servit un sourire bien plus beau que celui qu'elle m'avait fait juste avant. Incapable de me retenir, je lui posais une question qui me brûlait les lèvres depuis que je connaissais sa vie dans cette famille. Je savais qu'elle risquait de le prendre très, très mal, mais je mourais de ne pas en avoir la réponse.
-Bella... commençais-je. Elle vrilla son regard dans le mien, ce qui m'encouragea à continuer. Excuse moi, mais, pourquoi rester avec eux si... si tu n'es pas heureuse avec cette vie là ?
Elle baissa son regard vers le sol, et, en quelques minutes qui me parurent interminable, elle me servit un petit sourire mélancolique.
-Je... Elle déposa sa tête contre mon torse, et j'entendis à peine son murmure quand elle continua. Je ne peux pas Edward... Désolée. Ce n'est pas de ta faute mais...
-Me le diras-tu un jour ?
Elle releva son regard vers le mien, et me dit alors dans un de ces petits sourires tristes qu'elle faisait:
-Oui. Mais...
-Pas tout de suite. Finis-je. D'accord. Ça me suffit.
Elle me sourit. J'entendis une nouvelle fois taper à la porte. Nonchalamment, je me dégageais de l'étreinte de Bella, et allai ouvrir. Alice se tenait dans l'entrebâillement, un sourire exaspérant sur les lèvres.
-Salut Ed ! J'espère que je ne te déranges pas.
J'étais tenter de répondre oui, mais le sourire qu'elle avait sur les lèvre m'indiqua qu'elle le savait déjà. Elle entra dans ma chambre, et c'est en s'excusant du regard que Bella sortit. Alice la salua rapidement, non sans lui lancer un clin-d'œil, qui signifiait qu'elle n'allait pas tarder à passer à l'asseau sur elle aussi, si je ne me montrait pas à la hauteur de ses exigences. J'eus à peine le temps de la voir rentrer dans sa chambre, qu'Alice refermait déjà la porte.
-Alors, Ed' ?! Racoooooontes !! s'exclama la petite tornade brune en souriant.
-Alors quoi Alice ?! Tu as tout vu j'imagine. Qu'es ce que tu veux que je te dise ?! Rétorquais-je, froidement.
-Oh la la... Je vois que tu n'as pas trop apprécié le fait que je coupe ta petite scène d'amour avec Bella. D'ailleurs je trouve qu'elle a un très joli nom !
-Alice, sort de là !
Je m'empressais d'aller lui ouvrir la porte, pour la mettre dehors. Elle rigola, et sortit, non sans me gratifier de son regard noir, qu'elle avait l'habitude de faire quand on la contrariait.
Je retournai m'allonger sur le divan.
Mais décidément, le sort était contre moi, et c'est en défonçant presque la porte qu'Emmett entra. Il riait.
-Qu'es ce que tu veux Emmett ?! Crachais-je à mon frère.
-Juste savoir comment va ton histoire d'amour platonique avec la fille sans nom.
-Arrêtes de l'appeler comme ça ! Rétorquais-je assez froidement cette fois encore.
-Oh la la... Tu lui as même pas pris un petit baiser que t'es énervé comme ça frérot ?
-Emmett Dégage ! Crachais-je, une nouvelle fois.
-Me dis pas qui s'est rien passé, Alice est une pile électrique depuis que vous êtes partis de la maison pour votre escapade romantique.
-Emmett Dégage ! Me répétais-je, de plus en plus menaçant.
-Ça va, ça va... On se calme Roméo. Juliette est gentiment dans sa chambre et ton frère va gentiment partir demander à sa très charmante sœur, Alice ce qui s'est passé vu que Roméo n'est pas un grand coopératif...
-C'est ça, c'est ça... Sors de là !
Sachant très bien qu'il ne tirerait rien de moi, et qu'Alice allait tout lui raconter, il sortit de la chambre en rigolant, et je me levai pour monter le son de la stéréo. Je laissai ensuite mon esprit divaguer, en tachant d'ignorer tant bien que mal les pensées acerbes des Bleed, et surexcitées de ma propre famille.
Qu'es qui lui prend à ce Cullen ! Il défend l'autre saleté. Je vais aller lui dire deux mots à cette... Alexandro
Je me levais d'un bon de mon divan. Les pensées de ce crétin me parvinrent rapidement, et c'est sans trop attendre que je sortais de ma chambre. Je tombai nez à nez, avec lui, à deux pas de la chambre de Bella.
Il avait été évident que ses pensées étaient tournées vers elles. Il était évident que si il allait lui parler, elle reprendrait cet air que je lui avais vu le matin même. Et il était aussi évidement que je ne pouvais pas le laisser faire.
Me rapprochant rapidement de lui, je l'attrapai par le col, et le plaquai contre le mur. Son visage était défait par la rage. Il me cracha au visage d'une voix furieuse:
-Qu'es ce que tu veux Edward ?! Tu viens voler au secours de l'autre saleté ?!
-Ferme la, pauvre con ! Je resserrai mon emprise sur lui, et il grogna, essayant de s'en défère, et fulminant des insultes. Ne l'approches pas. Et n'essaye pas de la faire souffrir. Parce que je te préviens, amis de Carlisle ou pas, si tu lui fais le moindre mal, t'es un homme mort Alexandro.
-Je ne vois pas en quoi ça te regarde. Elle est ma sœur, non ?
-J'en ai rien à faire de qui elle est pour toi, je te dis juste ce que tu as à faire si tu veux partir de Forks en bon état. Compris ?!
-Calme toi Ed'. Lança une voix derrière moi. Ça ne plairait pas à Carlisle que tu tues un enfant de son ami.
« Calme toi Ed'. Il ne lui fera rien, tu l'as suffisamment mis en garde je pense. » Jasper tentait de me calmer. Je lançais un derniers regard à Alexandro, avant de le relâcher.
-J'espère que tu as compris. Crachais-je, avant de rentrer dans ma chambre.
Sans faire plus d'histoire, mais rageant, Alexandro rentra dans sa chambre. J'essayai tant bien que mal de me calmer. Mais l'autre crétin m'avait mit en rogne, et je n'y parvenais pas. Je sentais la rage me contenir, et je revis le regard perdu et terrorisé de Bella.
Bella. J'avais envie de la voir. De lui parler. J'en avais envie plus que tout. Mais je préférais rester calme, et ne pas aller trop vite en besogne. Je restai donc là, allongé sur mon divan, mes pensées toutes tournées vers elle, alors que la douce musique « Clair de Lune » résonnait dans la pièce.
Isabella Marie Swan meublait ma vie, hantait mon esprit et occupait mon cœur. Sans elle, ma vie n'aurait plus servit à rien, et j'en prenais conscience, au fur et à mesure que je la connaissais... Et tout cela m' allait parfaitement.
Ah la, la... Si vous saviez comme j'ai adoré écrire ce chapitre ! J'espère que vous avez aimé le lire ! En tout cas, rendez vous au prochain chapitre... J'espère !
