Salut ! Alors voila enfin le chapitre 12 !! J'espère que ce chapitre va vous plaire. C'est toujours un chapitre transition, et il risque de vous faire languir. Au prochain chapitre, on passe aux choses intéressantes. Alors j'espère que je le finirais vite, pour vite vous le poster ^^ En tout cas je suis Ravie d'avoir vu à mon retour à peu près 30 Reviews ='D
Donc je vous remercie, et je vous remercie aussi d'être toujours présent pour lire ma fiction, et de me faire autant de compliments, qui me touche vraiment ! Dès que je peux je poste les deux versions corrigée, et je m'excuse pour les fautes d'orthographe, et vous souhaite une bonne lecture !
Chapitre 12: Retournement de situation.
Point de Vue d'Edward.
Je ne savais pas pourquoi. Je ne savais pas comment. Tout ce que je savais, c'est qu'elle venait de me repousser, et de s'enfuir, ne voulant manifestement plus me voir.
Et ça, je ne pouvais pas le supporter.
Je restai là, quelques instants, figé, sans pouvoir rien faire. Rien dire. Tout en tentant de reprendre vainement contenance, je me tournai légèrement, et fus happé par le sourire qui s'étirait sur les lèvres d'Alexandro. « Cette sale garce nous a finalement écouté. Tant mieux, pour elle. ». Je me figeais. Furieux. Il était la cause de ce revirement de situation. Je me dirigeais d'un pas décidais vers lui, quand les paroles d'Alice peu avant que je ne vienne la rejoindre me revinrent. « Calme toi, Edward, et, surtout, ne va voir aucun Bleed tout seul. Compris ?! C'est ce qui est le mieux pour elle. » Alice... Elle me cachait quelque chose depuis notre arrivée à Port Angeles, et ne voulait pas me dire quoi. Et je venais de comprendre ce qu'elle ne voulait pas que je sache.
Je savais que c'était une mauvaise idée de laisser Bella seule avec sa famille , mais Alice -Toujours elle- m'avait expressément ordonné de ne rien faire. C'était inévitable. Mais son visage déformé par la tristesse me hantait. Furieux, je me détournai rapidement pour retourner à ma volvo. J'avais besoin d'aller ailleurs. Dans un endroit où je serais seul. Sur le chemin, je croisai Alice qui m'intima d'aller chasser, disant que cela serait bien mieux pour moi. Je ne réfléchis pas trop, et y allai. J'avais une excuse, il aurait été stupide de ne pas m'en servir.
J'arrivai à ma volvo et me jetai dedans. Celle-ci contenait encore son odeur. Fruitée et délicieusement agréable. Je m'enrageais d'autant plus contre eux. Quand, soudain, je me rendis compte de quelque chose que je n'avais pas pris en compte: et si elle ne voulait pas de moi pour une raison autre que celle que je me montait dans la tête. Elle ne devait pas avoir la même obsession de moi que celle que j'avais d'elle. Elle ne devait plus vouloir de moi auprès d'elle. J'avais percé ses secrets.
Enfin, c'est ce que je croyais.
Et si je n'avais en réalité, rien percé du tout et qu'elle s'était foutue de moi du début à la fin. Elle était dans la famille des Bleed après tout, rien ne devait plus m'étonner de leur part. Je m'arrêtai net sur la route, garant la voiture sur le bas côté. Sans trop m'en rendre compte, j'avais machinalement démarré, et me dirigeais vers Forks. Je passai une main dans mes cheveux. J'imaginais mal Bella agir comme ça, mais on m'avait toujours dit de me méfier des femmes et des vampires en priorité. Alors pourquoi serait-elle différente, elle. Elle était comme toutes les autres...
Sauf que toutes les autres ne se taisaient pas depuis 28 ans, sauf que toutes les autres ne se laissaient pas maltraiter sans rien dire, sauf que toutes les autres ne tentaient pas de faire plaisir aux gens qui les entouraient, sauf que toutes les autres aimaient le Shopping, sauf que toutes les autres se maquillaient et se mettaient en valeur avec des multitudes de vêtements. Sauf qu'Isabella Marie Swan avait réussi contrairement à toutes les autres à refaire battre mon cœur froid et mort.
Non, Bella n'était pas comme toutes les autres.
Je me sentis stupide d'avoir cru un instant qu'elle s'était joué de moi. Je revoyais passer devant mes yeux son visage apeuré et perdu, alors qu'elle s'enfuyait loin de moi. Alice pourrait dire ce qu'elle voulait, j'irais voir Bella. Et je ferais tout ce qui est en mon pouvoir pour la faire sortir de son monde de tristesse dans lequel elle avançait. Isabella était ma priorité.
[...]
Je retournai à la villa assez tard dans la soirée, après avoir chassé. Dans la maison, il semblait y avoir un certains remue ménage, et je passai rapidement le seuil pour voir de quoi il s'agissait. Et je ne fus pas surprit de voir mes frères et sœurs, en pleine dispute avec les Bleed, sous le regard de Marie-Jane. La dispute tournait autour du traiter, et je n'en fus pas surpris. Je remarquais qu'Esmée et Bella manquaient à l'appel. Sans m'encombrer de prendre part à la dispute, je me dirigeai vers la salle où était mon piano. J'avais besoin de réfléchir.
Je m'installai rapidement sur le banc, et commençai à jouer les premières notes d'une mélodie qui sortait tout droit de ma tête. Ce son était assez dur, sans joie ni gaité, ni sourire. Froid. Triste. Perdu. J'avais remarqué que les mélodies qui me venaient en ce moment avait un grand rapport avec les sentiments que Bella me donnait, et mon inspiration se puisait souvent dans son humeur, son histoire. Elle était ma muse en quelque sorte. Je me rappelai rapidement que l'essentiel des partitions que j'avais crée depuis son arrivé était triste. Mélancolique. Sauf une. Une que je n'avais pas encore joué, et qui se trouvait dans ma chambre, à l'abri des regards. Je l'avais écrite un peu plus tôt dans la journée. Quand elle m'avait ouvert son cœur. Je n'avais jamais été aussi proche d'elle. Et je tremblais à l'idée que je ne l'aurais peut-être jamais été encore une fois.
-Edward, nous allons chasser. Tout le monde est à cran à cause de ce petit accrochage, et il serait mieux que nous soyons tous maitre de nos moyens pour voir les Clebs demain. Me dit Alice, sèchement. Tu restes là ? Me demanda-t-elle, bien qu'elle connaissait déjà la réponse. J'hochai la tête. Esmée et... ''Elle'', aussi restent. A tout à l'heure.
Sans rien dire d'autre, elle sortit de la pièce. Mais j'y faisais à peine cas, car tout mon esprit était tournée vers Bella. Elle restait. Il n'y avait qu'Esmée à la maison. Je pourrais aller lui parler. Dans ma tête défilait une vingtaine de scénarios, alors que mes doigts défilait lascivement sur les touches de mon piano, dans une mélodie étrange, qui changeait d'état et d'humeur selon mes suppositions. Je me résignai finalement à choisir de croire en elle, et continuer à jouer de mon piano, appréhendant cet affrontement autant que ce que je le désirais.
Quand, je sentis son odeur se manifester dans la pièce. Je sentais sa présence à l'entrer de la pièce. Je me décalai furtivement, et pus apercevoir son visage défait et triste. Une légère trace de peur dans les yeux. Je finis les dernières notes de ma musique, et me tournai vers elle.
Bella me fixait de ses yeux persans. Elle se mordillait la lèvre, et j'avançai prudemment vers elle. Elle me dévisagea longuement, puis, baissa légèrement sa garde, ainsi que ses yeux. Je me rapprochais de plus en plus d'elle, la sentant hésitante. Une fois à sa hauteur, je pris délicatement son menton entre mes mains et relevai son visage. Elle suivit mon mouvement, et je pouvais clairement voir son esprit dévasté qui se reflétait dans ses yeux. Elle semblait sur le bord des larmes, et je devais me retenir pour ne pas la serrer dans mes bras. Je ne connaissais pas sa réaction, et l'appréhendais.
-Bella...? Qu'es qu'il y a ? demandais-je transmettant toute la douceur que je pouvais dans ma voix.
Elle se mordit fortement la lèvre inférieure, et baissa une nouvelle fois le regard.
-Excuse moi, Edward... murmura-t-elle.
Je me sentais défaillir. Elle s'excusait, retenant difficilement un sanglot, et son regard dévasté par la peine fixait le sol avec attention. Sans trop réfléchir, je lui murmurais à mon tour.
-Pourquoi Bella... Je peux avoir une raison ? Même un mensonge, je m'en contenterais. Tu comptes trop à mes yeux. Tu pourrais me dire n'importe quoi, tant que je peux mettre une raison sur ta réaction...
Elle releva péniblement son regard vers moi, et dans un léger sanglot, se jeta dans mes bras avec abandon. Elle sanglotait, et je rabattis mes bras autour d'elle traçant les ronds dans son dos, alors que je sentais son souffle saccadé dans mon cou. Elle semblait au bord du gouffre, et je resserrai quelque peu mon étreinte autour d'elle.
-Excuse moi Edward... Je t'en supplie... Excuse moi... C'est... Je... Edward...
Des murmures confus provenaient de sa bouche, et je tentais tant bien que mal de la réconforter, lui répétant inlassablement toute sorte de paroles plus ou moins réconfortantes. Elle sanglota une nouvelle fois, avant de me dire dans un murmure bouleversé:
-Je... Je ne peux pas tout te dire maintenant Edward... Mais je... Edward...
-Calmes toi, Bella. Je ne partirais pas, et je ne t'en veux déjà plus. Je ne t'en ai jamais voulu. Je veux juste savoir. Comprendre. Calmes toi.
Elle tenta de se calmer, et je l'entrainai rapidement vers le sofa que contenait la pièce. Je l'invitai à s'assoir, ce qu'elle fit, sans attendre, et ce blottit contre mon torse. Je caressais lentement ses cheveux, sans prononcer un mot. Je ne voulais pas la brusquer. Elle se releva finalement, ses pupilles complètement vides, et son regard perdu.
-Je... Edward...
-Calmes toi, Bella. Murmurais-je.
-Edward, promets moi de ne pas intervenir. De me laisser faire ce que je pense être le mieux. Je... Je ne veux pas que tu sois plus mêlé à ça que tu ne l'es déjà.
Elle me dévisageait, attendant une réponse. Mais je ne pouvais pas m'y engager. Je ne savais pas si j'aurais la force de la laisser seule avec ses résolutions, si c'était ce qu'elle me demandait. Je pris une profonde inspiration, et me lançais:
-Ne me demandes pas de ne plus te parler, de ne plus t'approcher, de ne plus te voir, si c'est pour moi que tu le fais. Si c'est pour toi, je veux bien essayer, sans rien te promettre, mais essayer.
Elle se mordit la lèvre, et me répondit dans son habituel murmure.
-Edward... Je... Elle soupira, puis se mit à fixer un point sur le sol, sans le lâcher des yeux. Je manque de respect à Pitt constamment en ce moment. J'en viendrais presque à le renier comme mon père. Je m'affiche souriante avec vous, alors qu'avec tous les membres de ma famille je ne suis qu'une ombre. Alexandro et Mathieu ont remarqué ça. Et...
-Tu dois t'arrêter de nous fréquenter. En clair tu dois arrêter de faire passer ta propre vie avant la fierté de ton ''père''. Finis-je.
Mon ton avait était bien trop dur et ferme, je le remarquai en la voyant se tasser sur elle même. Elle semblait encore une fois au bord des larmes, et murmura un léger « Désolée. ». Je ne savais pas pourquoi elle s'excusait. C'était stupide, elle n'avait rien fait. Je relevai quelque peu son visage de ma main, plaçant ses yeux dans les miens. Elle émit un petit sanglot, et je caressais doucement sa joue.
-Bella... murmurais-je
Je ne comprenais pas son sacrifice pour sa famille qui manifestement ne l'aimait pas, je ne comprenais pas cette haine d'ailleurs. Je ne savais rien de sa vie. La seule chose que je savais, c'est que si elle ne s'arrêtait pas de pleurer, mon cœur déjà salement amoché, se fendrait sur le coup. Je la serrais un peu plus contre moi. Elle se laissa aller. Je l'entendis murmurer doucement à mon oreille:
-Je te le dirai Edward. Un jour...
Je souris à cette révélation. Il était stupide que je sois heureux du fait qu'elle me raconterait tout plus tard, cela n'avait aucun sens. Mais j'avais appris depuis qu'elle était entrée dans ma vie, à laisser tomber le côté rationnel de mon esprit. Cette fille me rendait fou. Et j'aimais ça. Je l'aimais elle. Elle sanglotait toujours légèrement. Je ne bougeais pas. Je n'en avais pas envie. Aussi étrange que cela puisse paraître, à cet instant, j'étais bien.
Finalement, Bella releva lentement la tête, un léger sourire sur les lèvres. Elle semblait hésiter, mais me dit finalement, dans le merveilleux murmure de sa voix.
-Edward... Ça... Ça t'ennuierait de me jouer un morceau ?
Je lui souris. Évidemment que cela ne me gênait pas. Je ferais tout ce qu'elle voulait. Lui jouer un morceau ? D'accord. Mais lequel ? Je cherchais rapidement dans mon esprit une partition qui me plaisait particulièrement. Je me souvins alors de cette musique écrite le matin même. Elle hantait mon esprit au même titre qu'elle. Je ne l'avais jamais jouer, mais les notes raisonnaient dans ma tête comme si je l'avais toujours connue. Comme elle. Je me levai du petit divan, l'emmenant avec moi. Je m'assis rapidement sur le petit tabouret noir du piano, l'intimant de m'imiter. Elle s'assit à côté de moi, plaçant sa tête sur mon épaule, se laissait bercer par les notes chantantes de la musique. J'aurais pu rester comme cela, toujours. Mais il en avait été décidé autrement.
La porte d'entrée claqua, laissa transparaitre les voix rageuses des Bleed. Celle de Marie-Jane s'élevait plus haute que les autres. Elle semblait hors d'elle. Mathieu intervint rapidement. Il semblait lui aussi hors de lui. A côté de moi, Bella se releva brusquement.
-Il ne faut pas...
-Monte dans ta chambre. Si j'ai bien compris, tu ne dois plus m'approcher aux yeux des Bleed ? La coupais-je. Elle acquiesça. T'en fais pas. Ils ne seront au courant de rien. A tout à l'heure Bella.
Elle acquiesça derechef. Un faible sourire étira ses lèvres. Elle me tourna le dos, et commença à partir. Mais elle se ravisa finalement au derniers moment, et se rapprocha de moi. Elle me sourit une nouvelle fois, et m'embrassa sur la joue, avant de partir, tout en se mordillant la lèvre. Je ne pus m'empêcher de sourire. Comment devais-je interpréter ça ?
Alors, qu'en pensez vous ? Vous me faites une petite Review ? ='D S'il vous plais...
