Salut ! Comme promis, voici le chapitre 15, que je me suis régalée a écrire ! Avec un petit POV Alexandro, où j'ai fais ressortir tout mon sadisme en trop ^^ Je ne vous promet pas une oeuvre d'art, parce que bon, je ne sais pas trop quoi en penser ! C'est surtout basé sur les sentiments ressentis... Enfin Bref, j'espère que ça va vous plaire ! Je vous remercis encore une fois de vos 391 Reviews ! Je suis aux anges, je n'aurais jamais crus que ma fiction plairiait autant... J'espère ne pas vous décevoir !
Pour ce qui est de la suite, je vous ai quand même posté 3/4 chapitres en cette deuxième semaine de mes vacances, alors maintenant les cours vont reprendre, et je ne pense franchement pas que je tiendrais un rythme aussi acharné ! Je pense que ça va reprendre comme avant les vacances, un post par semaine, tout corrigé, par ma Bêta Reader ! Mais je ne vous promet rien tout de suite, car j'ai une petite panne d'inspiration, j'attend Lundi d'en parler avec mes amies pour qu'elles me donnent un peu leurs avis, m'aide, et puis, en cour, j'ai toujours pas mal d'idée qui me viennent ='D
Sur ce, je vous souhaites une Bonne lecture, en espérant que cela vous plaise !
Note: Je sais que ce ne sont pas les bonnes dates, je me suis juste basée sur le fait que l'histoire était en 2009, parce que je voulais une année ! C'est tout ! J'espère que vous comprenez que ce chapitre est fait de points de vue de personnes sur les évènements qui ont fait venir la transformation de Bella ! Alors ce chapitre est une sorte de Flash Back ! :)
Et je rappelle tout de même au cas où vous l'auriez oublié, que les Bleed ont trois dons: Gwen: séduction, Mathieu: sorte d'amnésie pour un temps bien définis, Pitt: Peut faire bouger le corp des autres gens. Bella est donc immunisée contre leur pouvoir avec son bouclier !
Chapitre 15: La Transformation de Bella.
Phœnix, 1981.
Point de Vue d'Alexandro.
Il était assez tard dans la nuit. Je ne savais pas trop pourquoi nous étions venus dans une ville aussi ensoleillée d'Arizona. Surement un nouveau caprice de Marie-Jane. Cela m'importait peu. Gwendoline m'avait laissé pour aller avec notre mère je ne sais où. J'étais donc sorti m'aérer, et Mathieu s'était sentit obligé de me suivre. Je trouvais ça ridicule le fait que Pitt me fasse surveiller. Depuis que j'avais faillis il n'y avait pas longtemps, il se débrouillait en silence pour que je sois accompagner. Mais je ne m' y opposais pas. Cet homme était mon créateur. Mon libérateur. Sans lui, j'aurais encore été de ces crétins d'hommes faibles et méprisable.
Je soupirai. Mathieu se tourna vers moi, inquisiteur. Je lui renvoyai un regard vaguement agacé.
-Qu'es qu'il y a ? Les occupations d'ici ne sont pas à ton goût ? Demanda-t-il, dans ce qui ressemblait presque à un grognement.
-Parce que tu appelles ça des occupations ?! Crachais-je, acide. Il n'y a rien ! Personne ! Rien à faire !!
Il roula des yeux, et recommença à marcher. Je ne savais pas où nous étions, dans une rue résidentielle apparemment. Rien de bien excitant. Surtout de l'ennui, comme d'habitude. Même pas un homme à énerver ou une femme à allumer. Non pas que Gwendoline ne me suffise plus, mais j'aimais voir leur regard envieux et désireux alors que je m'amusais avec elles. Ma Gwen ne s'en vexait pas le moins du monde, partageant souvent mes occupations quand elle le pouvait. Mais elle avait autant de respect pour Pitt que Mathieu, et ne se montrait aguicheuse qu'aux moments où elle le savait loin, ou alors quand elle savait qu'il ne lui en voudrait pas.
Je recommençai à marcher, emboitant le pas à Mathieu. Il ne prenait pas la peine de me faire la conversation, il ne m'aimait pas, c'était de notoriété publique. Je soupirai une nouvelle fois. Quand, mon regard se reporta soudain sur une silhouette féminine, assez loin. Je souris. Mathieu soupira. Il savait ce que j'allais faire. Du moins, il croyait savoir. En temps normal, je me montrais assez modéré dans les actes, mais là, je voyais sa silhouette assez bien formée, et sa démarche timide. Je devinais de loin ses cheveux bouclés et bruns. Je n'avais pas envie d'être sage. J'augmentais l'allure. Jusqu'à ce que je sois à sa hauteur.
Elle semblait encore plus prude et timide une fois près de nous. Elle fit mine de ne pas nous voir, s'écartant le plus que la rue le pouvait de nous. Je commençais déjà à sourire. Je mourais d'envie de voir comment cette jeune femme renfermée allait se comporter face à son désir pour moi.
-Mademoiselle ? Demandais-je, d'une vois volontairement aguicheuse.
Elle se détourna légèrement, et vis que je la fixais. Elle déglutit, et me répondit un faible « oui ? ». La peur. Je souris.
-Je me demandais si vous aviez l'heure. Répondis-je.
Méthode stupide de drague qu'avait les hommes pour porter attention à des femmes. Risible. Je m'avançais légèrement vers elle.
-Euh... Non, désolé. Marmonna-t-elle, la mine déconfite, et les joue rougissante.
-Ce n'est pas bien grave... lui susurrais-je à l'oreille, alors que je n'étais qu'à quelques centimètres de son visage.
Elle sembla d'autant plus apeurée. J'aimais à voir cette peur au fond de ses pupilles. Je ris légèrement. Trop bas pour qu'elle m'entende. En temps normal, je me serais arrêté là, l'aurais embrassé, de manière à la rendre totalement dépendante de moi, et l'aurais ensuite ridiculisé de manière assez froide. Mais je n'avais toujours pas envie d'être sage, et me rapprochai quelque peu de son visage. Je glissai mes lèvres à ses oreilles.
-Je suis juste un peu rancunier...
J'approchais mes mains de ses hanches, descendant premièrement légèrement plus bas. Elle sursauta, et essaya de se dégager. Je ris, et resserrai mon emprise autour d'elle. Je remontai lentement mes bras, arrivant jusqu'à son cou, me préparant à ce qu'elle cède. Mais elle n'en fit rien, et continua à me repousser. Vexé de sa révulsion face à mes talents de charme, je décidai de continuer mon manège. Je rapprochai mes lèvres de son cou, et devinais assez aisément qu'elle sentait l'air de mes respirations se répercuter sur sa peau blanche. Je rapprochai mes mains de son corsages, et elle poussa un léger « Pitié, lâchez moi... » suppliant.
Mais le bruit sourd d'un moteur de voiture arriva à mon oreille. Il était trop près. Je la repoussai et me reculai, au même endroit que Mathieu. Mais la pauvre folle resta pétrifiée sur place.
-Alex ! Son sang ! Elle va saigner et on va être... s'écria Mathieu
Je ne pris pas la peine de le laisser finir, et me jetai sur la fille. Je la rapportai vers nous, trop rapidement pour ses misérables yeux de stupide humaine. Elle était pétrifiée. Elle ne comprenait pas ce qui venait de se passer. Elle venait de nous voir utiliser nos aptitudes de vampire. La voiture qui allait arriver droit dans la fille poussa des hurlements. Eux aussi nous avaient vu. Je jetai un regard en biais à Mathieu. Mais il n'avait pas besoin de moi pour savoir ce qu'il devait faire. Il sembla dans un effort suprême de concentration. Les cris de la voiture se turent. Ils venaient de perdre temporairement la mémoire. Et ne la retrouveraient jamais. Dans un fracas assourdissant, la voiture percuta un mur, et les cœurs des gens dans la voiture se turent peu à peu.
La fille était figée, au sol. Elle avait les yeux rivés sur l'accident que nous venions de produire. Elle semblait ne pas comprendre ce qui venait de lui arriver. Ou bien, trop comprendre. J'émis un léger rictus, et elle se tourna vers moi.
-C'est... Vous ?
Son murmure était déconfit, et reflétait l'horreur qu'elle ressentait à cet instant. Je ris. Un rire qui fit battre son cœur encore plus vite qu'il ne le faisait déjà, si cela était possible. Je m'approchai d'elle, et la regardai, souriant d'une manière assez aguicheuse.
-Oui Chérie, nous sommes les auteurs de ces actions. Tu vas rapidement l'expérimenter, ne t'en fais pas.
Je ris de nouveau. Elle se pétrifia d'autant plus. Aucun son ne parut vouloir sortir de sa gorge. Mathieu soupira. Il s'avança.
-Arrête de jouer avec elle. La terrifier juste avant sa mort ne te servira à rien.
Il se rapprocha d'elle, et recommença à se concentrer. Je jetai un dernier regard à la jeune femme. Je m'approchai d'elle en murmurant, un petit rire sadique ponctuant légèrement mes phrases de temps à autres.
-Il va s'arranger pour que tu ne te rendes pas compte que tu meures... Nous ne sommes pas aussi sadique que tu sembles le croire. Veux tu un baiser d'adieu ?
Elle ne bougeait toujours pas, les yeux exorbités, et le cœur battant plus vite qu'il ne le devrait. Mathieu jura. Je me tournai vers lui. Il ne jurait que très rarement, et je ne voyais pas ce qui pourrait le déranger. Il avait l'air furieux. Il jura une nouvelle fois, et recommença à ce concentrer.
-Qu'est-ce que tu fous ? Bouges toi avant que quelqu'un arrive ! Je pense que cinq meurtres mettront assez en colère Pitt ! Pas besoin d'en rajouter !
-Tu crois peut-être que je le sais pas ! Me cracha Mathieu, furibond. Je n'y arrive pas ! Je n'arrive pas à lui faire perdre la mémoire !
-Quoi ?! Qu'es qui t'arrive ! Ça a marché il y a deux secondes et maintenant tu y arrives plus ?! Mais qu'es qui t'arrives ?! BORDEL !!
-JE NE LE SAIS PAS MIEUX QUE TOI !!! hurla-t-il.
Il était hors de lui. Je ne portais plus d'attention à la fille. Il tergiversa quelques instants, puis se tourna vers moi.
-Voila où nous mène tes conneries, Alex ! Il faut l'emmener voir Pitt ! Je ne sais pas où est le problème, mais si c'est elle, ça intéressera Pitt !
-Pfff ! Tu déconne Math' ! Si on la ramène, y va se mettre franchement en colère ! Et tu sais ce qui s'est produit la dernière fois !
Je me tus un instant. Le souvenir de ce qui s'était produit, et la colère de Pitt qui s'en été suivie était une bonne raison de tout stopper. De la tuer. Maintenant.
-Math', arrête de te la jouer, elle est destinée a mourir, elle a vu ce dont on est capable, alors que sa mort soit douloureuse ou pas, ça importe peu ! Lâchais-je aigrement.
-Non. On ne peut pas. Savoir qu'une humaine peut résister à mon don peut lui paraître intéressant. C'est très important Alex ! On a pas le choix ! Il faut l'amener à Pitt.
Je soupirai, montrant mon mécontentement, et saisit la fille le plus sommairement. Il ne servait à rien que je prenne des pincettes. Elle allait mourir de toutes façon. Et je trouvais risible les réactions humaines lorsque la mort les approchait. Ils ne valaient rien, et semblaient s'en rendre compte. Un peu tard, malheureusement pour eux. Nous commençâmes notre course élancée vers notre demeure. Je sentais la fille sangloter et pleurer, le plus silencieusement possible. Risible.
Elle était condamnée à mourir.
Mais je fus étonné tout de même par sa présence. Révulsé par le fait même qu'elle puisse exister.
Point de Vue de Bella.
Je ne m'étais jamais représenté ma vie comme tel, mais maintenant qu'elle allait arriver à son terme, c'était une certitude: J'avais raté ma vie. Je n'avais eu aucun petit ami à proprement parler, et je pouvais compter mes connaissances sur les doigts de la main. J'avais un seul vrai ami: Jacob. Je n'avais encore rien fait, du haut de mes 17 ans, et je ne risquais plus de faire grand chose. Comme cet homme au regard prétentieux me l'avait annoncé en rigolant, j'allais mourir. C'était inévitable. Et je ne savais même pas comment. Et je ne savais pas par qui. La seule chose que je savais sur eux, c'était qu'ils étaient bien trop forts pour moi, et qu'ils n'étaient pas humains. Non, ils ne l'étaient pas. Je savais aussi qu'ils allaient m'emmener voir un certain Pitt.
Il me tenait assez sommairement, un air de profond dédain sur le visage. Je retenais des sanglots dans ma voix. Je ne savais pas pourquoi, mais je ne voulais pas qu'ils me voient pleurer. Une fierté inutile et bien mal placée. Je me mordais la lèvre inférieure, empêchant tant bien que mal un son de sortir de ma bouche, et des larmes silencieuses coulants en cascade sur mes joues. Je ne pouvais plus bouger. Et même si je le pouvais encore, ça n'aurait servit à rien. Je ne pouvais sortir aucun son de ma bouche, ma gorge était nouée. Et ça non plus, ça ne m'aurait servit à rien. J'aurais pu prier. J'aurai pu l'implorer, mais ça n'aurait servi à rien. J'étais terrifiée. J'étais impuissante.
Ils arrivèrent rapidement près d'une maison sombre et sommaire, quoi qu'assez travaillée et ornée. Maison de riche apparemment. Je n'aurais pas été étonné de savoir cette demeure comme patrimoine historique.
On dit que face à la mort, on perçoit les plus stupides des détails. Et j'étais contrainte de dire que c'était vrai. Je me souvenais parfaitement du visage parfait de mon agresseur, ainsi que du ton suave et langoureux de sa voix. Bien qu'il me révulse, je revoyais son visage se former à chaque fois que je fermais les paupières. Je me souvenais aussi parfaitement de leur conversation hasardeuse. Je ressentais encore cette peur, cette souffrance que je ressentais, comme si à chaque instant elle s'intensifiait. Je me souvenais de ce mur, à l'entrée de la maison, ainsi que du visage des deux femmes qui accueillirent mes agresseurs quand ils passèrent la porte. Le ton lourd de reproche de la première, une femme légèrement plus âgée que moi, parfaite elle aussi, presque d'une beauté provocatrice; celui de la deuxième, froid, parfait, hautain. Je ne saisissais pas tout ce qui se disait autour de moi. Sans que je le vois arriver, un homme plus vieux était apparut. Magnifique, lui aussi, l'air hors de lui, et beuglant rapidement -trop rapidement pour que je le comprenne- des choses aux deux agresseurs. Celui qui me portait me lâcha, et je tombai en grand fracas sur le sol. Je ressentis une douleur sourde dans mon bras. Forte. Il était surement cassée.
Et je serais la prochaine à être cassé.
Cette vérité s'imposa à moi, alors que le dénommé Pitt -j'avais saisis son prénom par la femme légèrement plus âgée au regard hautain- me souleva le menton, et m'examina, sans que je sache pourquoi. Il ne sembla plus totalement en colère, mais plutôt intéressé. Ce soudain intérêt me glaça le sang, alors qu'il répéta un inlassable « Intéressant... ». Il se releva, son regard conspirateur tourné vers moi.
-Je n'arrives pas non plus à lui faire faire ce que je veux. C'est comme si elle ne recevais pas le signal que je lui envois. Étrange...
-Et ? Je ne vois pas ce que ça a de si intéressant. C'est même emmerdant, on va devoir la tuer. On ne peut même pas faire croire à un accident ! Cracha celui qui m'avait porté, avec dédain.
Les deux femmes sifflèrent à ce dernier d'avoir plus de respect pour leur « créateur », et l'homme blond soupira, un regard noir envers mon premier agresseur.
-Pourquoi la tuer... Je serais curieux de voir ce qu'elle ferait, en étant l'une des nôtres... murmura Pitt, appréciateur.
-Tu n'es pas sérieux ! Lâcha la femme hautaine.
-Et pourquoi cela, Marie ? Le dernier que j'ai transformé s'est révélé décevant, et sans aucun don,-L'homme qui m'avait porté sembla presque grogner.- et j'ai envie de voir ce qu'elle peut nous offrir. C'est où ça, ou la mort...
Je sentis mon souffle me manquer. Je ne comprenais rien. La conversation me passait au dessus de la tête. Tout le monde semblait sur les nerfs, sauf Pitt, qui semblait presque euphorique, et désireux d'une occupation. Tout le monde commença à hurler, à crier, protester, mais il les fit taire d'un mouvement bref de la main, et se pencha vers moi.
-J'ai délibéré seul, et il se trouve que c'est soit la mort, soit tu nous rejoins.
-Je préfère mourir. Murmurais-je.
Je ne savais pas pourquoi j'avais dis ça, je ne savais pas si je devais dire ça, tout ce que je savais, c'était que c'était ce que je voulais. Je ne voulais pas être comme eux. Je ne voulais pas avoir un quelconque lien avec ces gens qui avaient assassinés face à mes yeux, des hommes et des femmes, sans la moindre hésitation.
Pitt me lança un regard noir, et un sourire sadique étira ses lèvres en un rictus horrible.
-Je ne t'ai jamais demandé ton avis.
Sur ce, il se pencha dans mon cou, et je sentis ses dents froides pénétrer dans ma chair comme si elle avait était du beurre. Je ressentis une douleur intense, forte, continue. J'entendais le bruit de mon sang couler dans sa gorge. Je sentais mon esprit perdre toute notion de la réalité. La dernière chose dont je me souvins, fut de ma constatation évidente:
Des Vampires.
[...]
Phœnix, durant la transformation de Bella.
Point de Vue d'Alexandro.
De tous les choix idiots de Pitt, le pire venait d'être décidé: faire de cette humaine qui m'avait résisté, une des nôtres. Je n'aimais pas le fait qu'elle puisse exister, femme aussi banale et coincée, résistant à la perfection de nous, vampires. Le fait qu'elle manque autant de respect à tout notre clan. Le fait que cette pauvre humaine stupide et bornée, puisse devenir vampire. Pitt venait de lui faire un cadeau, alors qu'elle aurait dû mourir. Elle ne méritait pas de vivre.
Mais j'avais d'ores et déjà pris une décision. J'allais lui rendre la vie impossible. J'allais faire mon possible pour que cette femme regrette d'avoir croisé mon chemin. Elle ne pouvait pas m'irriter encore plus qu'elle ne le faisait.
Point de Vue de Gwendoline.
Je ne connaissais rien d'elle. Personne ne connaissait rien de cette femme, et je la haïssais déjà. Je n'aimais pas Marie-Jane, c'était un fait. Jamais une femme ne m'avait parut aussi possessive et calculatrice. Elle vivait dans l'ombre de Pitt, et s'en attirait les faveurs, avec malice. J'avais mes raisons de la haïr. Mais cette humaine que Mathieu et Alexandro avaient ramenée, je n'avais aucune raison de lui en vouloir. Mais elle occupait l'esprit de mon homme, qui depuis que Pitt l'avait mordu, était empli d'une haine nouvelle que je ne lui avais jamais vue. En accord avec lui, plus que de raison, je la haïrais. Quelque soit le désir de Pitt. Je lui devais allégeance et respect, certes, mais j'aimais Alexandro. Plus que ce que je ne respectais Pitt.
Ma décision était prise.
Point de vue de Bella.
Je ne savais pas ce qui avait été le plus dur: repenser à ma rencontre avec Alexandro et Mathieu dans cette ruelle, ou repenser à tout ce qui s'était suivit dans la maison sombre de ma futur famille... Je me souvenais de la douleur. Trois jours de souffrance. Je me souvenais de quand j'avais réalisé que je m'étais réveillé. Je n'avais décoché aucun mot depuis mon réveil, et Pitt m'avait raconté que j'étais une vampire. Il m'avait raconté qui ils étaient, ce qu'ils étaient, et leur condition de vampire « dociles », qui ne buvaient que du sang d'animaux et se mêlaient aux humains. Puis ils m'avaient parlés de la tentation. La tentation du sang de tous ceux qui nous entouraient. Et il avait fini par me demander mon nom. J'avais gardé quelques instants de silence, tout se chamboulait dans ma tête. J'avais voulu lui dire, de peur de mourir, de peur de souffrir, mais aucun son n'avait voulu sortir. Il n'avait pas insisté, et nous étions partis chasser. Je me révulsais toute seule, je me dégoutais, en réalisant que je buvais avec envie le sang d'un animal. Je m'étais alors rendu compte que j'aurais pu tuer ma mère, mon père, mes amis... J'étais retourné au manoir des Bleed, et ils s'étaient présentés, un par un. Et m'avaient redemandé mon nom.
Mais cette fois-ci, je n'avais plus envie de leur dire. Je n'avais plus peur de mourir. J'en avais envie. Je ne voulais plus appartenir à cette race d'être buvant dans le corps de d'autres êtres vivants, avec désir, dépendant de ce sang. Et je m'étais tu. Ils n'avaient ensuite fait qu'insister, encore et encore, devenant violant parfois, mais ne me tuant jamais. Je pris alors la décision de ne reparler qu'une fois heureuse. Pleinement heureuse. Quelque soit la date, l'endroit et l'interlocuteur, l'enjeu, ou même le danger. Je ne reparlerais qu'une fois que je pourrais sourire et accepter cette vie que l'on m'avait forcé à adopter.
Depuis ce jours, les Bleed s'organisèrent autour de moi. La première année de ma transformation, se passa dans le manoir, et je n'avais aucun contact avec l'extérieur, avec ma famille. J'avais pris la décision de les oublier, pour leur bien, pour ne pas causer leur perte. Mais le jour où mes yeux perdirent leur couleur rouge sang de nouveau vampire, ils gardèrent leur teinte noire, comme si j'étais constamment en quête de sang, et cela durant 5 longues années. Pitt ne prenait pas la peine de me faire sortir, de me faire rencontrer du monde. Il avait peur que je ne tu plusieurs hommes. Ils hésitaient entre le fait que mes yeux soient noir à cause d'un désir de sang inassouvis, ou alors par désespoir. Mais un jour, nous déménageâmes dans une autre ville, pour changer des animaux dont nous nous nourrissions, et « varier les plaisirs ».
Alors que je faisais mes adieux à l'Arizona ensoleillée où j'avais grandi, je me rendis compte que j'avais totalement oublier les trois quart de mes souvenirs d'humaine, bien avant ma transformation. Je me souvenais juste du médaillon de ma mère, accroché autour de mon cou. Juste cela. Rien d'autre. Je me souvenais du visage des plus proches personnes que je fréquentais. Mais la plupart des moments que j'avais passé avec eux, je les avais oublié.
Au fur et à mesure que le temps passait, j'en oubliais de plus en plus de choses. Je pris alors la décision de ne pas me noyer dans mon passé qui me faisait souffrir, et d'essayer de survivre face à ma condition. Mes yeux perdirent leur teinte noire après cette décision, et devinrent dorés. Comme ils auraient du l'être. Je fus quelques temps après autorisée, comme tout le monde, à vivre dans ce semblant de paix, cachant ma vrai nature. Je me renfermais sur moi même, alors que chaque jour semblait accroitre la haine que nourrissaient les membres de ma « famille » envers moi.
Mathieu m'avais appris à ne jamais manquer de respect à Pitt, notre créateur. Nous étions sous ses ordres, nous lui appartenions.
Alexandro avait aussi la conviction que je lui devais aussi cette vie. Il me demandait d'être reconnaissante de ce « cadeau ». Il disait y avoir des liens profonds entre nous. Il me haïssait, c'était un fait. Mais, avec lui plus que quiconque dans cette famille, j'avais de profonds liens, douloureux et irréversibles.
[...]
Retour dans le présent, Edward et Bella, ensemble, alors que Bella a repensé à tout son passé...
Je refermai finalement mon esprit à Edward, éprouvée par tous ces sentiments que je venais de ressortir. Il était la première personne à qui je m'étais confiée.
Le jour où j'avais parlé pour la première fois à Edward, je lui avais dit ne jamais avoir su où j'étais née. Or, j'avais juste fuit une nouvelle fois ce passé torturé qui me faisait tant peur. Mais, j'étais désormais avec lui. Je n'étais plus seule. Aussi, alors que tout au long de mon récit mental, il avait tenu ma main dans la sienne, la caressant doucement de ses doigts, je lui avais tout dit. Je lui avais fait part de toutes mes peurs, mes angoisses, ma hantise d'être cet être immortel que temps d'hommes désireraient être, et se damnerait pour n'en avoir qu'un bref aperçu. Il était le seul à connaître mon passé. Il était le seul à avoir su prendre mon cœur en ces 45 ans d'existence.
Je baissai légèrement la tête, et soupirai. Je le sentis s'approcher doucement de moi, et, de sa main libre, remonter mon menton à la hauteur de ses yeux. Je suivis son mouvement, et il s'approcha doucement de moi, et déposa un baiser sur mes lèvres. Comme à chaque fois qu'il faisait ça, plus rien autour de moi ne comptait. Juste lui et moi. Je me sentais partir dans un autre univers, ses lèvres contre les miennes, son souffle frais tout près de moi. Il plaqua son front sur le mien, et commença à caresser lentement ma joue.
-Désolé... murmura-t-il.
Je sentais son souffle frais se répercuter sur ma peau, ainsi que son haleine fruitée me titiller les narines. Je me calai rapidement contre son torse, et hochai légèrement la tête. Il traça dans mon dos des arabesques, alors que je commençai à sangloter. Il resserra son emprise sur moi avec douceur.
-Je t'aime... Murmurais-je, à mon tour.
Je le sentis sourire, alors qu'il embrassait mes cheveux. Il me répondit un léger « Moi aussi, Bella. » , alors qu'il m'embrassait dans le cou. Il laissait courir ses lèvres sur chaque parcelle de ma peau qui lui été accessible.
Mais nous dûmes finalement nous séparer. Nous nous relevâmes sans trop d'empressement, et rejoignîmes sa voiture. J'appréhendais mon retour vers ma famille, mais le simple fait de savoir Edward auprès de moi me calmais. J'étais étrangement bien.
Voila, voila... Alors ? Franchement qu'en pensez vous ? Je tiens vraiment à une Review pour ce chapitre, parce que je voudrais vraiment avoir vos impressions ! Donc j'espère qu'il ne vous a pas dessus, et que vous attendrez la suite avec impassience ='D
J'espère vous revoir au prochain chapitre ! ;)
