Salut ! Tout d'abord, merci pour vos Reviews, elle me vont toutes droit au coeur. Je ne ferais pas une immense note d'auteur aujourd'hui, parce que je n'ai pas le coeur à ça. Ce chapitre est assez.. Comment dire... Répétitif ? Oui, voila, c'est le mot. Répétitif, et mou. Plus basé sur les sentiments et les apréantions de chacuns... et puis, il n'est pas trop basé dans la joie et la bonne humeur, plus dans la mélancolie, et la tristesse... (Oui, oui, je sais, pathétique, j'ai le même état d'âme que mes chapitres, mais c'est comme ça !)

En tout cas merci d'avoir répondus à ma question pour ce qui était de la suite de l'histoire, et je vais donc, une fois que Une Âmes Silencieuse sera finie, poster une nouvelle histoire, nommée... Ah ah ^^ Vous le verrez au prochain chapitre ;) Parce que... Le prochain chapitre sera le derniers de cette fiction ! Ca me fait bizarre de me dire ça... Enfin bon, fallait bien y arriver un jour ! Sachez en tout cas, que je ne sais pas exactement comment va finir ma fiction, du moins, oui je le sais, je n'ai que deux possibilité...

Ensuite, Merci, grace à vous je suis arrivée à 478 Reviews ! J'espère continuer sur cette voix !

Sur ce, Bonne lecture, et j'espère vous revoir, pour l'ultime chapitre de cette fiction...
(Du moins, jusqu'à ce que la deuxième partie soit en ligne !)



Chapitre 17: Confrontation.

Point de Vue de Bella.

Les mots avaient quitté ma bouche, sans que je puisse les stopper. J'avais pris l'habitude de parler doucement, dans un son proche du murmure. Mais les mots qui avaient franchis ma bouche avaient plus ressemblé à un hurlement de désespoir. J'avais vu Alexandro se jeter sur Edward, et ce dernier me pousser hors d'atteinte. J'avais vu Alexandro planter ses crocs dans le coup d'Edward avec hargne, et rage. J'avais sentis mes jambes me lâcher, et je m'effondrai sur le sol alors que je le voyais percuter le mur avec force. J'appelai son nom, sentant des sanglots naitre dans ma gorge, alors qu'Edward repoussait Alexandro, qui s'enfonça dans une cloison. Il se releva avec peine. Un silence régnait dans la pièce. Gwendoline me fixait de ses pupilles hargneuses. Mathieu m'observait, le regard incrédule. Alexandro restait contre sa cloison, les yeux rivés vers moi.

Sans que je ne comprenne ce qu'il se passait, Emmett se plaça devant moi, alors que Marie-Jane défonçait la porte d'entrée, Esmée sur les talons. Dans un mouvement presque synchronisé, Alice et Jasper rentrèrent dans la pièce, et se placèrent à côté d'Emmett.

Marie-Jane lança un regard circulaire dans la salle, et ses yeux haineux se posèrent sur moi. Mathieu bougea presque imperceptiblement vers moi, et Edward se leva, venant se mettre à ma droite. Il siffla un petit « N'essayes même pas Mathieu ! », alors qu'Alexandro se levait d'un bon.

« -SALLE GARCE !! COMMENT AS-TU OSÉ JOUER CELLE QUI NE PARLAIT A PERSONNE ET -il s'avança vers moi, mais Emmett lui bloqua le passage- COMMENT PEUX TU FAIRE ÇA ? SALLE TRAINÉE !!

-Ferme la ! Cracha Edward.

-NE ME DIS PAS CE QUE JE DOIS FAIRE, TOI ! Hurla Alexandro.

-Espèce de... commença Edward.

-Ed ! Calmes toi ! Sinon ça va mal finir. Dit Alice, en lui retenant le bras.

Edward soupira et se calma quelque peu alors qu'une aura apaisante tentait vainement d'insuffler le calme dans la pièce. Mais Alexandro ne l'entendait pas de cette oreille. Il donna un puissant coup de poing dans le mur et reprit la parole.

-J'EN AI RIEN A FOUTRE DE COMMENT CETTE HISTOIRE VA FINIR ! ELLE NOUS A MENTI ! ELLE JOUAIT CELLE QUI NE PARLAIT PAS, NE FAISAIT RIEN ! ELLE S'EST FOUTUE DE NOUS TOUT LE LONG DE SA VIE AVEC NOUS, ET À PEINE VOUS ARRIVEZ, ELLE LAISSE TOMBER LES MASQUES ! ELLE...

-Ça suffit ! Trancha Esmée. »

Elle se tenait dans l'encadrement de la porte, et avait abandonné son regard aimant et délicat, pour prendre un masque de froideur et de détermination. Son regard se porta un par un sur ma famille, pour arriver sur moi, et me lancer un léger sourire. Je ne sus pas exactement si c'était un effet d'optique, ou si elle l'avait fait exprès, car elle se tourna presque immédiatement vers Marie-Jane.

« -Comme je vous l'ai dit plus tôt, Marie-Jane, vous n'êtes pas ici chez vous. Vous venez de détruire presque entièrement mon salon, et vous vous en êtes pris à mes enfants. Alors ne comptez pas sur moi pour vous garder plus longtemps sous mon toit avec cette attitude. Vous reprochez à Isabella -je tressaillis en apprenant qu'elle connaissait mon nom- de ne pas vous avoir parlé, mais je ne vois pas comment vous pouvez le lui reprocher, étant donné vos réactions et vos actions. Alors cessez toute cette mascarade. Ou vous ne serez plus les bienvenus ici.

-Vous n'avez pas d'ordre à nous donner ! Cracha Alexandro.

-La ferme ! Tu n'as rien à dire ! Et je te préviens que si tu tentes la moindre chose contre Esmée ou un autre membre de ma famille, je te promet que je te découpe et je te fais frire ! Grogna Rosalie.

Mathieu s'approcha de moi, d'un pas lent, et Edward se plaça devant moi. Mon frère me fixa intensément. Ils semblaient en train de se parler intérieurement, et leur petite discution mentale semblait déplaire à Edward qui serait le poing.

-Isabella... C'est donc comme ça que tu t'appelles ? Demanda-t-il froidement.

J'acquiesçai. Il plissa le nez, et dévisagea Edward, puis, il se tourna vers Marie-Jane.

-Il faut en informer Pitt. Lâcha-t-il, toujours aussi froidement.

-Oui. Répondit celle-ci. J'y vais de ce pas. Tu viens avec moi pour mieux m'expliquer ce qu'il s'est produit ici. Finit-elle, pour Mathieu.

Ils quittèrent alors la pièce.

[...]

Tout le temps qu'avait duré la conversation téléphonique, le silence avait régné. Nous avions tous tenté d'en apprendre un peu plus sur la fin de l'affaire. Je n'écoutais même plus les hurlements d'Alexandro, mêlés à ceux d'Edward, qui me défendait. Je me sentais affreusement mal. Je n'avais aucune idée de la réaction de Pitt, et j'en avais peur. Ce voile d'inconnu qui flottait au dessus de moi me tétanisait. Quand Marie-Jane arriva, Mathieu sur les talons, et qu'elle annonça d'une voix froide que Pitt et Carlisle rentraient de voyage, je me liquéfiai sur place. Je sentis le regard d'Edward se poser sur moi. Mais je ne parvint pas à relever mes yeux du sol délabré du salon. Et, maintenant que j'y avais fait attention, j'avais remarquais que la plupart des meubles étaient détruits. En miette. Quelques cloisons avaient été enfoncées, par le poids des corps. J'avais finalement acquiescé, sans trop savoir pourquoi, et Edward dit que nous allions dans ma chambre, alors que j'avais entendu les cris de désapprobation de ma famille se faire taire par la voix curieusement sèche d'Esmée.

Point de Vue d'Esmée.

Isabella Marie Swan. Joli prénom. Et c'était une gentille fille.

Le jour où elle avait parlé pour la première fois à Edward, Alice était venue me chercher en courant. Elle m'avait dit son nom, un immense sourire aux lèvres. Elle m'avait tout raconté en détail, du premier, au dernier point. Et je fus heureuse de voir la mine joyeuse qu'affichait Edward en rentrant à la maison avec elle. Et puis, le jour où il avait rejoué du piano... Cette musique était absolument magnifique, et je ne doutais pas un seul instant de la personne de qui il s'était inspiré. Au fur et à mesure qu'il la côtoyait , il changeait radicalement, comme si sa vie avait pris un sens. Et ça depuis le premier jour. Son intérêt pour cette fille ne réduisait jamais.

J'aimais Edward. Je l'aimais comme un fils. Il aimait Isabella. Je l'aimais donc, comme ma fille.

C'était logique. C'était évident. C'était le déroulement des choses.

Depuis l'arrivée des Bleed ici, je ne cessais de me morfondre sur le traitement que se voyait infliger Bella -Alice m'avait dit qu'elle préférait cette appellation- et ne cessais de répéter à Carlisle combien ses amis étaient odieux. Je ne comprenais pas leur haine constante pour cette jeune fille.

Quand Alice m'a appris que les choses allaient se concrétiser entre Edward et Bella, j'en fus excessivement heureuse. Aussi, quand Marie-Jane commença à vouloir encore une fois la maltraiter avec l'aide de ses fils, je ne pus me retenir et fis sortir toute ma hargne. D'abord poliment, devant les autres, mais quand nous nous retrouvâmes dans le bureau, et que sous le bruit de la bataille que faisaient mes enfants et les Bleed, elle ne voulu pas me laisser passer, j'explosai. Et toute mes gentilles résolutions se percutèrent à la figure de Marie-Jane en même temps que mes poings. Je n'étais pas fière de moi -je n'avais jamais apprécié me battre- mais je le devais. Je n'aimais pas la manière insultante qu'elle avait de parler de ma famille, ni celle qu'elle avait d'incriminer celle qui représentait toute la vie d'Edward désormais. Ce ne fut que lorsque nous entendîmes le cris encore jusqu'ici inconnu de Bella, que nous acceptâmes de descendre. Et ce que j'y vis me fit me sentir encore plus furieuse. Je voyais Rosalie, les cheveux en bataille, retenant tant bien que mal Gwendoline, alors qu'Alexandro se retrouvait dans un des murs du salon, face à Edward, dont le cou avait été attaqué par des crocs. Emmett ne faisait aucun mouvement, et je compris rapidement en voyant Mathieu très concentré, qu'il venait de perdre la mémoire. Bella, elle, ne bougeait plus. Figée d'effroi et de stupeur. Ses yeux reflétaient sa crainte presque palpable pour Edward. Et je retins difficilement un grognement.

S'en était trop. Je ne pouvais plus supporter les Bleed. Quel qu'en soit les dire de quiconque.

Point de Vue d'Alice.

J'en voulais à Alexandro. Je ne l'avais jamais aimé. Il était trop impulsif et méchant au plus profond de lui.

J'en voulais à Gwendoline. Toujours en accord avec son mari. Sans jamais rien redire. Toujours silencieuse. Toujours hargneuse.

J'en voulais à Pitt. Il menait tout son monde à la baguette, insufflant la peur dans sa propre famille.

Et plus que tout, je m'en voulais à moi, d'avoir cru que ce qui s'était passé devait se passer.

J'avais été vraiment idiote sur ce coup là. Depuis que les Bleed étaient arrivés, Edward était attiré comme un aimant vers Bella. Cela se voyait. Lui qui avait toujours été un peu morne et triste, il semblait presque reprendre des couleurs. C'était comme si il recommençait à ressentir des émotions. Je n'oublierai jamais la façon dont son regard c'est illuminé quand elle a recommencé à parler, quand elle c'est ouverte à lui. Ni la joie qui semblait émaner de lui quand ils s'étaient embrassés près de cette rivière.

Depuis qu'ils étaient arrivés, mes visions changeaient sans cesse, ce qui témoignait de l'instabilité de leurs décisions. Mais, jamais je n'intervenais vraiment. J'en prenais souvent l'initiative, mais à chaque fois que je prenais la décision d'intervenir, tout dans ma vision se finissait encore plus mal. Je me sentais impuissante. Je voyais les évènements se passer, la déchirer chaque fois un peu plus, et je ne pouvais jamais rien faire. Et quand Bella et Edward étaient revenus cet après midi, j'avais cru qu'intervenir dans cette bagarre ne ferait qu'envenimer les choses. J'avais éloigné Jasper, craignant que son empathie l'empêche de garder la tête froide. Mais, je fis encore cette fois là une erreur. La plus grosse de toute. Sans que je le vois venir, les chose s'étaient envenimées, et j'avais laissé Edward faire: c'était ou lui, ou moi. Et il était celui qui était le plus légitimement impliqué. Voyant ensuite la situation m'échapper, je devais aller chercher Jasper. Le plus rapidement possible. Pour qu'il calme le jeu, les arrête.

Mais nous sommes revenus trop tard. Le mal était déjà fait. Je revoyais encore la vision se répéter en boucle dans ma tête... Alexandro se ruant sur Edward avec hargne, et ce dernier poussant Bella hors de portée, les crocs de son attaquant plantés dans le cou. Et Bella, terrorisée, avait crié le prénom de mon frère.

Je m'en voulais.
Je m'en voulais vraiment...

Point de Vue d'Edward.

D'un ton sans suite, j'amenais Bella dans sa chambre, Alice à nos côté. Elle se mordait la lèvre avec insistance, et avait ses doigts crispés autour de ma main. Alice ouvrit sans plus attendre la porte, et nous rentrâmes. Elle s'assit sur le lit, silencieuse. Comme à son habitude. Alice s'insultait mentalement pour ne pas avoir arrêté cette bagarre. Mais elle n'y était pour rien... Je n'aurais pas réussis à me contenir très longtemps, et nous jouions à un jeu dangereux. Je m'assis à côté de Bella, cherchant à croiser son regard, mais même si elle se rendit compte de mon regard scrutateur sur elle, elle ne réagit pas. Je me demandais rapidement si elle ne préfèrerait pas rester seule. Mais je jetais un rapide coup d'œil à nos mains entrelacées, et l'insistance avec laquelle elle tenait ma main me prouva le contraire. Je soupirais.

-Bella... Murmurais-je, ne sachant que dire.

-Bella, tu devrais te calmer. Dit Alice.

Je lui lançais un regard renfrogné, qu'elle ignora. Bella releva doucement son regard vers ma sœur, hésitante.

-Depuis quand Esmée est au courant ? Murmura-t-elle, comme si elle avait peur qu'Alice la gifle.

-Oh... Depuis... Ben, en même temps que moi en fait. Répondit Alice, un léger sourire d'excuse attaché à ses lèvres.

Bella acquiesça, et continua.

-Et... Qui d'autre était au courant ?

-Et bien... Rosalie se doutait qu'il y avait une relation entre vous, et Emmett nageait dans le flou total... Jasper, quand à lui... Bah ! Il lit vos émotions, alors, il avait sa petite idée, mais ce n'était pas super poussé !

-En clair, presque toute votre famille... murmura-t-elle, avec un sourire timide mais ironique sur le visage.

Alice émit son petit rire chantant, avant de se rapprocher de Bella. Elle lui tapota doucement la joue, et lui dit dans un clin-d'œil.

-Ça va bien se passer, t'inquiètes !

Bella lui sourit légèrement. Mais j'eus beau sonder l'esprit d'Alice, je ne vis aucune vision qui prouvait ses dire. Ma sœur sortit finalement de la pièce, me laissant seule avec Bella. Celle-ci s'affaissa alors sur moi, prenant appui sur mon torse, et je m'envoyais en arrière. Allongé sur son lit, le poids de son corps sur le mien, je lui caressais maladroitement les cheveux, fredonnant la musique que je lui avais joué au piano.

Elle rompis finalement après plusieurs heures de silence, qui ne nous avait pas gêné le moins du monde, de sa voix douce et hésitante.

-Je t'aime Edward...

Je souris.

-Moi aussi mon cœur, moi aussi... murmurais-je à mon tour.

Elle releva ses pupilles inquisitrices vers moi, et me sourit, visiblement contente. Je la rapprochai un peu de moi, et l'embrassai. J'aurais voulu toujours sentir le goût de ses lèvres sur les miennes, leur douceur... Sentir ses courbes fines collées à moi, ainsi que ses mains, accrochées à mon cou, comme si elle avait peur que je parte. Comme si elle m'emprisonnait avec elle. Pour toujours. Je souris à cette pensée, et elle s'écarta lentement de moi, ses lèvres à quelques centimètres des miennes, son nez collé au mien. Elle releva un sourcil, face à mon rire, dont elle ne parvenait pas à saisir la justification.

-J'étais juste en train de me dire... Que j'avais l'impression d'être ton prisonnier. Que tu ne me lâcherais jamais.

Elle baissa le regard, visiblement gênée. Je souris de plus belle, et m'approchais d'elle, plaçant ma tête dans son cou.

-De toute façon, je suis déjà tout à toi... murmurais-je, avant d'embrasser la fine peau qui recouvrait ce dernier.

Elle sourit à son tour, et entreprit de récupérer mes lèvres, qui commençait à se perdre le long de sa mâchoire. Je recommençai à l'embrasser, chérissant pour la première fois mon état de vampire, qui me permettait de ne pas reprendre mon souffle. Mais ce fut finalement à moi de rompre se baiser, plaçant mon front sur le sien. Elle m'embrassa rapidement à la commissure des lèvres, et me sourit.

-Je n'ai pas besoin de te dire que je suis entièrement à toi ? Dit-elle, les yeux baissé.

Je souris à mon tour. J'avais aimé ça façon de dire ça, une légère timidité dans la voix, comme si elle avait peur du rejet. Je relevais quelque peu son menton, plaçant ses yeux dorés dans les miens.

-Merci mon amour. Murmurais-je.

Elle sourit, et se cala dans mes bras. Je traçais dans son dos des arabesques maladroites, alors que le souffle de sa respiration se répercutait -à mon plus grand bonheur- dans mon cou.

[...]

Cela faisait désormais trois jours que « l'incident » -comme le nommait Esmée- avait eu lieu. Durant ce laps de temps, je passais tout mon temps avec Bella. Nous n'avions plus à nous cacher, et Esmée infligeait une peur réelle, ainsi qu'une appréhension énorme aux Bleed, pour que ceux-ci osent dire quelque chose. Le trois quart du temps, nous étions seuls, tout les deux. Dans sa chambre, dans la mienne, près du piano, dans la forêt... Je ne la quittais plus. Je ne savais pas pourquoi, mais je n'arrivais pas à la quitter plus de quelques instants, sans qu'une voix dans ma tête m'ordonne d'y retourner.

Quand, vint le jour que ma Bella redoutait tant. La mine froide, déterminée, Pitt rentra. Carlisle semblait assez fermé, et me cachait visiblement quelque chose. Jasper décelait en lui une appréhension presque palpable. Pitt fixait Bella, ses yeux rétrécit en deux fentes fines. A côté de moi, elle tressaillit, et baissa le regard. Pitt lui ordonna d'une voix froide de le suivre, en faisant signe à Marie-Jane de les suivre. Bella se mordit la lèvre, et le suivit, sans rien ajouter. J'allais la rattraper et défier Pitt, mais Carlisle m'en empêcha, le regard compatissant. Je me tournai, en ultime recourt, vers Esmée, mais celle ci ce contenta de grimacer, et de me lancer un regard désolé.

Je ne pouvais rien faire. Je fus révolté par le sourire suffisant d'Alexandro, et fus pris par la soudaine envie de le frapper. Mais Jasper m'apaisa rapidement, sans trop de succès, mais assez pour m'arrêter. L'ouïe en alerte, j'essayais de déceler la moindre trace de leur conversation.

Un bruit de gifle, un silence, la demande froide de Pitt de lui dire son nom. Elle répondit dans son habituel murmure, plus terrifié cette fois... Puis une demande d'explication. Elle balbutia un « Je ne sais pas », et je ne devinais que trop bien le terne qui devait envahir ses yeux à ce moment même. Je serrai les poings. Une autre gifle. Je serrai les dents pour retenir un grognement. La main d'Alice se crispa autour de mon bras, comme si elle voulait m'arrêter. Jasper tenta une nouvelle fois de m'apaiser, mais toujours sans trop de succès. Puis, il marmonna quelque chose, que je ne parvins pas à entendre. Je m'interdis d'entrer dans les pensées des Bleed, certain que celles-ci me pousseraient au meurtre.

Bella, Pitt et Marie-Jane sortirent finalement. Le regard froid, dur, et sévère de Pitt contrastait avec celui plutôt neutre de Marie-Jane. Je sentis mon cœur défaillir, quand je vis la frêle silhouette de Bella, recourbée sur elle même, son regard vide, comme mort. J'eus la faible impression de revoir la Bella du premier jour. La Bella torturée. Je retins un grognement.

-Nous partons. Demain. Lâcha Pitt, sans préambule.

Je sentis mon esprit défaillir et mon cœur mort se déchirer.

Ma Bella s'en allait.


Voila, j'espère que cela vous a plu ! Alors, si vous avez le temps, une petite Review, pour m'encourager pour ce derniers petit chapitre ;)