Chapitre 6
Steve se sentait étonnament bien, allongé sur une chose douce et moelleuse qu'il identifia comme étant un matelas. Un bip régulier lui parvenait aux oreilles, une odeur aigre lui piqua soudain le nez, troublant sa bulle de plénitude. La luminosité ambiante n'était pas aussi forte à ce qu'il s'attendait alors il s'autorisa à ouvrir les yeux. Ces derniers papillonèrent puis s'ouvrient complètement. Sa tête étant légèrement penchée sur la droite, la première chose qu'il apperçut le surpris énormément : Tony était là, assis dans un fauteuil qui semblait peu confortable, dormant pourtant à point fermé. Comment pouvait-il être là après tout ce qu'ils étaient dits ?
- Je pense qu'il ne devrait pas tarder à se réveiller, intervint soudain une voix.
Steve releva la tête qui lui paraissait être une peu lourde. Au fond de la pièce se trouvait un homme un peu chauve, en appui sur le mur. Steve, ne connaissant pas cet homme, aurait dû se sentir en danger, surtout depuis qu'il avait appris le retour de crâne rouge. Pourtant, cet homme lui aspirait paix et sérénité.
- Vous êtes qui, vous ? demanda le blond avec une voix pateuse.
- Agent Coulson, du SHIELD.
- Je fais finir par connaitre tout le monde, là bas.
- Je ne crois pas, non. Comment vous sentez-vous ?
- Ca va. Où est-ce que je suis ?
- A l'hopital de New York. Rassurez vous, on ne vous a pas joué la même mascarade que la dernière fois. Vous êtes toujours au XXIème siècle étant donné que vous n'avez dormi que 2 jours.
- J'aurai préféré que tout ceci ne soit qu'un mauvais rêve.
- Vous m'en voyez désolé. Vous rappelez vous de ce qu'il s'est passé ?
- Non, mentit le blond.
- Quels sont les derniers éléments dont vous vous rappelez ?
- Ma dispute avec Tony, puis ma fuite à l'extérieur de la ville, et la neige qui commence à tomber... Ensuite, plus rien.
- Je vois... Il semblerait que vous ayez reçu un coup à la tête d'après les médecins. Ils disent également qu'il est possible que vous puissiez souffrir d'amnésie partielle à cause du choc. Mais cela devrait vous revenir d'ici quelques jours, du moins nous l'espérons. Quel était le sujet de votre dispute avec Tony ?
- En quoi est-ce important ?
- On ne sait jamais, il y a peut-être un élément qui doit être retenu. Alors ?
- Je n'aime pas les mensonges. Je pensais le connaître alors qu'en faite je ne savais même pas qui était iron man.
- Vous savez, Tony est quelqu'un de... particulier dirons nous.
- Oh oui, maintenant je sais : un génie, playboy, philantrophe, milliardaire !
- C'est vrai, admit Coulson avec un sourire, mais je suis sûr qu'il a une bonne explication pour ses mensonges.
- J'aimerai bien la connaître ! fit Steve, amer.
- J'ai cru comprendre que quelque chose l'intriguait chez vous, une chose non pas d'ordre physique mais plutôt d'ordre... chimique, je dirais.
- Chimique ? Comme le sérum ?
- Ah je ne pensais pas à ça. Vous savez, les hommes, en particulier ceux comme Tony qui ont beaucoup de fierté, ont parfois du mal avec les sentiments.
- Les sentiments ? Mais de quoi voulez-vous parler ?
- Rien, rien... Bon je ne vais pas vous déranger plus longtemps. De toute façon, je pense que l'on sera amené à se revoir. Ma carte se trouve sur la table de chevet, au cas où des éléments vous reviendraient en mémoire, ou tout simplement si vous avez envie de parler... Mais Steve, n'oubliez jamais que le SHIELD est là pour protéger l'humanité. Sur ce, je vais vous laisser avec Mr. Stark, le somnifère que nous avions mis dans son café devrait cesser de faire effet dans peu de temps. Sachez qu'il n'a pas quitter votre chevet depuis votre hospitalisation et il refusait de faire une pause, alors on l'y a obligé indirectement. A bientôt Steve.
Coulson quitta la pièce, laissant les deux hommes seuls. Le calme s'installa et cela fit beaucoup de bien au soldat qui s'autorisa à fermer les yeux pour se détendre un peu. En les ré-ouvrant, son regard fut attiré par le corps de Tony, qui dormait comme un bébé. Il commença à détailler son visage. Ses cheveux bruns en bataille donnaient au milliardaire de l'assurance, ses traits étaients finement dessinés. Même si ses yeux étaient clos, Steve se rappelait qu'ils étaient d'un marron profond, presque noirs. Sa bouche délicate ornée d'une petite barbe qui avait légèrement poussée prouva à Steve que le milliardaire n'avait pas bougé. Pourquoi ? "Bouche délicate" Non mais était-il devenu fou ? Pourquoi avait-il pensé à ça ? Et surtout, pourquoi était-il en train de détailler le visage de Tony, un homme qui plus est ? Ce devrait être à cause de la fatigue... Mais Coulson et Crâne rouge avaient évoqué des choses qui avaient pertubé le blond. Il secoua la tête pour chasser ses idées mais une douleur vive lui vria la tempe gauche, là où Crâne rouge l'avait frappé. Il laissa échappé un gémissement de douleur. Il valait mieux qu'il y aille doucement pour le moment. Soudain, il entendit un bruit vers sa droite et tourna cette fois-ci la tête plus doucement. Tony se réveillait.
°OoooO°
Ses yeux papillonèrent et il s'étira comme un chat pour essayer de diminuer la sensation de courbatures qu'il ressentait pour avoir dormi dans un fauteuil plus qu'inconfortable. Cependant, Tony se sentait observé alors il se figea et ouvrit les yeux : Steve s'était réveillé et le fixait. Un silence de plomb s'installa alors entre les deux hommes, aucun des deux n'osant entamé une conversation. Le brun finit tout de même par briser le silence et pris la parole.
- Salut... Tu veux quelque chose ? Boire un verre d'eau, voir une infirmière,... Que je parte ?
- Non c'est bon merci. Tu peux rester... Pourquoi t'es là ?
- Bah... c'est un peu de ma faute si tu es là. C'est à cause de ce que j'ai dit-
- Ou pas dit.
- Ouais, enfin bref... Je suis désolé, et sache que ce n'est pas le genre de mots que je prononce souvent alors...
- Pourquoi tu m'as mentit ?
- Si je t'avais dit qui j'étais, tu aurais appris que j'appartenais au SHIELD et tu n'aurauis jamais accepté de rester avec moi.
- Pourquoi voulais tu que je reste avec toi ?
- Là est la question ! Quand je t'ai rencontré, il y a quelque chose qui m'a marqué, mais je ne sais pas quoi. Je voulais que tu restes pour découvrir ce que c'était, c'est tout.
- Et tu as trouvé ?
- Non.
- Ce ne serait pas quelque chose d'ordre chimique ?
- Chimique ? Ah non, les recherches sur le sérum, c'était une excuse pour te garder à la tour, je n'ai jamais eu l'intention de les commencer.
- Quelles recherches ? Tu comptais m'utiliser ?!
- Tu n'étais pas au courant ? Ah super je fais que des gaffes ! Comme je viens de te le dire, c'était une excuse pour que Fury ne t'embarque pas et que tu restes avec moi. Je ne t'aurai jamais touché et puis de toute façon, il n'en veut plus, et je ne sais pas pourquoi et c'est très intriguant. Enfin bon, peu importe.
- Y a t-il autre chose que tu m'ais caché, ou sur laquelle tu ais mentit ?
- Non je ne crois pas... A part peut-être le fait que j'aime les hommes.
- Tu... Quoi ?
- J'aime les hommes. Eh, ce n'est plus un crime tu sais !
- Oui 'fin tu m'annonces ça comme ça...
- C'est toi qui veut que je sois honnête avec toi, alors je te dit tout !
- Donc... les hommes que j'ai parfois apperçu dans la tour...
- Il est fort probable qu'ils aient fait un détour par la case "lit".
- Whaou... Je pensais que tu étais du genre à faire tomber les filles.
- Je les fais tomber aussi, les deux me conviennent.
- Ok.
- Et toi Steve, c'est quoi ton genre ?
- Euh... fit le soldat, ses joues prenant une teinte rosée.
Heureusement pour lui, une infirmière arriva, coupant nette la conversation. Elle demanda à Tony de sortir pour qu'elle puisse appliquer les soins nécessaires au soldat et changer ses draps. Steve ne s'attendait pas à ce que Stark aborde un tel sujet de cette manière. Son assurance le décontenançait et le mettait mal-à-l'aise, d'autant plus qu'il n'avait jamais eu de rapports sexuels avec autrui dans sa vie d'avant. Cependant, il savait qu'il aimait les femmes, et pas les hommes ! Mais alors pourquoi se sentait-il bien quand l'informaticien se trouvait à ses côtés et pourquoi l'avait-il détaillé de façon insistante il y a quelques instants ? De plus, il ne semblait même plus en vouloir au brun de tout ce qui s'était passé. Il avait en quelque sorte pardonné... Mais pas oublié. Mais pour l'instant, sa préoccupation première était de sortir de cet hôpital, car il n'aimait pas vraiment ce genre d'établissement. Il demanda à l'infirmière quand pouvait-il quitter ce lieu. Elle lui répondit qu'il pouvait quitter la chambre dès cette après-midi à condition de s'installer à la Tour Stark. Elle ne comprenait pas cette décision car d'habitude les patients ayant subi le même genre de blessures devait rester plus longtemps. En réalité, le SHIELD avait fait pression pour le soldat puisse sortir et ainsi être sous la responsabilité du docteur Bannner. L'infirmière lui dit en plaisantant qu'il lui rappelait un héros, Captain America. Sa grand-mère lui racontait souvent des histoires sur lui. Mais ce ne pouvait être le blond qui physiquement avait l'air d'avoir 35 ans. Ce dernier sourit tristement à la remarque. Captain America était mort quand il était tombé dans l'eau pour devenir un glaçon, alors que Steve Rogers était toujours vivant. Mais sans cette figure, qui était-il ? Une simple expérience de laboratoire comme l'avait dit Tony. Il préféra chasser ses mauvaises pensées et demanda un formulaire pour sortir de l'hôpital.
°OoooO°
21h
Les deux hommes étaient rentrés à la tour. Tony avait été étonné du choix du blond, il aurait pensé qu'il préfèrerait rester à l'hôpital après ce qu'ils s'étaient dits. Mais en réalité, il était bien content. Le brun avait quand même eut le temps de réfléchir à l'hôpital, lorsqu'il veillait sur le blond. Et il avait identifier quelque chose : une attraction physique grandissait en lui. Il s'était permis de détailler le visage et le corps du soldat, et il n'y avait pas à dire, il était beau comme un dieu. Des pulsions commençaient à naître en lui : il voulait toucher, caresser la peau du soldat, le faire se sentir bien... Et il commençait à avoir du mal à réfréner ces pulsions car des images les illustant lui traversaient régulièrement l'esprit.
Toujours plongé dans ses pensées, le regard dans le vide, assis devant l'un de ses établi, il sursauta légèrement quand Jarvis l'interpela.
- Monsieur, pardonnez moi d'interrompre votre intense phase de réflexion.
- Pardonné si c'est important.
- Il semblerait que Monsieur Rogers ne soit pas dans son état normal.
- Comment ça ?
- Voyez par vous même.
Jarvis afficha sur l'écran l'image enregistrée en continue par la caméra de video surveillance placée dans la chambre du soldat. Tony comprit rapidement ce qu'il se passait : Steve avait renversé les couvertures ; il était recouvert de sueur et se tortiait dans son lit, les traits du visages froncés. Il faisait un cauchemar. Tony se leva rapidement, manquant de renverser son fauteuil et se dirigea vers la chambre du soldat. Il ouvrit la porte et le spectacle offert par Steve lui pinça le coeur. Il s'approcha du lit et posa une main sur le dos du soldat qui essaya de lui mettre un coup pour se défendre. Le brun lui bloqua les poignés et appella le blond.
- Hey Steve ! Réveille toi, ce n'est qu'un cauchemar.
- Pas la glace...
- Steve ! Allez, réveille toi!
- Non je veux pas... Non NOONNNN !
Le soldat se réveilla en sursaut, haletant et luisant de sueur. Tony le pris immédiatement dans ses bras, s'installant dans son dos pour le soutenir et en bloquant ses bras.
- Calme toi, c'est fini. Ce n'était qu'un cauchemar.
- Ne les laisse pas me recongeler, je t'en suppli..
- Je ne les laisserai pas faire, je te le promets.
Le blond se calma doucement dans les bras de l'ingénieur. Ce dernier se leva alors pour aller chercher un verre d'eau et un gant humide qu'il en profita pour passer sur le visage, la gorge et le haut du torse du soldat. Même si Steve venait de faire un cauchemar, il prenait un peu du plaisir à carresser le corps du blond de cette façon. Il donna ensuite un nouveau t-shirt à Steve qui était resté allongé, épuisé par le cauchemar mais aussi par le fait d'être sorti si tôt de l'hôpital. Il aurait peut-être dû y rester, mais cela n'aurait pas empêcher le cauchemar. Ici, il se sentait moins exposé et plus en sécurité. Le brun l'aida à mettre son nouveau t-shirt, puis s'intalla à ses côtés, rabatant la couverture sur eux deux.
- Qu'est-ce que tu fais ? demanda faiblement le blond.
- Je reste là, essaye de dormir.
- Tu n'es pas obligé...
- Je sais.
-... Merci quand même pour le cauchemar.
- Je t'en pris. Dors maintenant.
Le blond ferma les yeux, trop épuisé pour discuter et dissuader le brun de rester. Quant à ce dernier, il était bien content d'être auprès du soldat, même s'il aurait préféré être ici pour d'autres raisons.
Voilà, j'espère que cela vous plait toujours ! :)
Sinon, dans le chapitre suivant, il va y avoir un petit spoiler captain america 2. Je vais juste reprendre une scène qui m'a bien plû mais le contexte autour n'aura rien à voir avec le film. Donc voilà, je préviens quand même.
A+
