Pfiou, déjà un chapitre... Ça doit être la chute de pression a cause de la fin du bac ^^

Merci à tout mes reviewer, je le dirais jamais assez je crois

Baby patate: c'est vrai que c'est plus drôle quand il se prennent le bec, leur petite guerre sera bientôt de nouveau d'actualité, ne t'inquiète pas ^^

Mey: Mince, qu'est ceque tu n'as pas compris à la fin? Quand je passe d'un point de vue à l'autre? :s Oui ça pourait être marrant u'elle devienne pirate avec Law, masi imagine les méga-engueulade à chaque fois que Law lui donnerait un ordre XD

Lena18: Merci, ça me rassure qu'on ne le trouve pas trop gentil dans ce chapitre =) La suite est là lol

Invit93: Merci beaucoup =)

abime: Oui, pas beaucoup d'histoire sur lui, beaucoup sont en anglais, c'est aussi pour ça que j'en ai écrit ^^ Content que leur petite guerre te plaise lol

Bon, sans plus attendre, le dixième chapitre est là =

- Chapitre modifié -


Chapitre 10 : Les enseignements

- Vice-amiral Momonga ?

L'homme brun leva les yeux, et d'un signe de tête autorisa l'homme à parler.

- La colonel Hoshiko souhaite vous parler, Vice-Amiral. Elle a une requête à vous faire.

Momonga fronça les sourcils: ce nom lui disait quelque chose.

- N'est-elle pas la fille de ce contre-amiral qui est mort récemment, sur l'île d'Haroka ?

- Si, confirma le marine. Le Contre-amiral Hayko était son père, et elle devait se rendre à son enterrement. Mais le bateau qui devait l'emmener est reparti sans elle, la Colonel est restée sur cette île. Elle veut retourner sur Grand Line.

- Pardon ? S'étonna le Vice-amiral.

Son subordonné haussa les épaules, et il la fit entrer. Le vice-amiral reposa son stylo et repoussa ses papiers; quelle genre de personne était-ce, pour refuser d'aller à l'enterrement de son père ? Une jeune femme entra dans la pièce. Pas très grande, ses cheveux bordeaux et verts attirèrent de prime son attention, qui se dirigea ensuite vers ses yeux dont les cernes étaient accentués par sa peau pâle. Elle le salua avec raideur, puis se releva, le fixant avec détermination. Momonga croisa les mains sur son menton et l'encouragea à parler d'un signe de tête. Hoshiko prit une inspiration, sembla réfléchir à ses mots, puis expliqua :

- Vice-amiral Momonga, je souhaiterai repartir pour Grand Line immédiatement. Je souhaiterai également me procurer un den-den mushi afin de joindre mes hommes pour les rejoindre à notre prochaine île. Je sais qu'elle est sur la route de votre destination, Monsieur.

Quelque chose revint en mémoire au Vice-amiral, il se souvint où il avait entendu parler d'elle, moins récemment : un contre-amiral d'un île hivernale de Grand Line s'était plein d'elle au quartier général. L'affaire en était restée là, mais il s'était ainsi assuré qu'elle n'aurait aucune promotion avant longtemps. Manquer de respect à ses supérieurs n'était pas bon pour une carrière. Il se demandait ce qu'elle avait bien put faire pour qu'il ait à se plaindre d'elle. Repoussant ses questions-là, il préféra demander :

- Mes condoléances pour votre père, Miss Hoshiko. Pourquoi voulez-vous retourner sur GrandLine sans aller à son enterrement ?

Le regard de la marine se durcit, et une détermination telle qu'il en avait rarement vu brillait au fond de ses yeux. Son regard se perdit dans le vague, un instant.


La jeune Colonel était sortie rapidement du bar, et avait entendu des rires éclater quand la porte avait claqué. Résistant à l'envie d'y retourner pour leur donner une meilleure leçon, elle s'était dirigée directement vers le bateau. Les derniers mots de Royce lui étaient revenus en mémoire :

« - Votre père, même si je n'ai pas eut la chance de le connaître, était quelqu'un d'admirable. Il est mort comme il l'aurait voulut, j'en suis sûr. Et il serait fier de vous. Vous êtes la meilleure Colonel sous qui j'ai jamais servit, Mlle Hoshiko. La vie n'est pas finie, vous êtes jeune. »

Vraiment ? Serait-il fier s'il savait ce qu'elle avait décidé ?

Car sa décision était prise. Tant qu'elle n'aurait pas attrapé Law, elle se refuserai d'aller sur la tombe de son père. Ça, elle se devait de l'achever, comme il lui avait appris. Quelque part, elle ne se sentait pas digne de se présenter devant sa tombe tant qu'elle n'aurait pas réussit.

Ma mère vas m'en vouloir, pensa-t-elle, avant d'avoir un léger rire étranglé : pas seulement sa mère, mais le reste de sa famille sur l'île, et quelques marines qu'elle connaissait désapprouveraient. Mais quoi ? Ils ne comprendraient pas. Ce défi avec Law, ce jeu, tant qu'elle ne l'avait pas gagné, elle n'était pas digne de retourner voir son père qui lui avait tant répéter de poursuivre ses buts et d'être fière. Alors, ils pourront l'insulter, la mépriser. Peu importait.

« Il serait fier de vous »

Royce aurait-il dit ça s'il avait sut qu'elle n'irait pas à l'enterrement de son père ? Elle n'aurait qu'à lui demander. Hoshiko était arrivée devant le bateau. Après avoir grimpé dans sa cabine, elle rassembla toutes ses affaires dans son sac, puis avait forcé la cabine du capitaine pour trouver les informations qu'elle cherchait. Un Vice-Amiral passerait sur cette île dans peu de temps et partait pour une île de Grand Line, faisant escale sur l'île vers laquelle devaient bientôt partir les HeartPirates. Un sourire étira ses lèvres devant tant de chance puis, après avoir mémorisé le nom du Vice-amiral, elle descendit dans la salle d'entraînement. Elle devait rattraper le temps perdu et surtout, penser un peu à autre chose qu'à la mort de son père, cela lui faisait toujours trop mal.

Au milieu de la salle, elle ferma les yeux, se concentrant sur sa volonté de se battre. La marine fit un pas en avant puis, brusquement, frappa le mur d'entraînement du plat de la main. Il y eut une explosion, un trou s'était formé dans le mur. Elle souffla. Développer le Haki était très difficile, mais elle réussissait à le maîtriser de plus en plus vite. Les frappes de Haki étaient les plus dures, elle était plus douée pour observer avec le Haki. Sentir les prochains mouvements de ses adversaires devenait de plus en plus naturel, même si elle était incapable encore de s'en servir durant un réel combat. Se remettant en position, elle se concentra à nouveau. Plus vite, plus fort, plus concentré, plus de volonté… Avec un léger sourire, elle se figura le visage de Law en face de lui. La rage monta en elle, et elle frappa de nouveau.

Le mur accusa le coup, mais le trou fut réduit. Une grimace tordit sa bouche pas assez concentrée, elle n'avait pas prit assez de temps pour se concentrer, et n'avait pas penser à sa volonté de se battre mais à Law. C'était frustrant de devoir passer d'interminable minutes pour frapper, sans être sûr de réussir. Après une profonde inspiration, elle se remit de nouveau en position. Plus vite, plus fort, plus concentré, plus…


- Mon père, Hayko, expliqua-t-elle lentement en choisissant avec soin ses mots, m'a toujours appris à suivre mon but jusqu'au bout et à finir ce que j'ai commencé. Alors, tant que je n'ai pas appliqué ce qu'il m'a enseigné, j'aurai l'impression de le décevoir en allant sur sa tombe.

Une femme d'honneur, pensa le Vice-amiral, un peu surpris par l'explication. Il la détailla à nouveau; ses vêtements dissimulait des membres fins mes musclés, un Haki, peu puissant certes, se dégageait d'elle et son attitude témoignait d'une certaine assurance et fierté.

- Et quel est ce but ?

Son regard se fit aussitôt plus dur, plus provoquant aussi. L'ombre d'un sourire planait sur ses lèvres quand elle répondit :

- Un rookie m'a échappé sur mon île natale de North Blue. Trafalgar Law.

Le Vice-amiral haussa les sourcils: elle l'avait poursuivit jusqu'ici ? De plus, Trafalgar Law, ce nom ne lui était pas inconnu. Il commençait à entendre parler de lui, surtout depuis que sa prime était très récemment passé à plus de 100 millions de berrys. La Colonel semblait plus que déterminée à l'attraper, et il aimait sa façon de penser vis-à-vis de son père, même si elle lui paraissait un peu étrange au premier abord. Et puis, après tout, l'île qu'elle souhaitait atteindre était sur leur route.

- Très bien, fit-il en hochant la tête. Nous vous déposeront sur cette île, vous trouverez à bord un den-den mushi pour contacter vos hommes.

- Merci infiniment, Vice-amiral, dit-elle avec un sourire.

- Nous partons tôt demain matin, la prévint-il. Vous feriez mieux de vous installer dès cet après-midi dans une cabine.

Sur ce, elle sortit du bureau puis se laissa guider jusqu'à sa petite cabine pour se laisser tomber sur son lit. C'était réussit, et cela avait été plus facile que ce qu'elle aurait crut. Machinalement, elle décrocha le den –den mushi à coté d'elle et composa le numéro de Royce. Une voix grave ne tarda pas à monter de l'escargophone :

- Allô ?

- Royce ? C'est moi.

- Colonel Hoshiko ? Dit-t-il lentement, surpris. Est-ce que vous a… Non, je veux dire, qu'est ce qui se passe ?

La jeune marine hésita un instant, puis expliqua ce qui s'était passé. Quand elle donna ses raisons pour ne pas aller à l'enterrement de son père, le lieutenant protesta vivement :

- Votre père est bien plus important que ce maudit pirate, Colonel ! Vous êtes sûre de vouloir repartir à sa poursuite ?

Il semblait désemparé, mais elle répliqua fermement :

- Je le sais très bien, Royce. Et c'est pour ça que je dois l'attraper. Pour pouvoir aller sur la tombe de mon père sans avoir honte. Tu comprends ?

Elle n'eut pas de réponse. Royce serrait si fort le micro qu'il menaçait de le réduire en poussière à tout moment. Non, il ne comprenait pas. Ne voulait pas comprendre. Tout ce qu'il voyait, c'est qu'elle allait à nouveau courir après ce pirate, et le fait qu'elle refuse d'aller à l'enterrement de son père pour le poursuivre ne faisait que conforter l'idée qu'il y avait quelque chose de spécial entre la marine et le pirate. Un rire sans joie secoua un instant ses épaules; évidemment qu'il y avait quelque chose, sinon pourquoi s'emporterai-t-elle autant ? Il aurait tant voulut qu'elle l'ait capturé dès le début, dès la première île. Tout aurait été plus simple, alors. La voix d'Hoshiko, un brin solennelle, le tira de ses pensées :

- J'irai, quoique tu en penses. J'arriverai sur la prochaine île d'ici deux semaines. Est-ce que tu y seras, lieutenant Royce ?

L'homme eut un pincement au cœur; il ne pouvait pas la laisser seule. Il l'aimait bien, cette petite. Beaucoup, même. Il n'aurait jamais crut, à 31 ans, après cinq ans de service dans la marine, qu'il tomberait sous le commandement d'une jeune Colonel emportée. Mais une chose était certaine, c'était qu'elle aurait besoin d'aide et de sang-froid pour le rattraper. Avec un soupir, il céda :

- Oui, Colonel Hoshiko. Rendez-vous à la prochaine île. Moi et l'équipage vous attendront.

- Merci beaucoup, Royce, répondit-t-elle, reconnaissante.

Hoshiko reposa doucement le micro, puis posa une main sur le hublot, pensive. Son cœur se serra car même si elle souriait, se montrait forte, elle avait toujours mal et ne pouvait pas s'empêcher de penser à son père.

- Qu'est ce que tu penserais de mes choix, papa ? Murmura-t-elle, les yeux dans le vague.

Elle se mordit la lèvre, sentant à nouveaux les larmes monter. La marine secoua la tête et se força à bouger. Après avoir attrapé ses armes, elle partit à la recherche de la salle d'entraînement. Cette dernière était déserte puisque le bateau repartait le lendemain matin, la plupart des hommes étaient partis. Elle fut ravie de voir les punching-balls suspendus dans la salle, dont certains avec des creux qui se remettaient doucement en place. Passant sa main dessus, elle perçut du Haki. La sensation était toujours étrange: c'était à la fois tangible et intouchable, à la fois présent et absent. Mais il était clair que d'autres avant elle s'étaient ici exercés au Haki. Ecartant ses pieds, la marine se mit en position pour frapper.


Quelques jours plus tard, le soir, le Vice-amiral se retirait dans sa cabine quand il passa devant la salle d'entraînement. D'ordinaire vide à cette heure là, elle était occupée par la Colonel Hoshiko, comme tout les soirs depuis qu'elle était arrivée sur le bateau. Elle s'entraînait dès qu'elle avait un instant de libre, seule ou contre plusieurs marines, et jusqu'à une heure avancée de la nuit, avec une détermination presque dangereuse pour son corps elle manquait d'expérience et s'épuisait rapidement. L'homme regarda un instant par la porte entrouverte et la trouva en train de s'exercer au Haki. Il l'avait sentie s'y entraîner régulièrement : elle se mettait en position en face du punching-ball, restait ainsi pendant de longues minutes avant de le frapper. Ses frappes ne contenaient que par moment du Haki, mais elle ne se décourageait pas. Puis elle s'asseyait et s'exerçait au Haki de l'observation, yeux fermés, mais la tentation d'utiliser et de développer ses cinq sens et non son Haki avec ce genre de méthode était grande. Soudain, elle sauta sur ses pieds :

- Qui est là ? Demanda-t-elle, sur la défensive.

Le Vice-amiral entra dans la salle d'entraînement, à sa surprise.

- Vice-amiral Momonga, le salua-t-elle.

L'homme la détailla un instant avant de s'avancer et de poser sa main sur punching-balls sur lequel elle s'était escrimée pendant presque une heure. Ses coups avaient été de plus en plus rapides et précis, mais elle manquait encore de puissance.

- Depuis combien de temps connais-tu le Haki ?

- Plusieurs mois.

- Il te faudrat des années avant de pouvoir utiliser ça en combat; tu es bien trop lente à le mobiliser. Tu ne devrais pas oublier tes autres capacités.

- Je sais, répliqua-t-elle en tâchant de ne pas adopter un ton trop sec.

Mais le marine, au contraire, eut un sourire.

- Que dirais-tu d'un combat ?

Hoshiko cligna plusieurs fois des yeux, hébétée.

- Contre vous, Vice-amiral ?

Il hocha la tête. Quelque chose était étrange: son niveau semblait supérieur à celui d'un Colonel. Elle devrait être en mesure de passer au grade suivant. Mais alors, pourquoi était-elle toujours Colonel ? Elle avait pourtant fait ses preuves sur GrandLine. Il n'y avait que deux solutions : ou bien l'histoire avec le contre-amiral l'empêchait toujours de monter en grade, ou bien elle était plus forte qu'elle ne le paraissait. Hoshiko sourit, posa ses armes et se mit en garde. Satisfait, le Vice-amiral fit de même. Il trouva la position de son adversaire particulière; jambes écartées, bras repliés comme un félin, regard dur, elle évoquait une bête sauvage. Ils restèrent ainsi plusieurs minutes, puis brusquement Hoshiko attaqua.

Ce n'était pas un choix très judicieux en face d'un adversaire puissant, aussi en déduisit-il qu'elle était de nature impulsive. Sa vitesse n'était pas aussi impressionnante que ce qu'on disait, et il n'eut aucun mal à esquiver le coup peu puissant qu'elle tenta de lui administrer avant de répliquer, se retenant pour ne pas trop la blesser. A son étonnement, elle réussit à l'éviter et remit une distance saine entre eux en un bond. Ses yeux calculateurs passaient de lui, aux murs, puis aux punching-balls. L'homme songea qu'elle ne commettrait pas deux fois la même erreur d'attaquer en premier et se prépara à attaquer.

Mais elle attaqua une seconde fois, et bien plus vite. Elle avait diminué la vitesse de son premier coup pour qu'il la sous-estime ! Il dut dévier le coup, et lui renvoya un autre vers les jambes, ne se retenant plus. D'un coup de pied, elle se projeta sur le punching-ball le plus proche, s'en servit de tremplin et fonça à nouveau sur lui. Elle manqua de peu de le frapper, disparut dans son dos. Le temps qu'il se retourne, elle avait projeté un punching-ball droit sur lui. L'objet vola dans la direction inverse sous son coup, mais déjà elle l'attaquait d'autre part, le harcelant d'attaques rapides et d'intensité croissante.

Le Vice-amiral la réévalua; certes sa façon de combattre était impulsive, mais elle se révélait aussi rusée et capable de mettre à profil le terrain. C'était quelque chose qu'on ne gagnait qu'avec l'expérience. Définitivement, elle était au-dessus du niveau de Colonel. Mais c'était toujours insuffisant face à lui: il lui rendit coup pour coup, bien plus puissants que les siens sans qu'il n'utilisa de Haki. Il s'épuisait moins vite, et commençait à lire une logique dans ses mouvements au premier abord imprévisibles. Au bout d'interminables minutes, après qu'elle soit jetée à terre et relevée deux fois, le sourire aux lèvres, il parvint à l'immobiliser au sol.

Plus qu'essoufflée, elle resta un instant allongée, puis attrapa la main que lui tendait l'homme pour se relever. S'appuyant sur ses genoux, elle tâcha de reprendre son souffle.

- Tu t'entraines beaucoup, remarqua-t-il.

- Apparemment, ce n'est toujours pas assez, souffla la marine.

L'homme hocha la tête, puis sourit :

- Sais-tu que l'on a parlé de toi, au QG ? Un contre-amiral se serait plaint.

La jeune femme leva vers lui des yeux étonnés, fronça les sourcils comme pour se remémorer un détail insignifiant, puis eut un rire amer :

- Ha, ça. Disons que je n'aie pas apprécié sa façon de me dire au revoir, et que je lui aie rendu la pareille.

- Sa façon de te dire au revoir ? Répéta Momonga, ne comprenant pas.

- Il m'a embrassé, articula-t-elle avec un sourire crispé.

Le Vice-amiral haussa les sourcils, puis dut retenir un sourire. L'expression de la marine, crispée et outrée, et la situation, était si drôle ! Alors voilà pourquoi elle était toujours Colonel. Peut-être allait-il arranger cette promotion, elle le méritait après tout.

- Ce n'est pas ce qui est dit. Il affirmait que tu avais une aversion pour recevoir des ordres de tes supérieurs, alors que cela est essentiel à la discipline de la marine. Tu lui aurais ainsi manqué de respect.

La Colonel le dévisagea un instant, pensive, puis répondit :

- C'est faux. Je sais à quel point il est essentiel d'obéir aux ordres. Celui qui les donne a la responsabilité de plusieurs personnes, et fais en sorte de les maintenir en vie. Si quelqu'un lui désobéit, il risque de mettre en péril la vie de toutes les autres personnes. On ne peut pas se le permettre, c'est pourquoi je pense qu'obéir est nécessaire.

Elle regarda ses poings, pensive.

- J'en avais conscience avant de monter en grade, mais ce qu'une fois que j'ai été promue Colonel que je me suis vraiment rendu compte que donner des ordres est aussi difficile que d'y obéir.

Momonga acquiesçât, un peu surpris par le pragmatisme et la maturité de ses paroles. Puis il lui conseilla d'aller se reposer, ce qu'elle fit. Une fois seule dans sa cabine, sans plus rien pour l'occuper à nouveau, ses pensées dévièrent automatiquement vers son père. Son cœur se serra, mais elle se força à s'allonger et à se détendre. Elle devait se concentrer sur autre chose, mais cela semblait aussi facile que de s'arracher une jambe. Finalement, elle résolut de penser à Law. Ses poings se crispèrent, mais elle constata avec un certain soulagement que cela semblait la distraire, au moins un peu. Fermant les yeux, elle s'imagina Law, se remémora leurs combats, fuyant ainsi sa tristesse.


Et voilà... Au fait, le personnage du vice-amiral Momonga n'est pas inventé, pour celles -ou ceux- qui n'auraient pas retenu son nom, c'est celui qui va chercher Boa Hancock à l'île des amazones pour l'emmener à Impel down puis Marine ford. On l'aperçoit aussi à Enies Lobby lorsque Robin se fait sauver, il me semble.

Dans le prochain chapitre, grand retour de Trafalgar Law! (enfin, grand... Façon de parler)

N'oubliez pas la case reviews, ça fait toujours plaisir de savoir ce que vous avez aimé ou pas dans le chapitre ^^

Gros bisoux!