Coucou! Suite à la review de Lena18, j'ai modifié le chapitre précédent. Tu as raison, c'est vrai qu'elle développe le Haki beaucoup trop vite, ça ne vas pas, je suis désolée Donc voilà ^^ Et pour ce qui est des petites bagarres, disons que l'histoire va se corser avec l'arrivée de shabaondy ^^ Encore merci pour ta review =)
Plusieurs me demande si Royce est jaloux. Ben, si c'est l'impression que ça donne... Nan je blague, oui il l'est un peu, mais surtout il est inquiet pour Hoshiko.
abime, oui mon bac s'est très bien passé, merci, j'espère que le tiens aussi ^^
Encore merci pour toutes vos reviews, ça me fait chaud au coeur lol (ben voyons, comme s'il faisait pas assez chaud comme ça XD)
Bon, voici le nouveau chapitre !
Chapitre 11 : D'un cercle à l'autre
Après être sortie de la douche, Hoshiko monta sur le pont. L'île où elle s'arrêtait était enfin en vue, et le climat s'était stabilisé. Ce serait juste, puisque les Heartpirates devaient y être depuis assez longtemps alors que eux venaient d'arriver, mais elle devrait réussir à les avoir. Malheureusement pour elle, une habituée du froid de North Blue, c'était une île estivale. Le thermomètre semblait être résolumment bloqué au dessus des 25 degrés, et elle ne savait plus comment s'habiller. Un fois sur le pont, elle rejoignit le Vice-amiral Momonga qui était appuyé sur le rebord, regardant l'île qui se rapprochait. Il lui jeta un coup d'œil critique.
- Tu devrais porter ton uniforme, Hoshiko.
- Mais il fait trop chaud ! Protesta cette dernière.
Comment faisait-il pour ne pas étouffer ?
- Vous venez de South Blue, Vice-amiral Momonga ?
- Non, d'une île estivale de Grand Line.
La colonel haussa les sourcils, puis fit :
- Tricheur.
L'homme réprima un soupir devant son comportement enfantin, et annonça :
- Colonel Hoshiko, je pense que tu mérites une promotion. Que dirais-tu de monter en grade ?
La jeune femme écarquilla les yeux, puis tourna lentement la tête vers lui.
- C'est une blague, Vice-amiral ? Demanda-t-elle lentement.
- Non, répondit-il, sérieux. Tu possèdes la force et le…
- Surtout pas ! S'écria-t-elle, soudain affolée.
Le Vice-amiral se tut, ne comprenant pas sa réaction. Plus bas, elle expliqua :
- Je suis honorée de ce que vous faites pour moi, Vice-amiral, mais je… Ne souhaites pas être promue. Je connais les procédures habituelles, vous savez. Il faudrait que je me rende au QG le plus proche, et il y aurait des cérémonies, et… Je n'ai pas de temps à perdre pour ça, vous le savez. J'ai assez de retard à rattraper comme ça.
L'homme dissimula sa surprise; ainsi, ni l'argent ni le pouvoir ne l'intéressait, seul comptait sa chasse au pirate ?
- Mais j'apprécie votre offre.
- Je comprends, fit-il. Bien, nous allons vous laissez ici, Hoshiko. Ce n'est plus loin, et nous n'avons pas de temps à perdre. Les hommes sont en train de descendre une barque.
La Colonel hocha la tête puis, avant de se diriger vers la barque, se retourna une dernière fois :
- Merci encore, Vice-amiral.
Après un dernier au revoir, il la regarda sauter dans la barque et se saisir des rames.
- Vice-amiral Momonga ? Demanda le navigateur.
- Cap sur le QG, ordonna-t-il. Nous avons encore beaucoup de chemin à faire.
Trafalgar Law leva les yeux, la ville était constituée de nombreux cercles, dont le plus petit, au milieu et à plusieurs mètres de hauteur, était réservé à l'élite. Plus on s'en éloignait, plus l'endroit devenait miséreux. Une route sécurisée et réservée à cet élite joignait leurs villas et la partie du port qui leur était réservée. A l'image de la ville, autour de cette partie du port s'étalaient d'autres docks, d'autres compagnies, et plus on s'éloignait plus l'on tombait sur des escrocs. Un sourire cynique étira ses lèvres : les esclaves allaient et venaient au port pour leur maîtres, les cercles extérieurs de la ville étaient exploités par les riches, et l'on disait que les pirates étaient mauvais. Après avoir passé plus d'une semaine ici, il avait vu à quel point à coté de certains de ces riches, les pirates ressemblaient parfois à des enfants de chœur.
Les mains dans les poches, il avança pour se rapprocher un peu plus du cercle médian, à mi chemin entre le port et les hautes villas, histoire de trouver une auberge digne de ce nom. Plus ils s'approchaient du cercle intérieur, plus les barrages de marines s'intensifiaient. Mais par ici, il semblait que tant que les pirates payaient pour passer et ne faisaient pas trop de grabuge, les marines les laissaient aller au moins jusqu'au cercle médian. Law retint un rire en pensant à ce qu'Hoshiko dirait de cette ville et des marines corrompus.
Mais Hoshiko n'était pas là. C'était étrange, comme si la sensation de s'être fait épier pendant très longtemps disparaissait soudain. Après ce qui s'était passé au Bar à Sukaba, ses hommes n'avaient plus parlé d'elle, à part à voix basse quand il n'était pas là, ou quand ils croyaient qu'on ne pouvait pas les entendre. Mais peu importait, ils lui faisaient toujours confiance. Il finit par s'engouffrer dans un bar un peu miséreux et commanda une tournée. Ils s'installèrent dans un coin de la salle et attendirent que la serveuse vienne les servir. La ville –du moins, le cercle intérieur- était une aubaine pour eux. Voler quelques villas ne serait pas compliqué, tout ce qui risquait de causer problème, c'était entrer dans ce cercle intérieur. Un mur le protégeait. Un simple mur, pas très haut, mais suffisamment épais pour qu'on y place des marines tout les 20 mètres. Et s'ils déclenchaient une alarme, ils n'auraient jamais le temps de voler et de retourner aux bateaux sains et saufs.
La serveuse finit par leur apporter leur boisson, puis se tourna vers d'autres clients, derrière eux, et leur donna une feuille pliée en quatre :
- Voici les plans, monsieur. La relève se fait à 10h.
Curieux, Law profita de la pénombre pour jeter un coup d'œil à la feuille que l'homme avait dépliée sans qu'il ne s'en aperçoive: une carte. Une carte avec plusieurs cercles et des traits tracés à la va-vite, des instructions gribouillées sur le coté. Intrigué, il rappela la serveuse.
- Miss, y-aurait-il un moyen d'entrer dans le cercle intérieur… Sans passer par les marines ?
- Quoi, vous voulez parler des tunnels ? Il faut s'adresser à Joe pour ça, répondit-elle en montrant le barman.
Puis elle s'éloigna rapidement. Des tunnels ? Cela voulait-il dire qu'il existait des tunnels qui reliaient le cercle intérieur et les cercles extérieurs ? Mais vu le peu de discrétion de la serveuse, il semblait que beaucoup de monde les connaissaient. Non, se corrigea-t-il: beaucoup de monde était au courant de leur existence, mais peu devait savoir où se trouvaient les entrées et sorties précises. Un soupir passa ses lèvres; les informateurs demandaient sans doute des prix exorbitants pour ces cartes. Ce qui signifiait que cela ne valait pas vraiment le coup de les utiliser pour aller dans le cercle intérieur pour voler, si leur butin remboursait leur carte.
Afin de confirmer tout de même ce qu'il pensait, il partit au bar. L'homme prénommé Joe vint le voir rapidement et demanda ce qu'il voulait.
- Une carte de tunnels pour aller à l'intérieur de la ville.
L'homme posa le verre qu'il était en train de nettoyer et se pencha un peu en avant :
- Pas de problème. Suivant où vous voulez aller, les prix varient.
- Peu importe où on atterrit à l'intérieur. Je veux juste qu'une entrée du tunnel soit le plus près du port que possible, et qu'il soit le moins long possible.
- Vous voulez un tunnel qui aille jusqu'au port ? Ça risque de faire monter le prix. Je dirais dans le million de Berrys.
- Je suppose que vous prétendez être le seul à connaître ses passages ?
- Non, fit-il avec un rire gras, mais vous ne trouverez pas beaucoup moins cher, ça je peux vous le garantir.
Une femme d'une trentaine d'années entra dans le bar, suivit d'une fille, beaucoup plus jeune, d'environ dix ans. Assez jolies, elles se ressemblaient, avaient les mêmes cheveux ébène. Le barman sourit en les voyants et embrassa la plus âgée, serra dans ses bras la deuxième. Le capitaine pirate eut un sourire en coin; voilà qui rendrait les choses plus faciles… Après être retourné à la table, il posa sa chope vide et se leva, faisant signe à ses hommes de faire de même. Ils laissèrent de l'argent sur la table, sortirent, puis Law s'arrêta, s'asseyant sur un banc en face du bar. Un de ses hommes, intrigué, demanda ce qu'ils attendaient.
- Il n'y a qu'un moyen pour se rendre dans le cercle intérieur de la ville sans passer par les marines, et ce sont les tunnels. Beaucoup le savent, mais peu en connaissent les entrées. Le barman fait partie de ses personnes.
- Et le rapport avec le fait qu'on doit rester crever de chaud dehors ?
Law retint une grimace: c'était vrai qu'il faisait vraiment chaud. Il ne savait pas encore ce qui était pire: la chaleur étouffante ou les plaintes de Bepo, son second. Ce dernier n'avait pas cessé de se plaindre depuis qu'ils étaient arrivés, c'était encore pire que quand ils étaient en immersion depuis plusieurs heures.
- Il n'est pas question de payer le prix fort pour entrer là-dedans, alors on va se servir de sa femme et de la fille, expliqua-t-il avec un sourire sombre.
- Donc, on doit attendre que la gamine ou que la femme se décide à ramener son cul ici ?
Le capitaine pirate hocha la tête, ce qui provoqua un juron de la part de son homme. S'appuyant sur le mur derrière lui, son chapeau lui faisant de l'ombre, Law prit son mal en patiente. Ses pensées vagabondèrent, dérivant, se rapportant –trop souvent à son goût- à une jeune marine au caractère impulsif. L'enterrement était-il passé ? S'était-elle remise ? Il se força à penser à autre chose : même si elle se décidait à le poursuivre à nouveau, le temps qu'elle se rende à l'enterrement et revienne, il ne la verrait pas avant la prochaine île au moins. Ils avaient le champ libre ici.
Une escouade de marine passa. Enfin, champs libre, façon de parler. Mais ces marines qui encaissaient de l'argent pour fermer les yeux sur les crimes des pirates n'étaient rien comparés à Hoshiko et ses hommes.
- Capitaine, chuchota l'un de ses hommes.
Law jeta un œil à la rue, et un sourire en coin apparut sur ses lèvres. Enfin…
Joe sourit en jetant un coup d'œil à la table de pirates qui s'était vidée quelques heures plus tôt environ. Ils se rendraient vite compte qu'ils n'avaient pas d'autre choix que de payer. Et puis, sûrement, ils se feraient prendre en tentant de voler quelque chose dans la villa. Ce n'était pas le premier pirate qui lui demandait de tels services. Un coup d'œil à la pendule lui apprit que cela faisait plus d'une heure que Malina et Mia étaient parties faire des courses. Étrange: le marché était tout près, et d'habitude elles mettaient à peine une heure. Il haussa les épaules; Malina était sûrement en train de discuter avec l'une de ses amies.
Un quart d'heure passa. Puis une demi-heure. Puis une autre heure. Cette fois-ci, il commença sérieusement à s'inquiéter et commençait à demander à ses clients s'ils ne les avaient pas vues. Une des serveuses était partie les chercher, mais revint quelques minutes plus tard, bredouille. Les deux filles étant des habituées du marché, les vendeurs avaient donc confirmé leur passage, avaient même ajouté avoir vu un groupe de pirate les suivre. Le verre qu'il tenait à la main explosa lorsqu'elle lui annonça la dernière nouvelle. Un groupe de pirates. Non, il n'aurait quand même pas osé faire ça…
Désespéré, il fouilla le bar des yeux dans l'espoir fou de l'y voir pour lui arracher sa femme et sa fille mais bien sûr, il n'était pas là.
- Monsieur, je… Commença une serveuse.
- Fermez le bar, ordonna-t-il, résolut. Tout de suite ! Cria-t-il. Tout le monde dehors !
D'abord surpris, les clients protestèrent puis finirent par partir sous les cris du barman. Les serveuses partirent aussi sous son ordre, et il ouvrit un tiroir une fois l'endroit désert. Plusieurs cartes s'y entassaient. Il savait ce qu'il voulait. Il fouilla quelques instants, puis finit par trouver celle qui conviendrait. Son den-den mushi sonna à ce moment là. Tremblant, il décrocha, et une voix grave s'échappa de l'escargophone :
- Allô ? Monsieur Joe ?
Le barman se retint de réduire en cendre le micro, ou de lui hurler dessus. Il avait la vie des deux êtres les plus chers à ses yeux entre les mains.
- Si jamais vous leur avez fait du mal… Menaça-t-il.
- Vous n'êtes pas en mesure de faire des menaces, Monsieur Joe, répondit la voix, moqueuse. En revanche, moi si. J'ai deux jolies demoiselles à coté de moi, et je ne sais pas trop quoi en faire. Alors dites-moi, à votre avis, combien valent leur vie ? Sûrement plus d'un million de Berrys…
L'homme devint livide.
- Ne les touchez pas ! cria-t-il dans le micro.
- Ne pensez même pas à me donner des ordres, ou vous n'en récupérez que des morceaux, répliqua-t-il d'un ton sec. Et ils risquent d'être dans le désordre, ajouta-t-il avec un rire, comme s'il s'agissait d'une blague que lui seul pouvait comprendre.
Derrière lui, il entendu d'autres rires, et dut se retenir de hurler. A la place, il demanda :
- Je voudrais les entendre. Je veux être sûr que vous ne leur avez rien fait. Ensuite, je vous donnerais ce que vous voudrez.
- Ha, voilà qui est mieux.
Il y eut un silence, puis une petite voix jaillit de l'appareil.
- Papa ? C'est Mia. J'ai peur papa, les pirates ils m'ont attachée… Et ils sont bizarres, ils ont un ours qui parle…
- Mia ? Mia, tu vas bien ? Et ta mère ? Ils ne vous ont pas fait mal ?
- Non, répondit la petite fille, on va bien, mais la corde me fait mal, papa.
- Voilà, fit de nouveaux la vois du pirate. Satisfait ? Je vois que vous venez de fermer votre bar. Prenez dont la carte que je vous ai demandée et sortez dans la rue. Maintenant.
Toujours tremblant, l'homme prit la carte et sortit dehors, fouillant la rue sombre des yeux. Quelques minutes plus tard, un homme habillé en blanc, tenant les liens de Mia et de Malina, apparut. Il lâcha ceux de Mia, qui se précipita vers son père.
- Maintenant, poser par terre le plan et retourner dans le bar, dit le pirate.
L'homme poussa sa fille à l'intérieur bar et fit ce qu'il dit. Le pirate avança, poussant sa femme devant lui. Arrivé devant le papier, il le ramassa, déplia la carte, puis dit à l'homme, toujours dans l'embrasure de la porte :
- Si c'est une fausse, cette fois-ci, vous ne les récupérez pas.
- C'est une vraie ! Protesta le barman, effrayé.
Le pirate haussa les épaules, poussa la femme en avant et disparut dans la nuit. Malina, en larmes, se précipita dans ses bras. Au bout de la rue, Trafalgar Law assistait à toute la scène, un sourire ironique aux lèvres :
- Comme c'est touchant. Bon travail, fit-il à l'intention du rouquin qui lui tendait la carte. Bon, voyons ce plan…
Il l'examina plusieurs minutes, puis dit :
- Nous allons vérifier s'il est vrai. Ensuite, on s'organisera. On fera en sorte que le jour coïncide avec celui où le log pose sera rechargé, histoire de pouvoir fuir l'île en cas de problème.
Trafalgar Law, le retouuuuuuur!
Désolé^^
Ahem, c'est une impression ou il est un peu court, ce chapitre? Enfin, voilà voilà. Gros bisoux et à la prochaine!
