Hey de retour !

Nami: et oui, pauvre famille, elle n'est pas tombée sur la bonne personne mdr. Merci pour ta review :)

Invit93: Merci, mais t'inquiète pas ce n'est pas grave du tout

Reira-chan: Haha, tu verras bien ^^

Sans plus attendre, voici le douzième chapitre!


Chapitre 12 : Retrouvailles

Hoshiko poussa un soupir en entrant dans la salle de réunion du bateau. Cela faisait maintenant un peu plus d'une semaine qu'elle et ses hommes écumaient chaque bar afin de trouver une trace des HeartPirates, mais les cercles extérieurs tellement vastes et la corruption aussi courante et banale que la respiration n'aidaient en rien les marines. Déguisée en civil, elle avait rapidement découvert la présence des tunnels, et en avait déduit que si les HeartPirates ne s'étaient pas encore manifestés, s'étaient qu'ils avaient trouvés ou cherchaient des tunnels, et attendaient le bon moment pour frapper. Or, pour trouver ces tunnels, il n'y avait qu'un moyen : passer par ceux qui les connaissaient. Ils étaient donc à la recherche des derniers passeurs qui auraient fournit des cartes aux pirates, mais la liste était tellement longue qu'elle commençait à désespérer.

Lors de son retour, elle avait reçu un accueil mitigé par ses subordonnés, mais avait été touchée par l'attention de certains. Il était évident que Royce désapprouvait ouvertement son retour, et qu'il ne souhaitait qu'une chose: l'arrêt de sa course-poursuite avec Trafalgar Law. Aussi se montrait-il encore plus efficace que d'habitude, mais toute sa bonne volonté ne pouvait venir à bout d'une telle ville. Le troisième soir, alors qu'on lui faisait son rapport, un détail attira son attention :

- … et à part un barman qui se défendait de posséder de telles cartes, rien d'inhabituel. Il nous reste…

- Un barman qui affirme n'en posséder aucune ? Intervint-elle. Vous avez insisté ?

- Bien sûr, fit le marine. Mais il n'a pas arrêté de dire qu'il n'en avait pas, et est même allé jusqu'à dire qu'il ne les connaissait pas.

La marine cligna plusieurs fois des yeux, surprise. Elle n'avait interrogé que deux types de barman –et n'avait jamais but, se souvenant encore de l'île hivernale- : ceux qui possédaient vraiment ces cartes de tunnels, qui proposaient des prix exorbitants pour elles, et ceux qui n'en possédaient pas mais affirmaient en avoir quand même. Ils donnaient alors de fausses cartes, ou faisaient payer pour les diriger vers de véritables passeurs. Mais aucun ne disait qu'il n'en possédait pas, et encore moins qu'il ignorait la présence des tunnels ! C'était absurde, tout les habitants de cette ville ou presque savaient que les tunnels existaient. Qu'est-ce qui avait bien put pousser cet homme à nier ainsi l'évidence ? Pourquoi n'en profitait-il pas pour gagner de l'argent ? Son intuition lui soufflait qu'elle était sur la bonne piste, qu'il y avait un rapport avec Law, mais…

Réfléchis, se dit-elle, mets-toi à sa place. Qu'est ce que Law voulait ? Voler une des villas du cercle intérieur, bien sûr. Mais elle l'imaginait mal payer pour cela un tel prix pour avoir une de ces cartes. Alors quoi, quel était le rapport avec cet homme ? Elle était presque certaine qu'il y en avait un. Mais lequel ? Law n'aurait jamais payé cette carte, il avait trop d'orgueil pour ça. Il aurait trouvé un autre moyen de l'avoir. Un autre moyen, un autre moyen… Comment s'y prendrait-elle pour obtenir une telle carte si elel était à sa place ? La voler ? Non, ça ne collait pas avec l'histoire du barman…

- Comment s'appelle cet homme ? Demanda-t-elle, agacée de ne rien trouver.

- Joe, répondit-il. Vous souhaitez le voir, Colonel ?

Elle hocha la tête, voulant tirer cela au clair et le suivit jusqu'au bar. La marine y entra seule et s'accouda au bar. Le barman ne tarda pas à venir, et Hoshiko remarqua ses yeux cernés, marque d'inquiétude. Il lui demanda d'un ton bourru ce qu'elle voulait.

- Des cartes pour les tunnels, répondit-elle simplement.

Le sang sembla monter au visage de l'homme, qui s'énerva :

- J'ai déjà dit aux autres que je n'en ai pas ! Je ne sais pas de quoi vous parler ! Sortez de ce bar !

Définitivement, il y avait quelque chose de louche là-dessus. Jouant son va-tout, elle demanda :

- Avez-vous vu un pirate bronzé récemment ? Avec un chapeau blanc à pois, un ours blanc le suivant partout, et un…

La jeune femme s'arrêta: au fur et à mesure qu'elle décrivait Law, le sang se retirait du visage de l'homme. Ses yeux exorbités, machoîre serrée, son poing se crispa. Il tendit la main pour lui attraper le col, mais elle l'évita sans difficulté. Une femme arriva alors, lui saisissant le bras.

- Joe, arrête, c'est une marine !

Dans ses jupes se cachait une petite fille, apeurée, qui tira doucement sur la jupe de sa mère pour attirer son attention.

- Maman, les marines, c'est pas eux qui doivent attraper les méchants pirates ?

C'est alors qu'Hoshiko remarqua des marques sur les poignets fragiles de l'enfant. La petite avait été ligotée. La femme tenait toujours le bras de son mari et sur son poignet s'étalaient des marques similaires, bien qu'atténuées. La dernière pièce du puzzle se mit en place et elle souffla :

- Il vous a capturées et menacées pour que vous lui donniez cette carte.

Un rire amer lui échappa; c'était du Law tout craché. Comment n'avait-elle pas put y penser plus tôt ? La femme et l'homme la dévisageaient, inquiets. Hoshiko posa ses mains à plat sur le comptoir.

- J'ai besoin que vous me fassiez une copie de la carte que vous lui avez donnée. Pour l'attraper. Vous voulez vous venger, pas vrai ?

Une étincelle s'alluma dans les yeux du barman, et Hoshiko sut qu'elle venait de trouver un allié.


Assis dans sa cabine du sous-marin qui se déplaçait lentement vers un point à proximité de l'entrée du tunnel, Trafalgar Law étudiait une nouvelle fois une des copies de la carte. Ils en avaient vérifié l'entrée, dissimulée dans une ruelle juste en face du port, dont l'entrée était une trappe, ainsi que la sortie. Cette dernière donnait derrière une grande villa parfaitement barricadée, assez loin du mur de marine pour ne pas se faire repérer-de toute manière, ces derniers ne surveillaient que les cercles extérieurs- et assez éloignée du point central. Ils avaient alors repéré une autre villa non loin de la sortie du tunnel, moins protégée, où il suffirait d'entrer lors de la relève. Peut-être que les personnes habitant dans ces cercles intérieurs étaient bien trop persuadés de leur importance pour penser que des pirates réussiraient à entrer sans se faire repérer par les marines à un moment où à un autre. Ou alors ils étaient persuadés que les voleurs se feraient prendre avant de quitter l'île. Il avait compris qu'ils n'étaient pas les premiers à tenter le coup, aussi avait-il mit au point une stratégie.

Des coups frappèrent à sa porte, et Bepo entra, annonçant qu'ils étaient arrivés à l'endroit. Le sous-marin était en train d'émerger, et bientôt Trafalgar Law, ainsi que quatre autres hommes descendirent. Le reste de l'équipage resta à bord tandis que le sous marin immergeait à nouveau afin de se diriger vers le point le plus proche du souterrain. Lorsqu'ils arriveraient, ils émergeraient puis partiraient de l'île. Le log pose avait finit de se recharger le soir même. Sans un bruit, ils se précipitèrent à l'entrée du souterrain. Au fond de la ruelle sombre, Un passage très étroit sinuait entre la maison et le mur. Impossible pour Bepo de passer par là aussi n'était-il pas venu, à la déception de Law. Si les choses tournaient mal, il aurait été plus que bienvenu.

Ils s'engagèrent dans l'étroit passage, puis ouvrirent la trappe du sol et s'y glissèrent. Après avoir allumé des lampes et refermé la trappe derrière eux, ils s'engagèrent dans le tunnel où ils marchèrent pendant une demi-heure. Il y avait plusieurs bifurcations, aussi s'assuraient-ils de ne pas se tromper et laissaient-ils des marques pour aller plus vite au retour. Une fois arrivé en-dessous de la trappe à coté de la villa qu'ils avaient repéré, ils éteignirent toute lumière. Le premier, Law jeta un œil dans la ruelle, puis ouvrit la trappe en voyant qu'elle était déserte. Deux autres pirates sortirent, quand soudain des bruits se firent entendre. Le troisième sortait juste sa tête quand le rouquin lui referma la trappe dessus sans ménagement avant de se dissimuler dans un coin. La troupe marine passa, puis ils ouvrirent à nouveau la trappe.

Jurant, criant presque, le pirate sortit en maudissant celui qui lui avait fermé la trappe dessus.

- Mais enfin, tentait-il de se justifier, je n'avais pas le choix, les marines arrivaient ! Ç'aurait été pire s'ils t'avaient vu.

- N'empêche t'y es pas allé de main morte ! Putain, ça fait mal…

Law retint un sourire tandis qu'ils continuaient à se chamailler sous les éclats de rire des autres pirates. La villa qu'il avait repérée était toujours gardée par deux simples gardes. D'un geste de la main, il intima l'ordre à ses hommes de se taire, et se rapprocha le plus discrètement possible. 22h30. La relève n'allait pas tarder. Sur le qui-vive, ils patientèrent jusqu'à ce que deux autres hommes s'avancent, échangent quelques mots avec les premiers, puis s'installent. Ils attendirent quelques minutes, puis Law disparut pour réapparaître devant eux, leur tranchant la gorge d'un coup. Pas le temps de crier ou de comprendre ce qu'il leur était arrivé. Trop rapide. Si les HeartPirate n'aiment vraiment pas –détestaient, même- la Colonel Hoshiko, ils ne pouvaient nier que sans elle, le capitaine n'aurait jamais acquis une telle vitesse aussi rapidement.

Le capitaine récupéra les clefs, puis fit digne à ses hommes de tirer les deux cadavres dans un coin désert. Ensuite, il leur ordonna de rester là.

- Je vous avertis dès que je suis arrivé dans la salle de commande.

- T'es sûr qu'on devrait pas venir avec toi, capitaine ?

- Je me ferais moins repérer seul. Attendez mon signal, ne bougez pas d'ici.

De nouveau, il disparut à l'intérieur de la propriété. Une fois à l'intérieur, il s'engagea dans une allée du jardin. Ne voulant pas rester longtemps à découvert, il se précipita à l'intérieur, prêt à réagir à la moindre. Un coup d'œil à l'intérieur lui appris que comme il l'avait soupçonné, des den-den mushis vidéo surveillaient l'entrée. Voilà pourquoi il était d'abord venu seul. Il lui restait à trouver où était la salle de surveillance. La nuit tombait, et des rires s'échappaient des vitres. Il commença à faire le tour de la propriété, et finit par trouver une vitre d'où s'échappait une lumière, mais aucun bruit. Par chance, cette dernière était au rez-de-chaussée. Trois personnes y étaient. Levant sa main, il murmura :

- Room.

Une bulle bleue se forma, enveloppant la vitre et les buissons alentours. Des cailloux se levèrent et volèrent droit vers la vitre, les frappant avec assez de force pour faire des impacts. Les hommes sursautèrent et ouvrirent la fenêtre. Parfait, pensa Law. La seconde suivant, il bondissait à l'intérieur et se mettait entre eux et la porte, puis leva à nouveau la main :

- Room, répéta-t-il avec un sourire en coin.


- Colonel Hoshiko ? Souffla un marine. Pourquoi on ne bouge pas ?

Allongée sur le toit, les méninges de la marine tournaient à toute vitesse. Qu'est ce que Law était rendu faire seul dans cette villa ? Pourquoi ses hommes ne suivaient-ils pas ? Pirates qu'elle n'arrivait pas à voir. Rien que Law semblait avoir été sortit de nulle part. Sans doute de ce tunnel, mais ils n'en voyaient pas la sortie d'où ils étaient. Elle avait prévu que les pirates entreraient tous dans la propriété ensemble, et ainsi pouvoir les prendre à revers, les empêchant d'entrer dans la villa. Mais en entrant seul, Law l'avait prise au dépourvue. Elle et ses hommes n'allaient pas entrer alors qu'ils risquaient de se faire prendre à revers par les autres pirates, ou pire les autres pirates pouvaient les voir, prévenir Law et ensuite s'enfuir !

Elle se mordit les ongles: trop attendre n'était pas non plus une option, si les pirates avaient le temps d'entrer à l'intérieur de la villa, les retrouver dans le labyrinthe de couloir de la propriété serait bien trop long.

- Colonel Hoshiko ! Insista un marine.

La marine redescendit sur terre. Ce n'était pas le moment de douter et d'attendre, il fallait agir. Elle désigna plusieurs hommes et leur souffla de la suivre, et ajouta aux autres de ne bouger que s'ils voyaient les pirates faire un mouvement. Penchée, et elle jeta un coup d'œil sur le plan que lui avait fournit l'homme. La sortie du tunnel était derrière une autre villa, à sa droite. Elle se tourna à gauche, descendit du toit et, veillant à rester hors de vue de l'endroit où elle supposait que les pirates étaient, contourna par l'arrière la villa avant de passer par-dessus le mur, suivit par ses hommes.

- J'ai l'impression d'être un voleur, souffla un homme derrière lui.

D'un geste impatient de la main, elle lui intima le silence et entra dans la villa. Ils avaient déjà prévenu les personnes des villas alentours qu'ils risquaient de recevoir de la visite, mais ils ne les avaient pas écoutés. Ils leur avaient défendu d'entrer mais elle les avait tout de même prévenus qu'elle n'hésiterai pas à le faire pour suivre le pirate. Au pire, ils auraient renforcé la sécurité, ce qui aurait mit des bâtons dans les roues pour les pirates. Le hall était grand, et elle le détailla avec curiosité. Où Law avait-il bien put aller ? Son regard se posa sur le den-den Mushi vidéo de surveillance, et elle se figea, glacée. Non, il n'aurait quand même pas fait ça…

La seconde suivante, les portes autour du hall se verrouillèrent en un « clac » sonore. Si, il l'avait fait. Une flopée de jurons colorés lui échappa.

- Un problème, Hoshiko ? Demanda un marine.

La marine eut rire jaune.

- Moi, un problème ? Aucun, répondit-elle ironiquement. Mise à part un pirate égocentrique qui me souhaite la bienvenue.

Egocentrique ? Pensa Trafalgar Law, pincé. Il n'était pas vraiment égocentrique, si ? Il prenait juste ses intérêts à cœur… Il appuya sur un autre bouton, et une alarme résonna. La marine se rapprocha du den-den mushi. Il n'arrivait toujours pas à croire qu'elle était là. Comment avait-elle put arriver aussi vite ? Et l'enterrement ? Pourquoi était-elle là ? Qu'est ce qui l'avait poussée à revenir ? Mais plus que tout, ce qu'il ne comprenait pas, c'était le soulagement qu'il avait ressentit en la voyant arriver sur l'écran de contrôle, une fois la surprise passée. Hoshiko le fixait à travers le den-den mushi, puis le provoqua d'un ton moqueur :

- Quoi, c'est tout ce que tu peux faire ?

Oh non, pensa Law avec un sourire en coin en appuyant sur un troisième bouton. Il avait eut le temps de les étudier de près, et avait remarqué que beaucoup d'entre eux permettaient à la villa de se transformer en un véritable piège pour les intrus. Les propriétaires devaient s'attendre à ce genre d'intrusion, ou bien ils n'étaient pas les premiers. Cette fois-ci, des cris d'hommes se firent entendre la garde arrivait. Les mains sur les hanches, elle fit, faussement inquiète :

- Il faut pas être si susceptible, Law.

Agacé qu'elle ne le prenne toujours pas au sérieux, il appuya sur un quatrième bouton. Des portes peintes en trompe-l'œil s'ouvrirent, et d'énormes chiens se jetèrent sur les marines. Vus leur système de défense, il n'était pas très étonnant qu'ils pensent ne pas avoir besoin des marines pour défendre leur villa, souvent sujette aux vols. Visiblement agacée cette fois-ci, la marine se rapprocha du den-den mushi et le prévint :

- Tu resteras pas longtemps à faire joujou dans la salle de contrôle, fais moi confiance ! Tu seras sous les verrous ce soir !

Puis elle dégaina son revolver et tira en plein sur l'escargophone au moment où l'un des chiens s'apprêtait à lui sauter sur le dos. Un des écrans de contrôle s'éteignit. Un léger rire lui échappa: elle n'avait pas vraiment changé, apparemment. Sortant son escargophone, il appela ses hommes.

- Vous pouvez entrer, les marines sont occupés dans le hall. Dépêchez-vous.


Et voilà, encore merci à ceux qui prennent la peine de me mettre des reviews, ça me fait toujours très plaisir =)

Passez de bonnes vacances, et gros bisoux