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Ndla : Quatrième. Qua-tri-ème. C'est plus de la veine, c'est une invasion ! Bon là, c'est vraiment le dernier de la soirée. Promis ! Mais c'est à cause de "Run Boy Run" de Woodkid aussi ! ça n'a aucun rapport avec ce que j'écris, ou peut-être que cela m'échappe à cause de la fatigue, mais ça me donne de l'inspiration. Mince. C'est une obsession.
Bonne lecture !
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Sanji se plaqua contre le mur après avoir prit brusquement deux virages à la suite. Bon, là, il l'avait forcément semé. Il pose une main sur son cœur, le sentant battre à mille à l'heure après une telle course. L'autre débile avait bien comprit que le cuisinier n'était pas à son aise dans les ruelles étroites et se servait de ce souci contre lui.
Maintenant, il fallait apaiser sa respiration sinon ce dégénéré allait l'entendre à des kilomètres à la ronde avec la super ouïe dont il était pourvu une fois changé en loup. Il tapota son cœur affolé et compta mentalement jusqu'à dix. Il déplorait la perte de son sac de course mais ce cabot avait jailli devant lui, sortant d'une rue plongée dans l'ombre. Par réflexe, de survie ou stupide, le cuisinier lui avait jeté ses courses, donné un coup de pied et était reparti dans la direction opposée.
Ce n'était pas son genre de déserter un combat mais là, trop c'était trop !
Cela faisait des plus d'une douzaine de fois que ce cabot lui bondissait dessus. Sanji avait beau se défendre, donner coup sur coup, son adversaire ne saisissait pas le message.
Encore, si c'était un combat pour simplement se battre, Sanji n'aurait pas craché dessus. Là il sentait bien que le but de l'homme-loup n'était pas de le tuer.
Nan. C'était autre chose, à voir la lueur mauvaise dans ces yeux marrons.
Sa tête contre le mur, le cuisinier se demandait comment il allait procéder pour retourner au navire sans que l'autre assassin ne se mette en travers de son chemin.
Hum. Cela paraissait assez compliqué. Passer par les petites ruelles sombres n'était pas une très bonne idée, cette option pouvait se retourner contre lui. Se fondre dans la foule ? Pas mal néanmoins si le loup le retrouvait, il ne pourrait pas le repérer dans la masse.
Il fallait qu'il prendre une décision vite sinon, avec cet odorat trop performant, il allait le rattraper.
― Coucou mon poulet !
… Trop tard.
Sanji réprima le tressaillement qui lui vint spontanément lorsque Jabura déboula de la ruelle qui débouchait directement sur celle où il était. Il tourna la tête vers l'homme-loup, furieux.
― C'est du harcèlement sexuel !
Temps d'arrêt de la part de Jabura qui parut surpris.
― Oups pardon, je pensais m'adresser à Sanji la Jambe Noire. Excuse-moi Kalifa, la ressemblance est trompeuse pour le coup.
― Ferme-la et tire-toi avant que je ne m'occupe de ton cas.
Sur ce il tourna les talons et repartit vers un endroit plus fréquenter. Sans rire ! Il n'allait pas lui montrer le moindre signe de faiblesse à ce clébard !
― Tu penses sincèrement que je vais te lâcher parce que tu me le demandes ?
― Prends ça comme un avertissement. A bon entendeur…
― C'est pour ça que tu m'as balancé ton sac de course avant de te tirer. Logique.
Sanji remercia mentalement la pénombre et le fait qu'il tournait le dos à l'homme-loup, son visage s'empourprait à grande vitesse. De honte surtout.
― … Reflexe de survie. D'ailleurs, tu me dois l'argent dépensé pour ces courses.
― C'est pas moi qui t'ai dis de me les lancer en pleine figure !
Sanji émit un « tss » agacé. Du moment que l'homme-loup ne lui sautait pas dessus, il ne commencerait pas les hostilités. Ce n'était parce qu'il ne voulait pas se battre, toujours pas. Pour la même raison que précédemment. A croire qu'il ne s'en rendait pas compte l'autre. Il ne pouvait pas ne pas le faire exprès !
En plus, avec cette histoire de harcèlement, Sanji n'avait pu draguer aucune des belles créatures qui peuplaient la ville de Water Seven. Ces jolies jeunes femmes qui circulaient, pleine de grâce et de charme… Tout ça à cause d'un satané loup qui jouait les harceleurs !
Les mains dans les poches, Sanji allait sortit de la ruelle pour atteindre celle qui le mènerait directement à l'une des artères principales lorsque le loup lui barra la route. Le cuisinier eut un regard blasé vers l'assassin.
― … Tu commences doucement à me courir sur le haricot !
― Je me disais bien que tu étais du genre à utiliser des expressions vieillottes.
― Je préfère ça plutôt qu'avoir un langage de charretier. Comme toi.
Le dos droit, le jeune pirate se fit plus menaçant.
― Maintenant, il va être bien gentil et me laisser passer, le bâtard.
― Commence pas où le prix risque de monter.
Sanji lui lança un regard intrigué.
― Le… prix ?
― Le prix du droit de passage.
Le cuisinier avait envie de prendre les jambes à son cou et, en même temps, il se demandait où Jabura avait fixé ce fameux prix. Il n'aurait pas dû être tiraillé comme ça. Cela ne lui ressemblait pas. Cette curiosité avait quelque chose de malsain et d'excitant à la fois.
Wow. A quoi il pensait maintenant ?
― Je peux passer ailleurs, fit remarquer le cuisinier avec pragmatisme.
― T'es bien assez lucide pour savoir que cela ne servirait à rien.
Le cabot avait malheureusement raison. Il devenait rusé. Il savait comment arriver à ses fins finalement.
― Ok alors… Le prix ?
― Je vais être gentil et te laisser décider.
Un coup de pied dans le service trois-pièces ? Non, Sanji le regretterait et ne pourrait s'en prendre qu'à lui-même si cela se retournait contre lui. Dans la mâchoire ? Dans le genou ? Une bonne idée de lui briser le genou, le cuisinier aurait la paix pendant un long moment ainsi.
Mais le constat était toujours le même : il allait finir par le payer plus tard.
Il avait plus trop de choix. Sa fierté était en jeu.
Sanji saisit les pans de la veste et plaqua ses lèvres contre les siennes. Pensant que Jabura s'y attendait, il allait plus loin, sa langue se faufilant, se glissant entre les lèvres. Son corps frissonna, non de dégoût mais de bien-être. Il dominait le baiser, Jabura répondant passivement, sans chercher à se battre pour avoir le dessus.
Il fut déçu quand Sanji mit fin à ce baiser, par manque d'air secrètement.
― Je peux passer je suppose.
Le cuisinier poussa gentiment L'homme-loup qui fit volte-face pour le plaquer contre le mur.
― En fait je m'attendais à ce que tu dises de vive voix que je suis supérieur à toi. Tu as trop donné, il va falloir que je te rende la monnaie.
― Pas la peine, répliqua avec malice Sanji. Quand tu t'interposeras de nouveau lors de l'une de mes sorties, je te rappellerais ce que tu me dois.
Il se défit de la poigne de Jabura et repartit, mains dans les poches. Il nota le sourire en coin de l'assassin qui le dévorait des yeux.
Sanji n'avait plus du tout peur de sortir de l'hôtel après cela. Il savait qu'il ne risquait pas grand-chose. Par contre, il se demandait comment il allait pouvoir payer la fois suivante si Jabura augmentait le prix.
Bah ! Il verra bien. Le prix du droit de passage était toujours négociable.
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Bon. Pour cette fois, je ne dirais pas "Review ?". Ah oups ! Je l'ai diiiis !
