Rating : K +

Ndla : L'inspiration m'est venu alors que je cuisinais. Là d'un coup PAF ! Comment ai-je fais cette connexion ? Je réfléchissais à un prochain chapitre sur le pairing et... Voilà. Cuisine = Sanji = Recueil = Sanji x Jabura = Chapitre. Magique.

Bonne lecture !

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Piece of cake

Pour le coup, Jabura était bien content que l'équipage du cuisinier se soit absenté. Il avait à sa disposition une cuisine parfaitement équipée et il avait le nécessaire pour ce qu'il préparait.

Seul point noir : le propriétaire temporaire de la pièce.

― Si j'étais toi, je n'aurais pas fait comme ça.

Grinçant des dents, Jabura mit la pâte à gâteau dans le moule jusqu'au bord.

― Si j'étais toi, je ne ferais pas ça.

L'homme-loup lui tourna le dos, pinçant l'arête de son nez pour expirer profondément. Il eut un coup d'œil vers le jeune pirate assit sur le comptoir et dont les jambes battaient l'air comme un gosse observant un adulte avec curiosité. Son seul œil visible pétillait de malice et ses mains étaient accrochées au bord du meuble. Il avait au bec non une cigarette car il se restreignait en cuisine mais une sucette.

Cerise : Jabura en était assuré grâce au baiser de tout à l'heure.

― Non. Ce n'est pas ça, fit Sanji en voyant l'assassin choisir la température.

L'ignorant, il fit démarrer la cuisson. Vingt-deux minutes plus tard, il considéra avec dépit son gâteau carbonisé. L'assassin nota le sourire moqueur et triomphant de Sanji toutefois il préféra ne pas faire de commentaire à ce sujet.

― Bon, tu me fais pitié. Je vais t'aider. Fais une nouvelle pâte et donne-moi ton super ingrédient là. Je vais faire de la gelée de citron.

― Citron ?

― Pour justifier l'amertume du goût, c'est ce qu'il y a de mieux. De plus, la gelée doit reposer 24 heures et il se trouve que j'en avais préparé hier pour mon équipage. Je vais l'utiliser et changer mon menu pour aujourd'hui, ce n'est pas un souci. Je vais en refaire pendant que tu t'occupes de la pâte.

Obéissant, Jabura jetait des coups d'œil à la dérobée sur la préparation du cuisinier. Il était en train de lui concocter un coup fourré. Cela ne lui ressemblait pas de l'aider, il avait forcément une arrière-pensée. Une fois qu'il eut terminé, l'homme-loup se planta à côté du pirate, intrigué, puis se fit méfiant en voyant l'espèce de seringue sur la console.

― Sois pas aussi suspicieux, déclara le cuisinier. C'est un piston à décorer. Cela aurait été plus aisé avec une poche à douille mais il faudrait que je change la poche et c'est assez pénible. Nettoyer un piston, c'est plus simple et...

Il arrêta là les explications sur les instruments culinaires en notant le regard presque hagard de l'homme-loup qui essayait de voir un intérêt dans ses paroles. Tant pis. Le cuisinier se résigna avec un soupir.

― Mets la pâte dans le moule et place ceci au milieu.

Sanji mit sous le nez de l'assassin une petite sphère transpercée par une sorte de clou. Le tout en silicone et déjà enduit de beurre.

― Et surtout, ne verse pas jusqu'au bord, laisse un centimètre.

― Comme si j'avais une règle…

Le jeune pirate leva les yeux au plafond.

― A vue d'œil, c'est facile.

Jabura avait bien affaire à un cuisinier doublé d'un arrogant. Il avait de la chance que son caractère lui plaise. L'homme-loup observa l'objet en silicone que venait de lui passer son comparse avec une telle intensité que ce dernier revint aux nouvelles.

― Il ne va pas te sauter dessus, t'en es conscient ?

― Je me disais… Ils n'en font pas des plus grands ?

― A quoi cela servirait ? Je te signale que c'est fait pour l'introduire dans un gâteau et l'en faire sortir aisém…

Sanji s'interrompit. Cette lueur dans ce regard de prédateur lui était non seulement familière mais aussi annonciatrice d'un très mauvais présage.

― Laisse de côté tes idées de tordu pour une fois et concentre toi sur le gâteau s'il te plait.

A contrecœur, Jabura suivit les directives du jeune homme. Il fut plus que satisfait lorsque les joues de Sanji s'était empourpré. Ce satané loup avait de ces idées mal placées… Le jeune homme eut un frisson en imaginant la douleur. Non ! Il fallait qu'il se sorte ça de la tête.

Une fois la pâte dans le moule, il la fit envoyer à la cuisson. Il menaça Jabura de multiples fois tout en repoussant ses tentatives. Il allait finir par lui planter son talon dans le crâne à force. Souiller l'antre sacré qu'était une cuisine ! C'était bien un rustre pour ne pas comprendre une chose aussi élémentaire.

La pâte commençait tout juste à se durcir et à gonfler lorsque Sanji sortit le gâteau du four. Il le reposa sur le comptoir.

― Pourquoi tu…

― Il faut mettre le cœur du gâteau maintenant comme ça, je pourrai remettre le reste de la pâte, elle ne se mélangera pas à la gelée et la dissimulera.

Sanji était diabolique. Ce cœur citronné passera pour une agréable surprise et cette blague ne deviendrait que plus grandiose ! Jabura et Sanji semblaient être fait pour s'entendre si on voyait les choses de ce côté. Comme si cet instant de complicité les rapprochait sur un autre plan. Comme s'ils ne s'étaient jamais battus dans cette tour.

Jabura s'ôta toutes ces mièvreries de la tête.

Le cuisinier installa la gelée dans le centre creux du gâteau grâce au piston à décorer, mit les dernières gouttes de pâte, replaça le bout du gâteau qu'il avait soigneusement découpé et renvoya le tout dans le four. Après trente minutes de longue attente, le gâteau était prêt à être envoyé. En attendant, après avoir essuyé des dizaines de refus de la part du coq, Jabura s'était assoupi durant tout le temps de cuisson.

― Ah… Kalifa n'aime pas le citron, se souvint-il en regardant la pâtisserie.

― J'ai prévu autre chose pour Kalifa-chan, assura Sanji. Je ne voulais pas qu'elle fasse partie de ta petite farce. Elle aime le chocolat ?

Jabura se contenta d'opiner, assez surpris. La jeune femme l'avait laissé à moitié mort et il arrivait à être prévenant envers elle ? L'assassin ne savait pas si Sanji était niais au point de pardonner ou s'il était masochiste dans le fond. Il ne pouvait pas se prononcer à ce sujet.

― Plus sérieusement Jabura, pourquoi tu veux absolument mettre du somnifère ? Tu ne peux pas être plus complaisant avec tes collègues ? Moi je m'en tape, ils ont fait du mal à Robin-chan néanmoins…

― Bah ! Faut bien qu'ils sachent que je peux les emmerder même à distance. Une petite blague de temps à autre, surtout si cela leur permet de piquer un petit somme, ça ne fais de mal à personne. Tu mens mal coquelet, tu es très content d'y avoir participé.

Sanji se mordit la lèvre mais rien à faire, il eut un sourire éclatant.

― Oui. C'est amusant. Il faudra le refaire.

― Il faudra surtout trouver une autre combine.

L'air malicieux du cuisinier le rendit encore plus séduisant, Jabura était obligé de l'avouer. Deux cerveaux valaient mieux qu'un. L'homme-loup pourrait faire passer ce gâteau pour l'une des spécialités d'une île qu'il avait visité.

De cette façon, berner des assassins professionnels semblait être un jeu d'enfant.

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Là, pour une fois, je dois dois avouer que je suis satisfaite de ce chapitre.

Petit note : le lien entre le chapitre et son titre est double. Cela arrive de temps à autre.

Bien, merci à vous d'être passé, laissez une review et à une prochaine fois !