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Ndla : Je ne sais pas vraiment comment cette idée m'est venue... Ah si ! En me disant ce que cela pourrait donner si Jabura et Sanji se considérait comme un couple. Par contre, le cheminement... Parfois, il ne faut pas trop chercher à savoir.

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Plus jamais !

― Alors, que se passe t-il cette fois ?

Sanji explosa, anticipant sur l'homme-loup confortablement installé à côté de lui qui levait les yeux au plafond, exaspéré.

― Il se passe qu'il fait passer son passe-temps avant notre relation ! Voilà ce qu'il se passe.

Et c'était reparti pour un tour…

― J'ai accepté qu'il ait un tel… hobby mais je suis navré, c'est manquer de maturité !

― Dis donc coquelet, tu pousses pas un peu le bouchon ? Et ta cuisine alors ?

― Ça n'a rien à voir ! Je fais cela pour mes nakama ! Je ne tue aucun être humain en préparant une soupe.

― Tu vas pas me dire qu'en tant que pirate t'as jamais buté personne durant un pillage.

― Que dalle ! On pille pas nous !

― Tu ne t'amuses même pas ! Heureusement que je suis là histoire de te faire connaître le sens du mot "plaisir".

Sanji se tourna vers Jabura, son œil bleu pétillant de colère. Le trentenaire se fit la réflexion qu'il avait peut-être loupé un ou deux avertissements.

― Vous voyez ? C'est ce que je disais la dernière fois ! Tu n'as aucune considération pour moi !

― Je pige rien à ces trucs de bonne femme par contre toi tu…

― S'il vous plait, n'utilisez pas le "tu".

Jabura lança un regard presque bovin vers le thérapeute. Il faisait comment lui maintenant ?

― Tu…

― Le "tu" est accusateur, utilisez le "je".

― Tu-

― "Je".

Jabura haussa les sourcils.

― "je" vas te faire foutre ?

Moment de silence. Sanji eut un long soupir indigné.

― Quand je vous disais qu'il était complètement con.

L'homme, un quadragénaire aux lunettes rectangulaires et aux verres épais, eut un regard consterné vers l'homme-loup. Sanji croisa les bras et se rencogna dans son fauteuil avec un petit "pff" suffisant, jambes et bras croisés. Jabura fut effaré. C'était lui ou…

― J'aimerais que tu fasses un peu plus attention à moi. Je dois toujours tout faire pour toi, à chaque fois. Tu viens, tu prends et tu repars. J'ai des sentiments au cas où tu ne le saurais pas.

― Vous ne lui dites rien quand il utilise votre "tu" accusateur ?

L'homme braqua son regard placide quelques secondes sur Jabura puis rajouta quelques lignes à ses notes. Jabura avait l'impression de se battre à 1 contre 2 et c'était déplaisant. De plus, une sensation désagréable ne le quittait plus. Rien qu'à écouter Sanji… à le voir agir. Il y avait quelque chose de dérangeant.

― Il ne parle pas de ses sentiments, de ce qu'il pense. J'angoisse, moi, je ne sais pas comment réagir alors, forcément, je suis sur les nerfs et je réponds par l'agressivité. La communication ne passe plus.

― Arrête coquelet ! C'est des trucs de femmelette que…

Il se stoppa net. Mais oui. C'était ça !

― Là ! Quand je vous disais qu'il était toujours dans l'hostilité !

― Je constate, je constate.

Jabura eut un mouvement de recul. Qu'est-ce qu'il avait fait pour mériter ça ? D'accord, il avait éliminé bon nombre de personnes plus ou moins coupables mais là... Où était passé son coquelet revanchard et vaniteux ?

Sanji passa ses mains dans ses cheveux et rejeta quelques mèches en arrière. A la manière d'une…

― J'en ai assez que tu me repousses. C'est agir en égoïste, je souffre de cette situation et si tu ne fais rien, tu peux être certain que je fais mes valises et repars chez ma mère !

― AAAAAAAH !

Un cri. Il se redressa sur le lit, en sueur et haletant. L'assassin parcourut la chambre plongée dans la pénombre du regard. Pas de thérapeute, pas de fauteuil, pas de notes. Sanji était allongé à côté, dormant paisiblement. Il le secoua, tremblant, après avoir allumé la lampe de chevet.

― Hé coquelet !

Le cuisinier eut un geste d'impatience et sa tête tourna vers l'homme-loup.

― Qu'est-ce que tu me veux ?

― … T'as pas envie qu'on parle considération, sentiments, attention… ?

Sanji l'observa comme si Jabura était devenu cinglé puis fronça les sourcils et prit les draps pour s'en recouvrir.

― Vas te faire voir !

Jabura posa sa main sur l'épaule du jeune pirate qui commença à se dire que le jeter par la fenêtre était une excellente idée.

― Sanji ?

― Quoi encore ?

Deux secondes de latence.

― Je suis désolé de t'avoir traité de gonzesse hier soir. Je ne le referais plus jamais !

Sanji s'allongea sur le dos, le seul œil visible plissé, scrutant le visage de Jabura comme s'il allait lui rire au nez. Il était sérieux.

― J'accepte tes excuses… Si tu me fous la paix.

Rassuré pour une mystérieuse raison, Jabura éteignit la lampe et attira Sanji contre lui. Le cuisinier frémit lorsque le corps bouillant de l'assassin se plaqua contre le sien.

Cette nuit n'était pas vraiment ordinaire. Et jamais il en sut les raisons exactes. Néanmoins Sanji eut un sourire. Dingue que Jabura ait un éclair de conscience de temps en temps. C'était aussi surprenant qu'agréable !

D'un autre côté...

― Dis-moi, ta mère est encore vivante ?

... Il y avait des choses qui ne changeait jamais.

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Ouiiiii c'est du grand n'importe quoi... Mais c'est mon recueil, je fais ce que je veux ! *BAF*

Pardon pour cette raison bateau... Merci d'être passé, laissez une review si l'envie vous prend... ou même si elle ne vous prend pas !