Rating : K +
Ndla : L'idée m'est venue d'un coup, en cuisinant. Je devrais peut-être arrêter, la cuisine me donne trop d'inspiration... Et après plus moyen de faire autre chose qu'écrire. Et puis je ne sais pas si vous l'avez remarqué, les titres et moi, ça fait 13. Alors ne vous étonnez pas [ou plus] de ces titres pas très festifs mais je suis à mon maximum. Ou presque. Oui c'est de la mauvaise foi pure et simple mais... mais rien du tout en fait. Je devrais vous laisser lire maintenant. Non mais c'est pas comme si je tirais un mot d'un chapeau en me disant "tient, je vais écrire à partir de ce mot". J'ai même pas cette excuse. Je suis juste nulle pour les titres.
Je vais arrêter de m'enfoncer et vous laissez lire.
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Sucre
Jabura se surprenait à rêvasser en observant Sanji de dos. Ses pensées étaient à quelques pièces de là, dans la chambre du cuisinier. Vers le lit mais n'était-ce pas assez évident ?
Cette odeur sucrée lui mettait l'eau à la bouche…
Elle emplissait toute la cuisine, imprégnait les vêtements, la peau du cuisinier qui goûtait ses plats. Mordant dans une brioche, dans un beignet au glaçage coloré, dans une tartelette aux fraises... Ces bonnes choses aussi appétissantes que leur créateur... L'assassin ne pouvait pas lui en vouloir dans ses conditions. Il pouvait se consoler en le dévorant du regard, se disant qu'il lui ferait payer son manque d'attention plus tard.
Bon. S'il devait être un tant soit peu honnête, il s'impatientait. Qu'il lui fasse goûter !
― Tu comptes me faire poireauter encore longtemps ?
Sanji se tourna à demi vers lui avec cet air espiègle que détestait et adorait l'homme-loup. Paradoxe quand tu nous tiens...
― Pourquoi tu crois que je prends mon temps ? Tu as bien tenu ce coup-ci mais au final, tu ne peux pas t'empêcher de râler.
― Tu le fais exprès aussi…
Ce sourire arrogant était la preuve éclatante du sadisme sans limite de Sanji envers l'assassin. Ce dernier eut un grondement sourd qui n'échappa pas aux oreilles du cuisinier qui se concentra sur ses préparations. Ses nakama avant tout ! Jabura le savait et, bien qu'une part de lui se demandait comment on pouvait s'attacher à un tel équipage de cinglés, il éprouvait de la frustration.
Il se leva, contournant le comptoir. L'hôtel était très fréquemment vide en ce moment. Sanji lui avait expliqué que Nami et les autres faisaient leur course et, la cité étant assez grande et complexe pour des étrangers, il leur fallait pas mal de temps pour canaliser Luffy et Chopper et retrouver Zoro. Sans oublier que Nami était toujours en quête de vêtements au rabais. Désireux de faire plaisir à ses déesses, Sanji restait pour veiller sur leurs affaires. L'arrivée du grand-père de Luffy leur avait bien fait comprendre qu'ils devaient rester vigilants.
De plus, Sanji devait s'occuper du dîner et cela prenait un temps fou de préparer de la nourriture pour cinquante alors qu'ils n'était que sept. Luffy comptait pour 43 ce qui était un score non définitif.
Sans oublier les fêtes improvisées…
Jabura avait distraitement écouté. Tout ce qu'il avait retenu de réellement important, c'était que son coq était disponible et qu'ils pouvaient s'amuser sans problème. La nuit, ses visites étaient de courtes durées et il ne pouvait pas rester.
Bon là, Sanji lui tapait sur les nerfs à ignorer que Jabura avait aussi des besoins à combler.
Vif, il attrapa le cuisinier par la taille avant que le jeune homme n'ait le temps de se décaler. Il attira le corps tant désiré contre le sien. Sanji protesta.
Jabura ne comprit pas la première fois. Parler alors qu'on venait de mordre dans une pêche, ce n'était pas recommandé si on voulait parler distinctement.
― Alors comme ça on dit pas non ?
Le cuisinier termina en quatrième vitesse sa bouchée et explosa.
― Dégage de là avant que je ne t'y oblige !
― Je ne pense pas que tu ne sois en position de répliquer.
De son genou, il força les jambes de Sanji à s'écarter. Le visage du jeune pirate s'empourpra et il se débattit. Il lui avait déjà dit qu'il était hors de question de faire quoi que ce soit dans une cuisine.
― Tu me gaves Jabura !
― T'es loin d'être aussi rondouillet qu'une oie, coquelet ! nota l'homme-loup avec un petit rire.
Le saisissant d'une main par le menton, il l'obligea à relever la tête vers la sienne, la tournant sans aller plus loin que ce qu'autorisait la flexibilité des cervicales.
Une goutte de jus de pêche roulait jusqu'au menton du cuisinier. Il craqua. Trop c'était trop.
Il se recula puis se pencha vers le visage du pirate. Sa langue captura la gouttelette, suivant le sillon sucrée jusqu'à la commissure des lèvres là où avait échoué un reste de glaçage. Sanji s'était figé, son corps bouillant autant que celui de Jabura. Il s'était laissé aller contre lui sans en avoir conscience. Le jeune homme avait eu le souffle coupé durant ces quelques secondes. Il était vraiment étrange de voir que l'homme-loup pouvait éviter d'être brusque. Il pouvait faire des efforts au final !
Pour le moment, l'idée de le lui faire remarquer était à des kilomètres au-dessus de sa tête. Jabura mordit la lèvre inférieure du cuisinier avec une douceur incongrue. L'assassin perçut le frisson qui parcouru le corps du pirate. Les mains de ce dernier, posées sur celles de Jabura pour les repousser initialement, les guidèrent jusque sous sa chemise.
― Je croyais qu'on ne devait rien faire ici. rappela narquoisement l'homme-loup.
― La ferme et embrasse-moi, répliqua le chef cuisinier. T'as intérêt à en profiter, c'est tout ce que tu auras pour cet après-midi.
Jabura obéit, fondant sur les lèvres offertes. Sanji lui avait bien spécifié pour cet après-midi. Ils allaient donc bien s'amuser ce soir !
Tout ça grâce à un peu de sucre… L'assassin reviendrait pour voir son coq préféré cuisiner si cela devait déboucher sur de telles propositions !
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La cuisine devient elle aussi une grande source d'inspiration. Ce qui est assez logique.
Et oui, j'arrange l'histoire à ma façon. A votre plus grand dan. Mais ça me plait alors tant piiiiiiis !... Depuis quand je suis aussi sûr de moi ?
Bref, coupons court aux divagations d'une effrayante auteur. Je vous dis à la prochaine cher lecteur et laissez une review, c'est jamais de trop.
