Ndla : Oui, parfois, il m'arrive de mettre le titre en anglais pour sauver les apparence... Je sais, c'est pas terrible. Don't judge !
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Couch
― T'es chiant comme louveteau…
L'intonation n'y était pas. Il le savait tout les deux mais cela n'empêchait pas Sanji d'être sincère. A moitié.
Le pirate avait l'impression d'étouffer avec toute cette chaleur. Jabura, grondant en entendant l'un des surnoms ridicules dont l'affublait le jeune homme, mordit franchement. Ses crocs étaient à deux doigts de percer la peau pour entrer dans la chair tendre. La réaction ne se fit pas attendre, le corps bloqué sous lui sur le canapé eut un sursaut. Réponse somme toute naturelle à une douleur aussi vive que fugace.
Le gémissement qu'entendit Jabura était-il de douleur ou de plaisir ? L'homme-loup pariait que ce devait être un mixte des deux au vue de cette lueur qu'il entrevit dans l'œil mi-clos du cuisinier.
Frissonnant au énième passage de la langue de Jabura sur sa peau, une idée fit son petit bonhomme de chemin dans l'esprit de Sanji qui eut un grand sourire. Comme des petites bulles, les hypothèses fusaient et il ne put se retenir.
Il partit dans un fou rire.
Jabura fut déconcerté. Cela pouvait être compréhensible. On ne s'attendait pas à ce genre de réaction quand on voulait faire passer son coq à la casserole.
― Et c'est moi le chieur dans l'affaire ? s'indigna l'homme-loup.
Sanji se tordait de rire
― Je suis désolé, je… je pensais à…
Il s'immobilisa, reprenant peu à peu le contrôle pour s'exprimer… Avant de repartir de plus belle. Son peu de patience épuisé, Jabura se remit sur les genoux et empoigna Sanji par les pans de la chemise ouverte d'une main pour le redresser et l'autre saisit le jeune homme par la mâchoire. Effet réussit, il passa du rire à la colère.
― Tu vas te calmer sinon tu peux t'asseoir sur tes projets.
― Qui était en train de faire une chose parfaitement tue l'amour ?
Pof ! Sanji eut un sourire.
― Oh ça…
Il se mordit les joues.
― Je me demandais quand se finissait la saison des amours chez les loups. Histoire de savoir quand tu me ficheras la paix !
Et il était parti. Jabura l'ayant lâché sous le coup de la surprise, Sanji chut sur le canapé en se tenant les côtes. Il marqua un temps de pause.
― C'est pour affirmer ta possession si tu me lèches autant ?
Et Jabura l'avait de nouveau perdu. L'assassin était complètement largué. Il se demandait s'il fallait vraiment qu'il soit aussi indulgent avec ce coq hautain.
Ce qu'il ne savait pas, c'était que Sanji en avait une autre en réserve, du genre : « Ta queue se lève et remue quand tu es content si je me souviens bien... » Celle-là, il la gardait pour lui. Non seulement c'était vulgaire mais Jabura l'aurait vraiment eu mauvaise. Le cuisinier aurait eu droit à un retour de bâton désagréable. Ou plutôt douloureux. Sans jeu de mot douteux.
― Excuse-moi, c'est le documentaire de l'autre fois qui vient de me revenir.
― Tu sais que tu vas me le payer ?
― Je ne sais pas pourquoi, d'un coup comme ça…
― Tu sais que ce serait un miracle si tu pouvais marcher demain ?
― Tu vas tout de même pas m'en vouloir pour deux petites questions ?
Plus une remarque sarcastique. On n'était plus à une parole près.
― … Tu sais que j'ai envie de te tuer là ?
Sanji eut le petit sourire rusé que redoutait Jabura. Passant ses mains sur le torse musclé de l'assassin, galopant, l'homme-loup fut paralysé. Comment lui en vouloir ? Ils ne se battaient pas à armes égales !
Le jeune homme le poussa pour qu'il se rallonge sur le canapé et l'assassin pesta en s'apercevant que le pirate prenait l'avantage.
― Je crois que tu t'es fait avoir, fit remarquer victorieusement Sanji.
― Sois pas si sûr de toi, rien ne dis qu'il n'y aura pas de second round.
― Mais tu admets avoir perdu celui-là.
Jabura soupira avec agacement. Il ne le supportait pas quand son arrogance arrivait à un tel point... Néanmoins, il devait lui accorder ça, il avait des doigts de fée. Ces dernières étaient à la recherche de plus de sensation, cherchant à soumettre l'homme-loup à la volonté de leur propriétaire. Le cuisinier mordilla le lobe de l'oreille de l'assassin, sachant que les dernières barrières disparaîtrait.
Finalement, un canapé suffisait amplement pour leurs ébats... et leurs disputes.
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Cette idée m'est venue en relisant "Wolf Naturally". Je ne me reconnais jamais dans la vulgarité. Oui bon, y a pire, je parle généralité. Pourtant, je ne suis pas une personne très raffinée. Sauf en cuisine mais disons que c'est l'exception. La cuisine est un havre de paix. Bref.
Merci à vous d'être encore là pour lire. Je remercie tout particulièrement MogowKo et Shina-ariz.
Laissez une review si vous êtes pris d'une soudaine compassion pour l'auteure que je suis et à une prochaine fois !
