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Ndla : Bonjour à vous et bravo pour être parvenue jusqu'ici. Si vous lisez ces lignes, pas de doute, vous êtes devenue une fan du Sanji x Jabura. Je vous invite à emprunter la sortie si vous êtes prise d'une panique à cette annonce en vous remerciant d'être passée !

Pour celles qui sont restées, j'espère que vous prendrez plaisir à lire ce ficlet !

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Pas ça !

Sanji était perplexe. Jabura était venu sans le surprendre, ce qui était une source de méfiance en soi, et avec eut… un sourire tendre. La semelle prête à frapper, il s'était attendu à ce qu'il lui sorte une moquerie, une plaisanterie de mauvais goût. Il s'attendait même à ce que l'homme-loup se jette sur lui.

Bref, à… à peu près n'importe quoi puisque l'assassin était quelqu'un d'imprévisible.

Puis… Le drame.

Jabura se jeta à ses pieds, agenouillé, le bras tendu, paume ouverte vers le plafond.

― Je suis ébaudi ! Ta présence réchauffe mon cœur, tes yeux céruléen, ta peau éburnée m'ont terriblement manqués. Ta présence dans une pièce en fait mon Eden, mon Elysée. Je suis en émoi en pensant que je puisse gâcher ces instants passé à tes côtés. Ce ne peut être que l'amour qui est l'enfant d'une telle crainte.

Le cuisinier se demanda fugitivement si l'assommer avec la poêle qui était sur le comptoir derrière lui était une option. Qu'est-ce qui se tramait dans cette tête pleine de machination et de calcul en tout genre ?

― Si c'est une farce, elle est de très mauvais goût. Fit le jeune pirate, menaçant.

Jabura parut sincèrement étonné. Vu qu'il arrivait à imiter le sérieux le plus formel, Sanji préféra rester dans le doute.

― Je serai marri que mes épanchements fussent l'objet de tant d'animosité de ta part si je ne savais pas que mon inclination était réciproque.

Et il repartait dans son délire…

― Jabura, t'as plutôt intérêt à arrêter ce petit jeu. Tu es ridicule.

― Il m'arrive d'être matois, il est vrai, voir même méphistophélique néanmoins pourquoi est-ce que mes paroles ce serait que mignardises ?

Sanji ouvrit la bouche… et la referma. Trois fois. Qu'est-ce qu'on pouvait répondre à ça ? Le cuisinier avait tendance à prôner une technique* très simple.

― Merde. Ça te va là ?

En général, ça collait avec tout.

Ces paroles soutenues dans la bouche de ce type… C'était tout sauf naturel ! C'était l'antithèse par excellence !

Jabura haussa les sourcils, lui lançant un regard qui valait toutes les réprimandes qu'il aurait pu formuler. Le cuisinier se reprit.

A Water Seven, on fait comme les… Water Seveniens**. Même si Jabura ne venait pas de cette île, c'était une quasi-certitude.

― Qu'est-ce que… Qu'est-ce qui me prouve que tout ceci n'est pas que... heu… blandices ?

― Ce serait blasphémer ton nom alors qu'il est l'objet de toute mon attention !

Jabura se remit sur ses pieds, saisissant le cuisinier par la taille pour l'attirer à lui. Les prunelles d'obsidienne étaient animées par une flamme que Sanji pouvait reconnaître entre mille.

― Trèves de babil, je te montrerai que je ne suis point un myrmidon. Par ce bras d'airain, je te jure que tu ne seras pas déçu par cette nuit où luxure et volupté seront maître-mots. Tu m'accorderas tout ton crédit le matin même, assuré que je ne fais pas la chattemite.

Sanji se fit la réflexion que, même s'il avait du vocabulaire, il allait avoir besoin d'un dico.

― C'est que de la jactance ! Lâcha t-il, plein de défi.

Abasourdi par ses propres paroles, Sanji paniqua. Mince, il commençait à prendre le pli ! Ils entraient dans la quatrième dimension. Celle où n'importe quoi pouvait arriver !

― Rassure-toi, la joliesse de tes traits m'éblouit mais pas au point de monter une machination pour t'emmener au septième ciel. J'aurai ton consentement aisément.

Le cuisinier n'avait plus la volonté de tempérer les ardeurs de l'homme-loup. Pourtant… les lèvres de Sanji eurent un pli amer en se rappelant de tout ce qu'il avait dû subir.

― A ma souvenance, t'étais plus salace quand tu venais me voir. Sans ambages quoi. Il t'arrive quoi là ?

L'homme-loup l'observa, pensif, avant de répliquer.

― Tu es bien sourcilleux et c'est aussi ce qui me plait chez toi. Je te promets donc de te faire oublier ces doutes surannés à notre sujet, belle sylphide***.

Que… Quoi ? Il n'y avait qu'une réaction fasse à ça.

― AAAAH !

― Hé coquelet, la ferme !

Sanji se réveilla, secoué comme un prunier par un assassin qui cachait son inquiétude par la mauvaise humeur. Conséquence de son réveil brutal.

Lui et Jabura sur le canapé… ça lui revenait maintenant. Machinalement, Sanji repoussa l'homme-loup qui était au-dessus de lui.

― Dis donc, louveteau, tu ne pourrais pas être plus délic…

Il se figea net, horrifié par ce qui avait été supposé être un rêve mais qui s'était révélé être un véritable cauchemar. Jamais Sanji n'aurait cru cela possible.

― Tu sais ce que veux dire méphistophélique ? Mignardise ?

Jabura haussa les sourcils. Qu'est-ce qui lui prenait à ce crétin de coq ?

― Non et j'm'en branle. Pourquoi ?

Tout cela… n'avait été qu'une coquecigrue. Contre toute attente, Sanji était soulagé.

Prenant le visage de l'assassin entre ses mains, son regard se planta dans le sien, si grave que Jabura commença à avoir un petit pincement au cœur par l'appréhension.

― Ne changes jamais compris ?

― Heu… Ok mais…

― Jamais !

L'assassin opina du chef, laissant tomber l'idée même d'insister pour savoir ce qui avait bien pu agiter son coq. Les bras de Sanji retombèrent sur le canapé et Jabura eut tout le loisir de s'affaler sur lui pour se rendormir.

A souhaiter trop fort, cela s'était retourné contre lui.

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* Je vous recommande cette technique, moi même je l'utilises pour me sortir de certaines situations pénibles.

** Oui, ça n'existe pas. Nous le savons tous les deux, cher lecteur, mais vous savez aussi que je n'ai jamais de bonnes excuses pour de telles inventions.

***Oui, sylphide, c'est bien pour les femmes gracieuses et légères. D'où le choc de Sanji…

Cette idée m'est venue en m'interrogeant sur le cauchemar que pourrai faire à propos de Jabura. Moi, personnellement, je ne le vois pas tenir un tel langage. Après, c'est mon opinion. Je le vois assez rustre dans sa façon d'être. Comparé au raffinement de Sanji, c'est le jour et la nuit.

Enfin, nous devons nous quitter ici. Ce ficlet sera le dernier de ce recueil... pour cette année ! [haha ! Vous y avez cru n'est-ce pas ?... Je suis désolée]

Bonne année à vous et à l'année prochaine !... Oui, c'est nul mais je l'ai jamais faite avant aujourd'hui.