Rating : … J'ai du mal à choisir un rating pour celui-là. Je ne sais pas pourquoi…
Ndla : J'ai tellement d'OS sur ce recueil que, parfois, j'oublie que certains ne sont pas postés. Voici un petit ficlet, sans prétention, aussi insignifiant que les autres. Je ne me lasse pas d'écrire sur eux, ça m'étonne toujours. Les idées viennent presque toute seule. Quand est-ce que cela s'arrêtera ? Je ne sais pas.
Bonne lecture !
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Age
― Hé Sanji !
Pour qu'il en vienne à l'appeler par son prénom, ce devait être sérieux mais le cuisinier n'était pas d'humeur à le supporter.
A trois heures du matin, on était rarement enclin à être disponible. Surtout pour un tel abruti. Il venait de prendre les couvertures et de les tirer pour forcer le jeune cuisinier à s'éveiller. La bonne humeur ne serait pas de mise. En tout cas, il ne comptera pas sur lui pour faire semblant d'apprécier. Sanji eut un coup d'œil vers l'horloge avant de refermer les yeux.
― Qu'est-ce que tu me veux ? grommela le cuisinier. Et puis qu'est-ce que tu fiches encore ici ? Je te signale que tu devrais être à ton hôtel depuis une bonne heure.
― J'ai 35 ans.
Sanji rouvrit les yeux et se tourna vers l'homme-loup, contrarié.
― Ok et donc ? C'est ton anniversaire aujourd'hui ?
Jabura poursuivit, ignorant la question qui n'avait aucun intérêt.
― Et t'en as 19.
― Dis-moi un truc que je ne sais pas et là, peut-être que je vais t'épargner.
― J'ai presque l'âge d'être ton père !
Qu'est-ce qu'il ne fallait pas entendre ! Sanji se rallongea, se réinstallant sous les couvertures. On l'arrachait brutalement au pays des rêves et il était obligé de converser avec l'autre débile. Est-ce qu'il y avait pire ? Surement mais Sanji ne voulait pas imaginer.
― Je vous jure, être réveillé pour des conneries pareilles, ça devrait être un crime.
― Tu ne te rends pas compte là ! J'ai presque le double de ton âge.
― Et c'est maintenant qu'il s'en rend compte… C'est bien ce que je pensais, t'utilises pas souvent ton cerveau. On a 16 ans d'écart et après ? Il est où le problème ?
― C'est quasiment du détournement de mineur.
Sanji se tourna une seconde fois vers lui, les yeux plissés par la méfiance. Dans une seconde, l'assassin allait lui rire au nez et lui dire qu'il s'en fichait royalement. Qu'il voulait juste l'emmerder une énième fois avant de partir. Limite, le pirate aurait préféré.
― Vous êtes qui vous ? Je croyais qu'au CP9, vous n'aviez aucune éthique !
― Pour tuer. Ce qui nous motive, c'est le sang, rectifia l'homme-loup. Entre le meurtre et ça, y a un fossé. Je ne te parle pas de ça. On va forcément avoir des divergences.
― C'est tout l'intérêt d'éviter de sortir avec son parfait sosie, répliqua le cuisinier qui ne voyait pas le problème.
― Tu vois toujours pas où je veux en venir.
― Exprime-toi plus clairement sinon je te sors d'ici d'un coup de pied.
Jabura faillit le secouer comme un pommier, même si cela lui vaudrait une semelle dans la figure. Que ce coquelet était chiant quand il le voulait ! Il se maîtrisa à grand peine et fit quelques efforts.
― Je vais être un vieillard bien avant toi.
L'idée fit son petit bonhomme de chemin dans l'esprit de Sanji qui était pourtant calé sur une idée : dormir, retourner dans les bras de Morphée. Il eut une moue perplexe puis un petit sourire malin.
― Ça va, j'ai géré avec l'impression de faire dans la zoophilie, je devrais pouvoir m'habituer à la sensation d'être gérontophile.
Un silence salua la réplique sarcastique. Il se payait sa tête, ça c'était clair. Sanji poursuivit :
― Et puis rien ne dit que je vais rester avec toi aussi longtemps. On peut très bien mourir un jour ou l'autre.
Un point pour le cuisinier. Il sauta sur l'occasion pour y glisser une menace. Parce que les réveils à trois heure du matin, une fois ça ne passe déjà pas, plus c'était risquer sa vie.
― Par exemple, il se pourrait bien que tu finisses par crever de mes mains à force de me soûler avec des détails aussi stupides.
Jabura fut bouche bée par l'assurance du pirate. Ce dernier souleva les couvertures et se mit soudainement à califourchon sur l'homme-loup qui le laissa faire, sidéré.
― T'es pas très dégourdi alors je vais m'adapter. Moi pirate. Toi assassin. Nous aimer passer nuit ensemble et nous se foutre du reste. Maintenant moi te le prouver.
D'ordinaire, c'était Sanji qui se prenait la tête. Qui l'eut-cru ? Il avait le don pour aller droit au but. Ce fut la dernière pensée sensée de Jabura, précisément avant que Sanji ne colle ses lèvres aux siennes et que ses doigts de fée ne glisse sous le t-shirt pour l'en débarrasser.
Puisqu'il ne semblait pas se résigner à partir, le cuisinier comptait en profiter encore un peu.
En tout cas, le message était passé. L'âge, l'écart, au final, on s'en balance de ces conneries !
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Je trouve ça... mignon et en même temps... J'ai l'impression que c'est une facette qui n'appartient qu'à ce pairing. Je me suis inspiré de ma Song Fic "September". Auto-inspiration ou simple pub ? A vous de voir !
Allez, je suis gentille, une review et vous pouvez partir. A bientôt !
