Rating : K
Ndla : Cet humble ficlet est parti d'une expression, très peu utilisée je vous l'accorde, mais que j'aime beaucoup. A vous de la dénicher héhé !
Bonne lecture !
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Moon Light
Au balcon, Sanji se perdait dans la contemplation de la voûte céleste. Il jeta un œil vers son lit, derrière lui, où ronflait l'assassin qui prenait le trois quart de la place. Les angoisses qui agitaient l'esprit du cuisinier arrivaient presque à lui faire oublier la douleur de son postérieur.
En fait, grâce aux antidouleurs, elle était passée au second plan. Il y avait trop de questions qui se bousculaient dans sa tête.
Est-ce que Jabura le voyait comme un simple plan cul ? S'il le voyait comme un amant, quel était sa conception de l'amour ? Était-il possible qu'il en ressente ? Que se passera t-il lorsque Sanji devra partir de Water Seven ? Était-ce possible de supporter une telle relation ?
Bref, ce genre de casse-têtes qu'il jetait à la poubelle dès que Jabura était là.
Le jeune homme croisa les bras sur la rambarde et y posa sa tête. Il n'avait pas envie d'y penser mais il était comme ça. A se prendre la tête. Il ne pouvait pas lui en parler, le risque qu'il se foute de sa gueule était trop grand. Il pouvait aussi se tirer et Sanji tenait à cette relation. Quoiqu'elle puisse être. Il fallait regarder la réalité en face.
Il aurait pu le qualifier d'amant s'il se savait aimé en retour mais il était plus probable qu'il allait voir d'autres personnes, hommes ou femmes, pour se satisfaire quand Sanji refusait ou quand Jabura ne se sentait pas pleinement satisfait. Cette idée donnait un petit pincement au cœur du cuisinier. Peut-être qu'il s'investissait trop dans cette relation inqualifiable.
Sanji consulta sa montre. Il avait bien envie de le laisser dormir ici mais ça aussi, c'était infaisable. Le pirate se préparait déjà à faire semblant d'être bougon pour lui lancer une chaussure afin de le réveiller. Ensuite, il l'obligerait à se tirer, dissimulant son regret grâce à la colère.
Tout était réfléchit, pensé, avant et après. C'était un peu lourd à présent et il n'avait pas le choix. Il eut un long soupir.
― Merde… ça, ça veut dire que tu te prends la tête.
Sanji pivota vers l'homme-loup qui couvrit sa bouche de sa main pour bâiller.
― Tu pars plus tôt aujourd'hui ?
Il maudit cette déception qu'il n'avait pas réussi à gommer.
― Nan, il manquait quelqu'un dans le lit alors forcément…
Le cuisinier haussa les épaules.
― Dis plutôt que tu voulais un extra, ça ira plus vite.
Jabura resta muet, s'accoudant au garde-fou à côté de lui. Il scruta le ciel en suivant le regard de Sanji qui s'était à nouveau tourné vers le firmament.
― Qu'est-ce que tu regardes en fait ? finit-il par demander.
Le jeune cuisinier fut surpris. Depuis quand il s'intéressait à ce genre de chose ? A lui plus précisément ? Il se garda bien de lui poser la question, se disant que peut-être il allait se moquer de lui. Tant pis.
― Le soleil.
Ce fut à l'assassin d'être étonné. Il devint méfiant, ses yeux allant de Sanji à l'astre lunaire alternativement, à plusieurs reprises.
― Hum… Tu sais qu'on est en pleine nuit là n'est-ce pas ?
Sanji eut un sourire amusé.
― Je ne suis pas devenu aussi débile que toi ! Je voulais dire que je regarde le soleil des loups.
Jabura n'était pas plus avancé et le pirate en avait conscience.
― La Lune… espèce de crétin !
― Ha. Tu te la joue poétique maintenant… C'est grave.
― Ta gueule s'il te plait. Si c'est pour te foutre de moi, retourne à ton hôtel ou va te coucher.
Sanji se détourna de Jabura qui ne supportait pas qu'il le rembarre d'une manière aussi sèche. Il savait que quelque chose n'allait pas et même s'il n'aimait pas les complications, il n'aimait pas non plus quand le cuisinier devenait aussi mélancolique. Le sujet auquel il devait cogiter le concernait. Jabura ne comptait pas se laisser faire.
Normalement, il le laissait lui marcher sur les pieds. Il était assez tolérant à ce propos parce qu'il savait qu'il aurait des chances d'avoir le dessus le soir venu. Et parce qu'il était rare que l'homme-loup trouve une personne qui lui tienne tête, outre ses abrutis de collègues.
― Te prends pas la tête, t'es contagieux.
Sanji se tourna vers Jabura mais il était déjà retourné à l'intérieur. Alors lui aussi il… Il réfléchissait à eux deux ? Rien qu'en sachant cela, le jeune cuisinier sentit un sourire niais étirer ses lèvres.
A la lueur de la lune, le pirate se disait qu'il n'était pas si mal loti finalement.
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J'ai pas l'habitude de faire dans le doux, dans la réflexion avec eux. Cela leur convient vous croyez ?
Merci à vous d'avoir lu et... à une prochaine fois. N'oubliez pas la petite review, votre avis compte. Je suis encore plus motivée pour continuer.
