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Ndla : J'ai enfin bouclé celui-ci ! *fière* Quand je relis mon recueil -ce que je fais de temps en temps pour m'assurer que les expressions, les jeux de mots n'ont pas déjà été fait- je me rend compte que... Que je ne peux plus me passer du Sanji x Jabura. Raaaah, ce couple continue de m'obséder, aujourd'hui encore. Décidément, vous vous ennuierez bien avant moi. J'ai l'impression de l'avoir déjà dit... Si je radote à mon âge, je vais commencer à avoir peur.
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Water Seven allait manquer à Sanji. Pour les jolies filles, bien sûr, mais aussi parce qu'énormément de choses s'étaient produites ici. La disparition du Merry, l'acquisition de leur nouveau navire, cette affaire avec Robin-chan, le duel entre Luffy et Usopp.
Pas mal de souvenirs étaient reliés à ce qui devait être un simple point de passage. En y réfléchissant bien, c'était ce qui leur arrivait sur chaque île néanmoins, c'était bien celle-ci où les épreuves avaient été les plus rudes.
Et puis maintenant il y avait… Jabura.
Sanji ne savait pas comment qualifier ce qui se passait entre eux. D'abord ennemis et maintenant… Quoi ? Il venait la nuit, ils partageaient un long moment passionné et sensuel avant que l'assassin ne doive repartir. En soi, Sanji ne voyait pas quel était le problème. Il était à peu près certain que Luffy s'en ficherait comme de sa première sandale. Si l'homme-loup ne se considérait plus comme leur ennemi, ce qui était le cas, son capitaine ne verrait pas pourquoi il devrait rester hostile envers le CP9. Quoique. Envers Lucci et Spandam…
Zoro suivrait le mouvement. Il s'en fichait pas mal des fréquentations du cuisinier. Nami chérie et Chopper seraient surement inquiets pour lui. Sanji se doutait que sa fouineuse préféré, sa tendre Robin, était au courant. Son intuition le lui soufflait, à moins que cet air qu'elle avait était trompeur.
C'était lui le problème. Il ne se voyait pas en parler avec l'intéressé qui devait se ficher de ses considérations comme de sa première victime. C'était aussi ça, le souci. Le jeune pirate n'arrivait pas toujours à le cerner.
Sanji était très perplexe.
Il secoua la tête pour chasser ses idées noires. Il pensait à ça alors que de magnifiques jeunes femmes l'entouraient.
Il stoppa son yagara devant une échoppe, regardant les produits avec grand intérêt. Il avait repéré un marché, un peu plus loin, mais rien ne l'empêchait de trouver quelques bonnes affaires en cours de route.
Sanji se redressa et tourna vivement derrière lui. Il lui avait semblé à l'instant que… Bah ! Ce n'était rien. Il laissa son yagara quelques rues plus loin et partit pour faire un peu de lèche-vitrine.
Le jeune homme se sentait encore observé. Il commençait à en avoir un peu ras-le-bol. Cette impression s'imposait dans son esprit dès qu'il sortait de l'hôtel. Pensant qu'il s'agissait de chasseurs de prime, il se tenait prêt à se battre. Peut-être que les avis de recherche étaient déjà publiés dans les autres îles. Leur passage à Enies Lobby avait été très remarqué.
Tant que personne ne le dérangeait durant ses courses, tout allait bien.
Il reprit donc le fil de ses pensées, sifflotant gaiement en se disant qu'un peu de tranquillité ne pouvait qu'être bénéfique. Qu'importe si on l'agressait, il saurait toujours répliquer et il s'en sortirait. Cette conviction le poussait à avoir cette permanente confiance en lui.
Il ne se rendait pas compte qu'un certain assassin le surveillait de loin. Si un regard pouvait tuer, il y aurait eut pas mal de victimes. Des femmes surtout. Il n'y avait qu'un loup pour croquer dans son coq. Pas de louve. Jamais !
Voyant que son coquelet s'engageait dans une ruelle déserte, il le suivit et en profita pour mettre les points sur les i.
L'assassin le prit par le col et le retourna vers lui. Sanji lâcha ses sacs dans la brusquerie des gestes de son amant. Avant qu'il ne puisse répliquer, Jabura le colla contre le mur, ses doigts partant à l'assaut des boutons de la chemise du jeune pirate qui se débattit.
― Vire de là cabot débile !
― Pas avant d'avoir marqué mon territoire.
Sanji eut un regard empli d'appréhension vers l'homme-loup qui en profita pour se jeter sur le cou involontairement offert. Il mordit, suçota, laissant de grandes marques rouges sur la peau pâle. Une de ses mains était descendue sur la hanche, glissant sur les fesses pour s'arrêter à la cuisse. L'autre remonta jusqu'aux cheveux blond pour les empoigner. Le cuisinier se laissa aller, fermant les yeux.
― 'pèce de dégénéré…
Il y avait encore un peu de résistance.
Sanji se sentit soulevé et, mécontent, il rouvrit les yeux. La paume de ses mains contre le torse de l'assassin, il tentait de reprendre pied, se souvenant qu'ils étaient dans une ruelle. Pas dans la chambre d'hôtel de l'un ou de l'autre.
Le retour à la réalité fut brusque. Une douleur vive et déplacée, familière. Il eut un sursaut et repoussa Jabura en palpant son cou, pieds bien collés au sol.
― Je croyais t'avoir déjà dis d'éviter de me mordre ! rappela t-il, se souvenant des limites qu'il avait apposées. C'était quoi le projet ? M'égorger ?
― C'était tentant mais non, répondit Jabura. Maintenant, t'es marqué !
― T'es chiant !
Sanji savait qu'il était sérieux. Même en se rhabillant –ce qu'il fit–, ce devait être très visible.
― Je ne peux pas t'empêcher de draguer à droite et à gauche par contre, on saura que t'es à quelqu'un.
― Et quand je rentre abruti ? Je dis quoi aux autres ?
― Que pour une fois, t'as levé une petite.
Pour cette fois, Sanji s'abstint de tout commentaire sur cette expression qui grinçait à ses oreilles.
― Jamais je ne pourrais faire croire ça. Et l'écharpe par ce temps…
Il regrettait que ce soleil radieux trône dans le ciel et que pas un nuage ne daigne se pointer. Une idée lui vint, plus séduisante qu'elle en avait l'air, et qui à coup sûr était la solution.
― Tu viens avec moi.
Coup de massue pour Jabura.
― De quoi ?
Réponse la plus longue et la plus cohérente qu'il pouvait faire après le coup de massue.
― Tu viens avec moi, répéta Sanji avec la même assurance. Je serais accompagné, tu seras tranquille. Pas de jalousie.
― Je ne suis pas jaloux.
― Tu me feras jamais croire ça après ce que tu viens de faire. T'as pas le choix. Ça tombe bien, j'ai toujours besoin de bras pour les courses.
Sur ce, il tendit les sacs de course sous le nez de Jabura qui était paralysé.
― Et si on croise un de tes camarades ? dit-il pour essayer d'échapper à la corvée.
― Au marché ? Tu rêves ! C'est juste le temps des course après tu files. Promis, tu seras très bien récompensé ce soir.
Dire que cette promesse avait donné un coup de fouet à l'homme-loup était encore minimiser l'impact qu'elle venait d'avoir. Jabura se saisit des sacs avec un petit reniflement dédaigneux qui sauvait à peine les apparences.
― Si pour une fois, je peux faire une B.A… Je verrai bien si c'est aussi agréable que ce qu'on en dit.
Piteuse explication. Sanji savait bien que Jabura se fichait royalement de l'avis des autres. C'était pas non plus son truc, les B.A. Le jeune pirate reprit la route du marché, sans chercher à dissimuler son sourire empli de fierté. Jabura le suivait en tentant de cacher ces rougeurs d'embarras sur ses joues.
Sanji se disait que, parfois, c'était bien agréable de faire ces petites choses avec Jabura, somme toute banales pour un couple ordinaire.
Des instants précieux que savouraient secrètement l'assassin et le cuisinier.
Hors de question de l'avouer !
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Haha ! Vous croyez qu'en fait, je crève d'envie d'être à la place de Jabura là ? Naaaan... En fait si.
Quelques ficlets sont en préparation, je peux vous l'assurer, ce recueil n'est pas encore à sa fin. Merci aux quelques personnes qui le suivent, qui laissent des reviews. Je vous adore ! Vous avez toute ma gratitude ! *complètement comblée*
Stoppons net les effusions car cela pourrait constituer un long pavé ! Laissez votre avis et... à très vite !
