Ndla : Cette idée m'était venue lors de mon court séjour à l'hôpital, la faute à ce séduisant anesthésiste blond beaucoup trop mignon, sourire irrésistible. Non, il n'avait pas de mèche sur le côté, ç'aurait été trop beau. Dès le moment où j'ai fais le rapprochement, je me suis retrouvée comme une idiote à bégayer et à rougir. Une horreur. Crédibilité zéro. Première fois que je tombe sur un "jeunot" [la jeunesse c'est relatif... il devait frôler à peine la trentaine] dans le milieu hospitalier, fallait marquer le coup. J'ai presque hâte d'y retourner… *rêve puis se reprend* Hem, cet OS attend donc depuis… une semaine que je le boucle tout de même.

Voilà voilà, ce détour pour dire que ce ficlet sera très spécial et que le risque de OOC concernant Jabura est élevé. Choco ne m'en veut pas trop s'il te plaît *se prosterne*.

Bonne lecture !

\*/

Dreamer

L'homme-loup essuya la sueur qui perlait sur son front, percevant quelques gouttes rouler le long de sa colonne vertébrale. Ce n'était qu'une visite chez le médecin, il ne voyait pas pourquoi il paniquait. Quoique, pour être plus exacte, ce n'était pas de la panique. Plutôt de l'appréhension.

―Tout va bien monsieur ?

Non, ça n'allait pas. Pas du tout même. Il était un assassin bon sang ! Il n'était pas du genre chochotte, à aller voir un docteur dès qu'il avait un peu de fièvre. D'ailleurs qu'est-ce qu'il fichait là ? Il ne se souvenait pas être entré ni d'avoir prit rendez-vous. Nerveux, il ne répondit pas à l'infirmière aux allures de Nico Robin qui eut un petit sourire.

― Ne vous en faites pas, le médecin va bientôt vous recevoir.

Elle repartit aussi vite qu'elle était venue, le laissant seul dans la salle d'attente. Très vide. très blanche. Très angoissante. Ils avaient tout de même mit une plante verte et des magazines sur une table basse pour se donner bonne conscience.

Au bout de quelques minutes, l'infirmière réapparut, avec ce sourire mystérieux qui faillit donner à Jabura la conviction qu'il s'agissait de Nico Robin. Sauf qu'elle avait les yeux marron* celle-ci.

― Vous pouvez entrer.

Elle le laissa passer et referma la porte derrière elle. Un face à face avec un blondinet en blouse.

Attendez… Un blondinet ?

― Jabura ? Qu'est-ce que tu fous ici ?

Ah oui. Ça ne pouvait être que lui.

― Et toi coquelet ?

― Ça ne se voit peut-être pas mais j'exerce la médecine.

Question à la con, réponse à la con. Il n'avait que ce qu'il récoltait. L'homme-loup choisit de passer sous silence le ton sarcastique et le sourire moqueur qu'arborait son interlocuteur.

― Imposteur ! T'es cuisinier et pirate.

Le jeune homme haussa les sourcils. Entre le pouce et l'index, il tira sur sa blouse blanche immaculée et l'agita. A la déception de Jabura, il avait un pantalon en-dessous.

― Je vais avoir l'air de me répéter mais je suis médecin. A mon âge, ce serait triste de radoter.

― T'as 19 ans. A-t-on jamais vu un médecin de 19 ans ?

― Un vieux schnock m'a tout apprit. Ça vaut tous les diplômes.

Jabura laissa un long et profond soupir s'échapper de ses lèvres. Qu'il soit cuisinier, médecin, bûcheron ou vendeur de bretzel à la sauvette, le coquelet restait un coquelet. Pourquoi à chaque fois qu'il ouvrait son bec, toutes ses paroles prenaient une tournure désagréable ?

Sanji revint vers le document pour reporter la conversation sur un sujet qui l'intéressait nettement plus.

― Tu viens pour un check-up donc… Enlève ta chemise et assis-toi là.

Il tapota le meuble face à lui, qui ressemblait vaguement à un divan en moitié moins confortable, sous le regard méfiant de l'assassin qui voyait venir un piège. C'était gros comme une maison.

― Tu ne crois tout de même pas que je…

― Je sais ce que je fais, louveteau.

C'était peut-être à cause de cet œil bleu tempétueux, d'une impulsion mystérieuse ou tout bonnement parce qu'il voulait en finir vite mais Jabura finit par capituler. Il ôta sa chemise et s'assit face à Sanji. Il loupa la lueur vicieuse qui se glissa dans l'azur pour disparaître lorsque son regard remonta vers son visage.

― Ça m'étonne que tu viennes. Je pensais que tu irais plutôt consulter un vétérinaire. Ouais, je te vois bien chez un véto pour vérifier que tu n'as ni puce ni tique.

― La ferme coquelet et fais ce que tu as à faire.

―Oh… Ok.

Ni une ni deux, Jabura fut allongé, le blondinet juste au-dessus de lui, les jambes bien serrées contre les hanches de son patient, avec ce petit sourire malin que l'homme-loup voulait lui faire ravaler.

― Pas très professionnel.

La seule remarque pertinente qu'il trouvait à dire. Et qui n'allait pas l'aider des masses vu que Sanji eut un petit rire, confiant.

― Mais si, bien sûr. Patient spécial, traitement spécial.

Ses mains se posèrent sur le ventre de Jabura pour remonter lentement jusqu'aux épaules puissantes. Elles redescendirent encore jusqu'aux flancs. Ces caresses procuraient de délicieux frissons à l'assassin qui se laissait faire sans broncher. Une attitude peu habituelle. Néanmoins, toutes les questions qui l'amenaient à remettre en question la réalité de la scène passaient à la trappe.

― Il faut que je vérifie si tout fonctionne correctement. Je suis consciencieux.

Il se pencha sur son patient, s'arrêta à deux centimètres de la bouche de l'homme-loup avant de finir par se laisser aller.

...

― Et... c'est donc à cause de ça ?

Jabura hocha vigoureusement la tête en souriant d'un air torve. Sanji haussa les sourcils et son regard chut une nouvelle fois sur la blouse et les instruments.

― Mince, tu fais des rêves très louches.

― Il s'est arrêté au plus intéressant celui-là alors t'as carte blanche.

Il n'en fallait pas plus pour Sanji. Il allait dominer et avoir le droit de faire ce qu'il voulait. Il était totalement convaincu ! Il enfila la blouse et se tourna vers le kit médical que l'homme-loup avait apporté, prêt à pimenter leur relation...

\*/

*Je joue sur le fait que notre chère Nico Robin a les yeux qui changent de couleur selon le support. Personnellement je la trouve mieux avec les yeux bleus.

Je n'ai pas osé le finir par un lemon, vu qu'il provient d'une anecdote de ma vie. Merci d'avoir lu ce... ce ficlet et à très bientôt !