Rating : M

Ndla : Depuis le temps que je dois la poster... C'est pour fêter la soixante-neuvième review. Aucuuuune arrière-pensée et puis rien à voir avec ce ficlet. Un de ces deux propos est faux. Ou les deux. J'en ai trop dis. Zut.

Bonne lecture !

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Never Again

Sanji se sentait partir. Complètement à la dérive, soumit aux caprices de son partenaire.

― At-attend…

Ses mains s'agrippaient désespérément au comptoir de la cuisine qui était son seul et unique repère dans tout ce brouillard, il n'arrivait plus à aligner deux pensées cohérentes. Il aurait dû le repousser, lui hurler dessus à s'en arracher la voix, le jeter de la pièce d'un coup de pied mais pas moyen.

Cette langue était trop fourbe, parcourant avec une lenteur calculée son épiderme. Son pantalon était descendu sans qu'il ne s'en rende compte, perdu qu'il était dans un autre monde. Cette petite bulle qui aurait dû lui être familière parce que ses excursions étaient des plus régulières, mais il y avait toujours cette petite nouveauté qui le transcendait.

Dire que c'était parti d'un rien…

― Je… retire ce que j'ai dis.

Un gémissement l'empêcha d'aller plus loin. Un de ses gémissements qui lui faisaient perdre tout crédit, à son grande déception.

Cette langue avide parcourait sa peau avec vigueur, ne lui laissant aucun répit. Sanji déglutit péniblement, sentant les lèvres de l'assassin aller et venir à leur guise, accélérant le mouvement. Le cuisinier était en nage dans ses vêtements et avait tôt fait de déboutonner gilet et chemise. Ce n'était pas possible de se mettre dans un état pareil à cause d'un fichu loup-garou !

Il ne voulait pas l'encourager néanmoins… Ce qu'il lui faisait était trop bon, trop... Il allait finir par être accroc et sa fierté en pâtirait. Là, il venait d'en perdre une bonne partie.

― Jabura…

Ce dernier mordit, évitant de percer la peau mais suffisamment fort pour l'empêcher de finir sa phrase. Ce n'était pas ce qu'il voulait entendre toutefois il appréciait le hoquet de stupeur qu'avait eu son amant.

Ses deux mains plaquées sur le bassin du jeune pirate afin qu'il reste debout, il poursuivait inlassablement ses va-et-vient sur son sexe. Sa langue, ses lèvres caressaient son membre, tantôt il ralentissait pour accélérer la seconde d'après. Il était le maître de la situation malgré les apparences. Il allait finir par céder, le coquelet ! Ce qu'il avait dit précédemment était loin d'être suffisant ! Il avait beau être diablement sexy, les yeux entrouverts, le visage empourpré par cette chaleur, l'assassin n'aurait aucune pitié.

Il le savait.

― Je… Tu ne…

Il y avait du mieux. Sanji prit une profonde expiration, profitant du ralentissement intéressé de l'homme-loup au regard de prédateur.

― Tu ne fais pas tout cela… seulement pour ton plaisir personnel.

Jabura l'aurait bien félicité mais il était allé trop loin. Il n'allait pas laisser son petit coq de basse-cour dans cet état. Il fallait aller jusqu'au bout.

Sanji eut une longue plainte en constatant que l'assassin était décidé à continuer, reprenant de la vitesse, sa langue l'électrisant, le soumettant.

― Écartes -toi… souffla le cuisinier d'une voix rauque. Je… je vais…

Trop tard. Il venait de se libérer dans la bouche de l'assassin qui avala la semence sans une once d'hésitation.

― Ça te servira de leçon, en conclut Jabura en se relevant.

Haletant, Sanji entreprit de se rhabiller tant bien que mal. Il avait commencé par remonter son boxer et son pantalon lorsque Jabura colla ses lèvres aux siennes. Le maître-coq en oublia de protester, son esprit encore prisonnier, mais paradoxalement consentant, dans cette autre dimension où tout n'était que plaisir et luxure.

Jabura le prit par le menton, attendant une réponse. Sanji se défit de sa poigne maladroitement.

― Ouais ouais…

Oui ! Le cuistot n'aurait pas besoin qu'on le lui dise deux fois ! Maintenant qu'il savait comment pousser Jabura à s'occuper de lui, il ne se gênerait pas pour le provoquer sur ce terrain !

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Si il y avait encore des âmes pures et innocentes [est-ce que ça existe ?] qui suivaient ce recueil, maintenant, ce n'est plus le cas. De toute façon, en me lisant, elles étaient déjà condamnées alors... Tant pis. Et je me trouve assez soft. Peut-être trop mais je n'ai pas envie de trop le remanier, ça perdrait en... spontanéité.

Laissez une review si vous pensez que ça en vaut la peine et à une prochaine fois !