Non, non, je n'ai toujours pas abandonné. Je ne vous oublie pas non plus ! Si tout va bien, je compte vous mettre le prochain chapitre dans deux semaines. Sur ce, l'histoire ne m'appartenant toujours pas, je vous souhaite une bonne lecture ! :)
Troisième nuit de solitude
Hermione se tenait dans la cuisine. Elle n'avait pas prévu que ça arriverait, mais après qu'elle ait eut sa première vrai conversation avec Drago, elle se sentait réellement désolée pour lui. Elle avait donc décidé de lui renvoyer la faveur qu'il lui avait fait, puisqu'il avait cuisiné pour elle la veille. Le seul problème, c'était que Hermione n'était définitivement pas une cuisinière. Elle était loin d'en être une en fait. Elle faisait toutefois de très bonne soupe aux tomates. Alors bien sûr, c'était ce qu'elle était entrain de faire lorsque Drago entra dans la cuisine.
« Par Merlin, Granger, » dit-il surprit, « je ne savais pas que tu pouvais cuisiner. »
Elle tourna le haut de son corps pour le regarder et lui adressa un sourire nerveux.
« Je ne peux pas vraiment, » dit-elle en rougissant. « Pas aussi bien que toi. J'ai seulement pensé que je pourrais faire quelque chose de gentil pour toi. »
Drago ne lui répondit pas. Il croisa ses bras sur son torse et s'appuya nonchalamment contre le cadre de la porte alors qu'il l'observa avec intensité. Elle se sentit rougir plus encore et se détourna de lui pour se concentrer sur sa cuisine. Il était temps qu'elle ajoute les pâtes et puis il ne leur resterait plus qu'à cuire.
« Je n'arrive pas à te comprendre Granger, » dit soudainement Drago, ce qui fit se retourner Hermione d'un bon, fronçant les sourcils à son intention.
« Qu'est-ce que tu veux dire Malefoy ? » demanda-t-elle sur ses gardes .
« Tu es consciente que je te retiens ici contre ton gré, n'est-ce pas ? »
Elle sentit dès lors son calme la quitter et la fureur commencer prendre de l'ampleur en elle. Et dire qu'elle se sentait désolée pour lui à peine quelques secondes plutôt.
« Oui, je suis au courant, » siffla-t-elle, essayant de rester calme malgré l'expression suffisante que Drago affichait. Et dire qu'elle avait presque ressentit de la piété pour lui il y avait à peine quelques instants.
« Pas de problème, » dit Drago avec une légère hésitation. « Pourquoi es-tu gentille avec moi soudainement ? »
« Je ne sais plus. »
Drago décroisa ses bras et, lorsqu'il jeta un regard aux alentours, évitant du mieux qu'il pouvait le regard de Hermione, il paru un peu mal à l'aise.
« Crache le morceau, Malefoy, » siffla Hermione, toujours en colère.
« Rien, » dit-il un peu trop rapidement. Bien que Hermione le fixait, il ne lui rendit pas son regard. À la place, il s'avança et alla s'asseoir à la table.
« Il y a quelque chose, » répliqua-t-elle alors qu'elle s'assoyait à côté de lui. « Avoue-le. »
Drago ouvrit la bouche pour dire quelque chose puis il la referma. Et puis il recommença. Finalement, il dit : « je me demandais simplement si tu ne souffrirais pas du syndrome de Stockholm ? »
Hermione fit la moue
« Je me posais également la question, » marmonna-t-elle, décidant qu'elle allait l'ignorer.
Ils demeurèrent en silence jusqu'à ce que la minuterie se fasse entendre et que le dîner fusse prêt. Lorsqu'elle se leva pour le retirer de la cuisinière, elle sentit ses yeux perçants dans son dos. Elle continua de l'ignorer lorsqu'elle versa la soupe dans deux boles et qu'elle les plaça sur la table, un devant Drago et l'autre devant elle.
« Bonne appétit, » dit-elle, aucune joie ne transperçant son ton.
Drago observa suspicieusement son repas. Puis, il amena doucement une cuillérée à sa bouche. La cuillère marqua une pose et il jeta un regard à Hermione.
« Je te ferai savoir que je vais manger ça uniquement parce que je sais que tu ne lui as pas jeté un sort. » Puis il glissa la nourriture dans sa bouche. À sa plus grande surprise, c'était plutôt délicieux. Il était sur le point de commenter sa cuisine lorsque Hermione se leva, en colère, renversant presque sa chaise dans son mouvement.
« Tu vois, c'est pour ça que je ne t'aime pas ! » lui cria-t-elle.
Surpris, confus, Drago cligna des yeux.
« Qu'est-ce... ? » but il ne put poursuivre.
« D'abord, tu me dis que tu ne me fais aucunement confiance, » continua-t-elle en hurlant toujours. » Et puis tu me rappelles toutes les horribles choses que tu m'as faites au cours des trois derniers jours ! »
Et Drago ne put se retenir plus longtemps. Il se leva à son tour, renversant sa chaise au passage, laquelle heurta le sol dans un bruit sonore.
« Tu ne dirais pas ça si tu savais pourquoi tu es ici ! » beugla-t-il. Alors que l'expression de Hermione passa de la colère à la suffisance, Drago regretta immédiatement ses mots.
« Alors dis-moi pourquoi je suis ici, » demanda-t-elle avec un sourire rusé.
« Il faut que tu le découvres par toi-même, » lui jeta-t-elle avant de relever sa chaise et de se rasseoir pour manger. Hermione resta immobile, l'observant recommencer à manger. Après une ou deux minutes, elle soupira et se rassit à son tour.
« Alors donne-moi au moins quelque chose sur quoi me baser, » dit-elle d'un ton las, alors qu'elle commençait à jouer avec sa nourriture.
« Je t'en ai déjà assez donné, » dit-il semblant aussi las qu'elle.
« Apparemment non, » dit-elle, jouant avec ses pâtes. « Je ne sais rien. »
Cette déclaration fit rire Drago.
« Non Granger, tu ne l'es pas. Je te connais, tu es tout sauf ignorante. Tu as probablement vingt théories différentes et tu ne peux tout simplement pas décider laquelle paraît le plus plausible. »
Hermione relâcha son air, indignée, mais elle savait qu'il avait raison. Il n'avait toutefois pas à savoir qu'elle pensait qu'il avait raison. Ça ne ferait que rendre encore plus épouvantable son égo.
« Dis-moi une théorie. »
Perdue dans ses pensées, elle fut surprise de l'entendre.
« Pourquoi le ferais-je ? » demanda-t-elle, toujours sur ses gardes.
« Autrement, comment pourrais-tu découvrir si tu as raison ? »
Ça faisait du sens.
« Je n'ai rien de très précis pour l'instant, » dit-elle pour éviter de lui répondre, puis elle commença à manger lentement.
« Oh, allez Granger, ne m'en dis qu'une. » La voix de Drago était étonnamment suppliante, mais Hermione ne s'y laisserait pas prendre. Elle n'était pas encore certaine de ce qu'elle pensait vraiment et elle ne voulait pas lui dire quoi que ce soit.
« Pas maintenant, » esquiva-t-elle à nouveau. « Attend un jour ou deux. »
« Bien. » La voix de Drago reflétait presque le mépris, mais il parvient à la garder un tant soit peu agréable. Hermione se demanda pourquoi c'était si important pour lui de savoir. Et pour elle de comprendre par elle-même... selon elle, il y avait quelque chose qui n'allait vraiment pas.
« En fait, c'est plutôt bon, Granger, » dit Drago avec hésitation. « Tu n'es peut-être pas une cuisinière, mais tu t'y prends assez bien. »
Hermione rougie face au changement soudain d'humeur et au compliment. Elle n'avait aucune idée du pourquoi elle rougissait. C'était seulement Drago, par tous les saints !
« Merci, » grommela-t-elle.
« C'était un compliment, Granger, pas une phrase toute faite. »
« Super, énerve-moi encore ! »
Elle repoussa son bol et bouda, énervée.
« Tu as tout un caractère, n'est-ce pas ? »
« C'est seulement pas que tu me cherches. »
Ils se fixèrent, aucun des deux ne voulant rompre le contact. Drago ouvrit finalement la bouche et prononça le seul mot que Hermione n'aurait jamais pensé pouvoir sortir d'entre ses lèvres. Spécialement pas en s'adressant à elle.
« Désolé, » dit-il, la regardant toujours dans les yeux, n'en clignant même alors qu'il le disait.
« D'accord, » fut tout ce que Hermione put penser à dire. Aussitôt qu'elle l'eut dit, elle voulut se botter le derrière. N'était-elle pas censée être intelligente et tout ? Et tout ce qu'elle pouvait penser à dire c'était « d'accord » ? Quel cerveau avait-elle !
« Merci pour le repas, Granger, » dit-il en lui offrant un sourire sincère. Elle se surprit à songer qu'il était mignon lorsqu'il souriait. Puis, elle se gifla mentalement; elle fut pourtant incapable de chasser l'image de Drago souriant. Bien.
« Tu es le bienvenue, » dit-elle. « Mais peut-être que tu devrais être chargé de faire les repas à partir de maintenant. Après tout, c'est toi qui me retient ici et pas l'inverse.
Drago sourit, un sourire de travers qui fit presque se retourner son estomac. Mais elle parvient à le garder à sa place. Peut-être qu'elle avait vraiment le syndrome de Stockholm.
« D'accord, je m'occuperait des repas à partir de maintenant, » dit Drago, ce qui surprit Hermione. Elle ne s'était pas attendue à ce qu'il cède. Surtout pas aussi facilement.
« D'accord, » fut encore tout ce que son brillant esprit avait à lui offrir.
« Typique Granger, » rit Drago. « Toujours aussi éloquente. »
« Eh ! » dit-elle, blessée, mais elle vit le grand sourire de Drago et ne put s'empêcher de rire. Et il se mit à rire lui aussi. Avant qu'elle s'en aperçoive, ils riaient ensembles, hystériques. Elle sentit son stress, sa colère et son irritation s'envoler dans une ambiance allégé par le rire. Quand le rire s'éteignit, ils avaient tous les deux le visage rouge, respiraient rapidement et elle se tenait le ventre. Sans prévenir, Drago tendit la main par-dessus la table, prit celle qu'elle y avait posée et la serra gentiment. Et étrangement, Hermione ne ressentit pas le besoin de retirer sa main de sa prise. Elle le laissa faire et elle lui sourit même. Il libéra sa main, se leva et, d'un mouvement de tête, lui fit signe de le suivre. Et étonnamment, elle le fit. Elle eut l'impression qu'elle avait perdu le contrôle de son corps alors qu'elle marchait silencieusement à ses côtés, vers leur endroit. Ils s'assirent tous les deux sur leurs chaises lorsqu'ils y arrivèrent. Le silence s'empara d'eux.
« Dis-moi quelque chose, Granger, » dit-il soudainement.
« Quoi Malefoy ? »
« Pourquoi n'utilisons pas le prénom de l'autre ? »
Elle cligna deux fois des yeux. Puis trois fois. Et encore trois autres.
« Je... » bagaya-t-elle. « Je ne sais pas. « Parce qu'on ne s'aime pas. »
« Oh, vrai, » dit Drago et il afficha un sourire entendu. Qu'est-ce qui n'allait pas avec ce garçon ? Est-ce qu'il voyait à travers elle ou quoi ? Avait-il remarqué à quel point elle l'avait regardé - apprécié - ce soir là ? Non, c'était impossible... l'était-ce ?
« Qu'est-ce que tu proposes alors ? » lui demanda-t-elle, et elle fut heureuse de voir qu'il n'était pas sur ses gardes. « Changer pour nos prénoms ? »
Drago grimaça, mais quelque chose dans ses yeux amena Hermione à penser que cette expression n'allait pas vraiment avec ce qu'il rensentait.
« Non, n'y nous sommes pas encore, » dit-il souriant à nouveau. « Et si on commençait avec notre deuxième prénom ? »
« Alors tu m'appelleras Jean » ? dit-il suspicieuse. « Ça ne sonne pas si bien, tu sais. Et quel être ton second prénom ? »
« Je n'en ai pas. » Son sourire s'agrandit.
« Alors je devrai t'appeler Rien ? Ou Blanc peut-être ? »
« Ou peut-être Beau. »
« D'accord, c'était une mauvais idée, » rit Hermione bien qu'elle savait qu'elle ne devrait pas. Il ne ferait que s'exciter davantage. Comme un enfant qu'on bourrait de sucre la veille de Noël. Horrible. « Et si on s'en tenait à nos nom de famille ? »
Drago haussa les épaules.
« Je pensais seulement qu'on avait besoin d'un changement, » expliqua-t-il. « J'ai l'impression que l'on est coincé. »
« Malefoy, on est coincé depuis sept ans et maintenant tu veux changer ça ? »
« Ouais, pourquoi pas. » Il souriait toujours, mais ce sourire ne semblait pas sincère aux yeux de Hermione. Il lui cachait définitivement quelque chose. Pourtant, elle choisit de laisser tomber. Pour tout de suite du moins.
« Alors on est toujours Granger et Malefoy ? » demanda-t-elle en haussant un sourcil. Drago hocha la tête en réponse. « Je voulais juste vérifier. »
« Bien, maintenant que c'est réglé, il y a quelque chose d'autre que je voulais te demander. » Drago retient brièvement son souffle avant de poursuivre. Le suspense n'augurait rien de bon aux yeux de Hermione. Elle tapa impatiemment ses doigts sur le dessus de la tête. « Qu'est-ce qui se passe entre la Belette et toi ? »
Il lui demanda la seule chose à laquelle il croyait qu'elle ne s'intéressait pas. Mais encore, il avait fait tellement de choses auxquelles elle ne s'attendait pas qu'ils étaient enfermés ensemble que ça ne la surprit pas tant que ça.
« Qu'est-ce que tu veux dire par « qu'est-ce qui se passe » ? »
« Ne joue pas les innocentes avec moi, Granger, » sourit-il avec arrogance. « Je sais que tu es tout sauf ça. »
« Bien, » marmonna-t-elle, se sentant stupide. « Il n'y a rien entre nous. »
Il répondit presqu'aussitôt que les mots avec quitter les lèvres de Hermione : « Je ne te crois pas. »
« Alors ne me crois pas. » Elle ne voulait pas parler de ça, mais avec tout le même le sentiment que, s'il la poussait, elle parlerait. Mince !
« Allez, je sais que tu veux me le dire. »
Et lorsqu'il le dit, elle réalisa qu'il avait raison. Pour des raisons obscures, elle voulait vraiment lui dire. Alors elle le fit.
« Je ne mentais pas, Malefoy, » commença-t-elle après avoir prit une profonde inspiration. « Il n'y a rien entre Ronald et moi. Plus maintenant du moi. »
Il fronça les sourcils. « Explique. »
« Il y avait quelque chose. Nous étions en quelque sorte ensemble. On s'est embrassé. Mais il n'y avait rien de plus que le confort et le sentiment de sécurité. C'était étrange être avec lui. Il n'y avait aucune étincelle. Et j'ai décidé que j'avais besoin de ces étincelles. Alors je l'ai quitté. »
Drago resta assis un moment, l'observant, puis il répondit : « C'est bien pour toi. Tu mérites mieux qu'un abeille belette. Tu mérites les étincelles. »
« Er...» commeça Hermione, confuse, mais elle n'eut pas la chance de poursuivre.
« Bonne nuit Granger, » dit Drago, se roulant en boule sur sa chaise, sa couverture enroulée autour de lui et son visage recouvert. C'était le signe que cette conversation était terminée.
« Eh bien, » songea Hermione, « au moins il n'est pas partit cette fois. Il aurait peut-être dut pourtant. »
Puis elle ramena ses jambes sous elle et suivit son exemple. En quelques secondes, elle était endormie.
Alors, quelqu'un voudrait prendre la chance que Hermione n'a pas prit et soumettre sa théorie ? :D :D :D
