Salut, tout le monde!

Haaa, il me reste un peu moins d'une semaine de vacances à savourer avant la reprise! Je ne reste néanmoins pas inactive, mes chers lecteurs, et vous offre aujourd'hui ce nouveau drabble. Néanmoins, je pense que vous n'allez pas vraiment m'en remercier... On en reparle très vite plus bas.

Bref, rapide retour sur le chapitre précédent : merci à vous, car vous avez été nombreux à le commenter et à participer à mon "mini-jeu". Néanmoins, personne n'a réussi à retrouver la totalité des univers. Je vous en donne donc la liste : dans l'ordre, il s'agissait de Doctor Who, Tsubasa Reservoir Chronicle, Matrix, Fairy Tail, Portal et - bien sûr - Lost Canvas. Quant au point commun liant tous ces univers, c'était effectivement le déplacement inter-dimensionnel rendu possible. Bravo à ceux ou celles ayant trouvé cette réponse!

J'en profite d'ailleurs pour laisser un petit mot à mes chers revieweurs anonymes :

elie : Le troisième univers, c'était Matrix. En employant justement le mot "Matrice", je pensais que les gens trouveraient facilement... Je dois vraiment sur-évaluer le succès de ce film (je suis une grande fan T-T). Merci pour ta review, dans tous les cas! :)

Tina : Oh, you really thought it was funny? Thank you so much : I've always wanted to try to write a conversation between Morpheus and a Saint Seiya character XD Yeah, I must admit, poor Saga... Still, I will never miss a chance to make fun of him! XD Anyway, thank you again for your review! Bye! :)

Bon, voyons la suite, maintenant :

-Un jour, peut-être, j'aurais des droits sur Saint Seiya... Mais pour le moment, cette fabuleuse série reste la propriété de Kurumada-sama.

-ATTENTION ! Ce qui va suivre n'est PAS drôle! Et je ne dis pas ça par fausse modestie : cet OS n'a tout simplement pas été écrit dans un but comique (ou alors, il faut VRAIMENT que vous ayez un humour aussi décalé que le mien. Le cas échéant... votre vie est triste). Méfiance, donc. Merci de votre attention.

-Sixième cliché exploité, le classique "School Fic" : vous en avez FORCEMENT déjà lu un dans votre vie. Et si vous avez de la chance, ça se passe de cette manière-là : vos personnages favoris, A et B, se rencontrent dans un Univers Alternatif au contexte scolaire et, par une suite d'événements totalement improbables, de rencontres toutes plus abracadabrantes les unes que les autres et de coïncidences multipliées à vous donner envie de vous loger une balle dans le crâne, tomberont amoureux l'un de l'autre et finiront par sortir ensemble, sortant vainqueurs de toutes les ridicules épreuves auxquelles leur couple sera soumis. ...J'ai sans doute l'air agressive dans ce résumé : mais il faut me comprendre, j'en ai lu de si mauvais et de si OOC que ça m'a quasiment dégoûtée du genre. "Quasiment" parce que, par miracle, il arrive parfois qu'un bon (voir très bon) auteur sorte du lot pour s'attaquer à ce style et lui redonner de la beauté et de la classe : c'est d'ailleurs le cas sur ce fandom.

Voila, les explications étant terminées, bonne lecture à tous et à toutes!

School Fic :

De toutes les situations ennuyeuses et agaçantes que déclenchait immanquablement le statut de lycéen, les aller-retours en métro prendraient toujours la tête de liste pour Aiolia.

Contrairement à ce que la plupart des gens auraient pu penser, ce n'était pas tant le manque de confort, la forte concentration d'activité humaine, ou encore le tremblement incessant des wagons. Non, ce qui épuisait réellement le jeune homme, c'était ces longues minutes à passer debout, immobile, dépourvu de distractions. Le genre de moments où la seule activité qui se présentait comme disponible, c'était penser. Or, penser, ça n'avait guère réussi à Aiolia, ces derniers temps. Ces onze dernières années, pour être précis.

Et comme il n'y avait de toute façon rien d'autre à faire dans les transports en commun, il observait. Regardait la foule ininterrompue de personnages qui s'offraient à lui : les étudiants, les salariés, les vieilles dames et leurs sacs à main usés, les musiciens de métro avec leurs voix éraillées... Aiolia aimait bien faire passer le temps de cette façon, ayant un sens de l'observation aiguisé et une remarquable mémoire visuelle. Et pourtant, ce ne fut que ce matin-là qu'il la remarqua pour la première fois.

En fait, ne pas la voir aurait été inquiétant. Une épaisse tignasse de cheveux roux au milieu de l'uniformité capillaire nippone, longs fils lisses aussi noirs que l'encre, ça se repérait rapidement.

...Oui, parce que ses parents avaient estimé indispensable de l'envoyer faire ses études au Japon, il fallait le préciser. L'Europe regorgeait pourtant d'excellentes écoles, mais il s'était retrouvé au pays du Soleil Levant. Une raison logique à cela? ...Pourquoi pas la crise économique, tiens!

Bref. L'important, pour le moment, c'était d'arrêter de divaguer et se concentrer sur cette nouvelle venue dans son Univers.

Une rouquine qu'il n'avait encore jamais vu, donc. Assez grande pour une Japonaise, peut-être un mètre soixante-dix. D'ailleurs, il avait des difficultés à croire que cette jeune fille soit réellement Asiatique : ne serait-ce que pour sa chevelure bouclée qui lui cachait les yeux, sa peau étrangement tannée ou son visage de lycéenne dénoué de sourire, aussi inexpressif qu'un masque... Et pourtant, Aiolia ne put réfréner le vif intérêt qui commençait à s'emparer de lui. Surtout lorsqu'il vit dépasser sous son manteau une jupe d'un rouge vif, extrêmement semblable à celles de l'uniforme de son école.

...Ouais, bon. 'Devait bien y avoir au moins quatre ou cinq lycées à Tokyo à dispenser des uniformes rouges à leurs élèves. Mais peut-être qu'elle venait simplement d'être transférée, raison pour laquelle c'était la première fois qu'il la voyait. Le raisonnement se tenait. Dans tous les cas, et bien qu'il lui était impossible de distinguer entièrement son visage, il l'imagina fort belle. Et dans les dix minutes de trajet qui suivirent, il lui fut très difficile de ne pas se tourner trop ostensiblement vers elle.

En conséquence, son imagination se mit en marche et son esprit ne tarda pas à divaguer. Et deux options s'offraient à lui à cet instant : soit cette envoutante inconnue venait d'un autre lycée et tout était fichu, ...soit il s'agissait effectivement d'une élève transférée et, en ce cas...

Les théories se mirent en place avec une rapidité effrayante.

Peut-être que cette jeune fille avait connu de terribles épreuves, comme un accident grave ou un drame familial, qui l'avaient poussée à changer d'établissement en cours d'année. Raison de son expression profondément lasse et de son air distant.

Peut-être aussi qu'elle aurait rapidement besoin de se refaire des camarades, ce qui lui donnerait par la suite un excellent prétexte pour l'aborder en dehors des cours.

Et peut-être qu'elle avait malgré tout une ou deux amies sur place, voir même un meilleur ami gai (disons un Français, tiens!) qu'il pourrait présenter à son propre meilleur pote Milo, ce qui lui donnerait enfin une raison d'arrêter de coucher à droite à gauche.

Et puis, peut-être était-elle célibataire? Et dans ce cas de figure, ils pourraient alors se rapprocher, se confier l'un à l'autre, panser mutuellement leurs blessures et, qui sait, débuter une relation tendre et maladroite.

Peut-être même qu'auprès d'elle, il parviendrait enfin à oublier la mort de son frère, et cette terrible douleur qui le déchirait chaque jour...

C'était ce qu'il s'imaginait, en tout cas. Et du coup, ce ne fut qu'à la dernière seconde qu'il se décida à se tourner vers elle... uniquement pour constater qu'elle était descendue au deuxième arrêt avant le sien, en direction d'un autre lycée, ne s'attardant que quelques secondes devant les portes automatiques avant de reprendre sa route, sa silhouette bien vite submergée par des centaines d'autres, se soustrayant à sa vue. Et cela, il en était certain, à tout jamais.

Oh...Eh bien, tant pis.

XxXxXxX

Dès l'instant où elle était montée dans ce métro, de dix minutes en avance à celui qu'elle prenait d'habitude, Marine n'avait pu s'empêcher de le remarquer.

D'un sens, il aurait été difficile de le rater, de par son impressionnante carrure, le faisant dépasser d'au moins une tête tous les autres passagers. Mais ce qui attira bien plus son regard, ce fut son charme déroutant, son physique entier qui semblait clamer qu'il était Grec, sa beauté qu'elle définit aussitôt comme «virile» (et que son amie Shina aurait sans doute qualifié de type «tas de muscles sans cervelle») et plus que tout, le visage totalement désespéré qu'il avait conservé pendant tout le trajet. Comme si le Monde s'était déjà effondré pour lui, il y avait de cela de nombreuses années...

A cette étrange pensée, elle détacha finalement ses yeux de son visage - bénissant son indomptable chevelure pour dissimuler son observation intensive - et remarqua finalement que l'uniforme scolaire qu'il portait n'était pas celui de son établissement. Et que ses chances de le revoir un jour demeuraient donc très minces...

Et malgré cela, elle ne put s'empêcher de se perdre dans les méandres de son imagination : elle avait encore le droit de rêver, après tout...

Peut-être qu'en fait, lui aussi l'observait depuis qu'elle était montée à bord, et qu'elle n'avait tout simplement pas remarqué ses regards. L'avait-il trouvée jolie, en ce cas-là?

Peut-être qu'alors, en la voyant descendre deux arrêts avant le sien, il voudrait quand même tenter sa chance, peut-être même la suivre dans son départ, lui attraper le bras pour qu'elle ne puisse s'enfuir, puis trouver une excuse maladroite pour expliquer son geste...

Peut-être qu'ils se reverraient par la suite, passant par son école ou la sienne, se retrouvant d'abord juste pour parler, puis éventuellement pour boire un verre et, si lui ou elle s'en trouvait le courage, ils pourraient alors se fréquenter de manière plus officielle...

Peut-être alors qu'il lui laisserait faire connaissance avec ses amis? Ils pourraient tous très bien s'entendre, et elle n'était pas contre l'idée de faire de nouvelles rencontres, ses airs un peu rudes repoussant malheureusement la plupart des gens. D'autant plus qu'elle trouverait sans doute alors quelqu'un à présenter à son ami Camus, qui avait depuis longtemps perdu le goût de s'attacher, la perte ayant composé son quotidien pendant bien trop d'années.

Oui. Peut-être qu'au contact de cet inconnu, elle retrouverait l'envie de se battre, et commencerait enfin à oublier la disparition de son frère cadet...

Cette pensée n'eut de cesse d'assaillir son esprit alors qu'elle descendait à son arrêt habituel, faisant à peine quelques pas hors du véhicule, espérant - attendant - qu'une main salvatrice vienne pour la retenir. L'emmener au loin. Lui offrir la possibilité d'un rêve auquel elle avait trop longtemps renoncé.

...Mais rien. Aucune présence ne s'accrocha à elle, les seules mains qui l'effleurèrent étant celles des lycéens pressés se ruant hors du métro. Et quelques secondes plus tard, les portes automatiques se refermèrent sur cet avenir fantasmé, sur ce garçon qui de toute façon n'avait sans doute même pas remarqué son existence. Et qu'elle était certaine de ne plus jamais revoir.

Oh... Eh bien, tant pis.


Bon, j'estime qu'une petite explication s'impose :

Comme je l'ai précisé plus haut, pour moi, une school-fic, c'est un ensemble de coïncidences ou d'événements fort peu crédibles qui aboutissent à la création de liens (voir même à la recontre) entre les deux personnages principaux. ...Et si, tout simplement, le premier de ces événements n'était pas arrivé? Je suppose qu'on aura alors obtenu quelque chose de similaire...

Navrée d'avoir brisé vos rêves et vos espoirs une fois de plus! :p