Harry est assis dans son fauteuil, une photo à la main. Cette photo représente son petit fils, Riley, fils de James Sirius Potter et de Léa Isabelle Bloomwood, le garçon aux cheveux bruns est sur un balai, une batte dans la main droite, une main amie dans la main gauche. L'ami est blond, une coupe au bol moderne et les cheveux des deux garçons volent au vent. Le blond a lui aussi une batte dans la main et il sourit. Il s'appelle Oliver, Oliver Malefoy. Harry se souvient du premier jour où un Malefoy a franchi le seuil de sa porte, un petit Scorpius, blond lui aussi, tout joyeux et gentil, le meilleur ami d'Albus et Rose. Et puis Scorpius s'est marié avec une née française, Annily Dubois, amie de sa fille Lily et il a eu deux fils : Oliver, en cinquième année, et Daniel, en troisième année. Oliver et Riley sont devenus batteurs de l'équipe de Gryffondor puis amis aussi.

Harry a fait taire la haine en lui, il n'aime pas Drago, mais il a fait des efforts quand Albus et Scorpius étaient adolescents, et accepté sans problèmes la présence de Scorpius, un homme très gentil, généreux, à l'opposé de son père, puis la présence d'Oliver, accompagnant Riley aux fêtes de famille et de Daniel, petit ami de Claire Weasley, fille de Molly Weasley, deuxième du nom.

Il pose la photo puis prend le cadre posé sur une petite table à côté du fauteuil. Il y voit tous ses petits enfants, la famille de James et Léa, leur fils Riley et leurs deux filles Emily et Zoé, la plus jeune portant la chevelure rousse caractéristique des Weasley. Il y a aussi Albus, son épouse Annie et leurs cinq enfants : les ainés Fabian et Aline, séparés de deux ans puis les jumeaux Arthur et Cody et enfin la petite dernière, Lily-Rose. Les filles portent le roux Weasley, les garçons différentes teintes de brun. Il y a aussi Lily avec son mari Augustin et leur fils Harry, 3 ans, qui serait le plus jeune sans Lily-Rose, âgée d'1 an. Parfois Harry se sent vieux, il se sent ennuyant quand il discute des petits-enfants avec Ron et Hermione, qui n'en ont que quatre, il se sent incapable quand il se retrouve à envoyer les hommes sous son commandement seuls car lui-même ne se sent plus la force de « courrir après les méchants ». Il se sent vieux quand il voit tout ce qui est derrière lui cacher ce qui est devant, quand il fait des projets de retraite, en ayant peur de s'y ennuyer, quand il dit « de mon temps » ou qu'il reste perdu devant les nouveaux gadgets de ses petits-enfants, quand il entend ses enfants parler de professeurs qu'il n'a jamais connu et que seul le nom de son ami Neville ressort, amenant un nouvel apparté sur son adolescence compliquée et sur la valeur de l'amitié. Harry n'est plus le héros, il n'est plus qu'un homme.