Nyuuuuuh ~
Bon... ça a été long, je ne le cache pas, et je m'en excuse .. Mais voilà *enfin* le chapitre 1 . Petit rappel, Hetalia n'est pas à moi ( Dommage sinon il pleuvrait du yaoi ~ )
Et petite mauvaise nouvelle à la fin du chapitre.. ~
Enjoy ?
Première visite : Ou on sort la crème anglaise !
Le nez collé à la vitre de l'avion, Picardie regardait d'un air curieux la zone survolée : le voyage avait été bien moins long qu'il ne le pensait. Et pour cause, l'avion n'a fait que traverser la Manche. C'était vraiment ce pays-là...
L' Angleterre. C'était quoi ce délire ? D'après ce qu'il avait entendu, France et Angleterre ne faisaient que se taper sur le museau, et c'était là que Francis l'envoyait en premier …? Décidément, on aurait dit que Picardie était venu ici en mission suicide. En attendant...
Le picard sortit de l'aéroport avec quelques difficultés, notamment à cause de la foule qui se pressait pour prendre leurs valises. Les siennes, il ne les avait récupérées que par miracle: 4 esquives de bancs de touristes, et une chance monstre de ne pas s'être fait écraser par la foule, et hop, valise récupérée ! Et pour la forme, on note que le brun se ramassa en beauté, rentrant sans le vouloir dans quelqu'un.
Disons juste que c'était un jeune blond, tout petit le blondinet, ses yeux étaient bleus, mais ce qu'on remarquait le plus était ses sourcils. Sérieux, des septuples sourcils ! Si on trouvait déjà les Anglais bizarres, alors là c'était le clou.
Tiens, le petit semblait chercher quelqu'un, se déplaçant agilement entre les humains qui l'ignoraient superbement. Le Picard finit par revenir à ses valises, ouf, elles étaient encore à ses pieds... Et maintenant ? Il devait faire quoi ? Attendre que l'on vienne le chercher ? Non, il n'allait quand même pas rester planqué là, Picardie prit donc ses valises et soupira en sortant de l'aéroport, et de la marée humaine au passage... Il se retourna pour regarder derrière lui, méfiant. Les bandits dans les aéroports, quel que soit le pays, étaient toujours présents. Il avait l'impression qu'il se passait quelque chose, à l'entrée. Il revint donc sur ses pas.
« Ah oui, quand même... »
Ah oui quand même... Il y avait en effet de l'action dans l'escalier de l'entrée. Le gamin multisourcils était là. Et pas tout seul. Il se bagarrait en effet contre deux macaques, qui n'avaient l'air pas commode et pas très nets surtout. Mais le petit gars avait pourtant de s'en sortir, rapide comme le vent, esquivant des coups en riant, avant de moins rire en se faisant coincer. Et ces stupides touristes qui ignoraient la rixe. ' Bande d'idiots ...' soupira la Région dans sa langue natale avant de se diriger vers le lieu d'affrontement, se servant de sa vitesse ' inhumaine', merci les réflexes des Régions.
« Désolé, messieurs, mais je doute qu'un enfant vous ait fait quelque chose de mal. Tenta-il tout de même, bien qu'il ait oublié où il se trouvait, donc pas en France, et logiquement, il ne se fit pas bien comprendre »
L'enfant le regarda avec de grands yeux, avant de sourire, l'air rassuré, il déclara un grand « Goodbye ! » retentissant avant d'attraper la manche de son 'sauveur' et de détaler comme un lapin, et c'est qu'il courrait vite le petit !
Une fois sorti et assis un peu plus loin sur un banc dans un parc, Picardie put souffler un peu, il n'avait jamais vu quelqu'un courir aussi vite, autre que Francis, mais lui c'était une Na... Attendez …? C'était une Nation ? Ou …? C'était le fameux Angleterre ?
Il ne l'imaginait pas si petit.
Ce même gamin, ou Angleterre, il ne savait pas, était en train de lui tourner autour, avec des yeux pleins d'étoiles. C'était juste... Trèèèèèèès gênant pour le Picard. Il se mit à baragouiner en anglais à une telle vitesse que le brun n'arriva pas à en comprendre un mot. Après, il commença -enfin- à parler hetalien. Ralentissant un peu la vitesse de sa voix au passage.
« Hello ! C'est donc toi, Picardy ! Je suis le Grand Sealand-kun ! Ou Peter Kirkland si tu veux. Déclara-il, fier comme un paon avant de continuer, Mon grand frère, Arthur, ou Angleterre plutôt, m'a demandé d'aller te chercher à l'aéroport, mais comme tu as vu, on croit pouvoir m'attraper ! Tu te rends compte si je n'avais pas été une Nation, je me serais fait chopper ! Et cet idiot de brother n'aurait rien remarqué en plus ! Tient, d'ailleurs, c'est gentil d'avoir voulu m'aider, mais tu l'a vu, j'aurais pu m'échapper tout seul comme un grand ! Bref... On y va ? »
Clément resta quelques secondes pantois. Impressionné par la vitesse à laquelle le jeune garçon débitait. De sacrés poumons, ça ! Il remarqua que le ' Sealand' le regardait, attendant une réponse.
« Ah ! Heu... C'est... Gentil, d'être venu me chercher. Je pense qu'on peut y aller... ! »
D'un pas mal assuré, Picardie récupéra ses valises, ou du moins il en prit une, vérifia l'état des roulettes en dessous, puis se la fit kidnapper par le plus petit. Il fit de même avec la seconde mais celle là il la garda. Il commença à avancer, avant que Peter ne lui fasse remarquer que c'était de l'autre côté. Douéitude à la Française.
En marchant, Clément devait aussi subir au passage la flopée de questions de la 'Nation' anglophone, dans le genre « C'est vrai que Francis est un pervers ? » , « On dit que les français ont tous une moustache , c'est vrai ? Tu t'es rasé ou t'es une fille ? » Et autres questions encore plus 'intelligentes'. Le pauvre picard était désespéré. Heureusement pour lui, la porte de sortie était juste devant ses yeux. ENFIIIIIN ! On avait un peu plus loin un immense manoir blanc et disons... Très... Tape-à-l'œil. Et une boîte aux lettres indiquant : Arthur Kirkland.
Ils entrèrent plutôt prudemment, avec ordre du plus petit de faire le moins de bruit possible, chose stupide vu qu'ils avaient frappé à la porte avant. Finalement arrivés dans un grand salon magnifiquement décoré, Picardie put enfin voir Angleterre : Un blond, qui semblait faire sa taille, bien qu'il était assis. Il avait des yeux verts, et lui aussi une paire de septuples sourcils ! L'anglais buvait tranquillement une tasse de thé, avant de la reposer sa tasse et regarder le jeune Kirkland, l'air presque menaçant.
« - You are late...
Sorry, just an unexpected difficulty ... »
Le picard regardait maintenant ce qui semblait se transformer petit à petit en rixe familiale. Mais au moins, en écoutant on apprenait des choses. Enfin, surtout d'Arthur, parce que encore une fois, Peter parlait trop vite, mais heureusement tout de même qu'il comprenait bien l'anglais, à défaut de le parler parfaitement.
Donc, Picardie comprit vite que ' United Kingdom of Great Britain and Northern Ireland', le nom complet et surtout pompeux d'Angleterre, était le grand frère de Peter, Sealand, qui est une micronation. Ils avaient aussi un grand frère, Écosse, mais à ce que les deux autres en disaient, il ne semblait pas très dégourdi. Malgré ça, en fait, Arthur faisait moins 'Punk' que le disait France... Pendant qu'il se laissait aller à ses réflexions, un grand claquement de porte retentit, le faisant sursauter.
« Hey kids, je suis rentré ! »
OK. Un nouveau gueulard... Un grand rouquin, mais alors là, plus roux que roux; débarqua dans le salon en sautillant, une cigarette à la bouche et une bouteille non identifiée, sûrement d'alcool, à la main. Décidément, c'était de drôles de façon pour un ' gentleman', dont faisait partit Arthur. Celui-ci eut d'un coup l'air... Désespéré, se frappant le front de sa main alors que Peter, lui, s'était calmé et regardait d'un air méfiant le nouveau venu. Angleterre fit alors rapidement les présentations.
« Oh shit …. Bref, Picardie, je te présente cet hurluberlu, aussi appelé Écosse, et toi le stupid Red haired, lui, c'est Picardie, une région de France qui va rester ici quelques jours. »
Regard convergeant vers la pauvre région qui n'avait rien demandé. Puis pétage de boulon venant du rouquin, qui arriva vers Clément à toute vitesse pour – lui écrabouiller la main- lui serrer la main d'un mouvement énergique. Avant de -enfin- la lui lâcher, avant de se faire courser par un Arthur en colère devant si peu de savoir vivre. Sealand finit pas rejoindre le brun et de poser sa main sur l'épaule du plus grand. Oui, il était monté sur une chaise pour ça.
« Tu t'y habitueras .. ! »
Alors là ça promettait ! A la simple vue de la curieuse famille du britannique, Clément était déjà fatigué. Il laissa juste un petit soupir dépasser ses lèvres. Bon, voyons le bon côté, il y aura toujours de l'animation, et pas de Francis-bourré-avec-gueule-de-violeur dans les pattes.
Oui, ça commençait bien. Mais le picard n'arrivait pas à expliquer pourquoi Angleterre en premier, sachant que France et lui se détestait, à ce qu'on en disait. D'ailleurs, la région remarqua que la note de méfiance qu'il avait perçu dans la voix d'Arthur en arrivant s'était, semble-il, effacé.
« - Un thé, Picardy ? Demanda d'ailleurs l'anglais
Oh... Heu... Je veux bien, merci... marmonna-il
En fait… fit Angleterre avec un air confident en servant la région, Je croyais que tu étais aussi pervert que ta nation, il semblerait que j'ai eu tort, alors sorry si j'ai eu l'air rustre tout à l'heure...
Mais... Ce n'est rien voyons ! Dit-il gêné avant de continuer, Mais France est… Disons... Un cas à part... »
Il y eut un blanc. Merci Francis …. Et on a à côté le petit Sealand qui est partit en courant, comme le ferait un gamin qui a fait une connerie, faisant résonner les craquements des escaliers dans une démarche d'éléphant. Et on avait Écosse qui s'était aussi barré. Mais juste partit fumer, dehors. On ne fit pas de commentaire pour la bouteille de bière piquée au passage dans la cuisine. Bref, ça n'aidait pas tellement le picard. Pendant ce temps, on commençait à entendre un nouveau craquement, mais bien plus fort et désagréable à entendre que la montée de Peter, semblant venir du plafond, puis deux, puis tr... Tient, l'anglais semblait un peu agacé, Arthur essayait bien de ne rien laisser paraître, peine perdue avec la petite frénésie à la manga sur sa tempe. Picardie put récupérer sa tasse pleine de boisson chaude – très chaude vu comment le représentant de l'Angleterre avait réagit en portant la tasse à ses lèvres, à savoir un léger cri assez aigu, comme un couinement en « hoooooooooot ! » .
Malheureusement, le calme ne dura pas longtemps, les craquements continuaient, puis il y eut un sifflement aigu, puis un bruit ressemblant à celui d'un éléphant asthmatique dévalant un escalier, niveau d'élégance maximale dépassée. Puis une frimousse connue qui re-débarqua dans le salon.
« Yosh ! Je suis le grand Sealand-kun qui va vous chanter son plus gros succès ! »
…... Alerte, porter ses mains à ses oreilles au plus vite, cela fut le message mental de Arthur à Clément, en voyant débouler Peter arriver, armé d'un tambourin militaire plutôt imposant pour sa petite taille. Pas de réaction pour le picard, juste un peu de surprise. Trop tard ~ Et un Sea' mode gueulard qui commence à chanter comme... Un gueulard, et en français, un accent marrant mais qui arracha les oreilles du français de la salle.
« …. Mais un soir de nouba, Pépette a forcé, on retrouva le chat, le bidon percé ! Par le petit trou, on pouvait voir sortir tout c'que le matou avait pu engloutir ! On avait là.. ~ Un cartable! Un sergent! Une étable! Un président! Un portable! Un toboggan ! Le bac à sable ! et Dartagnan ! ... » *
…. Et on n'eut droit à ni le début, ni la fin, le début puisqu'il avait commencé au milieu, et pas la fin.. Simplement parce que Angleterre s'était jeté sur le plus jeune pour mettre ses deux mains sur la bouche de la micronation, mettant fin au supplice des oreilles de Picardie. Alléluia … ! Engueulade pour Sealand pour avoir massacré une pauvre « stupid » chanson pour enfant française. Et Peter se contenta de tirer la langue à son frère.
Quelques secondes et une course-poursuite plus tard, c'est un certain « sealandais » qui se tenait devant Clément, une petite bosse à la manga sur le crâne, l'air boudeur et la petite larme à l'œil, qui marmonna un petit « Pardon ….. » Picardie se sentit un peu désolé pour lui et aurait répondu que ce n'était rien si Peter n'était pas remonté sur la chaise de tout à l'heure, reprenant du poil de la bête, assez pour pointer Arthur du doigt, l'air menaçant et déclarer.
« - Okey big brother ! J'en ai marre de ton stupid papa-poulisme ! C'EST LA GUERRE THIS IS SPARTAAAAAA !
- QUOI, ENCORE?! »
Ça, c'était Écosse qui venait de gueuler depuis dehors. Clément s'en demanda même si c'était une scène habituelle, ici, vu la réplique du rouquin, puis il y eut un silence, ou plutôt une baston de regard entre Sealand et Angleterre. Et l'écossais en profita d'ailleurs pour aller chiper une bouteille d'alcool dans la pièce d'à côté. Super discret.
En attendant, Picardie ne se sentait pas très à l'aise… Le brun posa discrètement sa tasse maintenant vide pour aller rejoindre l'excité de service aux cheveux rouge. Pas trop compliqué de deviner de qui on parlait Celui-ci était assis sur un transat, pas qu'il faisait particulièrement chaud, mais juste qu'on avait posé autour plein de cadavres de bouteille d'alcool tout autour. Vive l'élégance à l'anglaise n'est-il pas ? En attendant, pendant que les deux Kirkland aux cheveux blonds se bagarraient, Picardie discutait tranquillement avec Écosse, Kenneth Kirkland de son nom humain. En fait, malgré ses airs de « Je suis content je le montre, aller on va boire un coup pour fêter ça », il était super sympa, un peu trop amoureux de la boisson, mais sympa.
« - Yosh ! Clément, pendant que les deux gosses se disputent, on va visiter le coin ?! Déclara simplement l'Écosse d'un coup en sautant du transat où il était assit
- Eh… Heu, oui, d'accord … ! »
Il avait hésité un peu, le picard, et ça, Kenneth l'avait remarqué. Le rouquin suivit son regard. Oh, il s'inquiétait pour les deux gamins ? Bon aller, l'Écosse se la joue papa-poule, frottant -un peu trop – énergiquement les cheveux de Picardie qui hoqueta de surprise en rougissant légèrement. Si c'est pas mignon ~
« Il faudra vraiment que tu prennes un peu d'assurance p'tit gars ! »
Suite à cette nouvelle déclaration, le roux donna une grande claque dans le dos de Clément qui alla lamentablement se prendre le sol. Là on eut une autre remarque comme quoi « Il faudra aussi prendre un peu plus de muscle aussi rahaha ! »
Et hop, migration de Picardie du mode « tout timide, tout perdu au beau milieu de Londres » au mode « Paparazzi powa », appareil photo en main comme un Japon devant du yaoi, et étoiles dans les yeux à la Amérique. Toute une journée avec un rouquin surexcité, c'était à la fois crevant et très divertissant pour le français, qui ne savait plus trop où donner de la tête dans la capitale londonienne, surtout que Kenneth passait son temps à le traîner dans tous les coins de la ville. À présent, fin de la journée, il était exténué, lessivé. Le soleil se couchait mais la température était agréable, et comme disait Écosse « On a eu beaucoup de chance qu'il n'ait pas plu aujourd'hui ! ». Au final, Kenneth les faisaient rentrer, avec sa belle voiture aussi rouge que ses cheveux. Disons que c'était amusant pour Clément, le volant de l'autre côté. Spécialité anglaise .
Et disons qu'en rentrant, la scène du matin n'avait… pas changé.. Ou presque :
Le salon était en bordel, vraiment, et Arthur semblait se battre contre un ennemi invisible. C'est à ce moment-là que surgit Sealand de derrière le canapé et balança à son frère quelques œufs, qui allèrent jouer le rôle de shampoing dans les cheveux de celui-ci . Puis le plus jeune repartit se planquer sous les jurons de l'Angleterre. Puis là, le regard meurtrier de l'anglais se porta sur la porte d'entrée, où restaient plantés comme des idiots Picardie et Écosse. Là, il y eut un magnifique blanc.
« Je… Je vais prendre un... Une douche ! »
Et un Arthur rouge de honte qui détale comme un lapin. Un. Nouveau blanc, c'est pas tout ça, mais il faudrait penser à mettre de la couleur par ici.. !
« …. Groooooooowl »
Ah, ça c'était amusant, les trois personnes restant dans la pièce venaient l'entendre leur ventre réclamer à l'unisson de quoi se le remplir. Une crise de rire de la part des deux Kirkland et un petit 'héhé..' gêné du Picard. Plus tard, Peter lança un regard complice à Kenneth, qui hocha simplement la tête avec un sourire Colgate, le tout sous le regard perdu du Français. L'Ecossais du coin partit chercher de quoi nettoyer le bordel pendant que Sealand déclarait sans discrétion le plan « Empêchons Arthur de faire sa cuisine dégueulasse qui dégoûterait le pauvre Picardie ! » Donc, on avait Clean!Levi (Oups, on se trompe d'animé là !), Clean!Écosse qui nettoyait le champ de bataille alors qu'on avait à côté Peter qui avait mis un tablier trop grand, beaucoup trop grand. Et vu l'inscription « I love scones », c'était à Iggy !
Le picard aida comme il pouvait Écosse, même s'il avait fini en un temps record, puis il partit aider le sealandais à cuisiner, pas un truc compliqué tout de même, mais il apprit avec plaisir au plus jeune à faire une tarte au sucre.
.. Peu après, Arthur sortait de la douche, une serviette à la taille, une autre pour se sécher un minimum les cheveux, puis qui se plaint, pour le moins, énergiquement, en voyant que le repas du soir était prêt. Et un Iggy-desu qui rage ! Kenneth avait même piqué l'appareil photo du picard pour « immortaliser Dat Epic Face »
Au final, la soirée fut plutôt calme, à part bien sûr les éternelles disputes entre les deux blondinets, rien de bien extraordinaire, et le repas était comestible, à part peut-être la surprise de Picardie en voyant la « chambre d'ami » dans laquelle il allait passer quelques nuit. Là, Clément pouvait assurer que les matelas anglais, c'était le Paradis, un vrai nuage !
Deux autres jours passèrent plutôt rapidement, ponctués par les bastons familiales des Kirkland, de la visite surprise de Hong Kong, qui vint juste au final pour 'faire chier quelqu'un d'autre que le prof pour une fois, la visite - épuisante – de plusieurs grandes villes anglophones qui épuisaient constamment le pauvre Clément. Sinon, rien de bien méchant, mis à part un curieux appel que le Picard avait entendu par hasard entre Angleterre et une personne connue de celui-ci.
« - … Mais puisque je te dis que je m'en occupe bien, de ton « Bichon » …. ! Non Francis, il n'est pas mort, tué par ma cuisine, t'es vexant Froggie ! Gueulait l'anglais dans le combiné
- Honhonhon ~ Mais j'aime bien savoir si ma chère Région est entre de bonne main, mon Lapin ~ susurra la voix au téléphone, bien reconnaissable
- .. OK, t'es puni stupid frog, plus de tu-sais-quoi avant le mois prochain... déclara alors un Arthur en mode gamin avec un fin sourire
- … NOOOOOOOOOOOOOOOOON ! Pitié mon Thuthur-chou ! Tu ne peux pas me faire ça !
- J'vais m'gêner... A mon tour de faire grève... »
La suite fut une série de petits mots doux pour Francis, et quelques insultes en Anglais de la part d'Arthur, qui avait l'air amusé. Tout ça pour se finir pas un « Au fait, Froggie, le mois prochain, c'est dans trois jour… ~ » Puis Angleterre raccrocha simplement, et Picardie se fit le plus petit possible, mais ça suffisait pas, vu que l'anglophone l'avait vu, ce pourquoi il restait statufié, rouge comme une fraise. Oh c'est mignon, un anglais qui rougit . Le blond bafouilla quelques secondes pour finir par se reprendre et expliquer à la Picardie, ou plutôt grommeler « Francisetmoisommesencouple… » Avant de se barrer à toute vitesse, rouge jusqu'aux oreilles. Et un Clément resté interdit sous le choc de la nouvelle. Les deux pays se tapant tout le temps sur le museau étaient donc en fait Amoureux ?! Avec la majuscule ? Incroyable, mais vrai. Un scoop !
Sinon, à part cette nouvelle, un appel à France par rapport à cette histoire et quelques clichés supplémentaires pour immortaliser les « Epic Face » de tout le monde à cette relation qu'on devine… Plutôt avancée. Sinon, rien de bien méchant, les derniers jours avaient passé à une vitesse affolante, il allait falloir d'urgence une autre carte mémoire pour l'appareil photo de Clément si ça continuait comme ça... ! Autrement dit, celui-ci était un peu moins timide, ça c'était la faute de Kenneth. Note au monde entier : rester avec un écossais surexcité fait fondre la timidité comme neige au soleil !
À présent, le décor avait bien changé entre temps. On était plus dans la grande, grande maison-manoir Kirkland, mais dans un aéroport, il pleuvait des cordes comme on dit. Les relations avec le picard avaient, en quelques jours pas tant changé que ça :
On avait d'un côté la bonne humeur maladive de Écosse qui avait finit pas contaminer -temporairement- Picardie, de ce fait, ces deux-là s'entendaient plutôt bien.
D'un autre, on avait Angleterre qui commençait à bien s'entendre avec Clément, malgré le petit 'incident' du téléphone
D'un dernier côté, il n'aimait plus tellement le gamin hyperactif qu'était Sealand, et ce, depuis que Clément était tombé dans quelques pièges plus ou moins désagréables soit disant destinés à Angleterre. Et disons que les comparaisons intempestives à France étaient, pour le picard, très dérangeantes.
Bref, revenons à nos moutons, parapluie en main pour deux d'entre eux, valises pour un autre, et Peter qui servait de déco dans tout ça. Picardie avait son billet d'avion en main. Même pas de destination, juste un code pour que la machine l'envoie dans le bon avion. Encore une destination mystère ! À côté, nouvelle baston fraternelle en approche. Mais heureusement, on avait l'union Picardie-Écosse qui les empêchaient de se taper sur le museau. Puis le calme revenait, et Clément attendait calmement bien qu'un peu nerveusement l'heure d'y aller.
On ne remarqua pas Sealand contourner Écosse, se glisser derrière Angleterre, ni ce même gosse venir BAISSER LE PANTALON ET LE CALECON DE SON FRERE ! Provoquant ainsi un grand cri de surprise puis un encore plus fort de rage de la part d'Arthur. Deux rires tonitruants, Sealand tout fier de lui, et Écosse qui se moque de la situation du 'gentleman' lui servant de frère. Et en fond un Picardie voulant se faire tout petit, rouge comme une fraise et les mains devant ses yeux.
Une demi-heure plus tard, donc une demi-heure de course poursuite dans tout l'aéroport pour le duo de blonds anglophone, à leur retour, Clément, valise en main, allait entrer, quand Sealand lui sauta au cou pour un câlin d'au revoir, l'étranglant à moitié en chemin, alors que notre Iggy, HS arrivait, n'ayant pas réussi à chopper le sale garnement.
« - Dépêche-toi Picardy ! L'avion va partir sans toi ! Gueula Sealand dans les oreilles du pauvre picard
- Ch'fu i n'est mie din l'mare , Sea' .. ! rétorqua celui-ci, mécontent, dans sa langue maternelle
- Eh… What ?! Fit l'enfant qui n'y avait strictement rien comprit.
… Il n'y a pas le feu au lac... souffla-il simplement, récupérant ses valises »
Un pas, deux pas, aller encore un et le Picard était partit pour gambader vers l'avion, mais au lieu de ça, il se retourna, s'inclina et leur offrir un sourire lumineux.
« Merci de m'avoir accueilli chez vous…~ ! »
Et il était partit.
À présent, nouvelle destination, encore plein de surprises. Picardie sentit que c'était le début d'une longue, fatigante et incroyable chaîne de jours comme ceux-ci.
* Cette musique est un extrait d'une musique de l'album « Enfantillages » de Aldebert, personnellement, j'adore ses chanson, elles sont trop marrantes, j'avais aussi hésité avec « les mots mélangés » mais disons que je n'arrivais pas à réécrire un seul extrait de mémoire. Maintenant prions pour les oreilles de Picardie pour le Français massacré par Sea' .
Bref, Pasta ...?
Eh...? Vous voulez la mauvaise nouvelle ? Roh... Bon, bah s'il le faut..
En fait, ce week-end, j'avais énormément avancé sur la plus grande partie de mes fics ( toutes du Hetalia), sur ma clé USB : à peu près 4 page du chapitre 2 de cette fic, 6 d'un projet de fic sur Gakuen Hetalia, et 2 pages d'un projet de fic avec ma meilleure amie. Et puis ce week end, je veut les mettre sur mon ordinateur. Vide. Plus rien. Il y avait juste à l'intérieur un espèce de machin liquide brûlant, je sais pas ce qui s'est passé, mais j'ai tout perdu... Voilà, il faut tout recommencer.. !
Voilà voilà, je ferais de mon mieux pour réécrire les passages manquants de cette fic et vous permettre de lire la suite ~
