The Last Amnesia Spell
Salut à tous,
Prêts à plonger dans une toute nouvelle aventure ? Je suis ravie de vous présenter le premier chapitre de ma fanfiction, "The Last Amnesia Spell" ! Mais avant de commencer, laissez-moi vous raconter un peu son histoire.
Certains d'entre vous se souviendront peut-être que j'ai déjà tenté de publier cette fanfiction il y a quelques mois. Eh bien, j'ai décidé de la retirer pour la retravailler en profondeur et la rendre encore meilleure. Après des heures de réflexion et de réécriture, je suis finalement prête à vous la présenter à nouveau !
Maintenant, vous devez savoir que j'ai déjà six chapitres prêts à être dévorés et je prévois que cette fanfiction comptera environ douze chapitres au total. Mais qui sait ? L'histoire est en constante évolution et elle pourrait prendre une tournure inattendue.
C'est une romance qui se déroule en huis clos. Imaginez-vous à la place de Harry (en fait non, ne le faites pas, c'est trop flippant). Au programme : manipulations, doutes, amour et révélations !
J'insiste sur le fait que cette fanfiction est un slash, avec une relation entre Harry Potter et Tom Jedusor (Voldemort). Si vous n'êtes pas friand de ce type de contenu, je vous invite à explorer d'autres histoires qui vous correspondent davantage.
Je me suis vraiment éclatée à retravailler cette histoire, à lui donner plus de profondeur et de rebondissements. Maintenant, c'est à vous de jouer ! Vos commentaires et réactions sont plus que bienvenus. Ils me permettent de m'améliorer et de façonner la suite de l'histoire.
Alors, qu'attendez-vous ? Plongez avec moi !
Chapitre 1 : Maze of Oblivion
La première pensée qui coupa les liens qui le maintenaient dans l'inconscience fut une lame qui trancha le brouillard opaque de son esprit. Une question étrange, presque surréaliste, s'imposa à lui :
Pourquoi suis-je né ?
Des images surgirent alors : des souvenirs flous et incohérents qui semblaient appartenir à une vie lointaine, presque oubliée.
Il vit un petit garçon aux cheveux bruns, trop petit et trop maigre, vêtu de vêtements trop grands pour lui. Malgré son apparence négligée, il rayonnait d'une joie pure et innocente. Il tenait dans ses mains un bâton de bois et ses yeux verts brillaient comme des pierres précieuses.
Est-ce que... c'est moi ?
La scène se brouilla et l'enfant se transforma soudain en un homme adulte, grand et imposant, les cheveux toujours aussi noirs mais coupés courts. Ses traits étaient plus durs, plus graves et ses yeux avaient perdu de leur éclat. Ses vêtements étaient maculés de terre rougeâtre, témoins des combats qu'il avait menés.
Il ne souriait pas, son visage figé dans une expression de sérieux et de concentration. Dans ses mains, le bâton de bois était brisé, symbole de la perte de cette innocence qui avait un jour été sienne.
Qui suis-je ?
Harry. Harry Potter.
Lorsqu'il se rappela son nom, il ouvrit les yeux, se redressa et se sentit désorienté. Il tomba du lit dans lequel il avait été allongé et se releva en se rattrapant au bord du matelas. Il trébucha sur le tapis qui jonchait le sol et se retrouva à quatre pattes sur le carrelage glacé qu'il griffa de ses doigts.
Tout tanguait autour de lui, les murs semblaient se déformer et les ombres se mouvaient, menaçantes. Il respira profondément pour tenter de calmer les battements frénétiques de son cœur. Il avait l'impression d'étouffer, comme si quelque chose l'empêchait de respirer normalement.
Finalement, il parvint à se redresser et regarda autour de lui avec des yeux hagards. Il avait perdu une partie de sa mémoire, de sa vie. Ses souvenirs semblaient flous, indistincts, comme s'il avait été frappé d'une amnésie partielle. La seule chose dont il était sûr, c'était son nom et son prénom. Il resta un instant immobile tentant de calmer la panique asphyxiante qui étreignait sa poitrine.
Son regard se fixa sur la baie vitrée qui laissait passer les rayons lumineux du soleil. Ses poumons étaient comme comprimés, et chaque respiration lui coûtait un effort surhumain.
— Du calme, du calme, se répéta-t-il d'une voix tremblante, tandis qu'un mince filet d'air s'infiltrait dans ses poumons.
Il se sentait comme un étranger dans sa propre peau. Il était vivant, physiquement sain, mais sa mémoire avait été corrompue, laissant un vide béant dans son esprit. Il avait besoin de vérifier son état physique pour s'assurer qu'il était bel et bien en vie, que son corps était intact.
Il tenta de s'asseoir correctement, mais ses mouvements étaient maladroits, empruntés, comme s'il découvrait son corps pour la première fois. Sa tête le faisait atrocement souffrir mais le reste ne semblait pas trop douloureux.
D'accord. Mis à part cette douleur lancinante dans ma tête et cette mémoire qui me fait défaut, je vais bien, songea-t-il, sans que cela ne lui procure la moindre consolation.
Il observa ses mains, cherchant une réponse à ses questions muettes. Elles étaient bien les siennes, il n'y avait aucun doute là-dessus. Pourtant, il ne se rappelait pas leurs formes, ni les lignes qui couraient sur ses paumes. C'était comme si sa mémoire avait été effacée d'un seul coup, laissant un fossé asséché derrière elle.
En tournant sa main droite, il remarqua une inscription sur sa paume :
« Je ne dois pas dire de mensonges. » La blessure avait l'air ancienne, comme une cicatrice depuis longtemps gravée dans sa chair, elle lui semblait étrangement familière, plus que tout ce qu'il avait vu jusque-là. Ces mains étaient les siennes. Cette évidence lui donnait le vertige.
Où suis-je ? se demanda-t-il, cherchant des indices dans la pièce qui l'entourait.
La pièce était spacieuse, ornée d'un lit majestueux à baldaquin qui trônait au centre. Des rideaux de soie rouge foncé encadraient les fenêtres d'une baie vitrée qui laissaient entrer des rayons de soleil aveuglants. Les murs immaculés semblaient refléter la lumière trop vive, créant une atmosphère étouffante. Sa migraine se fit lancinante, le transperçant comme une entrave à sa pensée.
Il observa les meubles en bois sombre et lustré, parfaitement alignés, cherchant un indice, une réponse à sa confusion. Soudain, il se leva, titubant, luttant pour ne pas tomber.
La porte de la chambre s'ouvrit alors sur un homme en costume noir orné d'une cape. Une présence forte, imposante, se dégageait de lui, faisant naître une angoisse sourde en Harry.
Des cris indistincts surgirent dans sa tête, l'astreignant de fuir, de s'échapper, de se jeter par la fenêtre. Mais pourquoi ? Il essaya de se raisonner, de regarder l'homme sans se laisser submerger par la peur. Ses cheveux bouclés et disciplinés étaient l'opposés des siens, mais cette différence était loin d'être rassurante.
Le sorcier en face de lui était d'une beauté étrange, presque irréelle et cela ne faisait qu'accentuer le sentiment de monstruosité qui émanait de lui.
Une tension palpable envahit la pièce, comme si deux forces s'affrontaient, prêtes à se déchirer à tout moment. Pourtant, l'homme n'était pas armé, il semblait davantage être un professeur ou un politicien qu'un soldat.
Harry ne pouvait s'empêcher de ressentir un lien étrange, presque familier, avec ce sorcier.
Leurs regards se croisèrent brièvement alors que l'homme refermait la porte d'un geste désinvolte, sans même y jeter un coup d'œil. Quand ses yeux rencontrèrent ceux de l'inconnu, ils furent immédiatement captivés par la teinte inhabituelle qui hantait ses iris. Une lueur rouge, presque effrayante.
Tout à coup, Harry fut assailli par une douleur vive qui lui arracha un cri étouffé. Derrière ses paupières closes, il pouvait voir des étoiles blanches briller comme des éclats de verre. Sa migraine devint insupportable, ses pensées se disloquèrent, s'évaporèrent.
Un souvenir vint alors lui lacérer l'esprit comme un film en noir et blanc aux images morcelées. Il se revit, couvert de sang, sur un sol étranger. Son ennemi juré, l'homme qui l'avait presque tué, était là, le surplombant avec un sourire triomphant. Harry était impuissant, à la merci de l'autre sorcier. Il était identique à celui qui venait d'entrer dans la pièce.
La douleur dans sa tête était telle qu'il vacilla, mais l'inconnu était déjà là, le rattrapant par le bras pour l'empêcher de tomber. Cependant, le contact de leurs peaux le révulsa et il ne put s'empêcher de lutter contre cette prise.
Éloigne-toi de moi ! hurla-t-il dans l'intimité de ses pensées, tentant de repousser l'effrayant personnage qui le soutenait.
Harry avait beau prier pour que l'homme s'éloigne de lui, son esprit et son corps refusaient de se synchroniser. La simple proximité de l'inconnu le terrifiait, son contact le dégoûtait même au travers de leurs vêtements. Il aurait donné n'importe quoi pour être ailleurs. Loin de lui.
L'homme sembla prendre conscience de l'état de faiblesse d'Harry et tenta de le soulever. Mais ce dernier refusa catégoriquement, repoussant l'homme avec une force insoupçonnée. Il était déterminé à prouver qu'il était encore capable de se défendre, malgré sa vulnérabilité apparente.
Une fois séparé, il se mit à observer son ennemi avec attention, essayant de comprendre qui il était et quelle était leur relation. Des flashs de souvenirs lui traversaient l'esprit, sans jamais se stabiliser. Il savait qu'il était plus jeune que l'inconnu mais il était incapable de se rappeler son âge exact ou sa date de naissance.
L'ennemi de son passé sembla étonné par la force dont il avait fait preuve pour l'éloigner. Harry ressentit une satisfaction fugace en voyant son visage trop parfait se déformer sous la surprise. Il avait l'impression de prouver quelque chose à cet homme, même s'il ne savait pas quoi.
Une partie de lui aurait aimé l'attaquer et le tuer sur-le-champ. Mais il savait que ce serait irrationnel. Après tout, il ne se souvenait même pas pourquoi il le considérait comme son ennemi.
Il se plongea dans ses souvenirs, mais tout était confus et altéré. Il n'était même pas sûr de pouvoir faire confiance à sa propre mémoire. Il ressentait des émotions contradictoires et était certain que quelque chose lui échappait.
L'homme qu'il venait de pousser le regarda d'un air incrédule avant de prendre ses distances pour le questionner.
— Harry, est-ce que ça va ? Tu souffres encore de tes blessures ?
Il s'approcha à nouveau de lui mais Harry s'éloigna jusqu'à être acculé par le lit. Sa voix bondit de sa bouche comme un grognement animal, rauque et grinçante.
— Ne t'approche pas de moi !
L'homme aux yeux rouges s'arrêta net et baissa la tête. Pendant un instant, Potter fut certain qu'il allait rire comme un maniaque colérique avant de le maudire mais cela ne se produisit pas. Il garda la tête basse et murmura :
— Je suppose que je le mérite. C'est de ma faute s'ils ont réussi à t'atteindre et à te faire du mal. Je comprends ta colère.
Sa voix était empreinte de sincérité et de tristesse mais Harry ne pouvait ni voir ses yeux ni l'expression de son visage. À la fin de sa déclaration, il se redressa. Son visage était habité par la rage. Il grinça des dents.
Stupidement imposant, dangereusement familier.
— Ils paieront pour ça. J'ai tenu un conseil et nos hommes ont l'ordre de les traquer et de les exécuter pour ce qu'ils t'ont fait. Tu n'as rien à craindre. Le manoir est impénétrable.
De quoi parle-t-il ? Qui sont ces hommes ? Qui sera traqué et exécuté ?
Harry ne comprenait pas un mot de ce que disait son vis-à-vis. Cela devait être visible sur son visage car l'homme crut bon de lui demander.
— Tu sembles confus. Est-ce que tout va bien ?
— Qui es-tu ?
Il n'avait pas pu s'en empêcher. C'était sorti de sa bouche avant qu'il ne puisse penser que révéler une information aussi primordiale à un ennemi était dangereux. En prononçant ces trois mots, il avait exposé le trou béant qu'était sa mémoire à cet inconnu.
Un inconnu qui se comportait comme s'ils étaient proches.
Le choc sur le visage dudit inconnu en cet instant lui parut honnête, ce qui le dérangea profondément. L'homme pâlit et tenta de s'approcher une nouvelle fois de lui et Potter se cogna contre le lit derrière ses jambes.
— Tu ne te souviens pas de moi ? lui demanda-t-il sa voix trahissant à la fois sa déception et sa frustration.
Harry secoua la tête, ignorant son cœur qui battait à tout rompre.
— Non, je ne sais pas qui tu es.
L'homme chancela, comme s'il avait été frappé. Ses réactions semblaient indiquer qu'il était affecté par le fait qu'il ne le reconnaisse pas.
Pourtant, dans les tréfonds de son esprit, un instinct lui murmurait de se méfier. C'est cette voix qui le poussa à révéler, en s'asseyant prudemment sur le lit :
— Je ne me souviens de rien.
Il guetta la réaction de l'homme, cherchant à déceler la sincérité ou la fausseté de ses propos. Il aviserait ensuite, lorsqu'il en aurait le cœur net.
Le silence entre les deux sorciers s'étira, pesant, alors que l'inconnu semblait déchiré entre fureur et peine. Il fit les cents pas dans la pièce puis s'arrêta, dévisageant Harry avec une intensité qui le fit frémir.
— J'aurais dû m'en douter, dit-il enfin, sa voix teintée de rage. Ils avaient l'occasion de te tuer. Pourquoi ne l'auraient-ils pas fait ? C'était leur objectif, te retirer tes souvenirs. Si je ne t'avais pas retrouvé à temps...
La colère sembla le gagner tout entier. Cependant, au lieu de serrer les poings ou de hurler comme Harry l'aurait certainement fait, l'inconnu se figea et se mit à sourire de manière inquiétante. Puis, il ajouta d'une voix qui ne parut qu'un sifflement à Potter.
§ La mort ne sera pas une punition suffisante. §
Harry fronça les sourcils, essayant de comprendre ce qui se passait. L'inconnu le dévorait des yeux et Harry put sentir son regard pénétrant comme une lame froide dans son esprit. Mais malgré cette intrusion, il resta résolu, déterminé à ne pas fléchir.
L'homme se prit la tête entre les mains, comme accablé puis fit deux pas dans sa direction mais, au lieu de l'attaquer, il soupira et parla d'une voix douce, presque plaintive :
— J'imagine que sans tes souvenirs, je ne peux plus te considérer comme celui que j'ai connu par le passé. Ils ont réussi… ils t'ont détruit. Tu as peur de moi.
Harry sentit une vague de colère déferler en lui. Il refusait d'être considéré comme une coquille vide, dénuée de toute personnalité ou de toute histoire. Il était toujours lui-même, malgré cette amnésie qui avait effacé la majeure partie de son passé.
— Tu te trompes, dit-il d'une voix ferme. L'absence de mes souvenirs ne change rien. Je suis Harry Potter et je n'ai pas peur de toi.
Il avait prononcé son nom avec force, comme pour se rappeler à lui-même qui il était réellement.
Le silence s'installa dans l'air, chargé de tension. Son adversaire l'observa d'un regard scrutateur, comme s'il cherchait à évaluer la sincérité de ses paroles. Un sourire singulier étira ses lèvres - un sourire doux-amer qui laissait deviner qu'il venait de réaliser quelque chose de crucial - quelque chose qui venait remettre en question ses plans.
Son regard sur Harry se fit plus perçant, plus vrai, comme s'il avait décidé de ne plus jouer de rôle, d'arrêter sa comédie. Dans un murmure cynique, il souffla ces mots énigmatiques :
— À vaincre sans péril on triomphe sans gloire.
Puis, d'une voix plus forte, il ajouta :
— Ton amnésie n'est probablement pas totale. J'avais imaginé qu'en effaçant les souvenirs d'une personne, en lui retirant son passé, on lui retirait son identité. Son âme. Je me suis trompé. Même la magie n'en est pas capable en ce qui te concerne. J'ignore ce qu'ils ont tenté de te faire mais ça n'a peut-être pas aussi bien marché qu'ils l'espéraient.
Il pencha la tête et le regarda intensément, comme s'il avait acquis une pièce rare et précieuse.
— Effectivement, tu es Harry Potter. Lui seul est capable de se tenir devant moi et de me dire que j'ai tort.
Harry plissa les yeux, méfiant.
— Tu sembles penser me connaître mieux que quiconque.
— Je suis le seul à pouvoir prétendre tout connaître de toi, rétorqua son ennemi.
Un sourire dérangeant s'étira sur ses lèvres tandis qu'il ajoutait :
— Après tout, nous sommes amants.
Le cœur de Harry se serra. Les mots de son vis-à-vis semblaient s'enrouler autour de lui comme des serpents.
— Nous sommes quoi ? demanda-t-il, incrédule.
Son antagoniste ne fit que sourire de façon plus franche en répétant, semblant se régaler de sa surprise.
— Amants.
Non, c'est impossible ! Harry ne pouvait pas croire un mot de ce que disait ce sorcier. Il garda la bouche fermée même s'il voulait absolument réfuter ce que l'homme en face de lui venait de dire. Il se contenta d'écouter.
— Ce n'est pas étonnant que tu ne t'en souviennes pas. C'est certainement la première chose qu'ils ont voulu retirer de ta mémoire.
Le sorcier avait de nouveau l'air enragé. Une fureur calme, calculatrice, terrifiante. Potter, quant à lui, tenta de conserver son calme, il le fallait s'il voulait tirer cette histoire au clair.
— De qui parles-tu ? Si ce que tu dis est vrai et que nous étions amants, en quoi notre relation concernait ces personnes que tu souhaites éliminer ?
L'inconnu plissa les yeux et le toisa tout à coup.
— Étions ? Tu fais erreur. Nous le sommes toujours.
Harry grinça des dents à l'attitude de l'autre sorcier.
— Peut-être que nous l'étions. Je ne sais pas puisque je n'en ai plus le souvenir. Je ne me souviens même pas de ton nom et je n'ai pas de relation, d'aucun genre que ce soit, avec un inconnu.
Harry observa la réaction de son ennemi. Sa posture était calme, mais son regard brûlait d'une intensité inquiétante.
Après un instant l'homme soupira et murmura pour lui-même :
— Tu es incapable de croire qui que ce soit sur parole.
Harry détourna les yeux, mal à l'aise. Il avait la sensation que c'était vrai, il avait du mal à faire confiance aux gens, surtout dans un contexte comme celui-ci.
— Comment oublier que je suis tombé amoureux d'un imbécile idéaliste, imprudent, méfiant et imprévisible ? continua l'autre.
Harry leva les yeux, décontenancé par cette déclaration. Il était encore abasourdi lorsqu'il entendit frapper à la porte. L'homme fronça les sourcils de mécontentement mais répondit sans la moindre hésitation, comme s'il était habitué à ce genre d'interruption.
— Entrez !
Une femme entra et les salua sans les regarder dans les yeux, comme si elle avait peur de les déranger, puis leur dit à voix basse :
— Mes seigneurs, veuillez pardonner mon intrusion. Il est l'heure et vous avez explicitement demandé à être prévenus lorsqu'il serait l'heure de partir, je ne pouvais faire autrement que de vous interrompre.
Harry cligna des yeux, perplexe, son regard croisa celui de son vis-à-vis et une sensation de malaise s'empara de lui. Il avait la sensation que cet homme était bien plus qu'un simple adversaire et l'appellation seigneur ne fit que renforcer cette certitude.
— Je vais devoir m'absenter pendant un moment, déclara l'homme, rompant le silence.
Il ne répondit pas directement à la domestique, s'adressant exclusivement à lui.
— Je ne vois pas comment je pourrais justifier mon absence à nos collaborateurs sans les inquiéter de ton état. Je serai de retour dans quelques heures, ça ira ?
Harry comprit que c'était une question rhétorique, puisque son interlocuteur se détourna sans attendre de réponse.
— Veillez sur Harry pendant mon absence, ordonna-t-il à la dame venue les prévenir. Il a besoin de repos, donnez-lui tout ce qu'il voudra tant qu'il ne demande pas à sortir du manoir. Dans son état, je préfère le savoir en sécurité.
La domestique acquiesça d'un signe de tête et l'homme se dirigea vers la porte sans un mot de plus.
— Où allez-vous ? Vous n'avez pas le droit de partir comme ça ! Je vous parle ! s'écria Harry.
L'homme se retourna et lui lança un regard affamé.
— Nous aurons le temps de parler à mon retour, répondit-il enfin. Pour le moment, il n'y a qu'une chose que tu te dois de connaître. Mon nom est Tom Jedusor. Ne l'oublie pas cette fois. Ce serait vexant.
Et avec ça, il disparut. Sa présence s'effaça comme la fumée d'un incendie se disperse. Ne laissant que des cendres de l'espoir qu'entretenait Harry de comprendre ce qui lui était arrivé.
À suivre…
Et voilà, nous arrivons à la fin de ce premier chapitre. J'espère sincèrement que vous avez apprécié cette plongée avec Harry et Tom. Avant de conclure, permettez-moi de vous donner quelques informations importantes.
Tout d'abord, je suis ravie de vous annoncer que la publication des chapitres suivants se fera chaque dimanche soir. Vous pourrez donc vous plonger dans la suite de l'histoire régulièrement, sans avoir à attendre trop longtemps.
Sachez également que les chapitres à venir auront une longueur moyenne d'environ 3000 à 4000 mots. Je veux m'assurer de vous offrir un contenu riche et détaillé, tout en maintenant un rythme soutenu pour maintenir votre intérêt du début à la fin.
N'hésitez pas à me laisser vos commentaires et vos réactions au fil de votre lecture. Vos retours sont précieux et me motivent à donner le meilleur de moi-même.
Je vous remercie du fond du cœur pour votre soutien et votre intérêt pour cette histoire. Je suis impatiente de vous retrouver dès le prochain chapitre. D'ici là, portez-vous bien et rendez-vous dimanche prochain !
