Bonjour à tous,

voici une nouvelle fic qui répond à un des thèmes du groupe Papotage, écriture, lecture et bonne humeur.

Je vous rappelle que les personnages ne m'appartiennent pas et que je ne mets pas le rating M pour rien.

Merci à Vaunie pour ses corrections

THEME 37 : C'est arrivé un 29 décembre

29/12/2009 : Enlèvement en Afghanistan de deux journalistes français par les talibans. ils seront libérés 18 mois plus tard. - Ecrivez une fic sur un ou des personnages qui se font kidnappés dans un pays étrangers


Chapitre 1

L'explosion souleva la voiture des militaires dans un bruit assourdissant. Steve s'accrocha à son siège, se préparant pour le choc de l'atterrissage. Celui-ci fut violent, accompagné d'une deuxième déflagration. Le toit du véhicule fut soufflé et les occupants expulsés du véhicule. Steve vola sur quelques mètres avant de tomber sur le sable brûlant qui lui sembla aussi dur que du roc. Sonné, sa vision se troubla et son audition se transforma en un bourdonnement sourd. Il vit deux formes floues s'approcher de lui, mais ne put se saisir de son arme ou se relever, son corps tremblait et ses mouvements étaient trop approximatifs. Les formes vinrent tout près de lui et il ne put rien faire pour prévenir le coup de crosse qui l'assomma.

La douleur, générale, fut la première sensation qui lui revint, puis elle se fit plus précise. Sa tête et son épaule gauche, ainsi que tout son membre inférieur gauche de sa hanche au pied, le lançaient plus que le reste de son corps. Ensuite, il réalisa que le sol dans son dos et l'air autour de lui étaient froids. Des chuchotements et des geignements douloureux lui parvinrent. Comme il ne comprenait pas les mots, il ouvrit les yeux le moins possible, juste le minimum pour avoir un aperçu de sa situation et celle-ci ne lui sembla pas bonne. Il était dans une grotte, fermée par une porte métallique. Un feu à quelques mètres de lui éclairait faiblement la pièce creusée. Les seules personnes présentes portaient l'uniforme de la Navy.

Rassuré de ne pas être en danger immédiat, il ouvrit plus grand ses yeux et tenta de s'asseoir. Ses blessures le gênaient, particulièrement sa jambe, et un grognement de douleur lui échappa, attirant sur lui l'attention de ses compagnons d'armes.

"Tout doux Steve, t'es bien amoché !" lui souffla Catherine en boitant vers lui.

La jeune femme avait un bandage de fortune autour du pied droit et de sa tête, mais elle ne semblait pas trop blessée. Jones, un jeune afro-américain qui n'était chez les Seals que depuis un an, la suivit. Il avait un pansement autour de son œil gauche et de son ventre.

"C'est mauvais ? demanda-t-il dans un chuchotement.

-Moi, ça va, des égratignures, répondit Catherine. Jones a certainement perdu son œil et a une plaie perforante au ventre, à surveiller. Tu as une plaie à la hanche qu'on a pu bander et le tibia fracturé, on t'a fabriqué une attelle comme on pouvait. Je pense que tu as un trauma crânien aussi, mais je n'ai pas pu vérifier."

Steve hocha la tête pour confirmer qu'il avait compris et écouta la suite du compte-rendu.

"Jack a eu une jambe arrachée par l'explosion, on a dû cautériser avec des braises, il perdait trop de sang. Et Harley a eu le torse perforé à de multiples endroits avec des bouts de taule. Il a du mal à respirer, on ne peut rien faire pour le soulager. Je ne sais pas combien de temps ils tiendront."

Steve se sentit mal pour ses frères d'armes et se demanda pourquoi les talibans les avaient gardés en vie. Il se sentit mal en réalisant qu'aucune des raisons qu'il envisageait auguraient quelque chose de bon pour eux. Catherine et Jones l'aidèrent à se lever et à se rapprocher du feu, il en profita pour jeter un œil sur les deux hommes inconscients et grimaça, Catherine avait raison, ils risquaient de ne pas tenir longtemps. La jeune femme reprit son rapport une fois qu'ils furent assis autour du feu et que Steve eut un verre d'eau dans les mains.

"Ils nous ont mis là sans explication, ils ont pris nos armes et tout ce qu'il y avait dans nos poches. J'ai compté dix hommes quand ils sont venus, mais ils pourraient être plus nombreux. Deux des dix hommes parlaient anglais. La porte est gardée par deux hommes armés lourdement et donne sur un couloir, il n'y a aucune autre sortie.

-Merci Catherine. Est-ce que Jones ou toi avez pris du repos ?

-Non, commandant.

-OK, Jones, allez vous reposer, Catherine et moi allons veiller, on va prendre des tours.

-Oui, commandant.

-Jones, appelez-moi Steve."

Il regarda l'homme, trop jeune, s'allonger et fermer les yeux. Le silence s'installa, parler ne leur ferait que gaspiller leurs salives et ils avaient une quantité d'eau limitée qui serait indispensable à leur survie.

Les minutes, les heures, passèrent, Steve et Catherine étaient perdus dans leurs pensées, mais restaient aussi vigilants à tous les bruits qui leur parvenaient. Jones se réveilla et Steve ordonna à Catherine de dormir. Le commandant alla au chevet des deux blessés, il vérifia leurs pouls, les fit boire quelques gorgées d'eau et retourna s'asseoir. Sa hanche et sa jambe lui faisaient un mal de chien, mais il ne laissa aucune plainte passer ses lèvres.

Catherine dormait depuis un moment lorsque la porte s'ouvrit, faisant se relever la jeune femme comme si elle n'avait pas été assoupie la minute d'avant.

Treize hommes, dans des tenues beiges, avec un gilet pare-balles, un foulard autour de la tête et une mitraillette à la main, entrèrent. Steve, Jones et Catherine se levèrent tout de suite, ignorant leurs blessures. Un des talibans s'avança.

"Noms et grades, dit-il dans un anglais simpliste avec un énorme accent.

-Commandant Steve McGarrett, répondit Steve sans chercher à mentir, ces hommes avaient certainement déjà une idée de leurs identités.

-Capitaine Catherine Rollins.

-Sergent Jones Davis.

-Et eux ? demanda le taliban en tendant la main vers les blessés.

-Sergent-chef Jack Martinez et sergent Harley Brown, répondit Steve, tendu.

-Vous les prendre et suivre nous."

Steve, Catherine et Jones se regardèrent ahuris, se demandant par quel miracle ils pouvaient les déplacer dans leurs états.

"Tout de suite, reprit l'homme en armant sa mitraillette.

-Il nous faut de l'aide, ils ne peuvent pas marcher du tout.

-Prendre tables." répondit le taliban avant de dire quelques mots dans sa langue.

Un homme se détacha du groupe armé et alla se positionner devant une des tables où les blessés étaient allongés pour se saisir du bord. Steve alla prendre l'autre côté et ils se mirent en route. Le poids de Jack en plus de son propre poids sur sa jambe blessée lançait des éclairs de douleurs au commandant à chaque fois qu'il posait son pied par terre, mais il serrait les dents et ne montrait rien. Sa hanche le faisait tout autant souffrir, mais il arrivait mieux à éviter d'empirer sa douleur.

Ils sortirent de la cellule et empruntèrent le couloir long d'une dizaine de mètres. Ils passèrent devant trois salles, deux à gauche et une à droite, toutes fermées par des portes métalliques noires et gardées par des soldats. Ils entrèrent dans la troisième salle sur leur gauche. Celle-ci était éclairée par un spot lumineux blanc et la partie la plus lumineuse était recouverte de tapis.

"Assis tapis."

Steve posa la table et s'assit, il évalua d'un coup d'œil l'état de ses hommes, puis les forces ennemies. Leurs armes étaient braquées sur eux, ils étaient toujours aussi nombreux. Il ne servait à rien de lutter, à part à ce qu'ils meurent tous. Il sut ce qu'il allait ensuite se passer à la seconde où son regard se posa sur les caméras. Trois au total.

Le terroriste qui parlait anglais reprit la parole.

"Commandant, donne noms et grades à la caméra et après dit que gouvernement américain doit faire comme demande. Sinon vous mourir un par un."

Steve acquiesça et se tourna vers les caméras. Il regarda un homme derrière l'une d'entre elles qui lui fit un décompte avec les doigts. Un voyant rouge s'alluma sur chaque caméra et le commandant prit la parole, une boule au ventre.

"Je suis le commandant Steve McGarrett, retenu en otage par les talibans avec une partie de mon équipe : le capitaine Catherine Rollins, le sergent-chef Jack Martinez et les sergents Jones Davis et Harley Brown. Les talibans demandent au gouvernement américain d'accéder à leurs demandes… sinon ils nous tueront tous un par un. Deux de mes hommes sont grièvement blessés et ont besoin de soins de toute urgence."

Les points rouges s'éteignirent. Les talibans les ramenèrent dans leur cellule et leur laissèrent une nouvelle portion d'eau et de nourriture. Les heures d'attente et d'angoisse commencèrent.