PART 1 : DESIRE
Elle sentait son souffle chaud, haletant, dans le creux de son cou. Son corps musclé et brûlant reposait sur le sien, sa peau semblant vouloir se fondre sur la sienne. Le contact de leur enveloppe charnelle provoquait un feu entre eux dont l'intensité défiait tout ce qu'elle avait connu auparavant. Elle sentit sa main, aussi douce que forte, se perdre dans ses cheveux, avant de descendre lentement pour caresser ses seins. Il les survola d'abord, les touchant à peine, avant de jeter son dévolu sur l'un d'eux pour l'agripper plus fermement, provoquant chez elle un irrésistible frisson. Elle gémit de plaisir, avide de plus, toujours plus, une main perdue dans ses cheveux pour s'assurer qu'il ne s'arrêterait jamais de l'embrasser, l'autre agrippée dans son dos pour le sentir toujours plus proche d'elle. Tout chez lui la rendait folle : l'odeur de ses cheveux, la douceur de ses mains, le goût de ses lèvres et de sa peau, la moiteur de leur deux corps collés l'un à l'autre…
Elle mit fin à leur étreinte, mais uniquement pour prendre l'avantage et se placer au-dessus de lui. Elle prit quelques secondes pour l'observer et reprendre son souffle. Les prunelles de ses yeux, habituellement marrons, étaient maintenant teintées d'un noir intense. Elle y lut autant d'amour que de désir, et était bien déterminée à lui faire comprendre que c'était réciproque. Elle entremêla ses doigts aux siens et recommença à l'embrasser, sa langue cherchant à mémoriser chaque recoin de sa bouche et son corps nu se collant encore plus au sien. Le feu qui brûlait dans son bas-ventre redoubla soudainement d'intensité lorsqu'il rencontra le membre gonflé de désir de celui qui lui faisait perdre tous ses moyens. N'en pouvant plus, elle initia le contact. Il prit d'abord la forme d'une lente et irrésistible caresse qui lui fit littéralement perdre la tête. Leur désir, ardent et mutuel, ne formait plus qu'un. Mais le feu brûlait déjà bien trop fort et elle ne pouvait plus attendre, alors, elle écarta un peu plus les cuisses pour l'accueillir enfin en elle. Ils poussèrent tous deux un soupir qui semblait tenir autant du plaisir que du soulagement. Il se redressa soudainement pour leur permettre à tous les deux de se tenir assis, et elle encercla immédiatement ses jambes autour de sa taille, sans jamais cesser de l'embrasser. Ses mains vagabondaient sur son dos, dans ses cheveux, sur ses joues, et elle sentait les siennes en faire autant, provoquant des frissons de plaisir chez elle à chacune de ses caresses.
Leur inlassable va-et-vient puisait une force et une ardeur nouvelle à chaque soupir émis par l'autre, leur faisant atteindre des sommets insoupçonnés. Sa respiration était de plus en plus saccadée, à mesure que le plaisir qu'elle ressentait grandissait. Il devenait si fort qu'elle avait l'impression de perdre la raison. Insatiable, elle ne se lassait pas de goûter le sel de ses lèvres et de sa peau, tandis qu'elle serrait encore plus ses cuisses autour de lui pour approfondir leur étreinte qui ne cessait de gagner en intensité. Elle finit par coller son front au sien, haletante, tout en continuant leur infatigable danse, de plus en plus effrénée. La chaleur de son bas-ventre irradiait son corps entier ; elle en avait le souffle coupé. Elle plongea son regard dans le sien avant de sentir tout son être lâcher prise dans un tourbillon de plaisir, murmurant son nom dans un soupir extatique.
- Antonio…
