La suite de cette fanfiction pour le moins étrange ! Dont j'espère que vous aller apprécier l'absurdité de l'écriture ;)

Bonne lecture !


Chapitre 2 :

Une porte qui reste vague

"Par tous mes aïeuls ! Comment une créature avec d'aussi menus petons, cavale-t-il aussi vite ?!"

C'est que maugrée Rune dans sa barbe, alors qu'il s'élance dans ses couloirs sans fin. Il ne sait depuis combien de temps, il trotte dans ces couloirs arc-en-ciel, ni s'il ne tourne pas en rond depuis un long moment, mais il n'abandonne pas sa poursuite.

Cependant, le temps passant, il dut ralentir sa course, par essoufflement, mais également, parce qu'il vient de perdre la trace du satyre.

Reprenant son souffle tout en marchant doucement, ses pas résonnant sur le sol dur, Rune contemple les lieux avec perplexité. N'ayant que d'autres choix que de se fier à son ouïe, espérant retrouver la trace du satyre ainsi, il entendit, tout à coup, d'étranges sons...

Sous ses pieds.

"Pourquoi cela fait un bruit de canard en plastique et de coussin péteur ? Qui est la responsable de cette farce d'un mauvais goût ?" dit-il de mauvaises humeur "Misère, je sens que si je ne sors pas de ce labyrinthe, je finirai aussi toqué qu'un gémeau !"

Supportant tant bien que mal les bruits infâmes, harcelant ses tympans et son esprit, il finit au détour d'un couloir violet et vert pomme avec des touches de bleu marine, par se retrouver devant un cul-de-sac, pour la première fois depuis son exploration.

Enfin, presque un cul-de-sac...

Si on exempte cette petite, mini, riquiqui...Porte...

Rune en fut blasé, s'imaginant déjà en train de jeter dans un précipice, l'architecte de cette petite facétie.

Avec perte et fracas, mais surtout beaucoup de fracas...

"Je suppose qu'il me reste plus qu'à rebrousser chemin et à errer dans ces couloirs, à nouveau" soupire-t-il alors qu'il fit volte-face, sa tenue de juge bougeant élégamment, le suivant dans ses mouvements.

Néanmoins, il n'eut pas le temps de poser un pied devant l'autre...

"Oh, mais vous êtes sur le bon chemin !"

Un silence s'en suivit...

Rune, yeux écarquillés et pupilles frémissant de stupeur, se tourne comme un dingue dans tous les sens, cherchant l'origine de cette voix.

Mais il ne trouve personne...

"...Et voilà que je commence à rentrer dans la déraison..." peste-t-il, se massant frénétiquement les tempes.

"Déraison ? En voilà un mot saugrenu !"

Rune se tourne tout à coup en direction de la porte, puis il le vit...

Des grands yeux snobs, un air distingué et le trou de la serrure servant de bouche...

Rune en avait vu, côtoyée même, des choses et phénomènes farfelues dans ces millénaires de longue, très longue vie...Mais une poignée de porte qui parle, même le whisky du seigneur Radamanthys ne pourrait lui faire avaler cette supercherie.

Pourtant, elle semble si réelle...

"Allons jeune plébéien ? Avez-vous perdu votre langue ou n'avons nous pas le même idiome ?"

"...Je...Vous êtes une poignée de porte qui parle ?"

"Non, je suis une cheminée à flatulence, quelle question !" se moque-t-il "Évidement ! Cela va de soi, ou vous n'avez jamais vu une poignée de porte de votre vie ?"

"Pas celle qui jacasse et parle avec un langage sophistiqué" dit Rune.

La poignée de porte hausse légèrement la tête, comme voulant se donner un air noble.

"Cela est indiscutablement certain, que nulle autre poignée de porte égale mon éducation et mon langage ! Hélas, peu de gens reconnaît ceci comme une qualité"

"Et bien, moi aussi, je ne supporte guère l'impolitesse et la vulgarité, mais j'ai l'impression que je suis le seul à être à cheval sur ces principes"

La poignée de porte semble ravie de cette nouvelle "Enfin quelqu'un qui partage ma vision des choses ! Il faut dire que je ne côtoie pas tellement de passagers en ces lieux colorés"

"C'est vrai que cela est désertique ici !"

"Mais je m'égare, que cherchait vous ici, six pieds sous terre ?"

Rune se rappelle soudainement pourquoi il est tombé là.

"Veuillez me pardonner de ma grossièreté ! J'ai été surpris de votre présence !" dit-il "Tout d'abord, je me nomme Rune, procureur du juge Minos, et je suis à la recherche d'un satyre, tout petit et menu satyre, accoutré d'une veste vermeil, d'une chemise blanche, parée d'un gros nœud de papillon et affublée d'un monocle, l'auriez vous aperçu ?"

La poignée de porte roule des yeux...

"Ciel ! Je ne le connaît que trop bien, surtout sa sempiternelle comptine, chantant à tue-tête qu'il est en retard, toujours en retard celui-ci d'ailleurs !"

"Quel manque de ponctualité !" répond Rune stupéfait.

"Je ne vous le fais pas dire ! Tout le monde sait bien que la ponctualité et la politesse des rois ! Surtout quand il s'agit d'arriver à l'heure, pour la reine de cœur !

"La reine ?"

"Oh oui ! Mais cela est sans importance, tout ce que vous devez savoir, c'est qu'il est passé par moi pour partir plus loin"

"Vraiment ?"

"Certainement, voyez vous-même !"

Pour confirmer ses dires, la poignée de porte, ouvre grand le bec, l'invitant à s'approcher.

Rune s'approche et se baisse doucement, se mettant à quatre pattes pour contempler, au-delà de la bouche, c'est qu'il y a au bout.

"Fantastique ! Je le vois !" s'exclame Rune plus joyeux "Il faut absolument que j'y passe, qu'est ce que je dois faire ?"

"Et bien prenez le produit sur la table"

"Quel produit ?"

Se retournant, il y vit effectivement une table basse en bois d'acajou, ou se tiennent une étrange fiole de verre.

"Mais elle n'était pas là auparavant ?"

"Bien sûr que si !"

"Vous avez sans doute raison, je dois être un peu sur les rotules"

S'avançant, zieutant prudemment, il finit par saisir d'une main ferme la chopine, et y lit l'instruction sur l'étiquette.

"Buvez-moi"

"Ce n'est pas un peu dangereux ?"

"Quel choix avez-vous donc de toute façon"

Toutefois, Rune n'est pas né de la dernière pluie, ainsi, il enlève le bouchon et hume d'abord le produit pour y vérifier que cela n'est pas du poisson ou un quel qu'onc venin.

Il se tient soudainement le nez, grimaçant de dégoût.

"Non d'un cadavre en putréfaction ! Ça sent la marée cette m...Ce breuvage !"

La porte lui répond "Et bien, je n'ai jamais eu l'occasion de goûter ce produit, donc, je vais vous croire sur parole"

Soupirant de lassitude, car, étant de toute façon au pied du mur, Rune, se tient fermement le nez et avale sans prendre son temps pour savourer, aucunement, le breuvage. Une fois, une gorgée prit, il repose la bouteille et se frotte la bouche, grimaçant, repulsé par le goût, quoique familier.

"Ce n'était pas de l'huile de foie de morue ?"

"Aucune idée très chère, je ne suis qu'une porte après tout"

"Ah, mais oui, que je suis stupide !" dit Rune, se grattant le cou d'embarras.

Puis, tout à coup, il sentit quelque chose d'étrange se produire en lui...

Observant autour de lui, il vit les murs et la porte, grandir à vue d'œil. Satisfait, ce ne fut qu'après un moment de réflexion, qu'il comprit, la réalité.

Ce n'était pas son environnement qui changeait...

C'était lui qui rapetissait...

"Mais que m'arrive-t-il ?!" panique Rune, s'observant sous toutes les coutures.

"Vous vous faites tout petit mon ami !" lui répond la poignée de porte "Et, on peut dire que nous sommes au même niveau désormais"

"Oh, cela est véridique, je peux passer sans soucis à travers vous désormais"

Le procureur se tient droit comme un I, devant son ami la poignée.

"Hélas, pardonner mon imbécilité, mais j'ai négligé de vous informer, que je suis actuellement verrouillé"

Rune blêmit...

"Ne me dites pas ça, rassurer moi, cela est une farce ?!"

"Non" dit de manière franche la poignée "N'avez vous pas aperçu la clé ?"

"La clé ?"

Rune lève le menton et vit en effet, une petite, enfin...Grande clé en or maintenant, se tenir près du bord, comme le narguant de sa présence.

Désespéré, Rune mit autant de forces et de moyens que possible pour accéder à son promis, hélas, ayant oublié son fouet et n'étant pas un grand escaladeur, il échoue lamentablement, plusieurs fois le popotin à terre.

Sous le regard amusé de la poignée, assis en tailleur, tapotant son menton d'un air contrarié, il demande...

"N'avez-vous pas un autre moyen ?"

"Et bien, je pense que vous pourriez trouver la solution dans cette malle"

"Ou ça ?"

Il lui suffit de se retourner pour y trouver une malle en bois noir, siégeant derrière lui.

"Décidément, je ne vois rien aujourd'hui" dit Rune "J'ai dû être exténué de ma journée de travail"

"Pourtant, le dicton ne dit-il pas, le travail, c'est la santé ?"

"Pas ce jour-ci, malheureusement pour moi"

Se relevant, s'approchant plus rapidement qu'avec la table basse, il ouvre avec fracas et y découvre ce que cette malle cache.

Des gâteaux secs, avec dessus, une écriture sur chacune d'elles...

"Mangez-moi"

Perdant patience, Rune en prit un et l'avale goulûment, se tournant vers la poignée, il clame après avoir tout avalé.

"On dirait les vieux biscuits d'Eaque."

"Sont-ils si infect ?"

"Disons qu'il n'écrirait pas un livre de cuisine de sitôt..."

À nouveau, comme avec la bouteille, quelque chose se produit...

L'inverse...

Rune fut enchanté de retrouver sa taille normale, toutefois, sa joie fut de courte durée quand il comprit vivement qu'il ne s'arrête pas à sa taille habituelle.

Sa tête cognée dans le plafond et ses jambes fracassant douloureusement les murs, en fut témoin.

"Misère...Me voilà devenu un géant, même Gordon va paraître pour minus à côté de moi..." se plaint Rune, désespérer "Il n'existe pas de demi-mesure avec ces viennoiseries et ces consommations ?"

"Demi-mesure ? Encore un mot saugrenu" rit doucement la poignée "Cependant, il me vient une idée qui pourrait fonctionner, mais pour ceci, il y a besoin d'au moins, une ou deux mimines"

"PARDON ?!" vocifère Rune outré.

"De vos mains que diable !"

"Ouf, vous m'avez fait peur !" dit Rune "Je n'ai guère le choix, alors qu'elle est la suite ?"

"Juste devant vous pardi !"

Rune baisse les yeux...

Puis les écarquille de panique...

Avant de geindre...

"Oh non..."

"Oh si !"

"Il n'y a pas d'autres solutions ?"

"Non"

"Bon..." soupire-il "Finissons-en..."

En effet, il n'eut d'autres choix que de saisir le couteau, et de prendre la chose, ou y est inscrit sur une étiquette...

"Épluchez-moi"

Rune fut contrarié.

Il ne supporte pas les oignons.

Déglutissant, il se mit à contrecœur à la tâche, et sans crier gare, à la première épluchure partit, le mal vient...

Ses yeux piquent, la moutarde lui monte au nez et enfin, la larmichette traîtresse se glisse sur sa joue en porcelaine.

Continuant, se forçant à cette tâche ingrate, ce ne fut qu'une fois chose faite, qu'il tente de ne pas se frotter les yeux, maintenant puant l'aliment maudit.

"Je n'arrive plus à m'arrêter !" se plaint-il.

"Vite mon ami ! Saisissez le liquide avant qu'il ne soit importé par les flots !"

Rune baisse les yeux, complètement perdu, avant de contempler le spectacle devant ces mirettes.

Un lac s'est formé à ses pieds, et elle fut pile au niveau de la porte, qui tente d'éviter de prendre l'eau sur le visage. Rune, rapidement, retrouve la bouteille à l'odeur désagréable et il y but, cul-sec.

Le résultat ne tardant pas a fait effet, il se retrouve à la taille d'une guêpe, mais sans ailes, il chute.

Le miracle s'en suivit quand il atterrit de justesse dans la bouteille désormais vide, ou il peut voguer sur l'eau sans craindre de boire la tasse. La poignée de porte ouvre grand béant, la bouche, l'eau s'infiltrant en son sein, Rune désormais de la taille parfaite, pu s'y engouffrer de l'autre côté de celle-ci.

"Merci chère poignée de porte ! Je n'oublierai pas ce gentil service !"

Nulle réponse, la poignée sûrement trop occupée pour répondre, elle en fut dans l'incapacité.

S'asseyant un peu, profitant d'être doucement ballotté par l'eau, Rune se dit que cette poignée de porte fut très charmante.

...

...

"Attendez une seconde..." dit-il soudainement.

Son esprit connectant les deux fils, il comprit un détail qui cloche...

"Je viens de parler à une poignée de porte..."

Il blêmit...

"Je viens de prendre part à une conversation...Avec une poignée de porte..."

Il se tient le visage, arborant une expression digne de la série des tableaux "La Frise de la vie"..."Le Cri de Munch".

"UNE...Poignée de porte...Qui parle..."

Rune gesticule dans tous les sens, cherchant à comprendre ou cela à commencé à vriller de toute logique et bon sens.

"UNE POIGNÉE DE PORTE QUI PARLE ?!"

Il crie, hurle même...

"PAR LUCIFER ! C'ÉTAIS QUOI CETTE DIABLERIE ?! JE DEVIENS CINGLÉ ?!"

Hélas, pour lui, il n'est pas au bout des surprises.

Loin de là...


Alors que Rune continue de se débattre avec lui-même, emporter par le courant, il se fit couper de son monologue à lui-même, par non seulement une chanson, mais qui plus est, chantonner par une voix...Familière.

"A la pêche aux moules-moules-moules ! Je ne veux plus y allez Maman ! Les gens de la vile-ville-ville ! On prit mon panier Maman !"

Rune fut partagé entre deux émotions...

Se jeter par-dessus bord et s'y noyer, préférant arrêter le cauchemar immédiatement, ou bien encore, rester fidèle à ses principes, comprenant celle, de parvenir aux bouts de ses objectifs.

Il n'eut jamais le temps de choisir, surtout quand il vit le coupable de la comptine.

"...Seigneur Poséidon ?!"

Tout à fait, assis sur un flamant rose qui a la tête à l'envers, dont le royal popotin repose sur les pattes arrières de ce dernier, jambes croisées, accoutrées d'une tenue digne du capitaine Haddock, sans oublier la fameuse pipe en main, Rune vit bel et bien le dieu des mers, seigneur du sanctuaire sous-marin.

Continuant de chanter, Rune, plissant les yeux, put y voir une étrange créature. De plus près, il constate que c'est Sorrento, transformé en sirène ailé et habillé dans ce qu'il semble être une tenue de soubrette,

Ce dernier pousse tranquillement avec sa tête, le dieu des mers et des océans, ou plutôt, le vieux loup de mer vers une destination inconnue.

"Ils vous font des petites caresses ! Et des petits compliments...! OHOH !"

"Il se passe quoi capitaine ?" demande Sorrento.

Poséidon répond l'air gaie.

"Terre en vue, moussaillon ! Souquer ferme ! Nous allons bientôt arriver à bon port !" clame-t-il "À tribord toute !"

"Tribord ou bâbord capitaine ?"

"Tribord non d'une pipe !"

"Ben faut parler plus fort !"

"Je ne peux pas hurler mes ordres tout en fumant mon tabac moussaillon, un peu de logique que diable !"

De la logique ? Quelle magnifique idée ! Rune en aurait bien besoin...

Discutaillant sans s'en rendre compte qu'ils passent à côté du procureur, Rune se frotte férocement les yeux, les ouvres à nouveau, fixant le duo et l'animal rose, voguer vers une destination qu'il ignore.

"Magnifique...Même dans les lieux les plus absurdes, je dois me taper cet ahuri irresponsable !" dit-il dans le désespoir "M'enfin, espérons pour me consoler, que ce Poséidon soit légèrement différent de celui que je connais..."

"Attention moussaillon ! Si tu continues, tu devras à nouveau me tailler une pipe !"

Non...Même à mille lieux sous les mers, il devra encore supporter cette humeur graveleuse et de mauvais goût...

N'ayant pas le temps de se morfondre à nouveau, il vit passer plusieurs équipages assez, originaux...

Une horde de crevettes sur un char sans roue, tiré par plusieurs poissons-lunes...

S'en suivi ensuite, d'un immense poisson combattant qui passe à toute allure, défiant qui qu'onc de le stopper, poursuivi par trois cormorans...

Et enfin, une petite barque où se trouve une mouette à casquette, une grue en yukata, un manchot en position du lotus, et un vieux goéland déguisé en croque-mort...

Cela est certainement un jeudi normal ici.

Pour Rune c'est le cauchemar.

Soudain, les vagues s'agitent de plus en plus, bousculant la bouteille dans tous les sens et faisant rentrer de l'eau salée dans son moyen de transport. Évitant de boire la tasse, il se hisse sur le rebord, main à plat au-dessus des yeux et fixe de loin, ce qui ressemble fortement à un rituel sataniste.

Sur un rocher sombre et très certainement poisseux à vue d'œil, Poséidon avait allumé un feu et y fit cuire quelque chose dedans. Affublé d'un tablier digne de la fée du logis, il touille et touille, tandis que Sorrento, les poissons, les crustacés et le flamant rose firent une ronde et tourne autour du rocher.

"Continuer les moussaillons ! Le temps que notre repas soit bon ! Réchauffant nous d'abord le corps et puis la glotte, avec cette soupe de poisson ! Pour un long moment après, nous nagerons jusque dans les fonds !" chantonne-t-il gaiement.

Rune crie "Excusez moi ! Quelqu'un peut m'aider ?!"

Pas de réponse, ils sont occupés à galoper.

Rune s'agace "Eh oh ! Je suis là !"

Encore ignoré, il comptait redemander plus fort, quand, une énorme vague le surpris et le renverse la tête à l'envers. Disparu sous l'eau salée, quand on le revit à l'air libre, ce fut face contre le sable, écrabouiller par tous les animaux qui y passent.

"Rien ne vaut une bonne bouillabaisse ! Avec ces poissons et crustacés, croyez-moi que cela vous apaise...! Allons ! Vous n'allez pas vous réchauffer à rester allongé !" dit Poséidon en secouant le petit doigt "Debout marin d'eau douce ! Le temps que soit chaude la soupe !"

Rune réussit tant bien que mal à se relever "Excusez moi, je ne suis pas sûr que cela m..." avant de faire bousculer en avant par le grand flamant rose.

Et puis encore et encore, il fut obligé de trottiner autour du rocher, alors que Poséidon chantonne dans de grands mouvements amples et soignés.

"Voilà ! Continuer ainsi et cela sera bon !"

"Mais ça ne sert à rien votre technique !" se plaint Rune.

"Mais si, tourner encore, le temps que le pot soit prêt !"

"Et bien, je trouve que l'on tourne un peu trop autour du pot seigneur Poséidon !" dit Rune en trottinant "Ca, c'est bien votre spécialité, de faire attendre les choses et de laisser traîner pendant une éternité !"

"Sottise, elle sera bientôt prête !"

"Mais je ne parle pas de la soupe !"

"Que voulez donc causer, hormis de la soupe ?"

"Des papiers et formulaires que vous nous renvoyez jamais !"

"Papiers ? Formulaires ? Pourquoi aimes-tu tant ces choses ? Aller donc moussaillon ! Lâche du lest !"

"Mais espèce de..." dit-il avant de terminer sous une vague.

Et quand il est ressort, il s'est retrouvé sur le dos du flamant rose, qui continue sa ronde sans fin. Rune s'apprêtait à lancer quelques insultes bien sentit, quand, tout à coup, il vit une petite créature atterrir sur la place avec fracas.

Le satyre mal chaussé.

"Nom d'une bique ! Il faut que je me dépêche !" clame le satyre avant de s'enfuir promptement.

"Petit satyre !" crie Rune alors qu'il se débat pour descendre de l'animal.

Une fois chose fait, et après s'être retrouvé à nouveau le nez par terre sur le sable, il continue en toute hâte, sa poursuite, passant d'une plage de sable fin éclatant, pour finir par s'engouffrer dans une forêt verdoyante, mais tout de même sombre et inquiétante...


Fin du chapitre !

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Bonne soirée à vous !