Lili:

Je tremble comme une feuille sur le lit.

Qu'elle petite idiote j'ai été. Frapper, mordre le major.

J'ai pourtant appris depuis quelques semaines que l'obéissance était la seul façon de survivre.

Allongé sur le lit, bloqué par son poing.

Que va-t-il me faire ? Le souvenir de la brûlure entre mes jambes me revient en mémoire.

Il me place un bandeau sur les yeux et attache mes bras en haut de ma tête.

Je gémis et gigote sous lui.

Je le sens descendre et toucher mon intimité. Hystérique, je me débat avec la hargne du désespoir persuadé qu'il va cracher du venin et me torturer encore une fois .

- pitié, pitié, je vais obéir. Major. Pitié

Mais à ma grande surprise, une décharge électrique parcours mon échine. Je me cambre et pousse un petit cris de surprise et plaisir.

Pas de douleur. Attaché, privé d'un de mes sens, je reste en alerte.

Sa langue glacée vient s'insérer et tourner légèrement dans mon petit clitoris.

J'agrippe les draps et étouffe mes gémissements. J'ai honte mais je suis à deux doigts de jouir.

Purée, c'est trop bon... je suis pas normal.

Je devrais pas aimer... bordel.

Il Se relève me détache , rit en se moquant de ma terreur et m'ordonne de rester calme avant de sortir.

Les heures passent. Cela fait deux heures que j'attends sur une chaise, statique, n'osant bouger.

Je lève enfin les yeux et vois son immense bibliothèque.

J'ai toujours aimé les livre. Toujours.

J'ose en saisir un. Sa reliure est magnifique. Il s'agit du Rouge et du noir. Un classique. Je commence à lire quand le bruit d'une porte qui s'ouvre se fait entendre.

La panique me saisit, je veux remettre le livre en place mais dans ma précipitation mon genoux envoie valser le petit guéridon et l'échiquier avec.

Trop tard. Il est là et me fixe le regard surpris.

Je balbutie des excuses et m'agenouille, serrant le livre entre mes bras m'attendant à voler à travers la pièce et a accuser une pluie d'insultes et de coups.

Sans un mot, il replace le guéridon et le jeu.

- debout !!!

- je suis ...

- désolé...je sais. Les humains sont parait il empoté et maladroit. C'est rien... Peter va seulement être en rogne. Il gagnait pour une fois.

tu lisais quoi?

Je lui montre le livre.

- très bon choix. Tu suivais des études littéraire ?

- non monsieur, sportive. Mais mais j'ai pas fini.

Il me manque deux ans.

- tu as pourtant réussi a craquer mes codes informatiques et à entrer ayant ainsi accès à des données personnelles. J'ai dû me débarrasser de mon avocat. Erreur impardonnable !

Je frémi à cette évocation.

- j'aime l'informatique major.

- tu vas reprendre des études. Je vais me renseigner à ce sujet.

Ce type plaisante !!!! Je suis la putain de ses hommes depuis plusieurs semaines...je ne vais pas tarder à lui servir de repas et lui joue les conseillers d'éducation!!!! C'est une blague !!!

- tu sais jouer? ( me montrant l'échiquier)

- non, seulement au Dames.

- assis. Je vais t'apprendre.

Ce jeu est excellent au niveau de la stratégie.

Avoir toujours un coup d'avance. ( il me regarde en souriant...très déstabilisant !!!)

James:

J'entre dans le bureau du patron pour découvrir ma propriété en train de jouer au échec, d'égal à égal avec le maître.

En plus, elle sirote une limonade !!!!

Je fulmine. Elle était à moi. Je me faisais du fric avec elle et pas qu'un peu!!!!

Elle devrait être jambe écartées à servir!!! Garce.

Enfin, je sais qu'il l'a baise et pas que un peu.

Elle a gémi comme une pûtes hier.

- quoi James!!!!

- je , enfin, je , pour le nouvel informaticien, je me demandais si...

- laisse. J'ai déjà.

- mais major !!!!

- il y a un problème James????

- non major.

Je lève mon regard vers lui...je sais pas pourquoi mais je crois que je viens d'obtenir une promotion ????

En quelques semaines , je me retrouve dans un magnifique appartement à New-York, inscrite à l'université. Tout frais payé...

Le major m'interdît formellement de contacter ma famille. Ils me manquent tellement. Mais ils les tuera , je le sais. Alors je me force à ne pas prendre contact.

J'avoue, j'ai été voir le profil de mon frère sur les réseaux. Il est beau en bonne santé et semble aller bien.

J'ai trouvé un équilibre a New-York. Je n'ai qu'une obligation. Réussir et devenir avocate et continuer à m'améliorer en informatique.

J'ai bossé comme jamais . Le major venais me voir tout les deux ou trois mois. Il inspectait les notes, allait fouiner dans les notes de mes professeurs...

En troisième années , je me suis un peu relâché. Rien de dramatique. J'avais frayé avec un petit groupe et je voulais tout simplement m'amuser.

Un de mes professeurs avait fait une simple annotation stipulant que je me relâchais... Résultat... J'ai passé mon « spring break », non pas au soleil mais au Texas, au camp, à me faire « redressé ».

Je peux vous dire que j'ai été beaucoup plus studieuse après ça.

J'ai été diplômé avec mention au bout de 5 ans d'études.

J'ai aujourd'hui 29 ans.

Je travaille et vis tranquillement à New-York et fournis des documents et des services quand le major me l'ordonne.

Je suis plutôt bien .

Depuis trois ans, le major espace ses visites. Je sais qu'il est en couple et heureux.

Il a changé. Son regard a changé. La manière de me parler. De me regarder...tout.

Il en deviendrait presque amicale.

Il m'a même pardonné le fait que je sois tombé enceinte d'un « coup d'un soir ». Alors que je lui appartenait, entièrement.

Il me le rappelle à chaque visite en couchant avec moi.

Il n'est plus brutal, il ne me fait plus souffrir. Mais je subit chacune de ses visites, il ne faut pas se mentir.

Alors quand les deux barres sont apparues sur la fenêtre du test... j'ai paniqué !!!!

Il ne pouvait pas être le père, n'étant pas venu depuis 4 mois.

J'avais si peur de lui dire . Je n'étais enceinte que de six semaines quand il est venu me rendre visite.

Son regard ses posé sur mon ventre.

- tu porte la vie femme. Qui est le père ? Dis le moi?

J'ai pleuré, supplier en tenant mon ventre.

J'avais si peur qu'il me ramène au Texas.

Il n'a rien dit. Deux jours plus tard, un ouvrier débarquait pour peindre et préparer une chambre d'enfant.

J'ai eu ma petite Nina. Elle a trois ans aujourd'hui.

Nous sommes heureuses.