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Notes de l'Auteure :

Mardi 16 Mai 2023, et hier c'était l'anniversaire de mon chéri Irlandais. Donc, nous avons été au Pub pour toute la journée et toute la soirée, qui ont été bien arrosé.

Ce matin, je suis allongée au lit, K.O technique par la Guinness.

Je vais continuer de regarder 'The Lakes' et je voulais quand même écrire une petite histoire pour m'occuper. Écrire une histoire en regardant, pour la 178563e fois, 'Life On Mars' ainsi que 'Exile'.

En glandant dans le lit ce matin, et en pensant au Maître, l'idée de mon histoire a débarqué dans mon esprit perturbé...

Je ne sais pas d'où cette idée vient, mais voilà...

D'ordinaire, je mets des paroles de chanson pour mes récits provenant de mes cauchemars, mais là, j'avais envie de mettre celle-ci :

'I Knew You Were Trouble' par Taylor Swift.

Pour un petit clin d'œil à la vidéo :

'TROUBLE - Doctor/Master [Doctor Who]' par hufflepuffmish.

Allons-y !

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« Once upon a time,
A few mistakes ago,
I was in your sights,
You got me alone,
You found me. »

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Le Docteur posa son Tardis au milieu de la grande ville de Londres. Le Docteur, 'Ten', était encore affublé de son magnifique costume brun aux fines rayures bleues azures, avec ses Converses blanches aux pieds. Il avait ses hauts cheveux châtains qui partaient dans tous les sens et ses yeux sombres admiraient la vie autour de lui comme un enfant le matin de Noël.

Une beauté qu'il voulait montrer à Martha, sa 'compagne de voyage' actuelle.

Avec moi, d'ailleurs. J'avais rejoint le petit groupe un an plus tôt. J'étais plus petite que Martha, et plus fine aussi. La peau blanche, presque transparente, toujours vêtue d'une ample robe noire dont le pan s'arrêtait au-dessus de mes genoux, mes Converses rouges aux pieds et mes très très longs cheveux bruns tombaient en une grosse tresse dans mon dos.

Cependant, il y avait une quatrième personne avec nous, pour voyager dans le Tardis. Et, Martha haïssait cette personne de tout son Être, après ce qu'il avait fait subir à elle et à sa famille, durant plus d'un an, à bord du Valiant.

Le Maître.

Il déambulait avec nonchalance dans le vaisseau, encore affublé de cet épais et vieux Hoodie noir à capuche, par-dessus un pull rouge qui dépassait de son Sweater au niveau de sa taille. Il portait un pantalon et des chaussures noires, ce qui faisait contraste avec ses cheveux teints en blond. Ses yeux noisette semblaient toujours en proie à une folie évidente, à cause des tambours qui résonnaient dans son crâne.

Un, deux, trois, quatre.

Le Maître ressemblait presque à un 'emo boy', ce qui me faisait toujours sourire.

D'ailleurs, je dois vous le dire pour que vous puissiez mieux comprendre la suite de l'histoire, mais le Maître et moi étions follement amoureux l'un de l'autre. Personne n'était au courant, bien sûr, j'avais peur du jugement du Docteur et de la colère de Martha.

Nous nous retrouvions tous les soirs dans ma chambre personnelle que j'avais à bord du Tardis.

Ce matin-là ne fut pas différent des autres matins. Nous étions tous les quatre autour du centre de commande du vaisseau. Le Docteur pilotait, tout en souriant et en parlant. Le Maître me fit un clin d'œil avant de rester contre le mur, les bras croisés. Il n'avait pas le droit de toucher au poste de pilotage et le Docteur avait créé un Contrôle Isomorphique dessus pour plus de sécurité.

Le Docteur posa donc le Tardis au milieu de la ville de Londres.

Le Captain Jack Harkness nous attendait déjà sur place. Encore un ennemi du pauvre Maître, qui avait également gardé prisonnier Jack pendant cette fâcheuse année à bord du Valiant.

Alors, lorsque nous avons quitté le Tardis pour nous faire accueillir par Jack, ce dernier jeta un regard noir vers le Maître, qui restait dans son coin, les bras croisés et faisant la tête comme un adolescent emo. Ce qui, encore une fois, me fit sourire.

À mon tour, je lui ai fait un clin d'œil. Il esquissa un sourire.

Puis, Jack nous expliqua la raison de son appel au secours :

- Il y a quelques jours de ça, mon équipe à Torchwood a trouvé des interférences étranges. Une technologie à la fois futuriste et extraterrestre. Nos caméras ont réussi à filmer des images pour le moins... Improbables. Pour le moment, nous n'avons vu qu'une seule personne, qui ressemble à un homme, mais qui possède néanmoins des particularités Alien.

Il faisait gris, nous étions dans une rue, à côté du Tardis, sans personne autour de nous. Jack sortit une tablette de son long manteau militaire bleu marine et il appuya sur 'play' pour nous montrer la vidéo :

La caméra filmait depuis un coin en hauteur et l'image nette nous montra un grand homme, musclé et le visage sévère et fermé, qui marchait dans le couloir gris de Torchwood. Il avait les cheveux coupés courts, une mâchoire carrée et portait des lunettes de soleil noires. Ses vêtements avaient une couleur métallique et le plus étonnant arriva au moment où l'Alien traversa le mur sur la gauche. Contrairement aux fantômes, il ne passa pas simplement au travers, mais il 'fondit' plutôt à l'intérieur, comme si son corps n'était rien d'autre que du métal en fusion.

Puis, plus rien.

Le couloir fut vide à nouveau.

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« I guess you didn't care,
And I guess I liked that,
And when I fell hard,
You took a step back,
Without me. »

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Martha et moi regardâmes l'écran, intrigués. Jack, qui tenait la tablette devant nous, toussota avant de nous dire de nous retourner. Je plissai des yeux, sans comprendre pourquoi, puis nous nous sommes retournés pour faire face à un Docteur et à un Maître totalement sous le choc.

Je n'avais jamais vu le Maître aussi apeuré.

Ils étaient côte à côte, le Maître avec sa main posée sur sa bouche, et le Docteur, qui faisait les gros yeux, en murmurant avec terreur :

- It can't be...

Puis, il se tourna vers le Maître, toujours amorphe, et il répéta :

- But, it can't be !

- Alors comment expliques-tu ça ?! hurla le Maître, en passant ses mains dans ses cheveux.

Il se gratta le crâne, comme à chaque fois que ses tambours résonnaient avec plus de violence.

Martha et Jack s'approchèrent du Docteur, doucement. Le Capitaine demanda, inquiet :

- Docteur ?

Pendant que Martha et Jack se concentrèrent sur le Docteur, mes yeux à moi croisèrent ceux du Maître. L'horreur et la panique que je vis à l'intérieur de son regard me retournèrent l'estomac. J'avais envie de me jeter dans ses bras pour le rassurer, lui caresser les cheveux et l'inonder de baisers, mais nous n'étions pas seuls.

Malheureusement.

Après de longues minutes d'agonie pour nos deux amis, le Docteur inspira un coup, avant de nous expliquer, le plus simplement possible :

- Il y a longtemps... Lorsque Gallifrey existait encore et que notre peuple vivait sur cette belle planète, une espèce Alien utilisa une technologie très avancée pour créer des robots. Ils souhaitaient utiliser ces robots comme de parfait tueurs sanguinaires. Ils les appelèrent les 'Terminators'. Fabriqués uniquement pour détruire. Au fil des années, les Terminators devinrent une légende pour les enfants de Gallifrey, comme une histoire d'horreur que les parents racontaient à leurs filles et à leurs fils pour ne pas qu'ils rentrent tard le soir, pour qu'ils se comportent bien. Les Terminators n'étaient que des Monstres irréels, mais un jour...

Le Docteur se tut quelques secondes.

Il glissa sa main dans ses hauts cheveux, puis reprit :

- … un jour, le Conseil de Gallifrey a sonné l'alerte. Les Terminators avaient une nouvelle cible et ils ne comptaient pas faillir à leur mission. Ils ne le pouvaient pas. Ils devaient chasser et détruire tout le peuple de Gallifrey. Lorsque la Grande Guerre du Temps a eu lieu, les Daleks et les Seigneurs du Temps se sont entre-tués... Le Maître et moi sommes les deux seuls survivants de ce génocide, comme vous le savez. Ce qui signifie, que les Terminators n'ont pas terminé leur mission. Une mission qui consiste à chasser et à tuer les Seigneurs du Temps. Jusqu'aux derniers...

Mon cœur rata un battement.

Jack et Martha retinrent leurs souffles face à cette atroce révélation.

Le Maître me regarda avec des yeux exorbités de terreur et embués de larmes.

Le Docteur bégaya presque en avouant :

- C'est... C'est impossible... Les Terminators ne sont censés n'être qu'une légende, mais nous savions à quoi ils ressemblaient et... Et nous connaissions leurs pouvoirs... C'est impossible, mais c'est lui... Sur la vidéo. C'est l'un d'entre eux...

- 'L'un d'entre eux' ? répéta Jack. Il y en a combien ?

Contre toute attente, ce fut le Maître qui répondit :

- Des milliers. Il existe aussi différents types de Terminators. Celui de la vidéo ressemble à un T1000. Un des pires.

Une angoisse évidente s'empara de moi, mais je réussis néanmoins à questionner :

- Comment... ? Pourquoi ce T1000 arrive sur Terre aujourd'hui ? Ça fait des centaines d'années que Gallifrey a disparu et des centaines d'années que le Docteur voyage à travers le Temps et l'Espace. Alors pourquoi attaquer aujourd'hui ?

Un ange passa.

Pas un Ange Pleureur, Dieu merci !

Le Docteur jeta un regard vindicatif vers le Maître. Ce dernier tiqua et railla :

- Quoi, maintenant ? Tu ne vas quand même pas dire que c'est de ma faute ?!

- Non... Mais, je pense que c'est parce que nous voyageons ensemble que le T1000 est de retour. Séparés, nous ne sommes pas une cible, mais ensemble... Les Terminators doivent ressentir les cœurs des Seigneurs du Temps.

À son tour, le Maître esquissa une mine à la fois dégoûtée et énervée :

- Well, dans ce cas, permets-moi de quitter ton fichu Tardis pour voyager de mon côté.

- Tu sais que ce n'est pas possible, je ne veux pas te perdre de vue, hors de question que tu recommences à dominer les Mondes autour de toi.

Le Maître râla derechef :

- Oh, oui, parce que c'est bien mieux de se faire chasser par un foutu Terminator !

- Stop ! hurla Jack.

Il s'interposa entre les deux Seigneurs du Temps et tenta de calmer la situation du mieux possible :

- OK, je comprends votre terreur. Dites-moi seulement comment tuer ces robots et je mettrais mon équipe de Torchwood sur le coup.

Le Maître se mit à rire. De ce fameux rire machiavélique, en raillant :

- 'Tuer' un Terminator ?! Décidément, tu es un Humain sacrément stupide.

- Maître... grondais-je malgré moi.

Mon amant jeta un coup d'œil dans ma direction, puis se tut et baissa les yeux au sol. Alors que Jack tiqua face au changement de réaction du Maître, le Docteur rajouta :

- Nous ignorions comment tuer les Terminators. La légende les rend indestructibles.

Enfin, Martha fit part de ses pensées :

- Mais, si ce sont des robots, nous pouvons les désactiver ou les démembrer. Il doit bien exister quelque chose à tenter contre eux.

Encore une fois, le Maître nargua avec colère :

- Oh, petite Humaine, ne penses-tu pas que si les Seigneurs du Temps, une race supérieure à la tienne, n'ont pas trouvé une façon de les combattre, ton espèce va réussir ? Please !

Martha se renfrogna. Ce qui fit sourire le Maître.

La femme serra son poing et se dirigea vers lui, prête à le frapper. En une seconde, je me suis jetée entre les deux, dos au Maître et face à Martha en levant les mains en signe de reddition :

- Stop ! Martha, ne fais pas ça !

Elle s'apprêtait à rétorquer, lorsque le Docteur se rapprocha de nous pour nous dire :

- Nous devons partir. Retournons à bord du Tardis pour nous cacher quelque part dans l'Espace, juste le temps de trouver un plan.

Martha rongea son frein, mais elle se dirigea aux côtés de Jack et du Docteur, pendant que je me suis tournée vers le Maître pour lui sourire. J'avais envie de le prendre par la main, mais nous nous sommes ravisés. Nous avons simplement suivi les autres.

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« And he's long gone,
When he's next to me,
And I realize,
The blame is on me. »

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Le Tardis était garé quelques mètres plus loin, au fond de la ruelle. Le Docteur, en tête, se dirigea vers la porte, la clef déjà en main. Sauf que, au moment où nous étions proches de rentrer dans le vaisseau, une chose en sortie.

Mais, cette chose, n'en sortie pas par la porte. Seulement en passant au travers, tel du liquide en fusion et reformant son corps devant nous.

Le Docteur s'arrêta net et hurla :

- RUN !

Le Maître n'attendit pas, il glissa sa main dans la mienne et nous nous sommes mis à courir aussi vite que possible, suivit de près par Jack, Martha et le Docteur.

Nous avons traversé une grande rue pour nous engouffrer dans un bâtiment abandonné sur le bord de la route. C'était un immeuble en béton brut, sans décoration ni peinture, et le sol nu.

Le Maître me traînait presque, son cardio étant bien mieux que le mien, puisqu'il possédait deux cœurs et moi un seul. Sa main droite serrait ma main gauche de toutes ses forces pour ne pas me perdre. Je jetai des regards derrière nous pour découvrir que nos amis nous suivaient de près. Le Docteur sprinta pour nous dépasser et reprendre la tête du groupe. Nous décidâmes de le suivre dans les couloirs anthracite de l'entrepôt. Pendant encore cinq bonnes minutes, nous avons continué notre course effrénée.

Le Docteur était devant, puis le Maître et moi, main dans la main, puis enfin Jack et Martha derrière nous. Je savais que le Docteur n'avait pas vraiment de plan et qu'il devait sûrement improviser au fur et à mesure dans sa tête. Lorsque soudain, un liquide argenté sortit du sol à quelques mètres devant nous. La forme se matérialisa petit à petit jusqu'à former le Terminator.

Le Maître s'arrêta net, gardant toujours sa main dans la mienne. J'étais essoufflé pendant que le Maître était transi de terreur, incapable de bouger, même lorsque le T1000 reprit sa silhouette angoissante. Je sentis la main de mon chéri trembler dans la mienne. Il murmura un simple :

- Non...

Lorsque le T1000 tendit son bras vers le Maître.

Il l'agrippa de toutes ses super forces robotiques, fermant violemment ses doigts sur son Hoodie au niveau de son torse et il le tira rapidement vers lui.

Le Maître lâcha ma main pour la plaquer sur celle du Terminator et essayé de la retirer de son vêtement. Sans y parvenir. J'ai bien sûr essayé de m'interposer, de me jeter sur le Terminator pour l'arracher du Maître, mais... Que voulez-vous, je ne suis qu'une femme de 1m60 et pesant 50Kg toute mouillée. Le Terminator a utilisé son autre main pour simplement me pousser contre le mur.

- Ne la touche pas ! hurla le Maître qui cherchait encore à se détacher du robot.

Puis, le T1000 fit apparaître une seringue métallique remplie d'un liquide émeraude. Un voile de terreur traversa les yeux de mon chéri, qui devait sûrement comprendre ce qui se trouvait à l'intérieur de l'aiguille. J'étais allongé sur le sol bétonné et je n'ai pu crier que :

- DOCTEUR !

Le Maître se débattait encore contre le Terminator. Il essayait d'éloigner la seringue de lui, mais l'aiguille se rapprochait dangereusement de sa nuque.

Les Seigneur du Temps font partie d'une espèce plutôt puissante, déjà parce qu'ils peuvent se régénérer, les rendant donc pratiquement immortels, ils ont moins besoin de sommeil, sont très intelligents et ont une force décuplée.

Par rapport aux Humains, en tout cas.

Mais, face à un Terminator, ils n'étaient plus que des fourmis sous les griffes d'un dinosaure. Le Maître avait beau donner des coups de pieds, et essayer de retirer les doigts du monstre, rien n'y faisait.

Le T1000 colla le Maître contre le mur, à côté de moi. Il lâcha enfin le Hoodie de mon chéri pour agripper sa chevelure blonde et tirer sa tête sur la gauche pour que son autre main puisse planter l'aiguille dans son cou.

- NON ! NON ! hurla le Maître.

- DOCTEUR ! criais-je en pleurant.

Finalement, l'aiguille se planta dans le cou du Maître et le T1000 injecta tout le liquide d'un seul coup. Mon chéri hurla derechef. Un hurlement de terreur et de douleur déchirant, qui fit couler les larmes le long de mes joues.

Une fois la seringue vide, le robot jeta le Maître sur le sol. Puis, sa main droite se mit à se changer, d'abord comme du métal fondu pour ensuite prendre la forme d'une lame imposante et tranchante.

Non...

Enfin, j'entendis un bruit strident.

Le Docteur se tenait derrière le Terminator et il venait de lui porter un violent coup sur le crâne à l'aide d'une énorme barre de fer.

Mon cœur battait la chamade.

Martha s'est jetée vers moi pour me relever, tandis que Jack se dirigea vers le Maître pour le relever à son tour. Le T1000 se tourna vers le Docteur, qui décocha un autre coup dans le visage du robot. Sa fausse peau se détacha de sa joue gauche pour laissé apparaître des os métalliques.

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« 'Cause I knew you were trouble when you walked in,
So shame on me now,
Flew me to places I'd never been,
'Til you put me down. »

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Jack supportait le Maître, tandis que Martha me tenait par le bras et que le Docteur courait devant nous, sa clef en main, direction le Tardis.

Une fois à l'intérieur du vaisseau, il verrouilla la porte et se jeta sur le tableau de bord pour quitter Londres. Jack finit par lâcher le Maître, qui tomba sur le sol, allongé sur le dos sur le grillage du Tardis. En une seconde à peine, je me suis jetée au-dessus de lui en prenant son visage entre mes mains :

- Maître ?! Maître... Please... Docteur !

Une fois le vaisseau lancé dans l'Espace, le Docteur s'accroupit à mes côtés. Aussi rapidement que possible, je lui expliquai ce qu'il s'était passé avec le Terminator.

Lorsque je lui ai dit pour la seringue, un voile de terreur traversa ses yeux sombres.

- Non...

- Qu'est-ce que c'était ?! m'inquiétais-je.

Le Maître ouvrit les yeux et ses mains agrippèrent les miennes comme pour s'ancrer à quelque chose. Je pleurais encore, lorsque le Docteur se releva et expliqua à Jack, Martha et moi :

- Les Seigneurs du Temps peuvent se régénérer. Ce qui nous rend presque impossibles à tuer. Les Terminators l'ont vite compris et ils ont créé un liquide spécial pour... Pour empêcher nos régénérations... Le but étant de nous injecter cette substance et ensuite, de nous tuer... Sans possibilité de revenir sous une autre forme...

Mes larmes coulèrent de plus belle lorsque je compris...

Je compris que le Maître était désormais mortel...

Il essaya de se relever. Je l'aidai du mieux possible et une fois debout, j'ai gardé ma main dans la sienne. Martha et le Docteur observèrent la scène sans trop comprendre.

Jack sourit et, sans nous quitter des yeux, lâcha le plus simplement du Monde :

- Depuis combien de temps êtes-vous ensemble ?

Mon cœur rata un battement.

Le Docteur tiqua. Son regarda passa de Jack à nous et de nous à Jack, en répliquant :

- What ?

Jack rit, en reprenant :

- Quoi ? Ce n'est pas évident ? La façon dont ils se regardent. Sans parler du fait que seule Alisone arrive à remettre ce crétin à sa place...

Le crétin en question grogna légèrement. Ce qui me fit sourire.

Enfin, j'ai répondu à la question du Captain :

- Ça fait dix mois que nous sommes ensemble.

- Dix mois ?! hurlèrent Martha et le Docteur.

- What ? reprit le Seigneur du Temps. Comment n'ai-je pas vu ça plus tôt ?

- Sûrement parce que tu ne fais pas attention à moi... maugréa mon chéri.

- Maître... grondais-je gentiment.

Il se tut et baissa son regard. Jack me fit un clin d'œil.

- Qu'est-ce que je disais.

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Durant l'heure suivante, nous nous sommes tous retrouvés autour du tableau de commande. Le Maître à côté de moi se grattait la tête, signe que les tambours le rendaient plus fou que d'ordinaire. Le Docteur pianotait sur sa machine, tandis que Jack envoyait des messages à son équipe sur Terre. Martha posait plein de questions pour savoir comment lutter contre le T1000.

Soudain, un choc.

Le Tardis heurta quelque chose dans les profondeurs de l'Espace infini.

Sous le coup de la secousse, nous sommes tous tombés sur le sol métallique.

Le Docteur se releva le premier, en sursaut et apeuré pour lire les coordonnées sur son écran.

- It can't be !

- Quoi ? hurla Martha.

- Ce sont eux ! Ils sont là !

Au moment où Jack s'apprêtait à répliquer, tous nos regards se portèrent vers la porte du Tardis. Elle était verrouillée et donnait directement accès à l'Espace, mais cela n'empêcha pas le T1000 de la traverser en changeant son corps en fluide pour finalement se former à nouveau devant nous.

Ce n'était pas le même T1000 que celui que le Docteur avait frappé sur Terre, car celui-ci avec des cheveux noirs et sa fausse peau était impeccable sur son visage.

Le Docteur prit les devants :

- Suivez-moi ! J'ai une Panic Room dans le Tardis !

Puis, comme toujours, il s'est mis à courir et nous l'avons suivi.

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« I knew you were trouble when you walked in,
So, shame on me now,
Flew me to places I'd never been,
Now I'm lyin' on the cold hard ground,
Trouble, trouble, trouble. »

.

La Panic Room ressemblait à un loft géant avec tout le nécessaire : cuisine, salle à manger, plusieurs lits, salles de bain, salon, bibliothèque et nourriture. De quoi tenir un siège durant des mois et des mois. Le Docteur sortit son Tournevis Sonic de sa veste et appuya sur le bouton pour verrouiller la porte. Un 'biiiiiiiip' retentit avec une petite lumière bleutée.

Puis, il se tourna vers nous pour dire :

- All right, le Tardis est immense, le Terminator se perdra le temps de nous trouver. En attendant, cherchons un plan viable. Je suis ouvert à toutes propositions.

Le Maître serra sa main dans la mienne. Martha réfléchit à haute voix :

- Il arrivera à traverser cette porte, éventuellement. Nous devons connaître le point faible des Terminators, ils doivent forcément en avoir un. Est-ce que les légendes de Gallifrey disaient quelque chose à ce sujet ?

Le Docteur jeta un coup d'œil au Maître. Ce dernier avoua :

- Les T800 avaient un point faible dans leur système. S'il nous était possible d'arracher leur fausse peau et de mettre à nu leur crâne, nous pouvions désactiver les branchements à l'intérieur. Mais, les T800 ont disparu pour faire place au T1000. J'imagine que les Ingénieurs ont réparé cette faille.

Le Docteur acquiesça, puis glissa sa main dans sa veste pour en sortir...

… Le Tournevis Laser du Maître ! Et il le lui tendit, en disant :

- Well, il n'y a qu'un seul moyen de le savoir.

Le Maître tiqua et plissa des yeux sans comprendre. Le Docteur avait confisqué le Tournevis Laser au Maître l'année dernière, puisque l'objet était une arme plus létale que le Sonic du Docteur.

Mon chéri questionna :

- Tu... Tu veux me rendre mon Laser ? Pourquoi ? Je ne pense pas que tu aies confiance en moi à ce point...

Le Docteur sourit et posa l'objet dans la main du Maître, en répliquant :

- En toi, pas totalement, non. Mais, j'ai toute confiance en Alisone.

Je tiquai. Le Maître esquissa un sourire et agrippa son Tournevis fermement. Le Docteur rajouta :

- Fais-en bon usage.

Le Maître esquissa un sourire, puis glissa son arme dans la poche de son Hoodie.

Soudain, nous sursautâmes tous en même temps en voyant un liquide argenté passer au travers de la porte de la Panic Room.

Oh, shiiiiiiiiiiiiiiiiiiit...

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« No apologies,
He'll never see you cry,
Pretends he doesn't know,
That he's the reason why,
You're drowning. »

.

Mon cœur rata un battement. J'ai tiré le Maître en arrière, me collant à lui. Sa main gauche tenait ma main droite. Jack attrapa son revolver et l'arma, prêt à tirer. Martha resta près du Docteur, qui n'avait que son Sonic pour se défendre.

Puis, le T1000 se matérialisa devant nous. Son visage tout aussi sévère et colérique que son prédécesseur. Le robot tueur porta son regard sur le Maître et se dirigea directement vers lui.

- Shit... Il doit sentir le liquide anti-régénérant dans mon sang... Il veut terminer le travail.

- Docteur ?! plaidais-je en tirant le Maître encore plus en arrière.

Il comprit et se posta devant nous comme pour faire bouclier. Sauf que le Docteur aussi était en danger. Et Martha préférait clairement protéger ce dernier plutôt que le Maître...

En réalité, nous n'avions plus vraiment besoin de savoir par qui le T1000 allait commencer sa tuerie, puisqu'un autre Terminator traversa la porte de la Panic Room.

Oh, shiiiiiiiit...

Jack tira une rafale de balles sur les deux T1000, mais cela ne permit que de les ralentir quelques secondes à peine. Le Docteur actionna un mode un peu plus violent sur son Sonic puis il appuya sur le bouton en face du premier robot. Derechef, un 'biiiiiiiip' retentit avec une petite lumière bleutée et l'Alien sembla buguer sur place.

Malheureusement, pas assez longtemps.

Un des robots se jeta sur le Docteur, tandis que le second s'occupa du Maître.

Sans surprise, Jack et Martha se jetèrent sur leur ami, alors que je suis restée près de mon chéri pour l'aider du mieux possible.

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« And I heard you moved on,
From whispers on the street,
A new notch in your belt,
Is all I'll ever be,
And now I see. »

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Le Terminators serra ses doigts métalliques couverts de fausse peau puis décocha un énorme coup du droit sur le Maître. Sa tempe gauche se mit à saigner dans la seconde et il tomba à terre. Je me suis jetée au-dessus de lui pour le ramener dans le Monde des vivants. Il était à moitié K.O dans mes bras, et pourtant le T1000 n'en avait pas terminé avec lui. D'un simple geste de la main, il me poussa pour me laisser tomber deux mètres plus loin, puis l'Alien attrapa le Maître par la gorge. Il le releva comme s'il ne pesait rien et, comme plus tôt dans la journée, il le colla contre le mur.

Maintenant que mon Seigneur du Temps ne pouvait plus se régénérer, il n'avait plus aucune vie de secours. Ce qui était, bien évidemment, le but du liquide anti-régénération.

- NON ! hurlais-je.

Les pieds du Maître ne touchèrent même plus le sol et pourtant, il secoua ses jambes dans tous les sens pour trouver quelque chose sur quoi s'appuyer. Sans y parvenir.

Ses mains tenaient celle du robot autour de son propre cou, il cherchait à desserrer les doigts. En vain. Mes larmes montaient déjà en moi, lorsque je me suis jetée sur le bras du Terminator. Sa force était bien trop grande, impossible pour moi de sauver le Maître. Le fait qu'il avait deux cœurs rendit sa mort plus longue encore et plus agonisante. Mais je sentais et je voyais déjà la vie le quitter.

Les mains tremblantes, je me suis accrochée à son Hoodie et, sans réfléchir, j'ai glissé ma main dans sa poche pour en sortir le Tournevis Laser.

Je ne réfléchissais plus, j'étais en proie à une panique évidente, car voir le Maître tourner de l'œil me donna le courage de tendre le Tournevis vers le Terminator et d'appuyer sur le bouton.

Un laser orange sortit du gadget et heurta le T1000 entre les deux yeux. Le laser fut si puissant qu'il passa au travers des câbles du crâne et y creusa un énorme trou.

L'Alien lâcha enfin le Maître, puis recula de quelques mètres. Je n'attendis pas plus longtemps, je me suis jetée sur mon amant. Il étouffait encore, essayant de respirer tandis que j'attrapais son visage entre mes mains.

- Maître... Please... Reste avec moi... Reste avec moi... I love you...

Je me suis penchée pour l'embrasser et il me rendit mon baiser.

Jusqu'à ce qu'un coup de feu retentisse.

J'ai sursauté et j'ai enfin tourné ma tête vers le reste du groupe.

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« He was long gone,
When he met me,
And I realize,
The joke is on me. »

.

Jack tirait sur le T1000 encore et encore, sans réussir à le détruire. Le robot maintenait le Docteur fermement d'une main et l'autre tenait une seringue remplie du même liquide étrange que le Maître avait reçu de force. Lorsque Martha, en panique totale, découvrit notre Alien mort, elle hurla :

- ALISONE !

Je pouvais entendre le désespoir dans sa voix. Je n'ai pas attendu plus longtemps, j'ai visé la tête du Terminator avec le Tournevis Laser puis j'ai tiré.

Le laser orange frappa de plein fouet et creusa un trou dans son crâne métallique.

Quelques secondes plus tard, il tomba à terre avec son frère.

Jack me jeta un regard interrogateur.

J'étais toujours sous le choc, perdue et perplexe.

Enfin, le Docteur se releva et me scruta un long moment à son tour. Je sentis le Maître dans mon dos se relever également et se diriger vers moi. Il avait une horrible marque rouge qui faisait le tour de sa nuque. Il frotta sa cicatrice en m'observant longuement, avant de demander avec mystère :

- Alisone... Comment as-tu fait pour activer le Tournevis Laser ?

Je tiquai, ne comprenant pas :

- Quoi ?

Le Docteur expliqua :

- Il y a un Contrôle Isomorphique sur le Tournevis Laser, même moi je ne peux pas l'utiliser. Comment as-tu fait ?

J'ai rendu le gadget au Maître, qui esquissa un sourire et attendit ma réponse. Mais, je n'en avais pas :

- Je... Je ne sais pas... Je... J'ai juste voulu faire quelque chose. N'importe quoi.

Le Maître rangea l'objet dans sa poche et me sourit à nouveau pour me dire :

- Well, merci, Love, tu m'as sauvé la vie. Et il ne m'en reste qu'une seule désormais.

.

« I knew you were trouble when you walked in,
So shame on me now,
Flew me to places I'd never been,
'Til you put me down. »

.

Le Docteur décida de nous cacher à la Fin de l'Univers, à l'an 100 billions, sur la planète Malcassairo. Ce qui perturba énormément le Maître, puisque c'était le dernier endroit où il s'était régénéré et avait retrouvé ses souvenirs de Seigneur du Temps.

J'ai glissé ma main dans la sienne, lui rappelant que je serais toujours là pour lui.

Toujours.

Puis, le Tardis quitta l'Espace profond pour nous secouer dans tous les sens à mesure que les lignes temporelles défilaient. Jusqu'à arriver à la fin.

La fin de l'Univers.

Et de cette histoire.

.

THE END

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« I knew you were trouble when you walked in,
So shame on me now,
Flew me to places I'd never been,
Now I'm lyin' on the cold hard ground,
Trouble, trouble, trouble. »

.

16.05.2023

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