Disclaimer : La vie n'est pas un roman à l'eau de rose. Donc, je sais parfaitement que J.K. Rowling ne me cèdera jamais les droits sur son univers. Pas la peine d'en faire tout un foin !
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Blablamiaou : Du 16 au 27 mai, c'est la traditionnelle parade de la fine fleur du cinéma. De belles plantes, féminines et masculines, défileront sur le fameux tapis rouge. Alors pour célébrer le festival cannois, je partage cette ficounette … un brin fleur bleue ? A voir.
Bonne lecture !
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«Dites-le avec des fleurs !»
~ Chapitre 1 : Amaryllis & Camélia ~
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Chaque année, le cinéma était pompeusement identique. Ronflant. Évidemment, la première fois fut véritablement enivrante et exaltante. Excitante comme toute nouvelle expérience. Or, par la suite, l'enthousiasme abdiqua aisément en faveur d'un ennui mortel. Sauf quand certaines célébrités animaient, de part leurs frasques, les longues journées mornes. Sinon, passé les feux de la rampe et autres paillettes aux yeux, chaque parade devenait totalement insipide. Répétitive. Avec amertume, Draco Malfoy s'aperçut que tout était faux, minutieusement chorégraphié d'avance. Et le script ne devait jamais dévier d'un pouce !
Depuis son éblouissante intronisation au Panthéon des Stars mondiales, la bankable coqueluche des producteurs hollywoodiens se pliait inlassablement aux sempiternels festivals. Au travers de riches contrées, en bien des sens. Malheureusement, l'éternelle montée des marches cannoises ne faisait nullement exception. Même l'ostentatoire luxe, présent tout au long des séjours, ne parvenait plus à atténuer son indifférence grandissante. Hautain mépris qui aurait pu être nettement fatal à sa carrière en le rendant antipathique. Mais étrangement, il n'en fut rien. Son aura de mystère n'en fut que renforcée, le protégeant admirablement.
Seule Pansy Parkinson, devenue son indéfectible et ambitieuse agent, mais néanmoins femme raffinée dans son sillage, l'amusait encore merveilleusement. Aux côtés de la piquante Sang-Pur, Draco vivait des virées rocambolesques. Dignes de scénarii. Ses idées toujours plus dingues au fil des ans, pas moyen de trouver le temps interminable avec elle ! D'ailleurs, la redoutable brunette l'avait hissé au rang des légendes du septième art. Tutoyant et donnant la réplique aux plus grandes étoiles. Sans fausse modestie, Pansy était entièrement fautive de son succès d'acteur chez les Moldus ! Qui aurait parié sur pareille invraisemblance ?
Son glorieux premier rôle initiatique, qui le dérouta légèrement à la lecture et l'obligea véritablement à un travail de fond tant il était à mille lieu de sa personnalité, fut celui d'un … méchant, particulièrement sadique. Personnage détestable dans toute sa splendeur ! Dans un film d'horreur, pour l'anecdote. Oui, sérieusement ! Evidemment, avec son physique parfait, Draco s'était quelque peu enlaidi. Histoire d'être crédible. Un monstre beau et sexy aurait trop choqué. Ou volé la vedette. Et s'il aurait clairement pu détester cette caricature, Draco lui en fut honnêtement reconnaissant.
Ce rôle d'infâme pourriture l'avait, bizarrement, aidé à exorciser de sombres démons. En prêtant ses traits à la pire des vermines, Draco gagna en confort. Expulsant, hors de lui, une colère profondément enfouie et des tourments, sévices ou tortures mentales, jamais cicatrisés. Passé et entourage d'antan ne le traumatisaient plus aussi vicieusement. Ni douloureusement. Après de longs mois de calvaire, pouvait-il enfin rêver sans cauchemars perturbateurs. L'ironie était une arme doucement bienfaitrice. Sans scrupule, l'héritier apatride se félicita de s'être pleinement inspiré de souvenirs pour interpréter l'immonde salaud. Ça l'avait libéré. De ses peurs notamment. Merlin, il avait de la matière à ce niveau-là !
Hilarant, non ? Le puéril défi d'adolescent, foutage de gueule intégral à l'origine, s'avéra finalement distrayant et rentable. Quelle belle aubaine ! Non content, Draco trouvait là un métier, pour lequel il eut un fort engouement, mais une source de revenus providentielle. En bon fils, subvenait-il désormais aux besoins de sa famille désargentée. L'exil n'était pas une sinécure, mais ça allait mieux. Bonne fortune et faste redevenaient leurs amis. À la différence qu'aujourd'hui, ils étaient sincèrement appréciés à leur juste valeur. Rien n'étant définitivement acquis dans l'existence !
En sortant du luxueux penthouse à l'Hôtel Martinez, encombré des plus chers et volumineux bouquets que Cannes puisse compter pour lui souhaiter la bienvenue et un séjour idyllique, Draco en découvrit un maigrichon au seuil de sa porte. Le premier réflexe fut de saisir l'amaryllis et le camélia pour les jeter à la poubelle. Puis, conscient que c'était éventuellement l'offrande d'une timide admiratrice, peu fortunée, il se ravisa. Les accrochant simplement à sa boutonnière. Contrairement aux ragots, circulant dans le milieu du showbiz, Draco était attentif à ses fans.
Grâce à eux, le jeune premier perça, devenant immensément connu. Au début, des passionnés de séries Z le portèrent littéralement aux nues. L'encensant via des posts toujours plus viraux. Ensuite, évidemment, l'élément déclencheur fut l'incroyable talent. Draco était né pour jouer devant une caméra. Enfin, l'atout majeur fut l'inoubliable regard argenté, ensorcelant fortement les inconditionnels. Ce rare apparat, le rendant unique, intrigua. Créant le buzz jusqu'à faire naitre de folles rumeurs. Draco fut soupçonné d'être sorcier. Voir extra-terrestre, avec sa divine beauté et son charme envoûtant.
- « Qu'est-ce que ça veut dire ? » l'apostropha Pansy, nerveuse, le rejoignant prestement pour l'embarquer vivement jusqu'au restaurant de l'hôtel. Lieu majestueux où se tiendrait l'interview exclusive, en toute intimité avec le gratin des médias mondiaux. Rien que ça ! Entretien finement programmé pour ancrer définitivement sa prestigieuse réputation. Etait-ce encore nécessaire ?
- « Tu m'ôtes les mots de la bouche. » rétorqua mollement Draco, fatigué du jet-lag, propulsé malgré lui dans l'ascenseur le menant directement à l'échafaud. Jouer était assurément dans ses cordes, par contre la promotion n'était certainement pas son fort. Il aurait aimé s'y soustraire, pour flâner tranquillement sur la Croisette. Acceptant, de bonne grâce, toute demande d'autographe ou selfie.
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********** A suivre **********
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Blablamiaou : Faites-moi une fleur ! Donnez votre avis sur ce minuscule bouquet. D'ailleurs, qui devinera la signification de l'épineuse offrande, abandonnée devant la suite de Draco ? Je mets au défi les joueuses ! ^^
A toutou bientôt !
