Coucou ~

Je ne suis pas pas encore tombé sur une fiction sérieuse sur Dudley, de comment il évolue -surtout en bien- et je voulais un peu "l'humanisé" après l'attaque des Détraqueurs sur lui. Chose faite, je me lance en espérant que ça vous plaira.

Comme l'éternelle Poufsouffle que je suis, j'espère que vous réussir à trouver la beauté que j'essaye de transmettre à la personnalité de Duddy. Je pense qu'il est aussi profond qu'on ne le pense.

(TW : Crise de boulimie, dépression.)

Vacances d'été 1997

Vernon conduit dans un long silence, lui qui avait l'habitude de mettre la radio, il ne l'avait pas allumé et puis personne n'était étrangement d'humeur. L'atmosphère était lourde et bizarre. Ils ont du déménager précipitamment avec deux membres de l'Ordre du Phœnix. Ils étaient en danger par ce Lord Voldemort de ce qu'il avait compris, ils avaient aussi, certaines, à leur trousses ces horribles monstres : les Détraqueurs. Dudley regarda le dos de sa mère secoué de sanglot. Pétunia n'avait pas cesser de pleurer tout au long du trajet. Ce n'était pas des pleurs de crocodile dont elle avait le secret et qu'elle l'utilisait pour attiser la pitié mais de vrais pleurs sincère qui lui transperce le cœur. L'adolescent sort de sa poche son Walkman et son casque audio sur ses oreilles. La musique à fond dans ses oreilles, il se laisse porter par son esprit en regardant le paysage défilé sous ses yeux.

Résumons la situation. Il avait compris que la magie qui protéger son ancienne maison cesserait de les protéger à l'anniversaire d'Harry, le jour de ses dix-sept ans. Des sorciers mal intentionnés, des mages noirs, qui allait les retrouver pour les torturer et savoir où se cache son cousin. C'est d'un compliqué et pourtant, il ne pouvait pas s'empêcher d'être inquiet pour lui. Il lui avait serrer la main et faire un semblant de paix.

Les deux membres de l'Ordre du Phoenix qui les avaient accompagné pour assurer leur sécurité avait mis des protections dans leur nouvelle maison afin que les partisans de Voldemort de ne puisse pas les trouver facilement. Ils ont du souvent changé d'endroit les premiers temps, les Détraqueurs venait parfois les retrouver mais repousser par les Patronus des membres.

Leur dernier aménagement était dans une jolie maison pavillonnaire dans une banlieue pas loin de Birmingham. Elle était, cependant, un peu plus petite que leur ancienne maison mais assez loin pour qu'ils puissent pas se faire remarquer facilement. Les journées s'écoulait doucement sous la chaleur écrasante de l'été, bien que le ciel était obscurcir par un ton grisâtre et une atmosphère dérageant comme une menace qui plane au dessus de leur tête.

Dudley sentait son âme quittait son corps, il ressentait un seul coup tous les mauvais sentiments mais le désespoir qui le ronge. Ses yeux apeurés ne quittèrent pas le visage entièrement dissimulé par une cagoule tandis que la main luisante, grisâtre, visqueuse et recouvertes de croûte s'approche de lui. Dudley s'agitait dans son lit et transpirait abondamment, il se réveille en sursaut. Il regarda son réveil qui afficha "02:48" d'un rouge éclatant et passa une main sur son visage trempé de sueur. Le jeune homme a du mal à s'acclimater à son nouvel environnement, tout était terne, pleins de bruits et qu'importe où il va, il se sent seul et triste.

Triste est un bien grand mot. Il ressent un grand vide en lui qui n'arrive pas à combler. Depuis quand il ressentait ce sentiment ? Depuis qu'il s'est fait attaquer par les Détraqueurs ? Non cette chose à remonter chez lui des sentiments qu'il a longtemps refoulé : sa haine envers soi-même. Dudley ne s'aime pas. Il se hait. Ce corps, tout lui est dégoutant chez lui, il ne supporte pas et pour montrer qu'il souffrait -bien qu'inconsciemment- il en faisait du mal à tout son entourage. Il se sentait puissant et invincible en cassant des boites aux lettres avec sa batte de base-ball pour faire rire les copains. Il se sentait puissant et fort quand il brutaliser avec toute sa haine envers les plus faible. Il se sentait "normal" quand ses parents fermer les yeux quand il brutaliser Harry.

Dans les moments de crise d'existentielle comme cette nuit-là, l'adolescent se dirige vers la cuisine encore en travaux pour ouvrir le congélateur : un gros pot de glace Ben & Jerry's et des barres glacées. Il n'y avait que la nourriture qui pouvait calmer ses crises, il ira mieux. Le monstre enfouie en lui avait faim, c'est pour cela qui lui provoquer des crises d'angoisses et des cauchemars. Quand il commençait, on ne pouvait plus l'arrêter. S'il se mettait à manger dans cet état-là, il ne cesserait pas avant d'être totalement submergé par la honte et la culpabilité qu'il irait se faire vomir. Dudley a toujours été boulimique depuis l'enfance, sa mère l'irresponsable ne voyait là qu'un besoin importante pour sa croissance. Un cercle vicieux de gavages et de purges qui avait entraîné un surpoids important et que son attaque à redoubler l'intensité de sa boulimie.

Le congélateur lui souffla de l'air froid au visage qui lui fait du bien. Ils étaient là, à porter de main : ses glaces. Allez. Juste une barre chocolaté histoire de calmer le monstre. Il se servit dans la boite et déchira l'emballage avec des gestes nerveux et maladroits. Il mordit dans la glace : que c'était bon ce chocolat onctueux qui font sur sa langue ! L'enrobage craquant quand il mordait dans la barre, un plaisir vite disparu et qu'il veut retrouver au plus vite. Encore un, cette fois-ci c'est le dernier. Pareil pour la première barre, il en fit qu'une bouchée.
Puis il s'empara du pot de Ben & Jerry's.

Avec ça, le plaisir va durer un peu plus longtemps.

Il chercha dans le tiroir et en sortie une grande cuillère, il ôta le couvercle du pot et englouti la glace, moitié à la cuillère, moitié à même le pot, avec voracité, sans même savourer. Il sanglotait ne pouvant s'empêcher de s'arrêter si le pot n'était pas fini.

J'ai faim, j'ai faim, j'ai faim.

Quand Dudley avait fini de dévorer toutes les barres chocolaté et son gros pot de glace, il jeta les emballages à la poubelle. Vaut mieux pas que sa mère découvre ce qu'il a tout manger même si elle saura quand elle ouvrira la porte du congélateur. L'adolescent prend le sac poubelle pour le jeter à l'extérieur et revient dans sa chambre, il se met à pleurer, silencieusement. Mon Dieu, comme il se détestait !

C'est au petit matin que Dudley se réveille, les larmes sécher sur les joues. Il entendit son père criait sur un des membres du Phœnix, l'adolescent soupira. Encore un des sorciers qui a lui a montrer ses tours de passe-passe devant ses parents... Il descend doucement les marches pour écouter leur conversation.

- C'est hors de question qu'on héberge un autre enfant sorcier ici !

- Vernon... tu vas réveiller Dudley si tu baisses pas un ton. Dit Pétunia en tentant de calmer en vain son mari.

Dudley fini par montrer son bout de son nez, l'air totalement absent et va juste prendre de quoi manger dans le frigo.

- Ah mon duddy, on ta réveillé, je suis désolée mon poussin. Dit Pétunia qui se lève pour préparer le petit déjeuner pour son garçon.

- C'est quoi cette histoire d'enfant sorcier ?

- Rien du tout ! Personne viendra et ils vont partir aussi vite qu'ils sont venus ! Hurla Vernon dont sa tête commence a devenir toute violette à force de hurler.

Hestia Jones soupira, comment pourrait-elle se faire comprendre que c'est justement pour la sécurité de leur rejeton que cela est nécessaire.

- Monsieur Dursley. Votre fils doit entamer sa dernière année au lycée, vous voulez qu'il continue ses études ?

- Il prendra des cours particuliers à domicile s'il le faut. Cracha Vernon

- Chéri.. On a pas les moyens et puis ça va faire du bien à Duddy un semblant de "normalité". Je ne suis extrêmement pas d'accord d'héberger une sorcière ou sorcier en plus mais c'est juste pour un an...

- Ce n'est pas une enfant mais une adolescente, elle a le même âge que votre fils. Elle est la nièce d'Edgar et Amélia Bones, la directrice du Département de la justice de la Magie, qui se sont vaillamment battus contre celui-qui-ne-faut-pas-prononcer-le-nom vous n'aurez pas aussi mieux que Susan en terme de protection pour votre fils. Expliqua Hestia Jones avec détermination.

- JE. NE. VEUX. PAS ! Vernon avez frappé du poing sur la table à chaque mot qu'il prononce.

- Moi, je veux bien. Dit Dudley tout bas. Je veux... bien.

Tous les yeux se retournèrent vers Dudley qui regardait son œuf au plat.

- Oh mon Duddy. Chouina Pétunia.

- Parfait. Dudley, merci. Elle arrivera durant la soirée, elle est inscrite dans le même lycée que toi, je compte sur toi pour lui expliquer un peu plus le fonctionnement du monde des Moldus.

Il aura fallut deux bonnes heures pour calmer Vernon et préparer des règles invraisemblable pour la jeune fille qui allait partager leur quotidien pendant un an. C'est au début de soirée que Susan apparaît devant la porte d'entrée des Dursley, on lui avait préconisé de faire son accueil de façon moldu et de ne pas passer par une cheminée ou de transplaner directement dans le salon car on lui avait bien expliqué que les Dursley sont très virulents en ce qui concerne la magie et elle voulait faire bonne impression. Susan frappa à la porte.

C'est Vernon qui ouvra brusquement et fronce les sourcils devant une jeune fille rousse aux yeux marrons avec des joues bien rondes qui lui souris tendrement. Elle était vêtue de robe de sorcière avec un logo jaune et blaireau noir dessus, un style vestimentaire qui lui fait penser à son irritable neveu ce qui n'améliore pas son humeur.

- T'es la sorcière, je présume ?

- Oui je suis Su..

- Entre. Dit-il sèchement.

Susan prend ses valises et entre dans la maison. C'est bien la première fois qu'elle rentre dans une maison de moldu, elle trouvait la décoration joli et pleines de couleurs. Pétunia se présenta un peu froidement et Dudley pareil mais c'était plus par timidité que par animosité mais Susan garda son sourire chaleureux sans jugement.

- Tu dois être Dudley, enchantée, je suis Susan Bones. Dit-elle en tendant sa main pour la serrer dans la sienne.

Dudley rougit un peu et lui serre la main un peu mollement, il la trouve extrêmement mignonne et chaleureuse. C'est peut-être aussi du fait, que c'est la première fois qu'une fille rentre chez lui et qu'ils allaient être colocataire. Pétunia demanda à son fils de lui montrer sa chambre afin qu'elle dépose ses affaires et de lui montrer les autres pièces de la maison. Susan écouta attentivement Dudley lui expliquait chaque recoin des pièces, elle n'hésite pas à poser quelques questions sur des objets moldus et affiche un grand sourire quand Dudley prend la peine de lui expliquait. Elle découvre sa chambre, une pièce simple : un lit à une place, un bureau et une armoire. Il n'y avait pas de décoration particulière mais Susan ne trouvera rien à dire.

- On a pas fini de déballer nos affaires, donc c'est un peu terne ici...

- Ne t'en fais pas c'est très bien ainsi, merci !

Une fois faites, pendant le repas Vernon dit sans détour ;

- Bon. Petite. Tu n'es pas ici en vacances mais protéger Dudley contre ses trucs de monstres mais tu dois aussi respecter et obéir aux règles de cette maison. Ma maison, mes règles.

- Je ferais ce qu'on attend de moi, Monsieur. Dit-elle poliment après avoir déposer sa fourchette.

- Bien. Premièrement, tu aideras ma femme pour les tâches ménagère et ainsi qu'en cuisine. Deuxièmement, interdiction de magie ou de tour de passe-passe dans cette maison, tout doit rester parfaitement nor-mal. Comme des humains. On est pas chez vous, chez les monstres.

Susan ouvrit la bouche pour protester mais elle se ravise, les Dursley sont racistes comme les certains sang-purs sont racistes des moldus. Elle aiderait bien sa femme mais sans magie ça va être compliqué.

- Troisièmement. Toi et mon fils c'est uniquement "professionnel", pas de rapprochement amical ou amoureuse.

- Vernon !

Dudley s'étrangla dans son soda et tousse violemment, son père est-il devenu fou pour sortir ça comme ça ?

- PAPA ?!

- On connait tous comme ça se passe. Une fille, un garçon, tous deux adolescents avec les hormones en ébullition et je ne veux pas que mon fils s'acoquine avec ce genre de mons... enfin quelqu'un de ton espèce. Je veux vous voir le moins souvent ensemble dans ma maison. C'est bien clair ?

- Je vous promet qu'il n'y aura pas ce genre de comportement et que je saurais m'acquitter de mes tâches. Rassura Susan qui malgré avait très envie d'éclater de rire.

Dudley ne parla pas durant tout le repas, de tout manière il avait arrêter de parler ou très peu pour dire des phrases courtes. Comme promis, Susan aida aux tâches ménagères sans magie mais il fallait tout lui apprendre comment faire la vaisselle, nettoyer la table et ranger la vaisselle en mode Moldu. Est-ce-qu'Harry avait aussi subit le même sort ? C'est l'élu, un héro du monde des Sorciers alors pourquoi ils traitent les sorciers comme des Elfes de maison ? Une fois ses corvées de faites, elle alla dans sa chambre mais elle voulait passer dans la chambre de Dudley mais elle se rendit compte que les lumières sont déjà éteint et sa porte de sa chambre fermée.

C'est vraiment un jeune garçon taciturne mais il l'a pas l'air méchant, pensa-t-elle.

Susan ferma aussi sa chambre et ne résiste pas à la tentation de défaire sa valise à coup de baguette magique. Ses vêtements s'envolèrent, se plièrent et se rangèrent avec grâce dans l'armoire, ainsi que ses livres se posèrent délicatement sur le bureau et sans oublié les photos de ses parents et de son oncle et tante décédés qu'elle posera sur sa table de chevet. Elle est épuisée, et s'endort directement après s'être brossé les dents et se mettre en pyjama.

Au fil des jours l'adolescente avait du mal à s'acclimater à son nouvel environnement de Moldu et les parents Dursley ne pardonner aucunement son ignorance et ses lacunes en terme de compétences moldu. Elle ne savait même pas faire bouillir de l'eau dans une théière, elle avait beau réclamer que ça sera plus facile avec la magie mais Pétunia était intraitable : pas de magie. Elle avait casser deux-trois assiettes, se faisait houspiller quand elle n'allait pas assez vite pour le linge. Dudley sortait quelques fois de sa chambre, ne posant pas un regard sur la jeune fille. Un jour elle entendit des sanglots dans le couloir, elle venait de se faire engueuler par Vernon, il sort de sa chambre pour aller voir ce qui se passe. Un verre qui a été cassé et un oeuf au plat bien cramé.

- Papa.. ?

-QUOI ? Oh pardon filston, tu veux quelque chose ?

- Je sors.

- Ah d'accord, tu rentres pour diner ?

- Je pense oui.

- Bonne journée, Dud'.

Dudley jeta un regard vers Susan qui essuie ses larmes avec sa manche de son haut.

- Susan peut-elle me rejoindre ?

- Hors de question ! Elle doit rester ici pour aider ta mère !

- Sa mission est de me surveiller et me protéger contre des créatures magiques. Comment pourrait-elle faire son travail à bien si elle n'est pas avec moi ?

Vernon fronça les sourcils avant de lâcher sèchement au bout de quelques secondes de blancs :

- C'est d'accord mais elle revient pour aider au dîner. 18h00 pile.

Susan hésita de suivre Dudley et puis finalement elle le suit dès qu'il sort de la maison. Ça fait deux semaines que Dudley n'était pas sorti à l'extérieur de sa maison, elle avait toujours demandé ce qu'il faisait dans sa chambre toute la journée et pourquoi maintenant il veut sortir ? Elle marcha silencieusement un peu derrière lui, les yeux encore rouges par les larmes. Quand à Dudley, il ne sait pas pourquoi il a voulu d'un coup la sauver des griffes de ses parents mais il avait le besoin aussi de s'éloigner d'eux le temps d'une promenade.

- On va où ? Demanda-t-elle.

- Je ne sais pas, je ne connais pas le quartier.

- On risque de se perdre, non ?

Il haussa les épaules tout en continuant de marcher vers une destination inconnue. Elle en profite pour découvrir tous les éléments qu'elle trouve incongrues à ses yeux et profita de l'expertise moldu de Dudley pour poser des questions, surtout au niveau des voitures. Le jeune homme répondit à ses questions agacé et puis il se détend au fur et à mesure de la conversation. Finalement, ils trouvèrent un joli parc pour se poser à l'ombre sous un arbre.

- Alors, comme ça, vos moyens de transport est ce genre d'engin roulant que vous appeler voiture ?

- Oui, avec des marques différents.

- Nous on a des balais, mais aussi on peut se transplaner d'un endroit à l'autre ou des portoloins. oh oups ! Pardon, on m'a dit de ne rien dire en ce qui concerne le monde des sorciers et faire de la magie... Ne dit rien à tes parents !

- Ça ne me dérange pas, je m'excuse d'ailleurs pour leur attitude.

- Ce n'est pas grave, j'ai promis de remplir ma mission principal à bien : te protéger. Est-ce-que Harry a eu ce genre de traitement ? Je veux dire, on m'a mise en garde contre vous car vous avez des préjugés sur les sorciers.

Dudley baissa les yeux, honteux, il ne voulait absolument pas aborder le sujet de son cousin aussi vite c'est pour cela qu'il évitait, en partie, la jeune sorcière. Il voudrait changer de sujet mais ça aurait interpellé la jeune fille.

- Pour tout avouer oui, j'étais moi-même ignoble avec lui. J'en ai extrêmement honte aujourd'hui.

Susan fut choquée. Ils ont osé maltraité l'Élu ?

- Mais pourquoi ?

- Mes parents... détestent énormément tout ce qui se rapporte à la magie. Ma tante qui était la sœur de ma mère était une sorcière : Lily Evans. Je pense qu'elle était frustrée d'être qu'une simple humaine ordinaire, du coup, elle a fait de la frustration en de l'amertume, de la colère et elle nous a partager cette haine à mon père et à moi, quand on est enfant on veut que nos parents soit fier de nous même si on doit s'abaisser à maltraiter son cousin "anormal". Je ne dis pas que tout est de leur faute, j'ai une part de responsabilité dans cette histoire mais maintenant je vis dans la culpabilité et dans les remords. Cette haine. Je ne l'ai pas projeté sur Harry mais sur tout ce qui me semblait pas normal : les petits du quartier, une couleur de cheveux bizarre, un accent... Tout était bon pour que j'intimide les autres. Un jour, un détraqueur m'a attaqué dans une ruelle et j'ai vu réellement ce que je suis : un monstre. Une brute sans cœur et sans moral qui n'a fait strictement que du mal autour de lui, on ne m'aimait pas pour ce que je suis, on avait peur de moi et l'ironie de la chose, c'est moi à présent qui a peur du monde.

Susan fixa l'horizon tout en écoutant le monologue du jeune homme. Dudley. Son malaise, sa taciturne, son air mélancolie: tout cette colère a transformé son cœur d'une noirceur qui tente de retrouver la lumière. Dudley arracha une poignet d'herbe, il ne voulait pas continuer son récit, tout cela lui faisait encore trop mal et il va encore allait se goinfrer au beau milieu de la nuit pour nourrir le monstre qui est en lui.

- Je comprend mieux pourquoi tu me semble si triste, Dudley. On ne peut pas changer le passé mais on peut faire en sorte de s'améliorer sur le présent. On pourrait être ami même si ton père ne l'approuverait pas, on est pas obligé de suivre ses règles ?

- Il ne pourra pas nous obliger de nous séparer de toute manière. Je ne sais pas si c'est judicieux qu'on soit amis, tu perds trop de temps à trainer avec un type comme moi.

- Je pense qu'un type comme toi ne pourra pas mieux m'expliquer toutes les bizarreries moldus, tu es foutu Dudley, t'es obligé d'être mon ami.

Elle souris au coin, Dudley souris aussi un peu en rougissant. Susan serait donc ça toute première vraie amie en l'espace de ses dix-sept ans de vie.

Durant les semaines qui filaient, Susan avait beaucoup appris à Dudley comment fonctionne les différentes machines moldu de la cuisine et de la salle de bain et surtout Dudley l'aidait à comprendre comment réagir face à ses parents. De temps en temps, quand ils ont le dos tourner, elle utilisait un peu de magie pour s'aider dans les tâches et l'après-midi, Dudley en profiter pour sortir avec Susan. C'était un prétexte de rentrer tard le soir, Susan a découvert de nouvelles choses ; les fast-food, les cafés moldu et le cinéma avec des films moldus bien que certains acteurs dont elle a reconnu car sorcier. Dudley s'ouvrait de plus en plus, il n'était plus sur la réserve quand elle lui parlait de magie, il se surprend de questionner sur quelques traditions moldu et parfois sur Harry mais sans plus. Devant leur parents, il fallait jouer la carte de l'indifférence pour montrer qu'aucune complicité ne s'était installé et chacun partit vaquer à ses occupations. La nuit, ils discutèrent par talkie-walkie et chacun visiter la chambre de l'autre pour discuter tard dans la nuit en chuchotant.

Les vacances d'été se finirent doucement et la rentrée s'approchait à grand pas.

3528 mots, un record !
Comment va évoluer leur relation ? Est-ce-que je vais un peu trop vite ? Pas assez ? J'attends vos commentaires o/