Bonjour à toutes et à tous !
Je sais que vous êtes en attente de la suite de mes autres fics mais comme toujours, je me suis éparpillée dans tous les sens. Mais soyez sans crainte, je suis en train de mettre le point final à Or damné et à Se libérer des chaines et ce ne sera qu'à ce moment-là que je me remettrai à l'écriture de Renouveau.
Pour vous faire patienter, j'ai heureusement en stock plusieurs fics qui, j'espère, vous plaira. Plus ou moins longues, où l'accent sera mis sur d'autres personnages qu'Harry ... Je vous laisserai découvrir par vous-même.
Aujourd'hui, je vous présente une fiction bien loin de mes habitudes. Cela faisait longtemps que je voulais écrire du côté des "méchants" et maintenant, c'est chose faite. Le personnage principal est, comme vous avez dû vous en rendre compte dans le résumé, un certain Tom Riddle, et tout le canon a été chamboulé. Plus précisément, où les détails sur lesquels le canon a gardé le silence ont été réécris.
Je vous laisse à votre lecture et je vous fais de gros bisoux !
Crystal of Shadow
Un fourchelang n'est pas toujours ce que l'on croit
Charlus Potter observait le jeune Thomas Riddle qui lisait dans le parc du manoir. Il avait été difficile de récupérer le jeune homme de la coupe d'Albus Dumbledore mais il avait profité de sa pseudo victoire contre Gellert Grindelwald pour le faire disparaître des radars.
Charlus Potter et Albus Dumbledore n'étaient pas contemporains, loin de là. Quand Dumbledore avait fini ses études en 1917, Charlus n'était même pas né mais son père, Henri, lui, finissait sa troisième année à Poudlard dans la maison Serdaigle. Henri avait eu Charlus en 1925 puis Fleamont en 1927.
Thomas Riddle avait attiré l'attention de Charlus par sa proximité avec Albus Dumbledore. Il n'avait pas été difficile d'apprendre que le professeur de métamorphoses était celui qui était allé le chercher dans l'un des orphelinats les plus pauvres de Londres – Dumbledore s'en vantait presque alors que Riddle voulait que le moins de monde possible soit au courant – mais ce qui était curieux, c'était que ce dernier, qui ne se cachait pas détester tout ce qui venait de Serpentard, reste près de celui-ci.
Quand les rumeurs comme quoi Riddle serait en fait l'héritier de Serpentard – il avait des contacts dans toutes les maisons, y compris chez les vert et argent – Charlus avait été surpris que Dumbledore ne bronche pas que son protégé ait un lien avec la maison honnie. Abraxas Malfoy, qui était à Serpentard, s'en était également étonné et tous les deux s'étaient alliés pour trouver le fin mot de l'histoire. A temps car très vite, ils entendirent que Riddle voulait anéantir les « moldus », nouvelle insulte à la mode pour désigner les non magiques et largement répandue par Dumbledore. Ils ne s'embarrassèrent pas de scrupules et embarquèrent l'adolescent à Gringotts pour officialiser cet héritage inespéré et découvrir son contenu exact, tout en révélant et en replaçant quelques vérités déplaisantes à leur place. En fait, si Riddle était resté sur les allégations de Dumbledore qui voulaient que seuls les descendants de Salazar Serpentard pouvaient parler fouchelang, il n'aurait jamais su que non, il n'y avait pas que les descendants de Serpentard qui parlaient cette langue, qu'il n'avait en réalité aucun droit sur la lignée Serpentard car appartenant à une lignée illégitime fondée par les Gaunt qui avait violé l'arrière-petite-fille de Salazar et volé l'enfant né avant une quelconque reconnaissance de la part du clan Serpentard et surtout, que s'il ne s'était pas présenté à Gringotts pour revendiquer ses droits, alors il n'aurait jamais été pris au sérieux, ce que tout né de sorciers, y compris Dumbledore, savait. Devant l'entêtement de Riddle sur les affirmations de Dumbledore, Abraxas avait exigé un bilan complet de l'adolescent, physique comme magique, et ce qu'ils découvrirent ne plut à personne, y compris le principal intéressé.
Charlus soupira. Avec Abraxas, il avait pris en charge la purification de Thomas Riddle qui s'était ainsi débarrassé de plusieurs consignes magiques lourdes qui le poussaient à faire totalement confiance à Albus Dumbledore, qu'importe le sujet. Il avait été soumis à plusieurs sorts de haine, notamment envers les nés de non magiques et les non magiques, et de méfiance progressive envers les Serpentards et les sangs purs. Il y avait également des blocs de magie qui eux, n'avaient pas encore été retirés pour des raisons de sécurité mais à intervalle régulier, les verrous étaient desserrés pour que l'adolescent puisse maîtriser le nouvel afflux de pouvoir.
Riddle avait rongé son frein de nombreux mois à la suite de ces découvertes déplaisantes. Heureusement, occupé par la maitrise de son nouveau potentiel magique, il n'avait pas fait de gaffes devant Dumbledore qui avait été surpris qu'il se calme aussi radicalement. Pour se couvrir, Abraxas avait décidé de fonder un club privé avec certains élèves qui correspondaient aux préjugés du professeur et y avait invité Riddle. Il ne fallut pas beaucoup de temps pour que la rumeur court que ce dernier avait créé une cour avec des projets dont les buts étaient considérés comme limites pour les bien-pensants.
Profitant des célébrations données pour la victoire d'Albus Dumbledore sur Gellert Grindelwald, Charlus Potter avait déposé au département de l'éducation le test de Gringotts confirmant que Thomas Riddle avait bien passé ses dix-sept ans et sa deuxième maturation magique. Ainsi, il n'aurait pas à attendre ses résultats d'ASPIC pour justifier qu'il n'était plus un étudiant de second cycle et il pourrait gérer sa vie sans devoir en référer à Poudlard, donc à Albus Dumbledore. Le professeur de métamorphoses ne pourrait donc pas s'opposer à ce que Riddle s'émancipe de lui et découvre la réalité du monde sorcier et non le conte qu'il essayait de lui vendre.
Cela faisait donc six mois que Riddle avait disparu de la société sorcière et tout autant qu'il vivait au manoir Potter. Cela ne dérangeait ni Charlus ni son épouse Dorea née Black. Fleamont, qui préparait son entrée dans le programme des aurors, était heureux de côtoyer une personne qui parlait fourchelang car grâce aux efforts de Dumbledore, ce don de la magie était totalement décrédibilisé en Grande Bretagne. Les deux jeunes hommes, qui ne se fréquentaient pas réellement à Poudlard, avaient appris à se connaître sans le poids des maisons et surtout, la surveillance accrue de leur professeur de métamorphoses qui avait toujours cherché à se rapprocher des Potter sans expliquer pourquoi. A leur duo s'était naturellement ajouté Myrtle Warren, la meilleure amie de Tom, et Euphémia Briscoe, la fiancée de Fleamont.
-Tu es bien songeur, mon ami … fit une voix dans le dos de Charlus.
Celui-ci n'eut même pas besoin de se tourner pour reconnaître sa femme Dorea. Voilà un an qu'ils s'étaient mariés après plusieurs années de négociation, union compliquée par les rumeurs de Dumbledore sur les clans Potter comme Black.
-Je viens d'apprendre que Doge cherchait Riddle, soupira Charlus. Ce qui veut dire que Dumbledore cherche sa marionnette.
Dorea eut du mal à retenir une grimace. Elphias Doge était le faire-valoir d'Albus Dumbledore et ce n'était un secret pour personne. Suiveur invétéré, il ne prenait aucune décision qui n'aurait pas été préalablement validée par son grand maître. Il était heureux qu'il ne soit pas en plus héritier de sa famille ! La sorcière avait ses propres griefs contre lui car il avait été chargé de la surveiller et d'empêcher tout rapprochement pendant leur scolarité entre Charlus et elle. Inutile de dire que Doge était subitement devenu plus que maladroit peu de temps après …
-Personne ne l'a vu ici, rappela Dorea. Il n'a même pas eu envie de sortir en voyant la bibliothèque et tout ce qu'on pouvait lui apprendre sur la société sorcière. Si on suit cette logique, on pourrait croire qu'on le séquestre …
-Dumbledore pourrait jouer là-dessus, songea Charlus. Je pense qu'il serait temps de faire sortir Tom du pays.
-C'est extrême, constata Dorea. Pourquoi ?
-Il n'y a qu'ici qu'il y a un tel fanatisme envers Dumbledore, grimaça Charlus. Regarde, six mois après sa victoire contre Grindelwald, il y a presque un culte qui lui est voué. En plus, il cherche un moyen d'avoir de l'ascendant sur nous donc s'il peut nous accuser de quoi que ce soit, il ne va pas se gêner.
-Très bien, faisons cela dans les règles … fit Dorea.
Elle s'installa à une table, fit venir à elle du parchemin, une plume et de l'encre et commença à prendre des notes.
-Tout d'abord, un contrat de travail magique, en bonne et due forme, nota Dorea. Si on lui demande pourquoi il n'a pas commencé plus tôt, il était en droit de prendre des vacances.
-Il faudrait que ce soit dans une affaire où Dumbledore ne pourra jamais avoir d'influence, déclara Charlus. Donc automatiquement hors de l'archipel.
-Pour le conforter dans ses préjugés, pourquoi pas en Europe de l'est ? ricana Dorea
-Non, pas aussi loin, sourit Charlus. La France, l'Italie ou l'Espagne suffiront amplement. Des liens avec nous ?
-Pas forcément, fit Dorea. De toutes les façons, toutes les familles sangs purs sont liées entre elles. Je n'ai pas eu l'occasion d'en discuter avec lui mais est-ce qu'il a une matière favorite ? Je veux dire, à part les magies qui ne sont pas enseignées à Poudlard ?
-Si je ne me trompe pas, les enchantements, réfléchit Charlus.
-Faisons marcher nos réseaux pour lui trouver l'emploi parfait puis installons-le dans une maison de fonction, décréta Dorea. Je serais plus rassurée s'il était sous la protection de l'un de nos clans.
-Ce sera le mien, décida Charlus. Je serais curieux de voir Dumbledore essayer de nous accuser de magie « noire » …
Le couple continua à lister tout ce qu'il comptait faire pour le départ de Tom avant d'en discuter avec lui.
