Voici le chapitre 2 de Behind the door.
Réécrit et corrigé avec amour.
Des zoubis et on se retrouve plus bas.
Chapitre 2 - Découverte inopportune
La sieste finie et de nouveau clinquant, il s'était préparé un café bien mérité. Il s'assit sur une des chaises de la pièce, et soupira d'aise lorsque la tasse chaude atteignit ses lèvres. Alors qu'il avait espéré ce moment pour lui, seul et au calme, un élément perturbateur vint le déranger.
En effet, celui qui venait d'entrer dans la pièce en quête de nourriture, ou d'alcool dans son cas sûrement, n'était autre que l'escrimeur.
- Je peux savoir ce que tu fous ? lui demanda le cook d'une voix ironiquement mélodieuse.
- Soif.
Le vert n'était pas ici pour ouvrir les hostilités et ne prit pas non plus la peine de regarder son camarade. Il avait refermé le placard et commençait à repartir vers la sortie. Mais le blond s'était levé et il était maintenant à quelques pas de la porte. Zoro porta la bouteille à sa bouche et d'un regard arrogant en but goulument plusieurs grosses gorgées.
À cet instant, et sans qu'eux-mêmes ne sachent dire lequel des deux avaient commencé, les coups avaient fusé. Pour autant, l'autre avait répliqué, et leurs compagnons ne souhaitant pas les arrêter, ils se défoulaient l'un sur l'autre, la bouteille n'étant qu'un prétexte parmi d'autre.
Après cette petite tempête de coups passée, arrêtée par une navigatrice enragée, ils repartirent chacun la queue entre les jambes, bredouilles, sans aucun vainqueur cette fois-ci encore. La journée se déroula sans autre accrochages, et le soir ainsi que le diner arrivèrent bien vite.
...
Quand les ventres furent pleins et que les demoiselles se préparaient au coucher, les hommes de l'équipage se regroupèrent sur le pont pour une petite causette à la lueur des lanternes. La discussion n'était qu'histoires de trouvailles et buvettes. Usopp qui vit Franky silencieux sur sa soirée de la veille le questionna.
- Moi ? Il explosa de son rire franc avant de reprendre au galop : J'ai passé une SUPEEEEER soirée en compagnie d'une petite rousse déjantée dans un hôtel non loin du centre.
Bizarrement, chaque membre présent se tut, tout à coup intéressé par ce qu'il se racontait là.
- Déjanté ? Questionna timidement Chopper, comprenant qu'une discussion qui ne lui était pas familière commençait.
- Une vraie folle, confirma l'addict de cola, on a bougé touuuute la nuit. Une SUPEEEER nana.
Le blond se crispa, déçu de voir que non seulement le vert s'était amusé la veille au soir, mais que pas seulement lui. Chacun avait eu l'occasion de profiter des douces dames présentes sur cette île. Lui devait se coltiner une semaine de garde, sans pouvoir profiter des demoiselles au teint frais qui n'attendaient que lui.
La discussion commencait à s'animer, Brook se vantait de ses exploits passés, d'avoir été un tombeur sans égal qui flattait ces demoiselles d'un air de piano dans des tavernes dans lesquelles il séjournait au fil de ses voyages. Même Usopp avait quelques histoires à raconter, retenant l'attention du capitaine et du médecin, impressionnés. Et étrangement, cette fois-ci, cela ne semblait pas être du pipo.
Étonnement calme, Luffy était allongé et riait simplement, sans faire de vagues. Cela intriguait d'ailleurs le cook plus que ce qui se racontait.
Le regard du cuisinier s'était tourné cette fois vers le bretteur, bien plus pris d'attention pour sa chope de rhum que pour la discussion qui avait lieu. Pourtant lui savait, il savait que le vert savait s'amuser au gré de leurs arrêts. Ce fut la première fois depuis bien longtemps qu'il accordait une qualité à ce dernier. Il était modeste et ne prenait pas plaisir à raconter en détails le corps de jolies dames. Il renifla odieusement.
Soudain, l'intéressé lui jeta un coup d'oeil furtif : ce fut bref. Un simple regard dans sa direction, comme pour le mettre dans la confidence, pour ne pas qu'il ait la langue trop perchée. Et il en comprit très bien le message.
Mais après tout, cela ne le concernait pas, et il préférait retourner écouter les exploits de ses compagnons, en buvant et rigolant, sans ne plus prêter attention à son adversaire quotidien.
La nuit se poursuivit ainsi, jusqu'à ce que chacun ait rejoint quelques heures plus tard sa couchette.
...
Le lendemain, quand il eût remis de l'ordre dans le bazar de la veille, Sanji partit faire un tour en ville afin de pouvoir lui aussi explorer les environs, étant donné que certains de ses camarades avaient décidé de rester quelques heures encore sur le navire. Il avait aussi besoin de se dégourdir les jambes.
La ville devait sûrement plaire à Robin, avait-il pensé en se glissant dans des ruelles à l'âge indéterminé, aux chapelles charmantes et aux pavés rappelant un temps révolu. Des cavernes jonchaient chaque rue, et donnaient un côté bon vivant à l'endroit.
Il aperçue une tête verte se glisser dans une d'entre elle, et sans réellement savoir pourquoi, il suivit ses pas pour entrer à son tour dans le lieu. Il se glissa sur un des fauteuils à droite du marimo qui était au comptoir.
- Alors sourcils en vrille, on est perdu
- Soif, déclara hargneusement le blond, pour rappeler leur petite dispute de la veille.
L'escrimeur ne prit pas la peine de répliquer et entama la chope de rhum ambré qu'il avait commandé peu avant que lui-même ne s'installe. Il commanda la même chose face aux interrogations visuelles du barman. Un jeune homme souriant qui lui semblait fort sympathique.
Il était néanmoins plus absorbé par le regard bleu azur de sa très jeune collègue. Une très charmante demoiselle en tenue traditionnelle, et dont il aurait préféré sa compagnie à celle du vert. En parlant de ce dernier, celui-ci agissait étrangement. Un drôle de manège avait lieu devant lui. Son camarade observait discrètement ce qui se passait derrière le comptoir, mais dès que l'employée passait non loin d'eux, son regard se concentrait plus sur sa chope. Il était du mauvais côté pour suivre son regard mais la beauté de la jeune fille avait peut-être réussi à faire fondre le cœur de pierre de son compagnon de route.
Puis son imagination alla encore plus loin : Et si la jeune femme n'était autre que celle qui avait raccompagné le vert l'autre soir ? Cela expliquerait leur rencontre et le choix de ce bar parmi tant d'autre. Cependant il fut déçu à l'idée qu'une si belle dame ait pu accepter de passer la nuit avec un tel gars. Il était persuadé qu'il n'avait pas pris soin de lui demander son nom. Il attendait que le barman pose sa consommation devant lui pour tenter le coup.
- C'est quoi son petit nom ?
Le vert qui levait de nouveau son verre à ses lèvres se stoppa dans son élan pour le regarder droit dans les yeux.
- Je te demande pardon ?
- Marimo, marimo, marimo, chantonna-t-il avec un air volontairement condescendant, on ne me la fait pas à moi.
Il désigna du menton la blonde occupée à servir une des tables à l'autre bout de la pièce et reposa sa question.
- Allons, je t'ai vu l'autre soir. Je me demandais juste si une algue comme toi était assez sensible pour demander le doux nom des dames qu'il ramenait dans son lit. Au vu de ta réponse, je suis déçu. Enfin te connaissant cela ne me surprend pas tant que ça.
Le sabreur, piqué à vif, le fusilla du regard, mais c'était un regard qui exprimait une réelle surprise et de l'incompréhension. Le cook ne savait pas comment interpréter l'interrogation dans le regard de l'escrimeur.
- T'as complètement pété les plombs. Ça ne te regarde juste pas.
- Assume que tu as seulement tiré ton coup sans poser de question.
Le cook sourit amusé et bu une gorgée de bière.
Amusé, il ne l'était peut-être pas tant que cela. Même si tous connaissaient ses parades amoureuses constantes à la vue d'une belle femme, le cuisinier avait beaucoup moins d'audace quand il s'agissait de ramener une fille dans son lit. Cette étape crispait son esprit de grand gentleman, et si les demoiselles qu'il courtisait ne lui faisaient pas comprendre de leur propre chef très clairement qu'elles avaient envie de lui, alors il repartait bredouille, n'aillant pas su amener les choses à leur terme.
À cela, apprendre que le bretteur était plus entreprenant que lui avait mis un coup à son égo.
Un soupire brouillant le sortit de ses pensées, il interrogea son camarade qui avait déjà fini sa consommation mais celui-ci grogna comme seule réponse et partit précipitamment, laissant le cuisinier surpris payer l'addition et s'excuser brièvement.
Mais en sortant du lieu, ce dernier était déjà hors de vu.
...
Il avait dormi plus de six heures. Un exploit. Profiter d'un sommeil réparateur sans être dérangé était devenu un luxe inespéré pour le blond qui avait profité du calme impossible présent sur le navire pour restaurer son énergie. Ses nuits de garde avaient le don de le ramollir et il souhaitait garder une force nécessaire en cas de danger, ce qui était inévitable dans leur vie de pirates extrêmement recherchés.
Seulement, l'après-midi qui suivit le fit courir pour nourrir ses coéquipiers à l'heure du repas, préparer le quatre-heure protéiné de leur capitaine, ainsi que pour aider sa douce aux cheveux de feu à entretenir ses finit gentiment sa journée par quelques coups de pieds quotidien contre le vert, qui étaient plus une excuse pour se muscler un peu entre deux activités. Une fois ses quelques petites heures de travail menés à leur terme, il retourna à son devoir du soir, vigil.
Il s'était mis dans de bonnes conditions et avait à sa disposition un paquet de cigarette, un encas préparé avec soins, ainsi qu'un verre et une bouteille de vin rouge emporté d'une île qu'ils avaient visitée et qui en avait fait sa spécialité.
Installé donc il était, affalé sur la banquette de la vigie, prêt à entamer de longues heures de garde. La nuit était tombée rapidement et depuis son perchoir, il voyait défiler un par un les membres de l'équipage qui sortaient tels qu'ils le firent la veille. Il grogna en réduisant presque en morceau la tige de nicotine qu'il tenait entre ses doigts quand se fut à la tête verte de faire son apparition pour vite disparaître tout aussi tôt dans les ruelles déjà sombres de la ville.
Son envie de savoir où ses pas le menaient était fulgurante mais son devoir lui imposait de rester sur le navire, qu'il ne pouvait laisser seul, à la merci de la marine ou des pilleurs. Il se rassura tout de même en espérant que la « tête d'algue » ne pourrait avoir la chance de faire une deuxième conquête. Qu'il ait le don de copuler était déjà un exploit selon le blond, mais plusieurs fois, ça semblait sortir d'un roman de science-fiction.
La nuit fila sans perturbations, et le cook qui commençait à avoir des engourdissements se réjouit à la venue de Usopp et Franky. Cela signifiait qu'il pouvait préparer le déjeuner de chacun avant de rejoindre son lit, moelleux et confortable.
Il filtra le café, enfourna des pâtisseries, installa le couvert. Mais dès qu'il posa la dernière cuiller sur la table, un brondissement retentit.
Brook, décidément plus à sa place, atterri bruyamment sur le sol de la cuisine, après avoir démolie dans son passage la porte, qui avait ensuite fini sa course contre la table fraîchement préparée.
- JE PEUX SAVOIR CE QUE VOUS FOUTEZ ? Cria la jambe noire face à un tel désastre et face à ses compagnons essoufflés.
- Je suis à bout de souffle ! Bien que je n'aie plus de poumons. YOHOHOHOOOO~. Brook se releva, en époussetant son pantalon.
La rousse apparue dans l'encadrement de la défunte porte.
- On lève l'ancre ! On a la marine aux trousses et cette fois-ci encore, ils nous ont livré la grosse artillerie. Brook, ca va ?
- Nami-san, merci de t'en préoccuper.
Chacun s'afférait joyeusement pendant que le blond, désespéré, devait nettoyer sa pauvre nourriture irrécupérable. Mais quand il sortit sur le pont, se fut pour être sollicité par son capitaine pour la tâche la plus ingrate selon lui : retrouver le bretteur.
Malgré ses maigres protestations, le blond fut comme souvent de corvée de Marimo perdu. Devoir le chercher sur l'île aussi rapidement était une tâche impossible, et Chopper avait refusé de l'accompagner, trop effrayé de tomber sur un amiral ou un ennemi du même gabarit. Pourtant son flair aurait été d'une grande aide pour le blond.
Il parcourait alors seul les bars, les tavernes, lieu de rendez-vous, mais n'y trouvait pas la tête verte tant espérée. Les autres étaient déjà partis, et il ne lui restait plus beaucoup de temps pour les retrouver dans une des criques sur le flanc ouest de l'île.
Au bout de vingt minutes à courir comme un effréné, à interroger quiconque aurait pu le voir la veille, une vieille femme lui assura que le jeune homme était rentré dans l'hôtel au coin de la rue il n'y a pas si longtemps.
Il la remercia et sans plus tarder fonça vers le lieu qui lui avait été indiqué. Un jeune couple parlait avec le réceptionniste, et ils étaient prêts à quitter les lieux, mais la patience du blond n'attendrait pas ces quelques secondes, ayant déjà assez cherché.
- Désolé jeune homme, je ne peux pas vous donner ces informations, c'est confidentiel.
- Écoute moi bien ! SI tu ne me dis pas IMMÉDIATEMENT où je peux trouver le Marimo, je peux t'assurer que ton bâtiment n'aura plus de réceptionniste pendant un long, très long moment.
Le cook savait se montrer très persuasif quand il le voulait. Ces quelques menaces suffirent pour faire changer d'avis l'homme apeuré.
Le voilà maintenant montant en vitesse les escaliers jusqu'au deuxième étage du bâtiment, chambre 203. Essoufflé, il s'était arrêté devant ladite porte. Et si le vert était accompagné ? Et s'il intervenait dans un moment qui ne lui était pas autorisé ? D'autres questions se faufilèrent dans son esprit, assez pour le faire douter.
Devait-il frapper ? Et s'il n'ouvrait pas ?
Il prit donc la décision sans attendre d'ouvrir la porte avec la clef qu'il avait arraché au réceptionniste. Il n'avait pas le temps de réfléchir, la situation était urgente. Il se maudit d'ainsi rentrer dans l'intimité d'une demoiselle, celle du Marimo lui étant néanmoins d'aucun intérêt.
En ouvrant cette porte, il prit tout de même la peine de tourner la tête, mais avant d'avoir pu dire quoi que ce soit, un cri étouffé le surprit. Bien qu'il s'attendait à ce que la demoiselle soit offusquée de cette entrée en force, il ne s'attendait néanmoins pas à ce que celle-ci ait une voix si rauque.
Il fut si surpris qu'il tourna la tête par réflexe.
Paralysé par ce qu'il voyait, son regard laissait paraître avec toute transparence le choc qu'il vivait.
Il y avait à quelques mètres de lui, installé sur un fauteil, le serveur du bar de la veille, chemise ouverte et apparement dépourvu de son fute. Le plus perturbant, c'était la tête verte qui avait émergé du creux des cuisses du type, un filet de salive encore entre les lèvres, qui le regardait tout aussi choqué qu'il l'était lui-même.
Stoïque, il avait essayé de défendre sa venue, ouvrit la bouche, la referma, refit une tentative puis abandonna.
- On part.
Et sur ces mots il partit comme il était venu.
…
Il avait simplement attendu quelques instants, assis sur le rebord d'une fontaine. Celle-ci coulait au centre de la place sur les bords de laquelle se trouvait nombreux hôtels et brasseries, puis le sabreur sortit de l'une d'entre elle, encore en train de refermer son pantalon qu'il avait pressamment enfilé avant de partir.
Le blond n'attendit pas que le vert l'est rejoint pour se lever et commencer à partir. Son compagnon accèlera et arriva tout de même à sa hauteur et un silence s'amorça entre eux deux. Il ne lui avait pas encore adressé la parole, et il préférait que ce ne soit pas le cas.
Soudain, le vert le tira par le bras etl'emmena dans une ruelle où des cadavres de bouteilles croulaient au sol et dont l'odeur nauséabonde d'urine montait à leur narine. Avant qu'il ne put protester, une troupe de marines passa en courant sur la place où ils se trouvaient la minute d'avant. L'envie de se battre ne lui manquait pas mais ils devaient rejoindre leurs compagnons, alors le blond tira le vert par la manche et sans aucun mots d'échangés depuis qu'ils étaient sortis, les voilà repartis.
Ils avaient avancé de seulement quelques mètres lorsque l'escargophone se mit à sonner. L'échange avec la navigatrice fut bref. Assez pour fixer le lieu du rendez-vous fut et l'intervalle de temps était largement suffisant pour s'y rendre. Et en cas de pépins, ils sauront se défendre.
Leur marche reprit, toujours dans ce silence de mort. La gêne était très palpable, sans qu'aucun ne sache comment briser la glace. À chaque tournant, changements de direction, le cook ne s'adressait à son compagnon que par des grognements.
Cependant, le mutisme du cuisinier commençait à agacer le vert.
- Tu comptes simplement faire des grognements et des signes de tête pour m'indiquer la route ?
Sans surprise il ne reçut aucune réponse, mais il ne comptait pas s'arrêter là.
- Hey le cuisinier raté, c'est à toi que je parle.
Le tic qui souleva le sourcil enroulé fit un temps plaisir au bretteur qui avait espéré le faire réagir. Le blond lui lança un regard sombre. Beaucoup trop sombre.
- Quoi ? Ne me dit pas qu'on ne va jamais en reparlé et faire comme ci de rien n'était.
En parler, c'était ce que le cuisinier tentait par tous les moyens d'éviter. Il s'était précipité dans la rue qui longeait le port, afin de ne plus entendre parler de la situation dans laquelle il s'était mise. Mais évidement plus il accélerait l'allure, plus le sabreur en faisait de même.
- Je ne pensais pas que tu étais de ce genre-là…, confessa soudainement et presque honteusement le cook.
- De ce « genre » là ?
- Tu sais très bien de quoi je parle.
Zoro ne s'était pas attendu à ce que le blond se réjouisse. Mais là, il l'avait surtout profondément vexé.
- Fais gaffe aux termes que tu emploies, idiot de cuisinier.
Le blond prit une grande inspiration et se retourna, prêt à régler ses comptes avec le Marimo. Ils étaient maintenant proches, Sanji fixant Zoro.
- Arrête de jouer au plus con ! Pas après...ça. criait-il, le doigt pointant aléatoirement vers l'endroit d'où ils venaient.
- « Ce genre », « ça », tu ne vas pas réussir à le dire à voix haute hein ? en rigola presque ironiquement le vert.
- Mais putain, Marimo t'es gay ?
- Il y a du progrès déjà dans le vocabulaire.
Le blond offusqué de n'avoir aucune réaction de son camarade préféra avancer jusqu'au point de rencontre qu'il s'était fixé avec ses compagnons, sans se soucier de celui qui le suivait, quelques mètres plus loin.
- Qu'est-ce que ça change ?
Cette fois le cuisinier crût rêver, la réponse à la question posée par le vert lui semblant extrêmement logique.
- Ce que ça change tu me demandes ? Mais Marimo on se connait depuis déjà quoi, presque trois ans. Tu n'as jamais trouvé un seul moment opportun pour nous le dire. Ou alors... attend il y en a qui sont au courant ? C'est moi le dernier imbécile de cet équipage ? Et puis...
A sa plus grande surprise le vert explosa de rire, d'un rire franc qui déstabilisa Sanji qui ne voyait absolument pas ce qu'il y avait de drôle là-dedans.
- Hey, sourcil-en-vrille, déstresse. Personne ne le sait. Je ne souhaitais pas spécialement que cette information se sache.
Le rouge monta au joue du cuistot. Ok, sa réaction pouvait paraître disproportionné.
- Je te rassure, ça ne change rien du tout.
Comme s'il avait lu dans ses pensées, le blond baissa les yeux et continua son chemin, ne souhaitant pas spécialement poursuivre la discussion.
Il y avait une sorte de déception en lui qu'il ne saurait expliquer, rajouter aux images de la chambre d'hôtel qu'il se rejouait dans sa tête et ce sentiment dans les tripes.
J'espère que cette suite vous aura plu.
Les prochains chapitres de cette fic étant déjà prêts à juste être relu, la suite ne devrait pas tarder.
Bisous et on se retrouve prochainement pour le prochain chapitre.
