Disclaimer : Les personnages n'appartiennent qu'à J.K Rowling. La seule qui m'appartient est Avalon, qui sort de mon imagination. Ce tome trois commence juste à la fin du tome deux. A partir de maintenant, l'histoire est totalement différente de celle de J.K Rowling… J'espère que ça va vous plaire…

Note de l'auteure : N'oubliez pas que les reviews sont le seul salaire des auteurs sur et que nous ne tirons absolument rien d'autre. Alors n'hésitez pas à laisser un petit commentaire, pour me donner votre avis !


Chapitre 1

Les rayons du soleil caressaient son visage et elle pouvait presque sentir les tâches de rousseur ressortirent sur sa peau pâle.

L'été était parfait, assez chaud pour qu'ils puissent passer du temps dehors, mais pas suffisamment pour qu'ils étouffent.

Néanmoins, après plusieurs heures à travailler en plein soleil, Avalon commençait à sentir le soleil lui brûler les épaules. Se redressant, elle repoussa sa queue de cheval qui était passée par dessus son épaule et tenta de s'éventer avec sa main qui ne tenait pas l'outil de jardinage.

A cet instant présent, elle regrettait sincèrement de s'être portée volontaire pour le dégnomage du jardin plutôt que pour le nettoyage des chambres.

Madame Weasley s'était transformée en véritable folle furieuse depuis plusieurs jours, avec les derniers préparatifs pour le mariage de Bill et Fleur. Tous les adultes et ceux âgés de plus de dix sept ans en qui les membres de l'Ordre avaient confiance étaient réquisitionnés pour aller chercher Harry chez son oncle et sa tante, avant qu'il ne fête son dix-septième anniversaire et que la protection accordée par leur mère par son sacrifice ne fasse plus effet.

- Avalon ?

La jeune femme releva la tête et fronça les sourcils, éblouie par le soleil. Plaçant sa main au dessus de ses yeux, elle reconnut la longue chevelure blonde platine qui tombait sur une épaule en une tresse bien serrée.

Narcissa Malefoy s'était plutôt bien faite à son nouveau rythme de vie au Terrier. Elle avait abandonné ses tenues d'aristocrate et avait reprisé certaines des tenues que Molly Weasley lui avait prêtées pour qu'elles lui aillent. Même pour sa coiffure, elle se contentait d'une tresse classique et ne portait plus de maquillage. Elle se participait volontiers aux tâches quotidiennes, se rendant le plus utile possible et faisant en sorte de se faire la plus petite possible. Par contre, Lucius Malefoy ronchonnait en permanence, n'hésitant jamais à rappeler son statut d'aristocrate, même si les mots avaient beaucoup moins de portée alors qu'il portait les vêtements d'Arthur Weasley et qu'il commençait à avoir une barbe pouvant faire concurrence à celle de Hagrid.

Avalon avait bien été tentée de lui enfoncer quelque chose de suffisamment gros dans le gosier dans l'espoir qu'il la ferme enfin, mais Rogue semblait être capable de deviner ses pensées et n'était jamais trop loin quand elle se retrouvait dans la même pièce que le patriarche Malefoy.

- Madame Malefoy, la salua-t-elle en se relevant et en se frottant les genoux irrités à cause du contact avec la couverture qu'elle avait utilisé pour les protéger de la terre et des cailloux.

- Je t'ai déjà dit de m'appeler Narcissa, sourit la sorcière.

- Pardon, répondit la jeune femme en lui rendant son sourire.

- Cela fait longtemps que tu travailles en plein soleil. (Elle lui tendit un grand verre d'eau qui semblait bien frais). Je me suis dit que tu devais mourir de soif.

- C'est très gentil, merci. (Elle accepta le verre et en but deux grandes gorgées en tournant son regard vers la maison tordue des Weasleys qui commençaient à se faire étroite entre toutes les personnes y vivants et celles qui venaient leur rendre visite). Comment ça se passe à l'intérieur ?

Ginny, Hermione et Avalon ayant travaillées en cuisine les deux jours précédents, elles avaient demandé à Madame Weasley de travailler dehors aujourd'hui, ce que cette dernière avait approuvé. C'était donc aux garçons, en la personne de Zabini, Malefoy et Ron, que les tâches en intérieur avaient incombé. Autant dire que les trois adolescentes avaient senti venir la catastrophe à des kilomètres. Même Madame Malefoy avait soulevé que ce n'était peut être pas la meilleure idée du siècle mais Molly Weasley n'avait rien voulu savoir. C'était elle qui commandait et ils feraient ce qu'elle avait demandé, un point c'est tout.

Etant donné que Ron avait la capacité de se contrôler proche de celui d'un Scrout à Pétard, Avalon était un peu inquiète de l'état dans lequel elles allaient retrouver les chambres en rentrant tout à l'heure.

Tigris ne supportant pas la chaleur et s'étant prise d'affection pour Drago, sa petite Niffleur était restée avec eux et Ron savait que si elle se retrouvait prise dans un tir croisé, elle lui ferait la peau, alors avec un peu de chance, il saurait se tenir.

- Disons que pour l'instant, répondit Narcissa, personne n'est mort. Donc je dirai que ça se passe bien.

- Probablement parce que Zabini a l'intelligence de faire tampon entre eux.

- Oui… On ne peut pas dire que mon fils et le jeune Weasley s'entendent bien.

- Disons plutôt qu'ils se détestent prodigieusement.

- Je vais retourner à l'intérieur, m'assurer que mon cher et tendre époux ne jette pas de l'huile sur le feu. (Narcissa leva la main et passa son pouce sur la pommette de la jeune femme). Vous devriez vous mettre un peu à l'ombre toutes les trois. Vous abattez un travail de titans et vous risquez d'attraper une insolation.

- Nous allons prendre une petite pause, Madame Malefoy, la rassura Hermione en surgissant derrière la blonde, un verre d'eau à la main. Merci pour les boissons.

- Je vous en prie. Avalon, j'ai retrouvé certaines petites choses pour toi dans mes affaires, si tu veux que nous en discutions ensemble un peu plus tard.

- J'adorerai. Merci.

Avalon avait posé des questions à Narcissa sur la légende de Lazare et la sorcière s'était souvenue de ce qu'on lui avait raconté, mais que dans les grandes lignes. Néanmoins, elle avait pris le temps d'emporter certaines de ses affaires avec elle, notamment des journaux intimes qu'elle avait écrit durant son adolescence. Elle s'était replongée dans ces anciennes pensées pour retrouver ce qu'elle avait écrit à propos de Lazare.

La jeune femme ne se faisait pas d'illusions et savait qu'elle allait devoir faire des recherches par elle-même et trouver des livres qui parlaient du sujet.

Hermione avait d'ailleurs fait quelques incursions dans sa propre collection, mais sans succès. La jeune Potter avait même demandé l'aide du Professeur MacGonagall, qui avait demandé à Madame Pince, la bibliothécaire de l'école de trouver tous les livres traitant du sujet. Si elle ne trouvait rien dans tout cela, il faudrait qu'elle trouve d'autres collections, sauf qu'elle ne savait pas trop où elle pourrait aller étant donné qu'à partir du moment où elle quitterait le giron des Weasley, elle perdrait la relative sécurité qu'apportait le Terrier et qu'elle serait à la merci des Mangemorts et de Voldemort.

Elles continuèrent de travailler le reste de la journée et ne rentrèrent qu'au moment où le soleil allait se coucher. Ils dinèrent tous ensemble, puis tout ceux qui devaient aller chercher Harry se mirent en chemin. Ne restaient dans la cuisine que les parents Weasley, les Malefoy, Zabini, Ginny, Rogue et Avalon. Arthur se replia dans le salon avec un livre et Molly s'activait au nettoyage de la cuisine en mode moldu pour tenter de s'occuper l'esprit. Ginny était montée dans sa chambre, disant qu'elle allait se coucher mais tout le monde savait qu'elle ne pourrait pas dormir. Zabini et Malefoy s'installèrent autour de l'échiquier de Ron pour faire une partie d'échecs, Rogue alla rejoindre Monsieur Weasley et Avalon alla s'installer devant la cheminée, les yeux fixés sur l'âtre froid. Le silence n'était rompu que par les bruits provenant de la cuisine quand Lucius Malefoy débarqua dans la pièce comme un conquérant, Narcissa lui chuchotant avec force, tentant visiblement de le retenir.

C'était étonnant de le voir dans une pièce de vie commune étant donné que jusqu'à présent, il avait surtout veillé à se refugier dans sa chambre au grenier, faisant clairement comprendre qu'il était trop bien pour les fréquenter, eux le bas peuple.

Le bras posé sur son genou replié, Avalon serra le poing, tentant de refouler la colère qui montait déjà en elle en le sachant dans la même pièce qu'elle. A tous les coups, il allait dire et faire quelque chose qui allait la mettre sérieusement en rogne…

Bon sang, il n'avait pas encore ouvert la bouche que c'était déjà le cas !

- Alors, gamine, dit il en s'approchant d'elle. Je suis étonné de voir que tu ne t'es pas précipitée pour aller sortir ton frère de son enfer personnel. (Elle grinça des dents, enfonçant ses ongles dans la paume de sa main). Je ne comprends vraiment pas toute cette agitation…

- La compréhension n'a jamais été l'un de tes talents, marmonna Rogue, réussissant à tirer un sourire à la jeune femme.

Malgré la révélation des secrets de Rogue, la relation de l'ancien maitre des potions de Harry ne s'était pas vraiment améliorée. Par contre, Avalon passait beaucoup de temps avec lui, pour travailler sur son Occlumencie et sa Legimencie, ainsi que tout ce qu'elle pouvait faire avec son esprit. Elle avait ainsi découvert un certain sens de l'humour chez son professeur qui était assez caustique et qu'elle appréciait grandement.

- Rappelez moi, continua Lucius, décidant visiblement d'ignorer l'autre homme. La dernière fois qu'une équipe a été mobilisée pour sortir Potter du pétrin, je crois me souvenir que cela ne s'est pas terminé comme vous l'espériez. (Et la voilà, la chose qui allait faire sortir Avalon de ces gonds). Je crois même que cela avait été plutôt… tragique.

- Un peu comme votre cul terminant en prison, non ? grinça-t-elle en levant les yeux vers lui.

- On dirait que j'ai touché un point sensible, nargua-t-il.

- Comme moi lorsque je vais transformer votre cerveau en gélatine si vous ne la fermez pas.

- On dirait bien que tu es susceptible. Comme ton traitre à son sang de parrain.

La moutarde lui montant au nez, la jeune femme imagina son poing allant s'écraser sur le nez aristocratique de cet abruti et sursauta légèrement en entendant un craquement et un grognement de douleur. Relevant la tête, elle réalisa qu'elle lui avait vraiment cassé le nez, sa volonté visiblement suffisamment forte pour passer outre ses barrières mentales.

Alors qu'elle s'attendait à subir une remontrance de la part de Rogue, elle fut étonnée que ce soit Monsieur Weasley qui prenne la parole, en tournant une page de son livre, un thriller moldu que Hermione avait rapporté en venant ici.

- La prochaine fois, peux tu éviter les effusions de sang, s'il te plait Avalon ? Les tâches sont vraiment très difficiles à retirer sur le tapis et je ne crois pas que les garçons apprécient de passer un nouvel après-midi à le frotter.

- Pas vraiment, non, marmonna Zabini après avoir donné l'ordre à l'une de ses pièces de bouger.

- Désolée, répondit Ava en rentrant la tête entre ses épaules. Je viserai les genoux la prochaine fois.

Son étonnement continua de grandir en entendant Drago glousser dans sa barbe, alors qu'il veillait à regarder partout sauf vers son père, qui continuait à geindre sur le sol, comme si elle lui avait mis la raclée de sa vie.

- Allez viens, marmonna Narcissa en aidant son mari à se remettre debout, je vais te remettre ce nez en place. Tu ne veux pas qu'il reste tordu, n'est ce pas ?

Le couple Malefoy disparut, Narcissa pressa un mouchoir sur le nez de son mari pour tenter d'endiguer le sang et Avalon se détendit enfin.

- Il va falloir que nous travaillons sur votre self-control, Mademoiselle Potter, constata Rogue. Il serait déplorable que vous cassiez le nez de quelqu'un d'autre sous le coup de la colère.

Avalon tourna légèrement la tête vers lui et sourit à nouveau, sachant parfaitement de quoi, ou de qui, il voulait parler.

Ron était capable de la mettre en colère, mais il n'avait pas la capacité de la pousser dans ses retranchements, contrairement au Malefoy. Alors que Lucius Malefoy semblait avoir le chic pour appuyer sur tous ses bons boutons, son fils était capable de la rendre folle à cause de son flegme et de sa mauvaise habitude à être plus têtu qu'une mule. Depuis qu'ils étaient tous arrivés au Terrier, le jeune homme avait déjà esquivé deux chaises, un vase, et elle avait réussi à l'assommer avec l'un des énormes pavés de Hermione. Jusqu'à présent, seul son père avait eu le « plaisir » de constater ses progrès en télékinésie corporel, mais Rogue savait que les deux Serpentards et Avalon allaient devoir partir en mission et que Zabini ne pourrait pas faire le médiateur jour et nuit, même s'il était très doué.

-ooOoo-

Durant les deux heures qui suivirent, Avalon eut l'impression d'être assise sur le couvercle d'une cocotte minute. Elle avait la bougeotte et elle ne savait plus quoi faire pour s'occuper. Elle avait fait une partie d'échecs contre Zabini, puis contre Malefoy, parties qu'elle avait perdu d'ailleurs, avant de se mettre finalement à faire les cents pas, provoquant l'irritation de Rogue qui devait lui avoir demandé une bonne dizaine de fois de cesser de faire cela.

Alors qu'elle était certaine qu'il envisageait très sérieusement de la stupéfixier sur le sofa, le « plop » caractéristique d'un transplanage se fit entendre et Ginny dévalisa les escaliers à toute vitesse, provoquant un boucan de tous les diables.

Avalon la suivit tout aussi rapidement, manquant de trébucher sur le longue jambe de Drago qui trainait dans le chemin.

Elle sortit dans le jardin sombre et hoqueta en voyant Kingsley, un auror, arriver avec Hermione portant les mêmes vêtements que Harry.

Elle savait qu'ils étaient plusieurs à avoir bu du Polynectar pour prendre l'apparence du jeune homme et détourna l'attention des Mangemorts qui devaient assurément monter la garde autour de la maison des Dursleys. Un autre son de transplanage se fit entendre et Georges arriva, ainsi que Fleur et Bill. Puis, l'immense silhouette de Hagrid apparut, suivit par celle plus petite de Harry.

Ginny fut la première à l'atteindre et à le serrer dans ses bras.

Quand ils eurent terminés de se retrouver, la jeune femme se jeta sur lui et le serra de toutes ses forces.

- Par Merlin, Harry, j'étais malade d'inquiétude.

- Je vais bien. (Il passa un bras autour de sa taille et glissa une main sur sa nuque, sous ses cheveux). Je suis content de te voir, petite sœur.

- Moi aussi, tu n'as pas idée. Tu m'as manqué. (Elle recula et eut un hoquet en apercevant du sang dégoulinant sur son visage). Tu es blessé !

- Ce n'est rien, juste une égratignure. La tête saigne beaucoup.

- Viens, on va te soigner ça.

- Ce n'est rien, je te dis.

- Il faut quand même te nettoyer. Allez, viens.

Lui prenant une main et Ginny l'autre, elles le ramenèrent à l'intérieur et le firent asseoir sur le canapé.

- Tu as une sale gueule, Potter, le salua Malefoy.

- Drago ! s'insurgea sa mère en arrivant, une serviette humide à la main.

- Tu t'es regardé dans un miroir dernièrement, Malefoy ?

- Harry ! s'agaça Avalon en lui enfonçant son index dans les côtes.

- Quoi ? Tu l'as vu, non ? se défendit son frère.

Harry n'avait pas tort, mais ce n'était pas réellement une raison pour le dire à voix haute.

Depuis qu'il était au Terrier, Malefoy portait des vêtements appartenant à Ron, ce qui lui retirait beaucoup de sa superbe et il ne mettait plus de gel dans ses cheveux, ses derniers tombant devant ses yeux, surtout qu'ils avaient considérablement poussé, surtout après l'année scolaire assez éprouvante qu'il avait passé. Ils lui arrivaient maintenant au niveau des épaules et lui donnaient un petit air négligé qui lui allaient plutôt bien, de l'avis personnel de Ava.

- Par Merlin, mon garçon ! s'exclama Madame Weasley en entrant dans le salon, dans quel état tu es !

Avalon recula pour lui laisser de la place et remarqua que de nouveaux arrivants étaient revenus, plus ou moins blessés.

- Vous étiez attendus ? demanda-t-elle.

- Par une escorte de qualité, répondit Remus en entrant en se tenant les côtes et en grimaçant.

- Laisse moi regarder ça, Lupin, intervint Rogue.

- Ce n'est rien, juste un sort qui m'a effleuré.

- Tu grimaces beaucoup pour un sort qui t'a juste effleuré, fit remarquer Avalon en les rejoignant, certaine que Harry était entre de bonnes mains.

- La Pleine Lune est proche. Ça me rend plus sensible.

- Tu as pris ta potion ? demanda Rogue sur un ton professionnel

- Comme une horloge suisse. (Il sursauta quand Rogue toucha son flanc). Bon sang, Rogue, tu as les mains glacées.

- Cesse donc de faire ta mijaurée, Lupin !

Avalon ricana en attrapant la main de son père adoptif et haussa un sourcil quand il la fusilla du regard.

- Je ne suis pas certain d'apprécier cette espèce de complicité qu'il y a entre vous, surtout si elle est à mon désavantage, répondit il à sa question silencieuse.

- Tu restes mon professeur préféré, Remus, le taquina-t-elle.

- J'espère bien, grogna-t-il.

Elle se leva et s'écarta pour laisser aux autres la place pour soigner ceux qui en avaient besoin.

Sans s'en rendre compte, elle s'était retranchée dans le coin où se tenaient Zabini et Malefoy, se retrouvant juste entre les deux Serpentards.

- Nous entrons dans les choses sérieuses, n'est ce pas ? demanda Blaise.

- Pas encore, murmura-t-elle.

- Mais à mon avis, ajouta Malefoy, ça ne saurait tarder.

Il ne savait pas à quel point il voyait juste.


Note de l'auteure : et voilà pour ce premier chapitre du troisième tome des aventures d'Avalon !

Je suis très contente de vous retrouver et de voir que vous êtes toujours là !

N'hésitez pas à laisser une review pour donner votre avis, cela fait toujours plaisir !

Je vous dis à la semaine prochaine pour le deuxième chapitre !

Bye !