Disclaimer :Les personnages n'appartiennent qu'à J.K Rowling. La seule qui m'appartient est Avalon, qui sort de mon imagination. Ce tome trois commence juste à la fin du tome deux. A partir de maintenant, l'histoire est totalement différente de celle de J.K Rowling… J'espère que ça va vous plaire…

Note de l'auteure : N'oubliez pas que les reviews sont le seul salaire des auteurs sur et que nous ne tirons absolument rien d'autre. Alors n'hésitez pas à laisser un petit commentaire, pour me donner votre avis !


Chapitre 2

Etait il utile de préciser que si l'ambiance avait été tendue jusque là, elle était maintenant carrément prête à se briser ?

Et même si elle aurait adoré pouvoir tout mettre sur le dos de Lucius Malefoy pour avoir une bonne excuse pour lui casser un genou, elle ne pouvait malheureusement pas.

Harry et Malefoy ne perdaient jamais une occasion de se tirer dans les pattes, Ron n'hésitant pas à prendre le parti de son meilleur ami pendant que Zabini tentait, en vain, d'apaiser les choses.

Lucius et Rogue se grognaient dessus à tout bout de champ, et bizarrement, Remus prenait le parti de son ancien ennemi de l'école dans cette guerre de gamins, que Narcissa avait bien tenté de faire cesser, avec autant de succès que Zabini, d'ailleurs.

Et on ne pouvait pas dire que les jumeaux aidaient beaucoup, jetant de l'huile sur le feu dès qu'ils en avaient l'occasion.

En gros, le Terrier s'était transformé en une véritable zone de guerre et Avalon sentait que Madame Weasley était au bord de la crise de nerf, surtout avec le mariage de Bill et Fleur dans vingt quatre heures.

Alors qu'il terminait de diner et que Avalon sentait monter une nouvelle migraine et son envie d'écraser le nez de quelqu'un devenait vraiment violente.

Se pressant l'arête du nez, elle tenta de faire passer la douleur dans son crâne, mais elle sut qu'elle n'allait pas y arriver quand elle reconnut le goût métallique dans le fond de sa gorge.

Elle n'avait pas refait de « crise d'épilepsie » depuis celle qu'elle avait fait après avoir confronté Rogue, mais elle savait déjà ce qui allait arriver. Ne voulant pas prendre le risque de finir la tête dans son assiette ou se fracasser le crâne contre le rebord de la table, Avalon se laissa glisser à bas de sa chaise jusqu'à se retrouver assise sur le sol, provoquant le silence dans la pièce. Un véritable silence, comme il n'y en avait pas eu dans cette maison depuis des semaines.

- Ava ? s'étonna Madame Weasley.

La jeune femme sentit plus qu'elle ne vit Harry se glisser derrière elle pour poser sa tête sur ses genoux avant que la crise ne commence et qu'elle se mette à convulser. Quelqu'un lui plaqua les bras au sol avec fermeté pendant qu'une autre personne lui immobilisait les jambes.

Elle s'entendit prononcer un mot distinctement, avant que les images ne défilent dans sa tête.

- Sirius…

Sirius enfant, vivant au 12 Square Grimmauld, aves son frère, avec ses parents, avec sa mère le maltraitant, l'insultant. Sirius montant dans le Poudlard Express pour la première fois, rencontrant Peter, puis Remus et James. Sirius étant réparti à Gryffondor, se disputant avec Narcissa, sa complicité avec sa cousine Andromeda, toutes ses frasques avec les Maraudeurs, devenant un animagus, observant James tomber follement amoureux de Lily. Sirius voyant ses deux amis se mettre en couple, fonder une famille. Sirius acceptant de devenir le parrain de Harry, puis le sien. Sirius expliquant qu'il ne pouvait pas être le gardien du secret des Potter et proposant Peter, parce que personne n'y penserait. Sirius comprenant que Peter les avait trahi, découvrant la maison, ses amis morts. Sirius partant à la poursuite de Peter, qui le piège, se faisant arrêter pour un crime qu'il n'avait pas commis, passant douze années d'enfer en prison. Sirius retrouvant Harry, retrouvant Ava. Sirius mourant, ses dernières pensées étant pour eux, qui ressemblaient tellement à leurs parents.

Quand elle reprit connaissance, Avalon était toujours allongée sur le sol de la cuisine, la tête posée sur les genoux de Harry, les larmes dévalant ses joues, le nom de Sirius sur les lèvres. Son frère lui caressait les cheveux et elle s'accrocha au bras qu'il avait passé autour de ses épaules.

- Sirius, murmura-t-elle une dernière fois, croisant son regard vert rempli de larmes.

- Je sais, répondit il sur le même ton. Je sais, Ava.

- Qu'est ce que cela veut dire ? demanda-t-elle. Pourquoi… Pourquoi est ce que je les vois ?

- Nous allons le découvrir, Ava, lui dit Zabini en pressant son poignet droit. Nous allons trouver, je te le promets.

Alors que Harry et Zabini l'aidaient à se remettre sur sa chaise, Madame Weasley se précipita vers elle pour enrouler un plaid autour d'elle et la jeune femme réalisa à cet instant qu'elle était frigorifiée. Remus lui frictionnait les épaules pour l'aider à se réchauffer quand quelqu'un tambourina à la porte. Tout le monde se figea et se jeta des regards, comme pour s'assurer qu'ils étaient tous là et qu'ils n'avaient oublié personne dehors.

Ce fut Monsieur Weasley qui se décida finalement à aller ouvrir, sa baguette à la main et tous les sorciers de plus de dix sept ans se levèrent, baguettes brandies.

Quelle ne fut pas leur surprise de voir apparaître Rufus Scrimgeour, le ministre de la magie en personne.

- Monsieur le Ministre, s'étonna le patriarche Weasley. Nous ne nous attendions pas à avoir votre visite.

- Je m'en doute bien, Arthur. Veuillez excuser ma visite tardive, mais je suis débordé de travail et je n'ai pas réussi à me libérer avant… et bien ce soir.

- Je vous en prie, Monsieur le Ministre, entrez. Il n'est pas sûr de rester dehors par ces temps troublés.

Monsieur Weasley s'effaça pour laisser entrer Scrimgeour.

- Puis je vous proposer une tasse de thé, Monsieur ? demanda Madame Weasley.

- C'est très aimable à vous, Molly, mais en réalité, ma visite n'a rien d'une visite de courtoisie.

- Que pouvons nous faire pour vous ?

- En réalité, je souhaiterai m'entretenir avec Messieurs Potter, Weasley et Mademoiselle Granger. (Tous les hommes Weasley présents, et cela en faisait six, en comptant Charlie Weasley qui était arrivé le jour même, se regardèrent, se demandant lequel d'entre eux était concerné). Monsieur Ronald Weasley, précisa-t-il.

- Juste nous trois ? s'interrogea Ron en jetant un regard à Ava.

- Juste vous trois. Pouvons nous discuter dans un endroit plus… tranquille ?

- Vous pouvez aller dans le salon, dit Monsieur Weasley. Personne ne vous y dérangera.

Hermione, Ron et Harry guidèrent le Ministre jusque dans le salon et y disparurent, les portes protégeant le contenu de leur conversation.

- De quoi veut-il leur parler, à votre avis ? demanda Ginny.

- Le testament de Dumbledore, répondit Avalon, s'attirant tous les regards. Il hurle comme un babouin dans sa tête, expliqua-t-elle. Il est persuadé que Dumbledore a des motivations cachées et il espère en découvrir certaines ce soir en leur donnant ce qu'il leur a légué.

- Dumbledore n'aura rien laissé que seuls Ron, Hermione et Harry ne puissent deviner, dit Remus.

- Nous le savons et au fond, il le sait aussi, dit Rogue. Il est juste trop têtu pour le réaliser.

- Ou trop stupide, grogna Lucius Malefoy, faisant, pour la première fois, preuve de clarté d'esprit.

Le diner étant visiblement terminé, Madame Weasley commença à débarrasser la table et Ava se mit à pianoter sur la table, se faisant violence pour ne pas aller jeter un coup d'œil dans l'esprit de son frère pour savoir ce qu'ils se disaient. Mais de toute façon, il le lui raconterait, comme il le faisait toujours.

-ooOoo-

Harry, Hermione et Ron restèrent une bonne demi heure avec Scrimgeour, et quand ils sortirent, Ron était rouge, Hermione serrait un livre contre sa poitrine et Harry semblait furieux.

Avalon était toujours assise sur sa chaise, blottie dans son plaid, une tasse de thé que Molly lui avait préparé devant elle.

Alors que le Ministre se dirigeait vers la porte, il posa son regard étrange sur elle et s'arrêta, la dévisageant. Avalon leva le menton dans un geste de défi, et alors qu'elle pensait qu'il était sorti de la pièce, elle sentit la présence de Drago s'avancer dans son dos, jusqu'à ce qu'il pose une main sur son épaule. Scrimgeour reporta son attention sur le blond et fronça ses sourcils broussailleux.

- Je dois dire, que vous avez des fréquentations plus que douteuses, Mademoiselle…

- Potter. (Le Ministre se tendit et la jeune femme repoussa le plaid pour se lever, Drago toujours dans son dos). Avalon Potter.

- Je me demandais quand j'aurais l'honneur de faire enfin votre connaissance, Mademoiselle Potter.

- Je ne suis pas certaine que l'honneur soit réellement partagé, Monsieur le Ministre. (Drago gloussa). Pouvons nous faire quelque chose pour vous, avant votre départ ?

- Enfaite, j'ai quelque chose pour vous, Mademoiselle Potter. Quelque chose de la part de Dumbledore.

- Pourquoi ne m'avez vous pas demandé de venir à votre petite réunion dans ce cas ?

- Parce que, d'après les dernières volontés du Professeur Dumbledore, votre frère devait l'ignorer.

Scrimgeour regarda Malefoy en haussant un sourcil, lui demandant silencieusement de s'en aller, mais ce dernier se contenta de passer un bras autour des épaules de la jeune femme comme s'il faisait ça tout le temps, ce qui n'était pas le cas, et prit une attitude nonchalante.

- Croyez moi, je suis le dernier qui irait échanger des potins avec Saint Potter. (Le Ministre ne bougeait toujours pas, mettant très visiblement la patience du Serpentard à rude épreuve). Vous allez lui donner ce que le Vieux lui a légué, ou vous allez rester là à nous fixer comme si nous étions des bêtes de foire ?

- Vous parlez beaucoup, Monsieur Malefoy, pour un jeune homme se trouvant dans une situation aussi précaire que la vôtre. (Scrimgeour plongea la main dans une pochette qu'il tenait sous son bras et en sortit un rouleau de parchemin retenu par un ruban ainsi qu'un écrin à baguette et un petit livre qui semblait très ancien). Dumbledore vous a légué ses trois objets, accompagné du message d'en faire bon usage. (Avalon s'avança et récupéra les objets). Faites attention à vous, Mademoiselle Potter.

- Je vous retourne le conseil, Monsieur le Ministre.

Scrimgeour sortit du Terrier et Drago alla fermer la porte derrière lui avant de la rejoindre à la table de la cuisine. Zabini entra sur ses entre-faits, vêtu d'un pantalon de flanelle, d'un tee-shirt et pieds nus. Il semblait prêt à aller se coucher, mais il devait avoir entendu leur conversation.

- Qu'est ce que c'est ? demanda-t-il.

- Nous allons le découvrir, répondit elle.

Attrapant le parchemin, elle tira sur le fin ruban pour le dénouer et l'aplatit sur la table, pour qu'ils puissent lire ce qui y était inscrit.

Avalon Lily Potter

Fille de James Fleamont Potter et Lily Jasmine Evans, épouse Potter

Née le 31 aout 1982 à 00H01 à Godric's Hollow

C'était son acte de naissance.

Elle savait que Dumbledore l'avait apporté aux autorités moldus, en plus d'un petit sortilège de confusion pour permettre à Remus de l'adopter officiellement, mais elle n'en avait jamais eu connaissance. Elle avait toujours ignoré à quelle heure elle était née, ainsi que les noms complets de ses parents, ou même le sien. Elle savait que Harry portait le nom de leur père en deuxième prénom, mais elle n'avait jamais su qu'elle portait elle même celui de leur mère.

Laissant Zabini et Malefoy lire le reste de ce qui était écrit, elle attrapa l'écrin à baguette et l'ouvrit, un hoquet lui échappant.

- Qu'est ce qu'il y a ? lui demanda Drago en levant les yeux de son acte de naissance.

- La baguette de Sirius, chuchota-t-elle en la faisant rouler entre ses doigts.

- Et ça ? dit Zabini en montrant du menton les deux anneaux qui reposaient dans le satin de protection.

- Je crois… (Elle les attrapa et ressentit la puissance de l'amour qui avait uni les deux personnes qui les avaient porté). Ce sont les alliances de mes parents.

- Comment Dumbledore a pu se retrouver en possession des alliances de James et Lily Potter ? s'étonna Malefoy.

- Il a du les prendre avant qu'ils ne soient… qu'ils ne soient enterrés. Je ne comprends pas pourquoi il ne les a pas donné à Harry.

- Cela a peut être un rapport avec ça, répondit Zabini en poussant le livre vers elle.

- Par Merlin, murmura-t-elle en lisant le titre.

La légende de Lazare, par Kendra Dumbledore

Dumbledore avait visiblement eu beaucoup de secrets de son vivant. Mais apparemment, il en avait emporté encore plus dans la tombe.

Et Kendra Dumbledore, la propre mère du Directeur de Poudlard, avait apparemment les réponses à certaines de leurs questions.

Avalon espérait juste que ces secrets n'allaient pas la mener sur un chemin duquel elle ne pourrait pas sortir.


Note de l'auteure : chapitre 2 terminé !

J'espère qu'il vous a plu et que vous êtes toujours impatient de lire la suite !

Comme vous pouvez le constater avec la fin de ce chapitre, j'ai décidé de donner une certaine importance à Kendra Dumbledore, la mère d'Albus Dumbledore. Et je peux vous dire que la famille Dumbledore aura une certaine place dans ma version de l'histoire…

Je vous dis à la semaine prochaine pour la suite des aventures de Avalon !

N'hésitez pas à laisser une petite review pour donner votre avis…

Bye !