Hello voici un nouveau One-shot, centrer cette fois sur la famille Hattori, en particulier le personnage de Heizô. Je ne sais pas pourquoi ce personnage m'intrigue, je me demande si dans le manga ou dans un film, on pourra voir une évolution sur sa relation avec son fils. Bref en tout cas j'espère que vous apprécierez. Bonne lecture ;).
Je précise que les personnages de Gosho Aoyama ne m'appartiennent pas.
PS : Pour celles et ceux qui n'ont pas lu mes premières fanfiction, n'hésitez pas à y jeter un coup d'œil svp :) et n'hésitez à me donner votre avis ça fait toujours plaisir.
Hattori Heizo était dans son bureau en train de travailler, il était tard et n'était pas encore rentrer chez lui, mais cela n'était en rien étonnant vu le poste important qu'il occupait. Sa concentration sur la tâche, qu'il effectuait fut soudainement interrompu par la sonnerie de son téléphone portable. Quand il vit que le correspondant qui tentait de le joindre n'était d'autre que son subordonné Toyama Ginshiro, il ne tarda pas à répondre.
« Toyama ? Des nouvelles sur les meurtres en série ? » demanda-t-il en supposant que c'était le motif de l'appel de son ami.
« Oui en effet Heizô…Otaki m'a informé qu'ils avaient trouvé le responsable de ces meurtres, il s'agissait en fait de Sakata. »
« Sakata ? » fit le chef de la police avec son ton stoïque, bien qu'il était tout de même surpris qu'un de ses hommes soit en réalité un tueur en série. « Mais aujourd'hui, il devait accompagner Heiji et les Mouri pour qu'ils visitent Osaka. » pensa-t-il
« Oui en fait… » Ginshiro lui résuma l'affaire en n'oubliant pas de mentionner le rôle important qu'avait joué Heiji dans l'histoire. « …Vois-tu, après qu'il ait raconté son histoire à Heiji-kun, il a tenté de se suicider en voulant se tirer une balle dans la tête. Mais ton fils l'en a empêché, mais malheureusement… en tentant de s'emparer de son arme, Heiji-kun a reçu une balle dans le ventre et a été transporté à l'hôpital. L'ambulance vient à l'instant de l'évacuer. » finit-il par dire tristement et en soupirant. Ce n'était pas le genre de nouvelle qu'il aimait annoncer. Le détective lycéen n'était certes pas mort, mais il était blessé et il se sentait mal d'apprendre cela à son ami. Il se sentit d'autant plus mal à l'aise quand, il ne reçu pas de réponse de la part de son correspondant, après ses déclarations.
« Heizô ? » dit-il dans le but de savoir si l'autre était toujours en ligne ou si même il avait entendu la nouvelle. Grâce à cette tentative, il finit par entendre un large soupir à l'autre bout du fil.
« J'ai entendu. » répondit-il simplement sans montrer la moindre inquiétude dans sa voix. « Dans quel hôpital a-t-il été amené ? A l'hôpital central je présume ? »
« Euh oui c'est exact. » confirma Toyama, un peu étonné du manque de réaction du préfet d'Osaka. Bien qu'il connaissait Hattori Heizô depuis longtemps, il était tout de même assez surpris que l'homme même dans cette situation, ne montre aucune émotion. Il était lui-même un père et il savait que s'il apprenait ce genre de nouvelle, il aurait du mal à garder son sang-froid.
« Très bien ! Je préviens Shizuka et je m'y rends. » annonça-t-il.
« D'accord, quant à moi je m'y rendrai un peu plus tard pour aller chercher Kazuha qui est parti avec lui dans l'ambulance. »
« Bien. A tout à l'heure ! » dit-il avant de raccrocher.
Une fois sa conversation terminée, il déposa son téléphone et s'adossa sur son fauteuil et croisa les bras.
« Ce garçon toujours à courir sur les scènes de crimes et à se mettre en danger. »se dit-il en laissant échapper un autre soupir. « Et il faut que j'appelle Shizu pour lui annoncer ça. »Il se massa les tempes.
Au bout d'un certain temps, il reprit son portable et appela son épouse.
« Heizô ? Ah tu tombes bien ! Ça fait une heure que j'attends les amis de Heiji pour diner, mais ils ne sont toujours pas arrivés. Kazuha-chan m'avait pourtant dit que Otaki-han devait venir les déposer ! » dit la femme d'une voix agacée à peine qu'elle eut décroché. « En plus le repas est déjà froid et… »
« Shizu écoute ! » fit Heizô en lui coupant la parole. « Prépare-toi je viens te chercher dans pas longtemps. » ajouta-t-il alors qu'il attrapait sa sacoche de travail en se levant.
« Quoi mais pourquoi ? » demanda-t-elle perplexe.
« Ecoute Heiji se trouve en ce moment à l'hôpital, il a reçu une balle dans le ventre. » déclara-t-il avec son ton stoïque habituel.
« Quoi ?! Mais comment ?! Et comment va-t-il ? » Elle le bombarda de question, elle était un peu paniquée, mais elle essayait en même temps de rester calme. La mère de Heiji savait comme son mari garder son sang-froid, mais contrairement à ce dernier, face à une telle annonce, il lui était difficile de rester calme.
« Je ne sais pas à quel point sa blessure est grave et pour ce qui est de comment c'est arrivé, je te le raconterai en route. Là je pars du bureau et j'y vais. A plus tard. »
« D-D'accord je me prépare. A plus tard. » répondit la femme d'une voix tremblante et remplis d'inquiétude.
Le surintendant raccrocha et quitta la préfecture de police. Il monta dans sa voiture et durant le trajet, il se concentrait sur la route, mais en même temps il ne cessait de penser à son fils.
« Imbécile de fils ! » jura-t-il de temps en temps à haute voix en fronçant les sourcils.
Il finit par arriver devant chez lui, il téléphona à son épouse pour lui dire qu'il l'attendait dehors, cette dernière ne perdit pas une minute et se hâta de sortir. Elle monta dans la voiture et le chef de la police se remit en route.
« Kazuha-chan m'a téléphoné avant que tu n'arrives, elle m'a dit qu'en ce moment Heiji se faisait opérer pour qu'on lui retire la balle. Mais selon l'ambulancier qui l'a pris en charge, il semblerait qu'il ira bien. En plus, elle ne me paraissait pas inquiète, elle m'a même dit qu'elle et Heiji s'étaient chamaillés dans l'ambulance. » dit-elle d'un air amusé afin de rassurer son mari et détendre l'atmosphère pesante, qu'elle avait ressenti dès qu'elle était monter dans la voiture. En effet, Heizô paraissait calme à première vue et était silencieux, mais elle savait que ce silence était dû au fait que l'homme pensait surtout à leur fils.
Face à ce que sa femme venait de lui annoncer, le préfet d'Osaka fit un soupir qui pouvait correspondre à un soupir de soulagement. Après cela, il commença à raconter ce qu'il était arrivé exactement à Heiji. Shizuka était étonnée d'apprendre l'identité du coupable, elle était également à la fois en colère que son Heiji ce soit mis en danger pour un criminel, mais à la fois fière qu'il ait empêcher un homme de mettre fin à ses jours.
« Nous avons vraiment fait un fils têtu et courageux Heizô. » dit-elle après les explications du chef de la police et en mettant sa main sur son front.
« Hmm. » fit tout simplement l'autre.
Le couple finit par arriver à l'hôpital, quand ils arrivèrent à l'intérieur, ils se dirigèrent directement à l'accueil pour obtenir des informations.
« Hattori Heiji ? Il est toujours en salle d'opération. Je vous invite à vous rendre en salle d'attente. Le médecin en charge de l'opération viendra vous informer quand tout sera terminé. » fit la femme qui se trouvait à l'accueil. Ils la remercièrent et se dirigèrent vers la salle d'attente. Là-bas, ils trouvèrent Kazuha assise avec une mine inquiète. Bien que l'adolescente, s'était montré rassurante quand elle avait eu Shizuka au téléphone, elle craignait tout de même pour la vie de son ami d'enfance.
« Kazuha-chan ? » dit la mère de Heiji en s'approchant.
« Oba-chan ? » fit la jeune fille en sursautant et en se levant.
« Reste assise. » elle mit ses mains sur ses épaules et l'osakienne se rassit et la femme prit place à ses côtés. « Ne t'en fais pas. Je suis sûr qu'il ira bien. » Elle fit un léger sourire, bien qu'elle était elle-même inquiète. Après tout c'était une mère et savoir que son fils se faisait opérer à cause d'une blessure par balle, l'angoissait beaucoup et cela même si elle avait tenté de se montrer rassurante auprès de son mari.
Hattori Heizô resta quant à lui adosser contre le mur les bras croisés, il était de nouveau silencieux. Pendant qu'ils attendaient, Kazuha dit à la mère de son ami que la famille Mouri était parti à leur hôtel et qu'elle ne savait pas si elle reviendrait.
Au bout d'une trentaine de minutes, un chirurgien vint les rejoindre.
« Vous êtes bien les parents de Hattori-kun ? » demanda-t-il en retirant sa calot.
« Oui en effet je suis sa mère Hattori Shizuka et voici mon mari Hattori Heizo. » dit-elle en se levant tandis que Heizô venait la rejoindre. « Comment va-t-il ? »
« Il va bien, l'opération s'est bien passée. Pour le moment il dort encore à cause de l'anesthésie, mais il ira bien, c'est un garçon fort. En principe il devrait pouvoir quitter l'hôpital d'ici trois ou quatre jours. » déclara le médecin en souriant.
« Merci beaucoup, docteur ! » répondit la mère du jeune homme, après avoir fait un soupir de soulagement.
« Je vous remercie de vous êtes occupé de mon fils. » fit le préfet en faisant une courbette.
« Je vous en prie c'est normal. »
« Est-ce que c'est possible de le voir ? » questionna Kazuha en se levant, alors qu'elle semblait plus détendue depuis qu'elle avait appris la bonne nouvelle.
« Hmm… pour le moment, je préfère qu'il y ait un nombre limité de deux personnes dans sa chambre, il a besoin de calme. » répondit le docteur.
« Oh… » fit l'adolescente tristement.
« Kazuha-chan, il vaut mieux qu'on le laisse se reposer, nous avons tous besoin de repos d'ailleurs. Nous allons te ramener chez toi, puis rentrer. Nous irons le voir demain. » annonça Shizuka.
« Tu as raison Oba-chan. » accorda la fille à la queue de cheval, bien qu'au fond elle était déçue de ne pas pouvoir voir son ami d'enfance tout de suite. « Je vais envoyer un message à mon père, pour lui dire que ce n'est pas la peine de venir me récupérer. »
Le couple et l'adolescente quittèrent ainsi l'hôpital, ils la déposèrent chez elle et rentrèrent afin de pouvoir se reposer, après tout ce qu'il s'était passé au cours de ces dernières heures.
Le lendemain matin, avant de se rendre au travail Hattori Heizô alla à l'hôpital. Quand il arriva dans la chambre de son fils, il vit que ce dernier était réveillé. Il était en train de manger son petit déjeuner tranquillement dans son lit. Quand Heiji vit que son père venait d'entrer il posa ses baguettes et le regarda sérieusement. Il savait que le surintendant n'était pas du genre 'papa gâteau'. Il se préparait déjà à recevoir une floper de reproche.
L'homme s'assit sur une chaise qui se trouvait près du lit du garçon avec son visage fermé habituel. Une fois installé, il dévisagea son fils.
« Ta mère passera te voir tout à l'heure avec Kazuha-chan. » dit-il tout à coup.
« D'accord. » répondit l'adolescent d'un hochement de tête et avec toujours la même expression sérieuse. « Bon vas-y Oyaji, sermonne-moi une bonne fois pour toute qu'on en finisse, j'ai faim j'ai besoin de finir mon petit-dej. » pensa-t-il avec exaspération.
« Tu as vraiment été imprudent hier ! » commença-t-il d'un ton mordant.
« Et c'est parti… » Le lycéen leva ses yeux en l'air.
« Tu aurais dû informer mes hommes, quand tu as compris que c'était Sakata le tueur. Mais non tu as préféré continuer à jouer les détectives, résultat tu te retrouves dans un lit d'hôpital avec un trou à l'estomac. » continua-t-il en lui jetant un regard dur.
« J'espère que ses reproches ne vont pas durer toute la matinée, j'ai faim moi. »
« Mais bon heureusement tu vas bien. » finit par dire le chef de la police plus calmement.
« Hein ? » il regarda son père avec étonnement.
L'homme se leva et se dirigea vers la porte, il était sur le point de sortir sans ajouter autre chose, mais il s'arrêta. Il tournait toujours le dos à son fils.
« Heiji, merci d'avoir mis fin à cette affaire, mais à l'avenir évite de te remettre en danger comme ça. » Après ces mots il quitta la chambre, laissant derrière lui un Heiji surpris.
